le blog de l'auvergnat

L'ancienne reine de beauté finit en prison

"Poilu" parmi les "poilus", son mari est au front.

Hellène Brémond prend un amant!!!

Mais l'ancienne reine de beauté le tue lors d'une violente dispute. Le 24 décembre 1919, à Riom 63200, la cour d'assisses la condamne à trois ans de prison.

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C'était un "planqué". Pendant que des centaines de milliers de soldats comptaient en première ligne, d'autres échappaient à la boucherie des tranchées. Certains par piston; d'autres en raison de leur affectation militaire. C'est le cas d'Alfred Bashevillier. Soldat du 13emes escadron du train, il est basé à l'arsenal des gravanches à Clermont-Ferrand. C'est la, en mai 1917, qu'il fait la connaissance d'hellène Brémond. Élue reine de la beauté  avant la guerre, elle est encore très séduisante. Son mari, lui, n'est pas un planqué. monté du front depuis le début des hostilités, Fernand Brémond est rapidement envoyé en Orient, les dardannelles, salonique ...autant de destinations meurtrières.

 

Loin des yeux, loin du coeur: la belle hellène devient la maîtresse d'Alfred. Le coup de foudre pour Fernand, leur mariage, l'enfant qu'il ont eu ensemble (hellène la confié à un oncle au début de la guerre),  semblent que de brumeux souvenir. L'ancienne reine de beauté tient à profiter le plus possible de son amant..Elle persuade ainsi sa mère, qui est veuve, de lui louer un chambre dans la maison qu'occupent les deux femmes, rue du Port.

 

Jaloux et colérique.

Un an plus tard, en juin 1918, le mari bénéficie de sa première permission. Il découvre la situation, finit par ce faire une raison, demande le divorce. Puis il repart à la guerre. A son retour, une fois l'armistice signé, les deux amants vivent toujours ensemble. La mère d'hellène tente de persuadé sa fille de reprendre la vie conjugale. Mais son insistance n'a pour l'instant que d'énerver l'amant. Décrit comme jaloux et colérique, ce  dernier peut être également très violent. Malheureusement, Hellène en fait trop souvent les frais, mais semble s'en accommoder.

Leur liaison tant tumultueuse se prolonge jusq'au 06 juin 2019. e soir là, une nouvelle dispute éclate; la mère d'hellène en est une nouvelle fois la cause.Alfred injurie et menace sa quasi belle-mère. D'après les deux femmes, il vas jusqu'a exhiber un revolver sorti d'une malle. Effrayée, Mme veuve clermont vas se réfugier dans sa chambre. Mais à l'heure du dîner, la dispute reprend avec une violence accrue, le militaire se lève, Hellène panique et s'empare d'un autre revolvers appartenant à son frère et tire. Atteint en pleine tête, Alfred Baschevillier s'effondre.Il expire quelques heures plus tard; Hellène, elle, s'est déjà constituée prisonnière.

 

La bague manquante.

Moins d'un an plus tard, le 24 octobre 1919, elle comparait devant la cour d'assise du puy de dôme. La plupart des témoignage sont favorable à l'accusée. La violence de l'accusée, son caractère emporté, les sévices exercés sur hellène, les menaces contre sa mère, tout est confirmé. Un quasi cas de légitime défense ! Mais la déposition d'un camarade du régiment de la victime jeter un trouble. D'après lui, début juin, Alfred Baschevillier était en possession de 900 francs en pièces d'or. Il portait également une chevalière, d'une valeur de 2 000 francs. Or, juste après son décès, il n'avait qu'une centaine de francs en poche, et pas de bague au doigt. De là a penser que le vol puisse être le mobile du crime... L'avocat d'hellène ne s'en laisse pas compter, il rappelle que le soldat avait emprunter une bicyclette au défunt, qu'il avait omis de rendre après le décès. Et qu'il avait fallu un courrier pressant des héritiers renseignés par hellène, pour qu'il consente à la restituer trois mois plus tard. De là à penser que l'or disparu ait été inventé de toutes pièces pour nuire à l'accusée... Les réquisitions, plutôt modérées. de l'avocat général font le reste. Après un bref délibéré, la sanction tombe,  tout aussi pondéré... Trois ans de prison.  Pas tout a fait, l'aquittement réclamé par la défense, mais peu de chose au regard de la vie d'un homme, aussi désagréable eût il pu paraître.

 

                                                                                             jean-claude,

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ON NE DOIT PAS TRAVAILLER LE DIMANCHE

Au dessus de ma ville natale, il y avait un fermier trés riche qui avait beaucoup de domestiques. Marguerite, sa première servante, était connue dans tout le pays pour son attachemement à son maitre, et aussi pour son peu de respect de la religion.

Un dimanche, le fermier ordonna à tous ses gens d'aller travailler dan un  champ au milieu de la forêt, parce su'il y avait du fumier à écarter, et que l'ouvrage pressait. Les autres domestiques dirent  que le dimanche était un jour de repos consacré au seigneur , et Marguerite fut la seule à montrer qui se montra disposée  à obéir à son maitre. Celui ci, pour l'encourager, lui promit une forte récompense, puis,, suivant l'habitude du pays, il se rendit sur la place devant l'église pour causer avec ses amis à la la sortie de la messe.

-Cependant Marguerite se rendit au champ, qui était trés grand, et elle se disait:" je n'écarterai pas sans doute tout ce fumier aujourd'hui, car il y en a trop; mais je ferai de mon mieux, et demain nous viendrons tous nous metre à l'ouvrage. C'est bien mal aux autres domestiques de n'avoir pas écouté leur maitre. Pour moi, j'aime mieux lui obéir que d'aller à la messe ou l'on perd son temps. Apres tout, est-ce qu'il y a un bon dieu !!! "

Elle se mit à l'ouvrage, et elle avait a peine remuée quelques fourchées de fumier, lorqu'elle vit sortir du bois un homme tout petit, mais qui avait la tête grosse comme une citrouille. il siffla et aussitôt trentes autres nains, plus laids et plus petits que le le premier accoururent avec des fouches et se mirent à écarter le fumier.

Lorsqu'il fut entierement étendu, le chef des nains dit à Marguerite: " Au revoir !!! Trouve toi ce soir  à dix heures dans la grange; je viendrai chercher ma récompense". Aussitôt, il disparut ainsi que ses trentes compagnons.

La pauvre Marguerite avait bien du chagrin car elle pensait que tout cela n'était pas naturel; elle allait s'en retourner à la ferme, quand elle entendit du bruit derriere elle; elle se retourna et vit une vielle femme toute ridée qui lui dit:" Tu viens de te donner au diable, ma pauvre fille; je suis en purgatoire ou je souffre depuis longtemps, parce que j'ai travaillée le dimanche au lieu d'aller à la messe. je puis te sauver si tu peux me dire le nom du sixième jour de la semaine; je l'ai oublié, et si je savais je cesserai de souffir.

- C'est le vrendredi, repondit Marguerite.

- Merci, dit la vieille dame. Ce soir, lorsque tu seras dans la grange, garde toi bien de ne serrai aucune corde autour de toi. quand le diable viendra, jette lui une botte de paille avant qu'il n'ai put s'approcher de toi."

La vieille disparut, et Marguerite rentra à la ferme; à dix heures elle alla a la grange et le diable arriva pour la prendre. Mais elle lui jetta au nez une botte de paille et le diable se sauva en jurant.

Marguerite ne voulut plus retourner au au champ de la foret; elle se garda bien, depuis de travailler le dimanche; elle ne plus d'assister à la messe, aussi elle ne revit plus le diable.

 

                                                                                                jean-claude,

 

 

 

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vendredi 1 août 2014

Le temps passe; les souvenirs restent ...

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vendredi 16 mai 2014

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JE REVIENS D'UN LIEU SITUE AU MILIEU DE NULLE PART !!!

La cité de Clairvivre, une petite agglomération de 1000 habitants située en Dordogne, au centre d'un triangle formé par les villes de Limoges, Périgueux et Brive, dans une région touristique, à proximité des Gorges de l'Auvézère.

Fondée en 1932 pour accueillir les blessés du poumon, son activité a été reconvertie dans l'accueil et la formation d’adultes handicapés, dans le cadre d'un centre de rééducation professionnel ; d'un établissement ou service d'aide par le travail et d'un foyer d’hébergement.

Le domaine s'étend sur 130 hectares en bordure de la foret de Bonn avec 14 km de routes pour desservir les différents services, hébergements, lieux de formations, restaurants, bureaux de poste, mairie, écoles, supérette etc ... 

A moins de dix kilomètres du château d’Hautefort, en pleine campagne et autant dire au milieu de nulle part, sur la commune de Salagnac en Dordogne, on tombe sur une étrange cité « radieuse », construite en béton dans le plus pur style théorisé dans la Charte d’Athènes par un tout jeune architecte élève d'Auguste Perret, ami d’Henri Sellier : Pierre FORESTIER.
Clairvivre est la première cité sanitaire française, la première application en France des idées modernes à la fois sur le plan architectural, constructif et urbain. Un projet portés par des savants « fous » d’hygiénisme..

La Cité est l’œuvre de la Fédération Nationale des Blessés du Poumon et Chirurgicaux et de son infatigable et inébranlable secrétaire général, Albert Delsuc. Après la Grande Guerre, nombreux sont en effet les anciens combattants gazés, blessés, tuberculeux, dont les blessures ne se voient pas, mais qui réclament une assistance médicale et à la réinsertion adaptée à leur situation.

Les obstacles au projet sont immenses, mais André Maginot, l'omnipotent ministre, veille. En 1930, le parlement vote un crédit de 60 millions pour son édification. Mais ce ne sera pas suffisant. On fera appel aux multiples sections de la Fédération, aux ressources tirées du "Timbre anti-tuberculeux" .
Les difficultés de la crise économique mondiale, celles inhérentes à tout chantier novateur à une époque où pratiquement tout se fait à la main, les dissensions politiques – il s’agit d’un projet de gauche. Pendant la seconde guerre mondiale, Clairvivre accueillera la Faculté de médecine de Strasbourg repliée, et aussi Irène Jolliot-Curie qui y laissera un dépôt ...rayonnant !

La vocation de la cité Clairvivre était de traiter les victimes des attaques au gaz de la première guerre mondiale et les tuberculeux avant l’invention des antibiotiques. Les malades pouvaient être accompagnés de leurs familles tout en étant placés sous surveillance médicale constante. Des activités et des ateliers étaient prévus pour leur permettre de reprendre une vie normale par un travail compatible avec leur état de santé. Car la cité doit s'autosuffire et produire de quoi fonctionner .. ; tout y est pensé rationnellement, jusqu'aux bancs de repos qui parsèment les allées.

Les promoteurs de cette idée généreuse et utopique avaient vu grand : sur 150 hectares, un hôtel de 211 chambres destiné à l’hébergement des malades célibataires et des visiteurs, un établissement de soins, une poste, un abattoir, un centre commercial dénommé « magasin général » pour l’approvisionnement, une centrale électrique, une station d’épuration, une base de loisirs près d’un étang avec un restaurant, une salle de cinéma, des ateliers … Tout était prévu pour satisfaire au confort moderne. Et surtout, 177 pavillons jumelés, équipés de chauffe-eau, radiateurs et de cuisinières électriques, avec un solarium pour le repos au soleil des malades. Pas de lieu de culte, pas d’école (on n’eut pas le temps de la construire).

Le premier habitant arriva en 1933, mais en 1934, l’hôpital ne fonctionnait pas encore. Aujourd’hui, on évoquerait la notion de « léproserie », mais à l’époque de sa conception, la cité de Clairvivre répondait à une vocation généreuse, une idée née en Angleterre, à Papworth.

La cité telle qu’elle existe aujourd’hui répond toujours aux objectifs fixés par Albert Delsuc.

La totalité des bâtiments existe encore, les maisons semblent bien entretenues, on refait actuellement le macadam des circulations devant le Grand Hôtel.
Certains bâtiments ont changé d’affectation, (les gîtes ruraux par exemple) et des structures nouvelles sont venues compléter les anciennes. C’est un établissement public départemental qui reçoit aujourd'hui des travailleurs handicapés au sein : 
- d'un Etablissement ou Service d'Aide par le Travail (ESAT),
- d'un Centre de rééducation professionnelle qui dispense des actions de définition de projet de réinsertion professionnelle (préorientation, lutte contre l'illettrisme),
- des actions de formation professionnelle qui couvrent de larges secteurs de l'économie. Le C.R.P. fonctionne en internat ou demi-internat, l’hébergement étant assuré dans des pavillons comprenant chacun une dizaine de chambres (majoritairement individuelles avec salle de bains indépendante). L'hébergement est gratuit pour les stagiaires de la Formation Professionnelle.

Une cité inondée de soleil, qui a plutôt bien vieilli, enchâssée au cœur du Périgord, un amphithéâtre de verdure où l'on continue à s’occuper de blessés de la vie. Une impression étrange à parcourir ces sentiers fleuris, tout de même …

J'AI VISITE CET ETABLISSEMENT DANS LE BUT DE SUIVRE UNE FORMATION DE "CONSEILLER TECHNIQUE EN INSERTION".

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dimanche 30 mars 2014

Le bonheur se trouve ...


On se persuade souvent soi-même que la vie sera meilleure après s'être marié, après avoir eu un enfant, et ensuite, après en avoir eu un autre... Plus tard, on se sent frustré, parce que nos enfants ne sont pas encore assez grands et on pense que l'on sera mieux quand ils le seront. On est alors convaincu que l'on sera plus heureux quand ils auront passé cette étape. On se dit que notre vie sera complète quand les choses iront mieux pour notre conjoint, quand on possédera une plus belle voiture ou une plus grande maison, quand on pourra aller en vacances, quand on sera à la retraite...

La vérité est qu'il n'y a pas de meilleur moment pour être heureux que le moment présent. Si ce n'est pas maintenant, quand serait-ce? La vie sera toujours pleine de défis à atteindre et de projets à terminer. Il est préférable de l'admettre et de décider d'être heureux maintenant qu'il est encore temps.

Pendant longtemps, j'ai pensé que ma vie allait enfin commencer, 'La Vraie Vie!' 
Mais il y avait toujours un obstacle sur le chemin, un problème qu'il fallait résoudre en premier, un thème non terminé, un temps à passer, une dette à payer. Et alors la vie allait commencer ! ! ! ! Jusqu'à ce que je me rende compte que ces obstacles étaient justement ma vie. Cette perspective m'a aidé à comprendre qu'il n'y a pas un chemin qui mène au bonheur. Le bonheur est le chemin...

Ainsi passe chaque moment que nous avons et plus encore: quand on partage ce moment avec quelqu'un de spécial, suffisamment spécial pour partager notre temps et, que l'on se rappelle que le temps n'attend pas.
Alors, il faut arrêter d'attendre de terminer ses études, d'augmenter son salaire, de se marier, d'avoir des enfants, que ses enfants partent de la maison ou, simplement, le vendredi soir, le dimanche matin, le printemps, l'été, l'automne ou l'hiver, pour décider qu'il n'y a pas de meilleur moment que maintenant pour être heureux.

LE BONHEUR EST UNE TRAJECTOIRE ET NON PAS UNE DESTINATION !!!

Il n'en faut pas beaucoup pour être heureux. Il suffit juste d'apprécier chaque petit moment et de le sacrer comme l'un des meilleurs moments de sa vie.
                                                                                                                             jean-claude,

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samedi 4 mai 2013

Les fresques de l'église St Anne

Les fresques de Châtel-Guyon

 

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A Châtel-Guyon, la sainte Anne qui veille sur l'église est de facture rustique. Modeste jusque dans sa tenue de paysanne en sabots du pays brayaud.

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A l'intérieur, en revanche, Nicolas Greschny s'est montré beaucoup plus démonstratif. En deux mois, durant le terrible hiver 1956, il a recouvert d'images pieuses les 900 m2 d'espace disponible. On admire le bel ouvrage, même si ces jolies illustrations n'ont pas toutes une puissance évocatrice très forte. 

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 Les quatre cavaliers de l'Apocalypse

 

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Adam et Eve  

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L'archange Saint Michel terrassant le dragon à sept têtes 
 

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Moïse présentant la manne céleste aux Hébreux

 

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Le baptême de Jésus, et la Jérusalem céleste d'où sortent les quatre fleuves
 

 

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Les verrières sont en cristal de Baccarat incrusté dans du ciment armé 

 

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Sur la butte dominant l'église s'élevait autrefois le château du comte Guy II ("Castel Guidonis", qui a donné son nom à la ville), croqué ici par Guillaume Revel. 

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Slobo lui a redonné un semblant de vie, sur un pignon. 

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Mais au sommet  il ne reste aucune trace du château : seulement le calvaire, et une table d'orientation. 

 

 

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dimanche 23 septembre 2012

La normandie

Voila plus de cinq années que nous ne voyons plus une partie de notre famille.

Plus de 650 km nous sépare, voilà plusieurs mois que nous préparions se séjour en normandie. 

Nous avons réservé une semaine en mobile-home dans un camping à Isigny sur Mer, tout était pret depuis longtemps. Mais voilà, cela faisait court , trés court, une semaine passe trés vite, Suite à une discution par téléphone avec notre cousine "odette", elle nous invite a venir deux semaines auparavant, elle nous laisse sa maison à Noron la Poterie.

Quelle aubaine, nous ne pouvons refuser. Nous avons donc passer deux semaines dans cette belle maison.

Notre cousine "odette" tiens l'hotel du marché au Molay-Litty depuis vingt cinq ans, elle arrête fin octobre 2012. Une trés belle affaire, bien située, un bar, un trés bon restaurant et 25 chambres.

Elle y accueille des pensionnaires mais reçoit aussi beaucoup de touristes.

Ces deux semaines supplémentaires nous ont permis de visiter, de se remémorer les périodes difficiles de la guerre tout le long des plages du débarquement. voir les plages, les falaises si difficiles à franchir par les alliers de la pointe du Hoc à la cote de Nacre.

Un endroit magnifique; Port en Bessin avec bien sur son port, sa tour "Vauban" bâti en 1694, son marché le dimanche matin et son marché nocturne le vendredi qui est suivit d'un splendide feu d'artifice.

Nous sommes aller à la pèche aux moules à St Honorine des Pertes, les enfants en avaient un peu marre de manger des moules mais ils adoraient aller les décrocher des rochers.

Nous redécouvrons beaucoup de fruits de mer, de plats cuisiné avec de la crème et servis avec du cidre.

Malgrés la hausse du carburant, nous avons parcourus 3 200 km, nous ne le regrettons pas, tous les jours une nouvelle destination. De la famille à voir mais aussi des amis, un accueil à bras ouvert.

Comolain, un joli village situé prés de Balleroy, une grotte avec une vierge. La grotte St Laurent qui est situé sur la route de St Lô.

Ayant réservé et réglé le camping d'Isigny, nous avons quitté Noron le 18 aout et emménager dans le mobil home le même jour jusqu'au 25/08. Un bon camping,**** avec un très bon programme, une grande piscine avec des toboggans aquatiques.

Pas d'enfants a surveiller, l'équipe d'animation s'en charge.

Je ne peux pas tous vous énumérer, ce serez trop long.

Regardez cette vidéo, elle vous résumera notre séjour.

séjour en normandie

Enlevez les préjugé, hormis une après midi, nous avons eu un grand beau temps.
Par ce message, je vous invite à passez quelques jours dans région.
 
Jean-claude;
 
 

 

 

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dimanche 17 juin 2012

Randonnée pédestre St Bonnet prés Riom / Le Puy de Dôme.

 Nous voici le 16 juin, les réveils se sont mis en branle de très bonne heure.

Tout le monde est au rendez vous à 05h15 rue Michel de l'hospital sauf moi; le dur labeur effectué les jours précédents  a eu raison de mon dos et m'inflige une lourde asthénie. je décroche le combiné, j'appelle le titou, je lui annonce que je déclare forfait.

-C'est pas grave vieux DussS, retourne donc dans ton lit !!! tu viendras nous rejoindre avec la zonzon au col des goules; on mangera un bout, on boira un coup.

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Les voici rendus aux caillots, ils marchent bien, c'est plat jusqu'a là, faut pas faire les fous, le parcours fait 40 km env.

http://www.openrunner.com/?id=1714469

Un joli parcours, le tonton Lulu est partis en reconnaissance auparavant, il connaît bien le secteur. Il emmenera tout le monde à bon port et sans embûches et il n'oublira de faire demi tour très souvent afin de perdre personne.

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Excusez moi, j'ai oublié de vous présenter les participants, voici titou, c'est sa première rando sinon il y a  claude, charlène, edith, jean yves, laurent, lucien, patrick,  marie thé.

Ils passent prés de Chalusset, madargues, des moulins blancs et de St Genet l'enfant, des ratiers et grimpent jusqu'a Argnat, puis Egaules pour arriver à Chanat la Mouteyre.

Voici l'équipe de randonneurs les plus courageux, ils sont partis un peu avant le chant du coq . Ils marchent bien, que la campagne est belle au lever du jour, ayants délaissés les vignes, ils laissent dérriere eux les betteraves  les blés, les maïs, les orges, les tournesols et voila apparaitre les genets.

 Déja 20 km de parcourus, ils profitent d'un peu de repos pour casser la croute et de boire quelques bonnes goulées de vin rosé.

 

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Une petite pause bien méritée mais fallait qu'il avancent un peu pour être à la fontaine du berger avant midi ou tout le monde se retrouvera pour le pique-nique de midi.Tout le monde sera au point de rendez vous, une deuxième équipe se joindra à eux.

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Ils seront au col des Goules vers 11h00.

La première personne que nous voyons est tonton lulu qui part voir ou en sont les retardataires.

Tout le monde a bien marché, quelques blessures.

-Titou a une tendinite d'insertion des adducteurs, il aurait bien aimé pour continuer.

-Laurent quant à lui a attrapé des ampoules sous la voûte plantaire, il continura jusqu'au pied du volcan


 Tout ça est bien embêtant mais tout le monde est là, on avait tous rendez vous à ce point de rassemblement pour manger et poursuivre avec eux jusqu'au puy de dôme.

-Tout le monde s'approchent des tables et se servent.

Cela fait pas mal de monde, hey oui !!! c'est la deuxieme année.

  Les discussions vont bon train.

Des rires éclatent, les gars comme j-michel, j-paul, juju, lucien et patrick racontent quelques blagues. 

 

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Un bon casse-croûte partagé avec des personnes bien sympathique.

Tonton lulu quant à lui subira une bonne friction en guise de dessert.

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Allez bonne troupe, il faut y aller. Le pariou nous attends.

On est nombreux a n'etre parti que du col des goules, la babette, la claudine, le dusss, la françoise, la josette, la madeleine, le jean-paul et la zonzon se joindrons à la randonnée, personne ne regrettera sa peine, une vue magnifique à 360°. un des plus joli point de vue de l'Auvergne.

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 Attention, il vas falloir redescendre pour approcher du puy de dôme.

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Et quelle descente !!! des escaliers qui n'en finissent plus mais quel beau paysage.

Une bonne heure de marche pour arriver au col de Ceyssat. De la verdure et toujours de la verdure, pas de  barbelés ni de piquets; l'idéal.

Des moutons avec des bergers et des chiens, des parcs électriques oui mais juste pour la nuit.

Un bon raidillon en sous bois nous attends pour arriver au col de Ceyssat.

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Pour nous c'est fini; nous attendrons tranquillement sur la térrasse de l'auberge des muletiers.

 

Les plus solides finirons de gravir le volcan par le chemin des muletiers.

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Le soleil etait de la partie, une chance.

Une vue magnifique, une bonne journée passée tous ensemble qui s"est terminée à l"Auberge des Gros Manaux avec une bonne truffade.

 

Merci à vous tous et toutes.

jean-claude,

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mercredi 25 janvier 2012

NEZ-POINTU

"C'est à n'y rien comprendre...", soupira le garde champêtre.

-"Pour sur !!!", reprit le maire. "A vous dégoûter de la pratique !!!"

-"Tant d'efforts pour un résultat nul, qu'elle déception !!! Nous avons l'air ganache", conclut le maître d'école.

Les trois hommes s'en revenaient tristement vers St Bonnet Laschamp, crotté, fourbus, blessés  dans leur amour propre, leur fusil désormais inutiles en bandoulière. Derrières eux, les chiens tiraient une langue jusqu'a terre. L'haleine des chasseurs et des limiers se résolvait en une vapeur laiteuse. Le froid de janvier piquait, après un dernier reflet rouge, vers le couchant, la nuit s'installait déjà.

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Depuis l'aube, les chasseurs avaient battus  les champs et les landes, les taillis et les ravins, à la poursuite des renards dont le pays était infesté. Dans un vacarme infernal, des équipes de rabatteurs avaient réalisé un encerclement. Pas une oreille de goupil ne s'était montrés. On avait libéré les chiens, découvert des terriers, lâché des fox, enfumé. Bernique ! pas une queue de renard, les tireurs embusqués n'avaient pas eu l'occasion de faire parler la poudre. Par dépit, ils criblèrent de plombs les nids abandonnés par les pies et les corbeaux. Bref, une journée gâchée pour ces pauvres tartarins.

A l'orée du village, les trois hommes retrouvèrent leurs compagnons du matin. Le maire fît l'appel, il ne manquait personne parmi les quarante fusils. Le bilan fut dressé; le tableau de chasse était vierge. Et chacun de s'interroger, de ruminer l'échec, de redouter par avance les quolibets de l'épouse ou de la mère quand il rentrerait au logis. On se sépara enfin; après avoir juré de faire mieux la prochaine fois, ce qui était du domaine de l'espérance permise.

Pourtant, les renards existaient, indubitablement. Pas une nuit ne passait sans qu'un poulailler ne fût visité, ici ou là, dans la commune. Au petit matin,  les fermières retrouvaient des poules et poulets que des plumes ensanglantées. Il  eût fallu monter la garde devant chaque bâtiment.

Devant l'audace des renards, les chasseurs avaient donc décidé d'une battue. On sait ce qui advint. Et; comme pour narguer les infortunés nemrods, dans les nuitées qui suivirent cette chasse fameuse fameuse, les goupils firent un véritable carnage. A  cette cadence, la gent gallinacée de St Bonnet Laschamp était menacée d'extinction à bref délai. Que se passait-il donc !!! il faut remonter en arrière de quelques lunes

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Un jour d'avril, le fils de l'instituteur, était parti cueillir un bouquet de jonquilles dans les prairies qui longent le Sardon, prés du moulin de la Serve. Il marchait dans la nature neuve quand il entendi de petits cris plaintifs. Est-ce un chiot égaré, ou un chaton qu'une âme malintentionnée avait déposée là pour le faire perdre. Guidé par les gémissements, l'enfant s'approchat et, dans l'herbe, ou la fougère commençait à déplier ses cosses, il découvrit un petit animal inconnu, les oreilles droites et le museau saillant, noyés dans une boule de poils roux.

C'est ... un renardeau.

Le petit garçon aimait la nature et ses hôtes. Il aurait bien bien voulu rendre le petit à sa maman, mais comment faire !!! Ou était la renardière natale !!! Et mère Renarde, ou se trouvait elle !!! Morte peut-être, tuée par un chasseur ou victime d'un piège, très loin d'ici. L'enfant, du haut de ses neufs ans, pensa; "si j'abandonne à son sort, il est promis à une mort certaine. Je vais le rapporter à la maison et le nourrir. Quand il sera adulte, je lui rendrai la liberté.

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A la fois fier et confus, le garçonnet revint à la maison avec son trophée vivant. Ses parents se récrièrent mais l'enfant sut trouver les mots qu'allaient les convaincre.

Le renardeau baptisé "Nez-pointu" fut allaité au biberon, bercé et choyé comme un poupon et, ma fois, se trouva  très bien dans sa position de captif. Il grossit, devint un bel adulte qui semblait avoir abdiqué toute véllirité d'évasion. Les chats et les chiens du voisinage, après avoir fait le dos rond et montrés griffes et crocs, tolérèrent l'intrus. Seules, les poules, sans doute mues par un instinct atavique, manifestaient leur désapprobation et leur terreur par des gloussements apeurées. La nuit, Nez-pointu, dormait dans une niche, au fond du jardin. Pendant le jour, il se mêlait aux jeux des écoliers et assistait volontiers à la classe.. 

Un renard appriviosé, voila qui n'etait pas banal !!!

Les renards sont réputés pour leur ruse. Nez-Pointu n'échapait pas à la règle. De plus, il avait hérité en prime une vive intelligence. Il assimila sans trop de peine les rudiment du langage des hommes, sans cependant les les reproduire, appris trés vite à accourir à l'appel de son nom, il dressait les oreilles à chaque fois que l'on prononçait le mot "renard".

Il n'était pas question de rendre l'animal à ses bois et ses guerets. Il n'aurait sans doute pas su y trouver sa nourriture, s'y défendre. C'était un renard embourgeoisé, certes, il lui arrivé bien de faire quelques escapades, mais il rentrait au bercail avant la nuit.

images (6)Nez pointu partagea la vie quotidienne des villageois, explora à loisir le monde alentour, découvrit des objets insolites. L'un, en particulier, l'impressionna beaucoup. C'est une espece de long tuyau noir emmanché sur un triangle de bois vernis, qui pouvait se plier et dans lequel on glissait des de petits tubes de couleurs. Les hommes s'en servaient, le jour de la fête patronale, pour faire beaucoup de bruit et briser en miettes des soucoupes noires, là-haut, en plein ciel.

Nez-Pointu fit aussi une remarque. Quand l'été déclinait et que les bois commençaient à roussir, le maître d'école, comme de nombreux hommes du village, fourbissaient le long tuyau, ciraient leurs guêtres,  garnissaient leur ceinture de petits tubes multicolores. A pique d'aube, ils partaient en campagne avec leurs chiens pour revenir le soir avec un lièvre roidi dans leur gibecière; fort heureusement jamais de renard.

Or , un soir d'hiver, tous les chasseurs de St Bonnet Laschamp se réunissaient à la mairie . Nez-Pointu se disposait à aller dormir, mais ce remue ménage l'inquietait; il vint fureter près de la porte et entendit une voix excédée qui clamait:

-Ca ne peut plut durer ! Il faut organiser une battue et tuer tous les renards ! Ce sera dimanche qui vient.

Le sang de Nez-Pointu ne fit qu'un tour. Bien que partageant la vie des hommes, il n'avait pas renié ses origines. La voix du sang lui dicta sa conduite; il irait prévenir ses frères des bois.

Il en fut ainsi à chaque battue. La nuit précédant l'attaque, l'espion infiltré chez les chasseurs sonnait l'alarme dans tous les terriers. Le peuple renard, les femmes et les enfants d'abord, les mâles ensuite, changeait de territoire pour une journée. Étonnez vous après que les chasseurs brayaud revinssent invariablement bredouilles de leurs expéditions !

Cette histoire, la croira qui voudra, je la tiens d'un vieux chene, qui me l'a contée, un jour ou je musais dans un chemin vert.

C'était au bon temps, quand les arbres parlaient...

jean-claude,

 

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VICE RÉDHIBITOIRE

 

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  A la foire de St Michel, la Marianne a acheté une chèvre. Le marché a été vite conclu. Trop vite à son gré, La vieille paysanne regrette déjà son emplette. A ses jeux, la bique un peu décrépite, semble en être à son dernier hiver. Elle n'a pas de lait et espérer un chevreau pour le prochain printemps est chimérique.

La Marianne se mord les les lèvres de désespoir. Plus elle considère l'animal plus elle le trouve minable, à l'article de la mort. Ah! si seulement elle découvrait un défaut qui puisse motiver l'annulation de la vente. Elle décide d'aller voir le Gustou, le plus fin chicaneur du pays. Elle lui expose les faits, implore son aide. Devant tant de détresse, celui ci consent à tenter de trouver chez l'animal quelque vice rédhibitoire.

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Pour ce faire, il examine minitieusement la chèvre, commençant son inspection par la tête. L'oeil semble clair, les cornes ont bonne apparence; la barbiche est bien fournie, la denture saine, le poil luisant, le cou souple,l'échine droite, sans bosse, le pis ferme. En somme rien à dire. Une bonne biquette.

Tout autre que Gustou s'estimerait battu, mais le gredin a de la ressource. Pince sans rire, il inspecte de nouveau la chèvre, soulève la queue, se penche, puis s'écrie, l'air radieux:

-"Aco es! Ai trobat! Ségur que perde lou vint per aaqui!"

(Ça y est! j'ai trouvé! c'est par là qu'elle perd le vent!)

Je me suis laissé dire que la Marianne, fort dépitée, aurait employé à l'adresse du Gustou des épithètes intraduisibles en français.

jean-claude,

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mardi 24 janvier 2012

L'HABITAT AUVERGNAT, MÉMOIRE D'UN AUTRE TEMPS....

La maison, de tous temps,un lieu intimement lié au mode de vie de ceux qui l'occupe. Un lieu familial, ou l'on aime se sentir chez soi!

220px-Buron_refuge_de_la_Fumade_Vieille  Autrefois, c'est là, que tous les membres de la famille, des grands parents aux petits enfants, se retrouvaient pour les repas, les moments de veillées et les dimanches. C'est là aussi que les naissances avaient lieu ainsi que les veillées mortuaires. Bien sur, le progrès et l'évolurtion de notre mode de vie ont considérablement modifié l'habitat dans notre pays depuis un siècle. les espaces à vivre sont devenus multiple (salon, cuisine, salle de jeux ...) et centré autour d'un meuble qui n'existait pas au début du siècle; la télévision, qui accapare le plus souvent les membres de la famille. Autrefois, la cheminée était le coin de refuge. Il n'est d'ailleurs pas nécessaire de remonter si loin pour trouver, dans nos campagne françaises, le souvenir des maisons de nos grands parents. 

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Plus bas dans les villages, constitués de quelques maisons,  des fermes ou les propriétaires cohabitaient avec les animaux, l'habitation était un peu plus grande. Mais toujours en pierre et avec un toit en chaume. On y trouvait la pièce principale, la pièce à vivre.

 En auvergne, difficile de ne pas évoquer tout d'abord le buron, habitat typique de nos montagnes auvergnates, isolé, en pierre et au toit de chaume. Des toits pentus, parfois touchant presque le sol, qui recouvraient une demeure modeste mais permettant aux éleveurs de vivre prés de leurs bêtes en altitude, tout en y fabricant les fromages qui leur permettaient de tirer quelques profits pour leur élevage


 Sur le coté se trouvait une grande cheminée qui servait à chauffer la maisonnée, bien sur, mais qui accueillait  volontiers les plats à mijoter. C'est elle qui rassemblait tous les membres de la famille, le soir venu, pour la veillée. Au son des flammes qui crépitaient, les anciens ne se lassent jamais de raconter quelques histoire ou légende du pays, et les jeunes, emmitouflés dans des couvertures, installés au pied de leurs aînés, ne se lassent jamais non plus de les écouter. Au milieu de la pièce, une grande table en bois et deux bancs. Une cafetière toujours fumante prête à contenter un visiteur venu prendre des nouvelles ou rendre quelques services.

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 Dans le coin, non loin de la cheminée, se dressais une horloge, dont le tic tac régulier rythmais inlassablement les journée de la maîtresse de la maison. C'est elle qui annonçait un décès à la maison puisque son balancier était immédiatement arrêté lorsque la mort frappait la famille.

 Aujourd'hui, ces grosses horloges imposantes ne résonnent plus, menaçantes, que dans les phrases de la chanson des vieux de Jacques Brel, "et s'ils tremblent un peu est-ce de voir vieillir la pendule d'argent qui ronronne au salon, qui dit oui, qui dit non, qui dit je vous attends". Au mur, cohabitaient indifféremment une croix et un fusil de chasse Ainsi, les femmes partaient elles prier, le dimanche, tandis que les hommes étaient déjà à la chasse depuis le petit matin. Et puis, de l'autre côtés de la pièce, les lits en alcôves se faisaient discret derrière d'épais rideaux".

 

  Nous l'avons dit, trois générations, enfants parents grands parents, vivaient sous le même toit. A l'heure, ou les habitats sont diffus, ou les familles sont éclatées, éparpillées sur le territoire, il est intéressant de voir combien cette évolution fut rapide. Bien sur, le confort est sans pareil, là ou autrefois, par exemple, les commodités étaient à l'extérieur et rudimentaires. sans parler des progrès techniques, du réfrigérateur,  du lave linge, et des  pièces qui se sont multipliées, de l'espace qui s'est considérablement agrandi, alors que la cellule familiale, elle s'est rétrécis. Paradoxe étrange mais bien réel de ce qui est devenu l'habitat aujourd'hui.

Ainsi les derniers burons qui restent désormais en l'état sont devenus de véritable lieux de mémoire.

Et si l'on ne regrette certainement pas son confort en les visitant, on peut se laisser prendre à la nostalgie des liens qui unissaient alors les habitants de ces modestes maisons.

jean-claude,

 

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samedi 21 janvier 2012

ENTRE PLAINES ET COTEAUX, LA LIMAGNE SE DÉVOILE

La limagne, étendue de blé, de mais, de betterave à sucre, de tabac, de tournesol ou de colza, sans obstacles jusqu'a la ligne d'horizon, sont visibles depuis les cotes de Clermont-Ferrand. Ces longues plaines céréalières, monotones aux yeux de l'observateur, datent pourtant d'une trentaine de millions d'années  et nous rappelle que l'homme est bien petit devant cette force de la nature.

On distingue aujourd'hui les limagnes du sud, d'Issoire et de Brioude et la limagne Boubonnaise, au nord. La grande plaine située à l'est de Clermont-Ferrand est simplement appelée " La grande Limagne". Ce sont en fait des bassins remplis de sédiments accumulés sur 150 mètres de profondeur qui permettent l'exploitation de la terre; aujourd'hui très fertile.Autrefois l"élevage se pratiquait encore sur ces sols, mais progressivement, à la  fin du XIXème siècle, les bêtes ont été transportées sur les plateaux et les cultures céréalières ont envahi les plaines.

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Plus vers le sud, on trouve encore de petites buttes qui témoignent de l'activité volcanique de la région. Quelques coulées de lave datant de 25 à 15 millions d"années rappellent également que la terre bouillonnante se trouve sous nos pieds. Ces coulées usées par le temps, on fait place à de petits plateaux qui dominent aujourdh'ui la plaine.

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Mais la limagne, ce sont aussi, quelques coteaux qui étaient, à la fin du XIXème siècle, le domaine d'un vignoble remarquable de 65 000 hectares. Ce qui était alors le troisième vignoble français ne représente plus qu'aujourdhui que 2 000hectares. Mais l'on peut encore déguster des bons crus et découvrir des sites naturels particulièrement aménager et préserver par le conservatoire des espaces et paysages d'auvergne. Ainsi le coteau de Puy St jean qui permet d'apêrcevoir la chaîne des puys et les monts du Livradois, tout en surplombant Artonne ou encore les coteaux de Mirabelle qui abritent oiseaux et plantes rares, sur les hauteurs de Riom.

jean-claude,

 

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vendredi 20 janvier 2012

L"HABITATION

habitation

Le vigneron loge au premier étage de sa maison, à l'abri des gaz de fermentation et des odeurs de vin ainsi que de l'humidité qui remonte du sous-sol et du rez de chaussé. Un escalier extérieur et le perron abrité précédent l'entrée ainsi protégée. Sous l'escalier, des réduits sont emménagées pour élever un cochon, quelques lapins, de la volaille ou pour remiser le bois de chauffage.

 

Le grenier permet d'entreposer les récoltes d'oignons, ails, noix etc... et parfois d'aménager un élevage de pigeons, en l'absence de pigeonnier.

 

Quelques fois, un petit escalier extérieur permet d'acceder directement au grenier.

 

Sous l'avancée du toit, un espace de séchage ou "galetas" sert à sécher oignons et échalotes, ail, haricots e, plantes médicinales pour les infusions, paille de seigle servant à attacher la vigne.

 

Un toit à un versant est couvert de tuile canal.

jean-claude,

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LA CAVE

cave

   

A l'arrière du cuvage, elle est creusée à même le sol, elle est voûtée. L'on peut encore voir l'entrée de certaines cave pourvue d'un anneau métallique destiné à remonter les pièces de vin pour les nettoyer, à l'ecterieur dans la rue par exemple, lorsqu'il existe une sortie directe.

L'on peut être frappé du caractère labyrinthique d'une grande partie du bourg. Les bourgades vigneronnes d'Auvergne présentent fréquemment cette physionomie, entretenue par une difficulté de régularisation: véritable cadastre occulte, le réseau des caves est en effet figé et se révèle presque impossible à modifier.

Ailleurs, les caves constituent un véritable quartier comme à Yssac la Tourette ou l'on en dénombre101, unique en pays brayaud. La construction des ses caves remonte aux années 1880.

Comme la pierre était indispensable à la construction de l'escalier, à l"aménagement de certains murs, de l'endrement de la porte et de la cheminée d'aération, il fallait aller la chercher à Volvic. L'on raconte que le transport de ce matériau qui était souvent échangé contre du vin, se terminait fort tard dans la nuit et qu'il fallait que les attelages  se souviennent du chemin parcouru pour retrouver, au retour, leur écurie ou leur étable, ramener leur lourd chargement et rentrer leur maître au bercail 

jean-claude,




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LE CUVAGE

 Au rez de chaussée, de plein-pied, il sert à la vinification.

 La porte à deux vantaux facilite le passage des chariots.

 L'aération du local se fait par un fenestron ou de petites découpes dans les vantaux de la porte.

 A l'intérieur, certains cuvages, bien que désinfectés, conservent encore la grande cuve en bois. La petite charrue inter-ceps dites "vigneronne", la hotte du vendangeur ou "berthe" en osier, des instruments d'origine servant au travail de la vigne et à la fabrication du vin.

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jean-claude,

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LA MAISON

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Les maisons de vigneron avec leur grange, construites entre la seconde moitié du XVIIIème siècle et les années 1830, sont encore au nombre d'une trentaine.

 

La plupart en l'état ou restaurées à l'identique, mais beaucoup ont étés détruites.

 

La maison en hauteur, parfois sur quatre niveaux, est adaptée à l'espace restreint dans le bourg et aux besoins de très nombreuses petites exploitations.

 

 

 jean-claude,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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jeudi 19 janvier 2012

ETRE FACTEUR EN PAYS BRAYAUD.

 

facteur

  Au début du XXeme siècle, en pays brayaud, longeant les Combrailles ou le relief est accidenté, nos anciens facteurs circulaient encore à pieds.

     Leur tournée, un véritable marathon, au fil des hameaux et des lieux-dits des environs, dont ils connaissaient tous les chemins de traverse . Chaque jour, ils parcouraient plusieurs dizaines de kilomètres. Avec leur grande cape qui leur élargissaient leurs épaules et recouvrait leur sacoche, avec leur képi, leurs chaussures de cuir et souvent des guêtres qui les protégeaient des morsures de chien, ils étaient impressionnants.

Les tâches du facteur d'antan étaient très variées. Le matin avant de partir et selon l'importance de la commune, en compagnie de leurs collègues, voir le receveur, il faisait le tri postal, et classait le courrier suivant l'ordre de la journée. Puis, il commençait la distribution de lettres, mais aussi , les mandats et les colis. Il relevait le courrier à expédier, celui des habitants mais aussi celui des grosses boites à lettres installées sur le parcours. Si un particulier était abonné à un journal ou une revue, tels le Chasseur Français, le Semeur, La croix, La montagne..., il prenait en charge le montant de l'abonnement à envoyer par mandat. Il vendait les timbres et s'occuper de relever les taxes sur les lettres et les colis qui, d'aprés le contrôle du receveur, n'étaient pas suffisamment affranchis.

Eventuellement il payait les pensions et percevait les impôts. En outre, le facteur rendait couramment de menus services, tels apporter les courses, transmettre un message d'une maison à l"autre, voir appeler le médecin.

Ainsi le facteur pénétrait-il dans les fermes ou une collation lui était souvent offerte. Certains agents acceptaient volontiers parce qu'ils ressentaient la fatigue ou que la fin de la journée s'averait loin encore. Tout  ce temps passé chez l'habitant, et tous ses services rendus, favorisaient les relations. Il est arrivé que des personnes seules, ou des ménages isolés, s'abonnent à une revue dans le seul but d'avoir quelqu'un à attendre, au moins le facteur. Pour ces gens, c'étaient aussi l'occasion de parler et qui sait, peut être d'apprendre quelques nouvelles du pays!

Aujourd'hui, le facteur est motorisé. En montagne et six jours par semaine, l'un deux déclare devoir desservir 180 foyers en six heures. C'est un vérificateur de tournée qui, en sa presence à fixé pour lui, ce temps officiel. Dans ce calcul, il n'est plus question de communiquer avec l'habitant car ce dernier est sensé etre équipé d'une boite aux lettres.

Ainsi voila révolu le temps de la convivialité, des échanges, des services rendus à l'habitant par nos facteurs d'antan.

jean-claude,

En rédigeant ce récit, je pense à mon grand père paternel, facteur à St Bonnet Laschamp.

 

 

 

 

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mercredi 18 janvier 2012

La légende du bois de Trabantout

De mes quinze premières années, je me souviens des longues soirées d'hiver au coin du feu, dans la maison de mon arrière oncle d'Anglards, petit village, confortablement installé entre les montagnes du Cézallier et du Sancy. Mon oncle rené n'avait pas à chercher bien loin pour me conter des histoires, dans cette Auvergne peuplée de mystères et de légendes. 

Le bois Trabantout baptisé ainsi depuis toujours existe vraiment: peu après Besse en Chandesse, en arrivant presque à Compains, il suffit d'emjamber un petit ruisseau et de suivre un étroit chemin caillouteux bordé de sapin et de buissons en écoutant vivre la nature, pour arriver peu après dans une l'arge carrière, l'entrée du bois de Trabantout.

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Il suffisait de de demander et mon grand-oncle rené me racontait encore une fois la légende du bois de Trabantout, commençant toujours son récit de la même façon.

Il était une fois dans une profonde forêt d'Auvergne, une famille de sapin qui vivait paisiblement au rythme des   saisons et du temps qui passe. Le fils, encore très jeune, faisait la fierté de ses parents et des arbres du voisinage. Un soir de Noël, une violente tempête s'abbatit sur tout le pays, détruisant tout sur son passage. Blotti contre ses parents qui essayaient de plus en plus difficilement de lutter  contre les assauts du vent, le petit sapin tremblait de toutes ses branches. Soudain, une rafale plus violente que les autres tua d'un seul coup Papa et Maman Sapin qui se couchèrent sur le sol dans un long craquement plaintif, et le petit sapin, rescapé du désastre se retrouva tout seul au milieu de la forêt dévastée.

Il pleurait encore quand deux hommes et un petit garçon passèrent près de lui.

Il va falloir arracher tour ce qui reste, ramasser le bois et bien nettoyer pour replanter, disait l'un.

Le petit garçon s"approchat du sapin orphelin, caressa ses branches en adressant à son père;

-Dis papa, tu vas le laisser celui la, il est beau et si petit !

-Mais non Julien, nous allons l'arracher aussi; de toutes façons il sera écrasé par le tracteur forestier.

Le petit sapin qui ne comprenait rien au langage des hommes, se demandait bien pourquoi le gamin se serrait contre lui en sanglotant. Le lendemain, Julien et son père revinrent dans la forêt, munis d'une pelle et d'un grand sac de toile. Avec beaucoup de précautions et de terre à ses pieds, le petit sapin se retrouvât dans le sac,la tête dépassant juste assez pour dire adieu à ses parents toujours allongés sur le sol humide.   Et le petit sapin, baptisé "Douglas', fut replanté dans une forêt inconnue parmi d'autres sapins a qui il racontât l'histoire.

Julien venait le voir souvent et lui parlé comme a un frère, heureux de le voir grandir et devenir de plus en plus beau. Peu à peu, Douglas comprenait les paroles du garçon et a son tour, il expliquait à  ses amis les arbres que sio certains hommes sont bons et généreux, d'autres au contraire sont plus méchants que les loups qui autrefois hantaient les sous-bois.

Le garçon et le sapin grandissaient, se retrouvant chaque fois avec autant de bonheur et de joie.

Sans bouger une branche, le sapin écoutait les secrets que le jeune homme lui confiait; baissant un peu la voix pour lui parler de la jeune fille qu'il aimait. Douglas comprenait l'émoi de son ami car lui aussi était amoureux. La belle épicéa, magnifique jeune sapin aux senteurs troublantes, avait succombé au charme de Douglas, et tous deux n'atendaient qu'un souffle de vent pour s'incliner l'un vers l'autre et mêler leurs branches dans une longue et douce caresse.

Par un beau jour de printemps, dans un joyeux brou-ha-ha, la forêt toute entière célébra leur noces, chantant et dansant, parmi les animaux et les elfes, pour une fois sortis de leurs cachettes. Quand aux vacances suivantes, julien présenta sa fiancée à Douglas, le sapin, à sa façon, réussit à faire comprendre à son ami le tendre lien qui l'unissait à Épicéa, debout à ses cotés. Bientôt, un bébé sapin vint au monde, remplissant ses parents de bonheur et de joie, et ravivant, dans le coeur de Douglas, les jours heureux de son enfance mais aussi des heures sombres de la terrible tempête.

Les jours, les mois se succédaient dans une vie douce et tranquille, régulièrement ponctuée par les visites de Julien maintenant accompagné de deux adorables bambins.

Un soir de décembre, deux affreux bonhomme pénétrèrent dans la forêt.

-On vas d'abord couper celui-là; le plus grand des deux hommes en s'approchant d'un air menaçant du petit de Douglas et d'Épicéa, il fera un beau sapin de Noël et après on pourra le brûler.

Terrorisé par ces créatures inconnues et hostiles, le jeune sapin s'accrochait au branches de sa mère en tremblant.

Depuis longtemps déjà, grâce à Douglas et aux conseils avisés de Julien, la forêt s"était préparée à une attaque de la part des humains.

Rassurant d'un regard sa petite famille, Douglas se dressa haut dans le ciel tandis qu'un long sifflement aigu se répandait aux quatres coins du bois de Trabantout. Aussitôt tout devint très sombre, alors qu'un grondement d'abord sourd et lointain montait rapidement des sous-bois tel un troupeau d'éléphants autour des des deux hommes, ne leur laissant aucunes issues. Une brusque rafale de vent leur arracha les haches des mains, les faisant tournoyer dangereusement au dessus de leurs têtes avant de les laisser retomber quelques instants plus tard dans une large faille toute en feu ouverte dans le sol. Dans un rire démoniaque,mille paires d'yeux apparaissaient et disparaissaient dans les branches, projetant en direction des tueurs de sapin  de bref éclairs lumineux aux pointes acérées. Recroquevillés au sol, le regard plein d'une terreur sans nom, les deux hommes avaient perdu toute arrogance et agressivité et ne ressemblaient plus qu'a des misérables jetées là par hasard.

Lentement, presque a regret, un étroit passage s'ouvrit alors entre les arbres, et,  d'un geste de branches, Douglas invita les détrousseurs de forêt à déguerpir au plus vite.

Depuis ce jour, dans les chaumières,  le soir au coin du feu,  on racontent encore que le bois de Trabantout, de l'autre coté du ruisseau, est habité par des êtres étranges et des sapins qui parlent.

Jamais personne n"ose y pénétrer et les arbres deviennent centenaires.

D'une main experte, mon grand-oncle rené remis sa casquette, me regardait en souriant et clôturait immanquablement son récit par ces quelques mots de patois que je ne sais pas écrire;

 

"bari, bara, mo conte è saba..."

 

Jean-Claude, 

 

 

 

 

 

 

 

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mercredi 11 janvier 2012

LA MENTALITÉ D'UN PETIT PAYS.

Le paysan/vigneron brayaud n'est pas isolé. Il a la conscience d'appartenir à une communauté villageoise. Des conditions communes d'existence; depuis plusieurs siècles, ont rendu solidaire, quelques dix milles paysans peuplant le pays brayaud.   Une entraide, une collaboration ont soudé entre eux ces paysans bien au delà de leur parenté et de leur commune. D'autant que bon nombre possèdent, des terres, des vignes dans d'autres communes limitrophes.

Le souffle de la révolution, certes atteint chatel-guyon mais sans épisodes tragiques.

A Chatel-Guyon, la commune s'installe. Début 1792, les officiers municipaux suppriment le prieuré de St Coust, font retirer les cloches pour être fondues afin d"équiper en canons la jeune armée révolutionnaire. Il faut attendre toutefois 1796 pour qu'il soit vendu comme bien national.

Les révolutions du XIXème siècle épargnèrent Chatel-Guyon. Tel à Gimeaux,ou résidait Gilbert Romme, le compte Paul Stroganof, ou la commune érige un monument à la mémoire des victimes de la révolution de 1830, unique en pays brayaud mais que l'on retrouve à Riom, place de la fédération et à Pontgibaud, dans la vallée de la sioule.

Revenons à notre vigneron brayaud, il a évolué au cours du XIXème siècle, plus particulièrement dans la seconde moitié du siècle. Il a planté, nous l'avons vu un cépage greffé pour améliorer la qualité du vin produit et pour une meilleur rémunération. De même, il a adapté son costume pour le rendre plus pratique
.

Les vignerons brayauds, les laboureurs du marais de Riom et des Varennes de Limagne s'ouvent peu à peu aux nouveautés, après réflexions et avec prudence. L'existence d'un petit pays implique une communion d'interet et de pensée.

Jean-claude, 


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UNE VIE RUDE

Malgrés l"élévation du niveau de vie au cours des XVIIème et XVIIIème siècles, notre vigneron brayaud connaît néanmoins une vie vie rude, différente certes du bûcheron montagnard et du laboureur du Marais de Riom et des Varennes de Limagne.

Parcourir l'auvergne à la veille de la révolution, un observateur, Legrand d'Aussy, a fixé l'image d'un cultivateur réduit à boire sa "piquete" parce qu'il devait vendre, pour subsister, son meilleur vin: nulle classe en auvergne, écrit il, n'est aussi misérable que le vigneron. La mévente du vin, à la fin de l'ancien régime, provoque jusqu'en 1787,  une intense immigration; il faut attendre prés d'un siècle pour que une prospérité de courte durée d'ailleurs, de 1860 à 1890, lui succède.

La plus grande partie de la production agricole, vin, eau de vie,  mais aussi méteil et seigle, lait d'une ou deux vache et beurre, élevage d'un cochon, de volaille,, pigeons, lapin, est destinée à la consommation familiale. La vente du surplus auquel s"ajoute plus tard, un vin de meilleure qualité, issu d'un cépage greffé, le gamay, procure un peu d'argent.

jean-claude,

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UN PERSONNAGE CENTRAL

LE VIGNERON BRAYAUD


L'identité du vigneron brayaud se fait d'abord par le costume. P.Mathieu vers 1850, nous a laissé une description précise du costume brayaud.

Celui de l'homme:

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 un chapeau rond à petites ailes; une veste en laine, sans collet s'arrondissant en jupon au moyen d'une douzaine de pointes; une large ceinture de cuir retenue par une grande boucle jaune; le col de la chemise retombant sur la poitrine en deux plates bandes et au milieu une fibule en laiton ornée de floquets en soie rouge,  au dessous un véritable haut de chausses d'une ampleur telle à chaque jambe que les vignerons, quand ils allaient au champs, mettaient d'un coté le bousset, de l'autre la pitance pour la journée sans augmentation de volume;  le bas des jambes était emboîté des des guêtres hâtes serrées au dessus du genou par une large jarretiere en laine bleue et rouge dont les deux bouts terminés en un bouquet des mémés fils, faisait ornement de chaque côtés.

 Et celui de la femme;

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La coiffure en toile blanche embrasse l'arriere de la tète et retombant de chaque coté en deux larges ailes bien empesées, flotte sur les épaules; le corsage de la robe, renforcé d'une multitude de paquets de joncs, est ouvert par devant ou un lacet rouge et bleu le retient collé au buste et fait ressortir la taille en forme de guêpe, appelée jolie tournure; les manches, courtes se terminent par un parement orné de rubans aux couleurs éclatantes; quand au collier, il n'est pas rare de voir d"élégante villageoises l"étaler sur leur tablier de soie ou de velours; le bas de la robe, plissée autour de la taille, est ample et court. Chaque partie de ce vêtement est d'une teinte qui tranche sur l"autre.

En 1850, la veste courte du vigneron disparaît, remplacé par un ample bourgeron de toile noire ou bleue foncée, le bliaut (du latin blialdus ou biaude) sous lequel, un pantalon en gros drap convient mieux que des braies. Dix ans plus tard, la vulgarisation du nouveau costume masculin "etait presque achevé; l'abbé Maret dans son voyage en auvergne publié en 1860 en porte témoignage.

Le sobriquet de brayaud, reflet de la vie courante, n'est pas de sans valeur d'enseignement pour l'histoire. s'il implique à une collectivité, il invite ainsi à une véritable étude ethnographique.

jean-claude,

 

 

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lundi 9 janvier 2012

chatel-guyon la vallée de sans soucis

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Dominée au nord par le château de Chazeron, la vallée de Sans-Souci ouvre une profonde entaille dans le socle à l'orée de la plaine de la Limagne. Son nom garde le souvenir d'une belle histoire. Vers 1880,un instituteur retraité se fit ermite en ce lieu et y bâtit une maisonnette, dont on peut voir encore aujourd'hui quelques ruines. A tous ceux qu'il croisait celui que l'on surnommait Georgy disait qu'il vivait tranquille et "sans souci", si bien que l'expression finit à s'attacher à ces gorges paisibles, si appréciées de Guy de Maupassant lors de ces cures à Châtel-Guyon. La vallée est drainée par le Sardon qui porte en cette partie de son cours le nom de ruisseau de Romeuf, en référence à un ancien village situé à l'amont.Vers 1910, l'ouverture de la voie de chemin de fer Riom-Châtel-Guyon justifia le captage partiel du Sardon, pour approvisionner en eau la gare de Châtel-Guyon et les locomotives à vapeur qui y stationnaient. Une prise d'eau fut alors aménagée sur le ruisseau, et un réservoir fut construit, qui alimentait les installations ferroviaires par une conduite d'eau souterraine. La fraîcheur du lieu permit aussi l'installation d'une usine à glaçons pour les grands hôtels de la station thermale. On parle aussi d'une source d'eau minérale aujourd'hui disparue sous la végétation, que les curistes venait boire pour se soigner. La vallée essentiellement composée d'une forêt de feuillus est classée en Zones Naturelles d'Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF) de type 1.

jean-claude,

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Chatel-guyon; le bourg castral.

Le bourg castral.


Le château de Guy II donne naissance à un bourg castral attesté en 1265

L'armorial de Guillaume Revel réalisé en 1450; conserve une bonne représentation de Chastelguio (orthographe mentionné en 1416). Tassé au pied de la motte féodale, se situe un village non fortifié.

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Le plan castral  laisse apparaître ce qui pourrait être la trace d'un lotissement régulier, des îlots formant des bandes    concentriques d'environ 25 m de largeur, parallèles aux courbes de niveau. Ce qui constitue aujourd'hui le "coeur" du bourg, précède à l'origine d'un plan régulier, particulièrement altéré par la suite. D"autres constructions sont représentée, indice d'un habitat dispersé: quartier du Sopinet et de "Derrière le château".

La chapelle castral dédiée à St Maurice s"adosse directement à la motte féodale avec son cimetière attenant.

Le Bourg castral correspond à un petit échelon administratif: présence d'un "baille" ou "bailli" (officier de justice, gouverneur); d'un prévôt (magistrat) en 1305.

 

jean-claude, 

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mardi 3 janvier 2012

La soupe de rave de ma grande tante


 

Ma grande tante faisait, en hiver, de la soupe chaque soir. Ou, plus exactement, elle en préparait tous les 2 jours, et ce pour 2 jours. Quand je rentrais du lac avec l'oncle, comme mes parents travaillaient tous les 2, c’est chez elle que j’allais passer les vacances.Parmi les soupes classiques de ma grande tante, il y avait bien sûr la soupe de légumes variés, toujours patates, poireau carotte et reste de tous les légumes . Également la soupe au chou. Parfois, et exclusivement servie chez elle le samedi soir , la gratinée à l’oignon… que je n’ai encore jamais faite. Il va falloir que je me lance! Il y avait encore bien entendu la floraline au lait vert, alors ça c’était la nourriture de base, à moi gamin, à tel point que quand nous étions à Anglards , dans la région du Sancy, les bessards « pure souche » ne comprenaient pas comment je pouvais l'apprécier.

Et, j’y arrive enfin,

la soupe de rave de ma grande tante

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Prep : très long, il faut couper les raves en petits cubes… Mais certaines mandolines  savent simplifier le travail…
Cuisson : 30 min

Les raves sont des petits navets ronds violets. Il faut les choisir pas trop petits, sinon on n’a pas fini de peler et peler encore, mais pas trop gros non plus, car plus ils sont gros, plus on court le risque qu’ils soient creux et fibreux. Il faut toujours en prévoir plus que ce dont on aura besoin, car il arrive qu’ils soient véreux, ou bien qu’ils aient « pris un coup de froid » : leur chair au lieu d’être très blanche et opaque, se teinte de reflets jaunasses ou noirâtres et semble devenir translucide… Bref, il y a du gâchis… Penser aussi à les peler au couteau et non à l’économe, car leur peau est épaisse, quand on coupe le haut de la rave, on voit un cercle environ 3mm à l’intérieur… C’est le repère à atteindre pour être sûr d’avoir supprimé toute la peau, dure et filandreuse.

Pour 4 personnes qui ne mangeront que ça ce soir!

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1 patate à soupe par personne, selon la taille (1 grosse et 2 moyennes pour moi)
1 belle carotte par personne (donc 4 pour moi)
1 rave moyenne ou 2 petites par personne, plus du rab’ au cas où il y aurait de la perte… (jamais de grosses raves!)
du bouillon de volaille pour couvrir juste à niveau, pas plus
et ma grande tante ajoutait parfois une poignée de riz qui cuit en 10 minutes (thaï, basmati, etc…)
Lait à volonté
sel, poivre

Commencer par peler, laver et couper en petits cubes tous les légumes. Pour moi, la taille idéale des cubes c’est environ 1cm de côté
En tout cas, si vous taillez plus petit, ça cuira plus vite mais que de temps à couper des cubes… Et si vous coupez plus gros, prévoyez une cuisson un peu plus longue.

Placer tous les légumes dans une casserole, couvrir juste à niveau, pas plus, je dirais même plutôt à peine moins, avec le bouillon de volaille froid (de l’eau avec un cube de bouillon déshydraté feront parfaitement l’affaire).
Porter à ébullition, puis baisser le feu et laisser bouillonner doucement à couvert jusqu’à ce que les légumes soient tendres, ce qui prendra environ 20 à 30 minutes selon la taille des cubes.
Ajoutez le riz environ 10 minutes avant la fin de la cuisson, quand les patates semblent ne plus arriver vraiment à résister à l’écrasement de votre cuiller en bois contre les parois de la casserole… et surveillez la cuisson en ajoutant du lait si le riz manque de liquide pour bien gonfler.

Résistez à l’envie pourtant très naturelle d’utiliser dur riz complet, ou alors faites le précuire avant, car il lui faut 45 minutes pour être tendre, la soupe n’en demandera jamais autant!

Quand tout est cuit, le niveau du bouillon peut être plus haut que les légumes si vous n’avez pas mis de riz. Je vous recommande alors d’en retirer un peu et de le remplacer par du lait. Cette soupe est vraiment un bouillon dans lequel nagent beaucoup de légumes, avec ou sans grains de riz, mais en aucun cas une soupe pour chien épaisse et pâteuse! Donc il faut ajouter du lait pour obtenir la consistance désirée.

Poivrer. Goûter, rectifier en sel et poivre.
Servir rapidement, surtout en présence de riz… et très chaud.

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Je rajoute même encore du lait bien froid dans ma soupe pour pouvoir la déguster plus vite! C’est que je n’aime pas attendre, surtout une telle soupe! Et comme toujours sur les soupes de mon enfance, je place le morceau de fourme à faire tremper dans le bol pour le ramollir et le grignoter tout doucement, une petite bouchée par cuillerée de soupe… Mmmmmmmm…

assiete

 

Que de souvenirs… 

jean-claude,

 

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vendredi 30 décembre 2011

Chatel-Guyon: Le démentelement château de Gui II

 

Le démentelement du château.

 

     . A la fin du XVIème siècle, de 1590 à 1594, éclatent, les guerres de ligue, entre les ligueurs adversaires du roi et le roi. En 1590, le château est occupé par les troupes de la ligue puis par les troupes royales. Fortement endommagé en 1594, sa destruction est demandée par la ville de Riom qui a fait serment de fidélité au roi.

Il est finalement démentelé en 1631. 

     . Toutefois, la partie centrale qui figure au cadastre napoléonien de 1809, et qui a été relevée en plan par l'architecte E.Mallay, a subsisté jusqu'au milieu du XIXème siècle.

Une aquarelle de cette époque reproduit l'état du château.

Image3

     .Les pierres seront employées dans la construction de la nouvelle église (actuelle église Sainte Anne) et des maisons dans le bourg.

eglise St Anne

 

Aujourd'hui, le château a complètement disparu.

 

calvaire, eglise

 

 jean-claude,

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mercredi 28 décembre 2011

Guy II, Compte d'Auvergne

 

Un vassal atypique.

     .Guy II est le fils de Robert IV, compte d'Auvergne, et de Mahaut de Bourgogne, il prend la succession de son père, à la tête du mité d'Auvergne à partir de 1194: il la gardera jusqu"en 1222. La terre d'Auvergne possède, entre autres, villes, places fortes et châteaux. Elle est placée sous la souveraineté du  roi de France "Philippe-Auguste"; le compte Guy II est l'un de ses grands vassaux. 

     .Lors du conflit qui oppose la France et l'Angleterre, Guy II prend le parti du souverain anglais qui géographiquement éloigné, faisait de larges promesses à ses fidèles. Mais à peine, les hostilités commencent-elles que le roi d'Angleterre l'abandonne à la colère du roi de France qui ravage l'Auvergne en 1196.

 

Un vassal belligueux.

     .LE SEIGNEUR, L'EVEQUE ET LE ROI.

     .En 1197, Guy II se brouille avec son frère Robert; évêque de Clermont qui le fait excommunier. Il pille alors églises et monastères. A nouveau, l"Auvergne est à feu et à sang. Dans l'espoir de s'attirer les faveurs du pape Innocent III, Guy II fait don à l"église de la forteresse de Chatel-Guidon (aujourdhui disparue).

     .En 1199, la paix est rétablie grâce à l'intervention de l'archevêque de Bourges. Les deux frères se brouillent à nouveau pour se réconcilier en 1201 par l'intermédiaire cette fois du duc de Bourgogne.

     .Un an plus tard,  craignant de se voir confisquer Clermont par le roi, qui vient de lui enlever le château de Mauzun, Guy II confie la ville à son frère. Leur relation se gâte une fois de plus et Guy II le fait jeter en prison en 1206. Il est excommunié une seconde fois.

     .A nouveau réconciliés, les deux frères partent en croisade contre les Albigeois. A leur retour, Guy II fait enfermér son frère, s'empare de ses possessions et dévaste les églises. Il pille les abbayes clunisiennes de Mozac et de Marsat protégée par le roi.

     .Saisissant alors l'occasion d'e"n finir avec son turbulent vassal,le roi envoie un 1213 une armée en Auvergne sous le commandement de Guy de Dampierre, seigneur de Bourbon et Renaud Forez, archeveque de Lyon. Avec la féodalité, le moyen âge voit la multiplication des forteresses de puissants seigneurs vassaux du roi de France. L'armée du roi prend Riom, la forteresse de Tournoël fondée avant 1100 qui défendait le nord-est de la ville,  celle du Vigosche (l'actuel Chateaugay) qui défendait la ville au sud, celle de Castrum Guidonis (l'actuel Chatel-Guyon) ainsi que cent vingt autres places.

      .Des 1213, la région est annexée définitivement par Philippe-Auguste. Le château de Guy II perd une grande partie de son intérêt stratégique.

 

Un vassal ruiné.

     . Le roi en s'emparant des forteresses auvergnates réputées imprenables, avait saisi l'occasion de réaffirmer sa suzeraineté en soumettant un vassal indiscipliné. Les terres confisquées sont données à Austier de Villemontée, l'un des compagnons d'armes du roi.

     .Guy II qui conserve toutefois Vic le Compte et des châteaux alentours, se trouve presque entièrement dépouillé lorsqu'il meurt en 1222. La terre d'Auvergne est entrée dans le domaine royal. Philippe-Auguste réussit au total à tripler la superficie du domaine royal.

     .En 1386,  la seigneurie de Chatel-Guyon est vendue au seigneur de Tournoël (Hugues de la Roche) qui la revend en 1395 à Oudard Aultier de Chazeron, puis entre en mariage dans la famille de Monestay avec le chevalier Gilbert de Monestay.

jean-claude,

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Chatel-Guyon: Le château de Gui II

Chatel-Guyon: Le chateau de Gui II

 

Une motte féodal.

     .A un kilomètre au sud de St Coust, la butte du calvaire constitue une motte féodal naturelle, un site défensif. Ce relief se situe sur un chemin reliant Riom et Manzat, sans que l'on sache avec précisions si ce chemin préexiste, ou il vas se constituer à l'abri du château. Sur cette butte, Guy II compte d'auvergne décide à la fin du XIIème siècle, en 1185, de construire un château pour surveiller la plaine de la Limagne, plus particulièrement sa bordure nord-ouest.

 

Un château fort.

     .C'est un château quadrangulaire de 23m sur 20, avec quatre tours d'angle défensives; rondes et massives, que relient des courtines renforcées par une enceinte extérieure, crénelée. 

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.Le château est dépourvue de donjon comme celui de Yèvre dans le Loiret.

     .Cette forteresse prend le nom de "Castrum Guidomis" mentionné en en 1209 puis en 1255, le château de Gui.

     

     .Le château, vu du sud, occupe le sommet d'une butte tronçonique. Un toit à deux pentes de petites dimensions dépasse au dessus de la courtine méridionale: des bâtiments s"élevaient donc à l'intérieur de ces murs. Une enceinte extérieure court court à flanc de coteau, des bâtiments dont on aperçoit les toits sont adossés à la face interne et occupent une grande partie de la surface de la basse-cour. Une porte s'ouvre dans la face orientale de la butte. 

Une maquette du château, réalisée par Jacques Bureau, illustre bien cette description.

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 jean-claude,

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dimanche 19 juin 2011

Randonnée pédeste St Bonnet prés Riom / le Puy de Dôme

Randonnée pédeste St Bonnet prés Riom / le Puy de Dôme

 

DSCF0133Qu'elle belle journée ce 18 juin, un temps idéal pour cette randonnée pédestre.

Tous le monde était prêt à 06 heures 00, un petit café, un rosé pour certains chez nos amis rue Michel de l'hospital à St Bonnet près Riom.

Déception pour notre ami julien, il ne partiras pas avec nous suite à des douleurs dans les chevilles. La vigne donne du travail à cette époque, le terrain est escarpé. Il s'occupera de la coordination et nous rejoindra au deuxième départ à partir de Vulcania.

 

Un trés bon parcours, 36,610km dans le cerveau de Lucien. 

Direction Chatel-Guyon, Rochepradiere, Facemeunier et Moulet Marcenat lieu de la première pause et prise d'un bon casse croûte arrosé d'un bon coup de vin de Madargues.

Et direction le col de la nugère, là dans les sous bois cela grimpe, beaucoup trop pour moi, un chance un bucheron passe avec son tracteur.  Je l'accoste, je lui demande gentillement de monter sur le timon, il accepte, 800 metres celà me sauve.

Merci bucheron, tu m'as bien aidé, grace à toi j'arriverai au bout.

 

Tout vas bien mieux maintenant, je marche à bonne allure avec le groupe, je pioche dans mon sac, je prends une poignée d'abricot sec. Cela me permet de suivre tranquillement, je gravis le col des Gouttes sans difficultés et j'aperçois Vulcania.

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Le ravitaillement est là,  une deuxieme équipe nous rejoindra apres un pique-nique bien mérité.

Tous est prét salade piemontaise, céleri rémoulade, jambon sec, paté en croute, rosette, roti de porc, saint nectaire et des bonnes cerises, ceci arosé de côte d'auvergne.

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Il faut continuer, il reste 12 km environ. Tout se passe bien, malgrés le temps, un peu de pluie, de la bruine jusqu'au col de Ceyssat.

Vers 15 heures 00, nous étions au pied de dôme, devant nous le chemin des muletiers, trop dur pour moi, je decroche. Il ne restait que 03,800km, mais la fatigue se fesait sentir.

Je m'arrete, c'est finis pour moi, j'ai parcourus 36,610 km, c'est bien.

Salut bucheron, c'est grace à toi si j'y suis arrivé.

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Mes collegues continueront jusqu'au sommet par le chemin des muletier.

 

 

Le soir tout le monde se retrouvent à l'auberge "Des gros manaux" afin de déguster une exellente truffade.

Cette soirée fut la récompense d'une bonne journée

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jeudi 2 juin 2011

La fête de la ville de Riom

Un temps magnifique ce dimanche 29 mai 2011, dés 07heures00, les brocanteurs, les associations et les commerçants de la ville étaient à pied d'oeuvre et préparer leur stand.

Les restaurateurs ont joués le jeu, certains servaient des plats brayauds, ils proposaient des menus à 10 euros, je suis persuadé qu'ils ont bien travaillés.

Une vrai fourmilière le centre de notre ville ce matin là, les chalands arrivent de bonheur, ils regardent, s'approchent, consomment, fouillent, achètent...

Le secours populaire de Riom était là, avec un stand de bibelots, de la vaisselle, des petits meubles et bien sur beaucoup de vêtement, notamment pour les enfants ce qui a permis aux parents en difficultés d'habiller leurs bouts de chou à prix très intéressants.

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Dés 11heures00, un trés jolie parade défilait dans les rues de Riom, les badauds suivaient ce cortège, regardaient les stands, ils étaient curieux et avides de renseignements auprès des associations.

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Divers associations proposaient des bibelots, des jouets, des vêtements, des crêpes, des gaufres, des boissons sans alcool.

L'artisanat régional était bien représenté

 

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L'association social et culturel du Couriat, le centre social Joseph Gaidier,  l'Endroit (ADSEA), l'association riom jeunesse étaient réunis sur le parvis de la poste pour se présenter  aux familles et leurs enfants.

 


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Tout le long du Bd Desaix, un important vide grenier, beaucoup d'ojets, bibelots, livres, outils etc étaient présentés au badauds, beaucoup de monde sur le boulevard ce jour là.

 


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A cette occasion, la visite de la tour de l'horloge était mise à  disposition gratuitement, mon épouse et moi même nous avons gravis les 326 marches  pour découvrir une vue magnifique de notre pays brayaud.


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Le soir, dés dix neufs heures la commune avaient conviée les exposants a un apéritif dînatoire et pour une fois il y avait du côte d'auvergne sur les tables.

La commune possede plusieurs hectares de vigne, elle se devait de faire connaitre les viticulteurs auvergnats.

 

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Je remercis toutes les personnes qui ont su donner de leur temps pour telle reussite.

jean-claude,

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vendredi 1 avril 2011

 

 
 
Le Poisson d’avril, tout le monde le sait, n’est autre chose qu’une attrape, un piège innocent (et bienséant, cela va sans dire) que l’on tend à quelque personne amie, parente ou familière, le premier jour de ce mois d’avril. Donner un poisson d’avril à quelqu’un, c’est lui faire faire une démarche inutile, lui annoncer une nouvelle qu’on invente, l’envoyer au-devant de quelqu’un qui ne vient pas, en un mot, se divertir un peu à ses dépens, et éprouver sa patience.

Une première origine est donnée par des ouvrages tels que l’Origine des proverbes, le Dictionnairede Trévoux au mot Avril, ou encore le Spectateur anglais : l’expression poisson d’avril serait liée à la corruption de la passion de Jésus-Christ qui arriva le 3 avril : Jésus étant renvoyé d’un tribunal à l’autre, et contraint de faire diverses courses par manière d’insulte et de dérision, on aurait pris de là la froide coutume de faire courir et de renvoyer, d’un endroit à l’autre, ceux dont on voulait se moquer.

En effet, dans les premiers temps du christianisme, le clergé, afin de graver plus puissamment dans l’esprit des populations le sentiment et le souvenir des mystères de la religion catholique, eut recours à des représentations scéniques. Lors des grandes fêtes de l’année, le peuple venait écouter pieusement ces pièces religieuses, qui n’étaient pour lui qu’un commentaire vivant de l’évangile du jour. Rien de profane ne se mêlait à ces jeux, et ce ne fut que plus tard, au XIIIe siècle, que des éléments profanes vinrent se mêler à ces cérémonies religieuses et en modifier à la longue le caractère sacré. Dans les premiers jours d’avril avaient lieu ces représentations de la Passion, et l’assistance écoutant avec terreur, voyait le Christ, raillé et renvoyé de Caiphe à Pilate et de Pilate à Caiphe. Plus tard, l’habitude rendit la terreur moins grande, et quelques railleurs impies, en revenant le soir de l’église, s’amusèrent à répéter la scène du matin aux dépens de leurs amis ou de leurs voisins. De là, l’origine avancée de ce jeu du premier avril, et le nom de passion passant de bouche en bouche et n’étant plus guère compris, devenant le mot poisson.

Une deuxième origine fut proposée : le mois d’avril étant peu favorable à la pêche, plus d’un gourmand se serait vu, à cette époque, privé d’un plat délicat sur lequel son palais avait compté. Mais cette explication, pour suffisante qu’elle soit à justifier l’expression Manger du poisson d’avril, semble n’avoir aucun rapport avec les facéties du 1er avril.

On donne également une troisième origine, beaucoup plus récente, de cette expression : un prince de Lorraine que Louis XIII faisait garder à vue dans le château de Nancy, aurait trompé ses gardes et se serait sauvé en traversant la rivière de Meurthe, le premier jour d’avril. Certes le duc Nicolas François, frère de Charles III, duc de Lorraine, quitta son évêché de Toul et le chapeau de cardinal par politique d’État, avant d’épouser à Lunéville, au mois de mars 1635, la princesse Claude, sa cousine germaine, fille de Henri II. Puis, s’étant retiré à Nancy et ayant eu vent qu’on voulait le conduire à la cour de France, il trompa ses gardes.

Mais en réalité, le prince ne passa point la rivière de Meurthe à la nage, et sortit par une des portes de la ville, déguisé en paysan, portant une hotte pleine de fumier, de même que la princesse. Il aurait simplement délibérément choisi la date du 1er avril pour s’échapper et tromper les Français. Une jeune paysanne des environs de Nancy, qui fournissait journellement du laitage à la cour, reconnut la princesse malgré son déguisement et, l’ayant dit à quelques soldats de la garde, ceux-ci se figurèrent que cette fille voulait leur donner à tous le poisson d’avril, en les faisant courir mal à propos ; ce qui donna au prince et à la princesse le temps de gagner leurs chevaux pour se réfugier à Bruxelles, auprès du cardinal Infant. Cette évasion fit dire au peuple que le roi avait donné à garder un poisson d’avril, mais l’usage était connu au XIVe siècle, à en juger par les manuscrits du pasteur Paul Ferry relatifs à l’histoire de Metz et dans lesquels il cite déjà l’expression...

Une quatrième opinion fait remonter l’origine de la coutume au changement opéré sous Charles IX, quand l’année, qui jusqu’alors avait commencé le jour de Pâques, dut s’ouvrir le 1er janvier. Les étrennes du premier de l’an furent donc offertes trois mois plus tôt, et il ne resta dès lors pour l’ancien premier jour de l’an que des félicitations pures et simples, auxquelles les mauvais plaisants ajoutèrent des cadeaux ridicules ou des messages trompeurs.

Un des plus curieux poissons d’avril dont le bon vieux temps nous ait légué le souvenir, se déroula en 1686 et mit en scène un abbé de Caen, Michel de Saint-Martin, né à Saint-Lô en 1614, original toujours crédule au dernier point, bonhomme par-dessus tout. Ce personnage était, pour les sociétés de la ville, un divertissement que les habiles faisaient alterner avec la lecture de la Gazette de France ou duMercure Galant. Notez que le digne ecclésiastique sacrifiait aux muses, et se proclamait un dévoué serviteur des sciences et des lettres ; mais ses ouvrages étaient à la hauteur de ses idées et de sa conduite. Il publia, entre autres, un livre bizarre, singulier, absurde, intitulé : le Moyen de vivre en santé au delà de cent ans. Or, il était difficile après cela de ne pas jouer quelque bon tour à l’auteur : les nouvelles de la cour en fournirent bientôt l’occasion.

Les gazettes étaient remplies de détails circonstanciés sur l’arrivée en France et sur la réception prochaine, à Versailles, des ambassadeurs du Royaume de Siam (ancien nom de la Thaïlande), accompagnés du premier ambassadeur français qui y avait été dépêché l’année précédente par Louis XIV, Alexandre de Chaumont. Les sociétés de Caen s’entretinrent longtemps de cet événement, qui faisait grand bruit. Notre bon abbé n’étant pas des derniers à s’enquérir des histoires merveilleuses racontées à ce sujet, il ne parla plus, ne pensa plus et ne rêva plus qu’aux ambassadeurs siamois, avant qu’une idée des plus folles ne traversât la cervelle de quelques gens du bel air, certains de trouver appui dans toute la ville, plus certains encore d’avoir un auxiliaire puissant dans la crédulité de leur victime. Le premier avril arrivait dans quelques jours. On annonça à M. l’abbé de Saint-Martin que Sa Majesté le roi de Siam, après s’être fait lire son admirable livre, avait été si charmée de l’incomparable découverte que ce livre renfermait, qu’elle avait résolu d’envoyer à l’auteur des ambassadeurs pour lui offrir le rang de mandarin et le titre de son premier médecin.

Toute la ville s’en mêla : les gens les plus graves y prêtèrent volontiers les mains, les sévères magistrats tout comme les autres. Tout fut prévu ; il y eut autorisation du roi de France pour conférer à l’abbé les hautes dignités de mandarin et d’Esculape. La mascarade fut complète. Le bonhomme dut se croire mandarin, en toute sécurité, et ce fut grand plaisir de le voir revêtu et chamarré des insignes de ses nouvelles fonctions. Mais le jour d’avril passé, l’abbé ne put croire à ce poisson d’un nouveau genre, et deux années s’écoulèrent avant qu’il voulût bien reconnaître qu’on s’était moqué de lui. En 1738, Charles-Gabriel Porée, écrivant sous le pseudonyme de Censorinus Philalethes, rassembla nombre d’anecdotes amusantes sur les extravagances de l’abbé de Saint-Martin, dans un ouvrage intitulé La Mandarinade, ou Histoire du mandarinat de l’abbé de Saint-Martin

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