NEZ-POINTU
"C'est à n'y rien comprendre...", soupira le garde champêtre.
-"Pour sur !!!", reprit le maire. "A vous dégoûter de la pratique !!!"
-"Tant d'efforts pour un résultat nul, qu'elle déception !!! Nous avons l'air ganache", conclut le maître d'école.
Les trois hommes s'en revenaient tristement vers St Bonnet Laschamp, crotté, fourbus, blessés dans leur amour propre, leur fusil désormais inutiles en bandoulière. Derrières eux, les chiens tiraient une langue jusqu'a terre. L'haleine des chasseurs et des limiers se résolvait en une vapeur laiteuse. Le froid de janvier piquait, après un dernier reflet rouge, vers le couchant, la nuit s'installait déjà.

Depuis l'aube, les chasseurs avaient battus les champs et les landes, les taillis et les ravins, à la poursuite des renards dont le pays était infesté. Dans un vacarme infernal, des équipes de rabatteurs avaient réalisé un encerclement. Pas une oreille de goupil ne s'était montrés. On avait libéré les chiens, découvert des terriers, lâché des fox, enfumé. Bernique ! pas une queue de renard, les tireurs embusqués n'avaient pas eu l'occasion de faire parler la poudre. Par dépit, ils criblèrent de plombs les nids abandonnés par les pies et les corbeaux. Bref, une journée gâchée pour ces pauvres tartarins.
A l'orée du village, les trois hommes retrouvèrent leurs compagnons du matin. Le maire fît l'appel, il ne manquait personne parmi les quarante fusils. Le bilan fut dressé; le tableau de chasse était vierge. Et chacun de s'interroger, de ruminer l'échec, de redouter par avance les quolibets de l'épouse ou de la mère quand il rentrerait au logis. On se sépara enfin; après avoir juré de faire mieux la prochaine fois, ce qui était du domaine de l'espérance permise.
Pourtant, les renards existaient, indubitablement. Pas une nuit ne passait sans qu'un poulailler ne fût visité, ici ou là, dans la commune. Au petit matin, les fermières retrouvaient des poules et poulets que des plumes ensanglantées. Il eût fallu monter la garde devant chaque bâtiment.
Devant l'audace des renards, les chasseurs avaient donc décidé d'une battue. On sait ce qui advint. Et; comme pour narguer les infortunés nemrods, dans les nuitées qui suivirent cette chasse fameuse fameuse, les goupils firent un véritable carnage. A cette cadence, la gent gallinacée de St Bonnet Laschamp était menacée d'extinction à bref délai. Que se passait-il donc !!! il faut remonter en arrière de quelques lunes

Un jour d'avril, le fils de l'instituteur, était parti cueillir un bouquet de jonquilles dans les prairies qui longent le Sardon, prés du moulin de la Serve. Il marchait dans la nature neuve quand il entendi de petits cris plaintifs. Est-ce un chiot égaré, ou un chaton qu'une âme malintentionnée avait déposée là pour le faire perdre. Guidé par les gémissements, l'enfant s'approchat et, dans l'herbe, ou la fougère commençait à déplier ses cosses, il découvrit un petit animal inconnu, les oreilles droites et le museau saillant, noyés dans une boule de poils roux.
C'est ... un renardeau.
Le petit garçon aimait la nature et ses hôtes. Il aurait bien bien voulu rendre le petit à sa maman, mais comment faire !!! Ou était la renardière natale !!! Et mère Renarde, ou se trouvait elle !!! Morte peut-être, tuée par un chasseur ou victime d'un piège, très loin d'ici. L'enfant, du haut de ses neufs ans, pensa; "si j'abandonne à son sort, il est promis à une mort certaine. Je vais le rapporter à la maison et le nourrir. Quand il sera adulte, je lui rendrai la liberté.

A la fois fier et confus, le garçonnet revint à la maison avec son trophée vivant. Ses parents se récrièrent mais l'enfant sut trouver les mots qu'allaient les convaincre.
Le renardeau baptisé "Nez-pointu" fut allaité au biberon, bercé et choyé comme un poupon et, ma fois, se trouva très bien dans sa position de captif. Il grossit, devint un bel adulte qui semblait avoir abdiqué toute véllirité d'évasion. Les chats et les chiens du voisinage, après avoir fait le dos rond et montrés griffes et crocs, tolérèrent l'intrus. Seules, les poules, sans doute mues par un instinct atavique, manifestaient leur désapprobation et leur terreur par des gloussements apeurées. La nuit, Nez-pointu, dormait dans une niche, au fond du jardin. Pendant le jour, il se mêlait aux jeux des écoliers et assistait volontiers à la classe..
Un renard appriviosé, voila qui n'etait pas banal !!!
Les renards sont réputés pour leur ruse. Nez-Pointu n'échapait pas à la règle. De plus, il avait hérité en prime une vive intelligence. Il assimila sans trop de peine les rudiment du langage des hommes, sans cependant les les reproduire, appris trés vite à accourir à l'appel de son nom, il dressait les oreilles à chaque fois que l'on prononçait le mot "renard".
Il n'était pas question de rendre l'animal à ses bois et ses guerets. Il n'aurait sans doute pas su y trouver sa nourriture, s'y défendre. C'était un renard embourgeoisé, certes, il lui arrivé bien de faire quelques escapades, mais il rentrait au bercail avant la nuit.
Nez pointu partagea la vie quotidienne des villageois, explora à loisir le monde alentour, découvrit des objets insolites. L'un, en particulier, l'impressionna beaucoup. C'est une espece de long tuyau noir emmanché sur un triangle de bois vernis, qui pouvait se plier et dans lequel on glissait des de petits tubes de couleurs. Les hommes s'en servaient, le jour de la fête patronale, pour faire beaucoup de bruit et briser en miettes des soucoupes noires, là-haut, en plein ciel.
Nez-Pointu fit aussi une remarque. Quand l'été déclinait et que les bois commençaient à roussir, le maître d'école, comme de nombreux hommes du village, fourbissaient le long tuyau, ciraient leurs guêtres, garnissaient leur ceinture de petits tubes multicolores. A pique d'aube, ils partaient en campagne avec leurs chiens pour revenir le soir avec un lièvre roidi dans leur gibecière; fort heureusement jamais de renard.
Or , un soir d'hiver, tous les chasseurs de St Bonnet Laschamp se réunissaient à la mairie . Nez-Pointu se disposait à aller dormir, mais ce remue ménage l'inquietait; il vint fureter près de la porte et entendit une voix excédée qui clamait:
-Ca ne peut plut durer ! Il faut organiser une battue et tuer tous les renards ! Ce sera dimanche qui vient.
Le sang de Nez-Pointu ne fit qu'un tour. Bien que partageant la vie des hommes, il n'avait pas renié ses origines. La voix du sang lui dicta sa conduite; il irait prévenir ses frères des bois.
Il en fut ainsi à chaque battue. La nuit précédant l'attaque, l'espion infiltré chez les chasseurs sonnait l'alarme dans tous les terriers. Le peuple renard, les femmes et les enfants d'abord, les mâles ensuite, changeait de territoire pour une journée. Étonnez vous après que les chasseurs brayaud revinssent invariablement bredouilles de leurs expéditions !
Cette histoire, la croira qui voudra, je la tiens d'un vieux chene, qui me l'a contée, un jour ou je musais dans un chemin vert.
C'était au bon temps, quand les arbres parlaient...
jean-claude,
VICE RÉDHIBITOIRE

La Marianne se mord les les lèvres de désespoir. Plus elle considère l'animal plus elle le trouve minable, à l'article de la mort. Ah! si seulement elle découvrait un défaut qui puisse motiver l'annulation de la vente. Elle décide d'aller voir le Gustou, le plus fin chicaneur du pays. Elle lui expose les faits, implore son aide. Devant tant de détresse, celui ci consent à tenter de trouver chez l'animal quelque vice rédhibitoire.

Pour ce faire, il examine minitieusement la chèvre, commençant son inspection par la tête. L'oeil semble clair, les cornes ont bonne apparence; la barbiche est bien fournie, la denture saine, le poil luisant, le cou souple,l'échine droite, sans bosse, le pis ferme. En somme rien à dire. Une bonne biquette.
Tout autre que Gustou s'estimerait battu, mais le gredin a de la ressource. Pince sans rire, il inspecte de nouveau la chèvre, soulève la queue, se penche, puis s'écrie, l'air radieux:
-"Aco es! Ai trobat! Ségur que perde lou vint per aaqui!"
(Ça y est! j'ai trouvé! c'est par là qu'elle perd le vent!)
Je me suis laissé dire que la Marianne, fort dépitée, aurait employé à l'adresse du Gustou des épithètes intraduisibles en français.
jean-claude,
L'HABITAT AUVERGNAT, MÉMOIRE D'UN AUTRE TEMPS....
La maison, de tous temps,un lieu intimement lié au mode de vie de ceux qui l'occupe. Un lieu familial, ou l'on aime se sentir chez soi!
Autrefois, c'est là, que tous les membres de la famille, des grands parents aux petits enfants, se retrouvaient pour les repas, les moments de veillées et les dimanches. C'est là aussi que les naissances avaient lieu ainsi que les veillées mortuaires. Bien sur, le progrès et l'évolurtion de notre mode de vie ont considérablement modifié l'habitat dans notre pays depuis un siècle. les espaces à vivre sont devenus multiple (salon, cuisine, salle de jeux ...) et centré autour d'un meuble qui n'existait pas au début du siècle; la télévision, qui accapare le plus souvent les membres de la famille. Autrefois, la cheminée était le coin de refuge. Il n'est d'ailleurs pas nécessaire de remonter si loin pour trouver, dans nos campagne françaises, le souvenir des maisons de nos grands parents.

Plus bas dans les villages, constitués de quelques maisons, des fermes ou les propriétaires cohabitaient avec les animaux, l'habitation était un peu plus grande. Mais toujours en pierre et avec un toit en chaume. On y trouvait la pièce principale, la pièce à vivre.
En auvergne, difficile de ne pas évoquer tout d'abord le buron, habitat typique de nos montagnes auvergnates, isolé, en pierre et au toit de chaume. Des toits pentus, parfois touchant presque le sol, qui recouvraient une demeure modeste mais permettant aux éleveurs de vivre prés de leurs bêtes en altitude, tout en y fabricant les fromages qui leur permettaient de tirer quelques profits pour leur élevage
Sur le coté se trouvait une grande cheminée qui servait à chauffer la maisonnée, bien sur, mais qui accueillait volontiers les plats à mijoter. C'est elle qui rassemblait tous les membres de la famille, le soir venu, pour la veillée. Au son des flammes qui crépitaient, les anciens ne se lassent jamais de raconter quelques histoire ou légende du pays, et les jeunes, emmitouflés dans des couvertures, installés au pied de leurs aînés, ne se lassent jamais non plus de les écouter. Au milieu de la pièce, une grande table en bois et deux bancs. Une cafetière toujours fumante prête à contenter un visiteur venu prendre des nouvelles ou rendre quelques services.

Dans le coin, non loin de la cheminée, se dressais une horloge, dont le tic tac régulier rythmais inlassablement les journée de la maîtresse de la maison. C'est elle qui annonçait un décès à la maison puisque son balancier était immédiatement arrêté lorsque la mort frappait la famille.
Aujourd'hui, ces grosses horloges imposantes ne résonnent plus, menaçantes, que dans les phrases de la chanson des vieux de Jacques Brel, "et s'ils tremblent un peu est-ce de voir vieillir la pendule d'argent qui ronronne au salon, qui dit oui, qui dit non, qui dit je vous attends". Au mur, cohabitaient indifféremment une croix et un fusil de chasse Ainsi, les femmes partaient elles prier, le dimanche, tandis que les hommes étaient déjà à la chasse depuis le petit matin. Et puis, de l'autre côtés de la pièce, les lits en alcôves se faisaient discret derrière d'épais rideaux".
Nous l'avons dit, trois générations, enfants parents grands parents, vivaient sous le même toit. A l'heure, ou les habitats sont diffus, ou les familles sont éclatées, éparpillées sur le territoire, il est intéressant de voir combien cette évolution fut rapide. Bien sur, le confort est sans pareil, là ou autrefois, par exemple, les commodités étaient à l'extérieur et rudimentaires. sans parler des progrès techniques, du réfrigérateur, du lave linge, et des pièces qui se sont multipliées, de l'espace qui s'est considérablement agrandi, alors que la cellule familiale, elle s'est rétrécis. Paradoxe étrange mais bien réel de ce qui est devenu l'habitat aujourd'hui.
Ainsi les derniers burons qui restent désormais en l'état sont devenus de véritable lieux de mémoire.
Et si l'on ne regrette certainement pas son confort en les visitant, on peut se laisser prendre à la nostalgie des liens qui unissaient alors les habitants de ces modestes maisons.
jean-claude,
ENTRE PLAINES ET COTEAUX, LA LIMAGNE SE DÉVOILE
La limagne, étendue de blé, de mais, de betterave à sucre, de tabac, de tournesol ou de colza, sans obstacles jusqu'a la ligne d'horizon, sont visibles depuis les cotes de Clermont-Ferrand. Ces longues plaines céréalières, monotones aux yeux de l'observateur, datent pourtant d'une trentaine de millions d'années et nous rappelle que l'homme est bien petit devant cette force de la nature.
On distingue aujourd'hui les limagnes du sud, d'Issoire et de Brioude et la limagne Boubonnaise, au nord. La grande plaine située à l'est de Clermont-Ferrand est simplement appelée " La grande Limagne". Ce sont en fait des bassins remplis de sédiments accumulés sur 150 mètres de profondeur qui permettent l'exploitation de la terre; aujourd'hui très fertile.Autrefois l"élevage se pratiquait encore sur ces sols, mais progressivement, à la fin du XIXème siècle, les bêtes ont été transportées sur les plateaux et les cultures céréalières ont envahi les plaines.

Plus vers le sud, on trouve encore de petites buttes qui témoignent de l'activité volcanique de la région. Quelques coulées de lave datant de 25 à 15 millions d"années rappellent également que la terre bouillonnante se trouve sous nos pieds. Ces coulées usées par le temps, on fait place à de petits plateaux qui dominent aujourdh'ui la plaine.

Mais la limagne, ce sont aussi, quelques coteaux qui étaient, à la fin du XIXème siècle, le domaine d'un vignoble remarquable de 65 000 hectares. Ce qui était alors le troisième vignoble français ne représente plus qu'aujourdhui que 2 000hectares. Mais l'on peut encore déguster des bons crus et découvrir des sites naturels particulièrement aménager et préserver par le conservatoire des espaces et paysages d'auvergne. Ainsi le coteau de Puy St jean qui permet d'apêrcevoir la chaîne des puys et les monts du Livradois, tout en surplombant Artonne ou encore les coteaux de Mirabelle qui abritent oiseaux et plantes rares, sur les hauteurs de Riom.
jean-claude,
L"HABITATION

Le vigneron loge au premier étage de sa maison, à l'abri des gaz de fermentation et des odeurs de vin ainsi que de l'humidité qui remonte du sous-sol et du rez de chaussé. Un escalier extérieur et le perron abrité précédent l'entrée ainsi protégée. Sous l'escalier, des réduits sont emménagées pour élever un cochon, quelques lapins, de la volaille ou pour remiser le bois de chauffage.
Le grenier permet d'entreposer les récoltes d'oignons, ails, noix etc... et parfois d'aménager un élevage de pigeons, en l'absence de pigeonnier.
Quelques fois, un petit escalier extérieur permet d'acceder directement au grenier.
Sous l'avancée du toit, un espace de séchage ou "galetas" sert à sécher oignons et échalotes, ail, haricots e, plantes médicinales pour les infusions, paille de seigle servant à attacher la vigne.
Un toit à un versant est couvert de tuile canal.
jean-claude,
LA CAVE

A l'arrière du cuvage, elle est creusée à même le sol, elle est voûtée. L'on peut encore voir l'entrée de certaines cave pourvue d'un anneau métallique destiné à remonter les pièces de vin pour les nettoyer, à l'ecterieur dans la rue par exemple, lorsqu'il existe une sortie directe.
L'on peut être frappé du caractère labyrinthique d'une grande partie du bourg. Les bourgades vigneronnes d'Auvergne présentent fréquemment cette physionomie, entretenue par une difficulté de régularisation: véritable cadastre occulte, le réseau des caves est en effet figé et se révèle presque impossible à modifier.
Ailleurs, les caves constituent un véritable quartier comme à Yssac la Tourette ou l'on en dénombre101, unique en pays brayaud. La construction des ses caves remonte aux années 1880.
Comme la pierre était indispensable à la construction de l'escalier, à l"aménagement de certains murs, de l'endrement de la porte et de la cheminée d'aération, il fallait aller la chercher à Volvic. L'on raconte que le transport de ce matériau qui était souvent échangé contre du vin, se terminait fort tard dans la nuit et qu'il fallait que les attelages se souviennent du chemin parcouru pour retrouver, au retour, leur écurie ou leur étable, ramener leur lourd chargement et rentrer leur maître au bercail
jean-claude,
LE CUVAGE
Au rez de chaussée, de plein-pied, il sert à la vinification.
La porte à deux vantaux facilite le passage des chariots.
L'aération du local se fait par un fenestron ou de petites découpes dans les vantaux de la porte.
A l'intérieur, certains cuvages, bien que désinfectés, conservent encore la grande cuve en bois. La petite charrue inter-ceps dites "vigneronne", la hotte du vendangeur ou "berthe" en osier, des instruments d'origine servant au travail de la vigne et à la fabrication du vin.

jean-claude,
LA MAISON

Les maisons de vigneron avec leur grange, construites entre la seconde moitié du XVIIIème siècle et les années 1830, sont encore au nombre d'une trentaine.
La plupart en l'état ou restaurées à l'identique, mais beaucoup ont étés détruites.
La maison en hauteur, parfois sur quatre niveaux, est adaptée à l'espace restreint dans le bourg et aux besoins de très nombreuses petites exploitations.
jean-claude,
ETRE FACTEUR EN PAYS BRAYAUD.

Au début du XXeme siècle, en pays brayaud, longeant les Combrailles ou le relief est accidenté, nos anciens facteurs circulaient encore à pieds.
Leur tournée, un véritable marathon, au fil des hameaux et des lieux-dits des environs, dont ils connaissaient tous les chemins de traverse . Chaque jour, ils parcouraient plusieurs dizaines de kilomètres. Avec leur grande cape qui leur élargissaient leurs épaules et recouvrait leur sacoche, avec leur képi, leurs chaussures de cuir et souvent des guêtres qui les protégeaient des morsures de chien, ils étaient impressionnants.
Les tâches du facteur d'antan étaient très variées. Le matin avant de partir et selon l'importance de la commune, en compagnie de leurs collègues, voir le receveur, il faisait le tri postal, et classait le courrier suivant l'ordre de la journée. Puis, il commençait la distribution de lettres, mais aussi , les mandats et les colis. Il relevait le courrier à expédier, celui des habitants mais aussi celui des grosses boites à lettres installées sur le parcours. Si un particulier était abonné à un journal ou une revue, tels le Chasseur Français, le Semeur, La croix, La montagne..., il prenait en charge le montant de l'abonnement à envoyer par mandat. Il vendait les timbres et s'occuper de relever les taxes sur les lettres et les colis qui, d'aprés le contrôle du receveur, n'étaient pas suffisamment affranchis.
Eventuellement il payait les pensions et percevait les impôts. En outre, le facteur rendait couramment de menus services, tels apporter les courses, transmettre un message d'une maison à l"autre, voir appeler le médecin.
Ainsi le facteur pénétrait-il dans les fermes ou une collation lui était souvent offerte. Certains agents acceptaient volontiers parce qu'ils ressentaient la fatigue ou que la fin de la journée s'averait loin encore. Tout ce temps passé chez l'habitant, et tous ses services rendus, favorisaient les relations. Il est arrivé que des personnes seules, ou des ménages isolés, s'abonnent à une revue dans le seul but d'avoir quelqu'un à attendre, au moins le facteur. Pour ces gens, c'étaient aussi l'occasion de parler et qui sait, peut être d'apprendre quelques nouvelles du pays!
Aujourd'hui, le facteur est motorisé. En montagne et six jours par semaine, l'un deux déclare devoir desservir 180 foyers en six heures. C'est un vérificateur de tournée qui, en sa presence à fixé pour lui, ce temps officiel. Dans ce calcul, il n'est plus question de communiquer avec l'habitant car ce dernier est sensé etre équipé d'une boite aux lettres.
Ainsi voila révolu le temps de la convivialité, des échanges, des services rendus à l'habitant par nos facteurs d'antan.
jean-claude,
En rédigeant ce récit, je pense à mon grand père paternel, facteur à St Bonnet Laschamp.
La légende du bois de Trabantout
De mes quinze premières années, je me souviens des longues soirées d'hiver au coin du feu, dans la maison de mon arrière oncle d'Anglards, petit village, confortablement installé entre les montagnes du Cézallier et du Sancy. Mon oncle rené n'avait pas à chercher bien loin pour me conter des histoires, dans cette Auvergne peuplée de mystères et de légendes.
Le bois Trabantout baptisé ainsi depuis toujours existe vraiment: peu après Besse en Chandesse, en arrivant presque à Compains, il suffit d'emjamber un petit ruisseau et de suivre un étroit chemin caillouteux bordé de sapin et de buissons en écoutant vivre la nature, pour arriver peu après dans une l'arge carrière, l'entrée du bois de Trabantout.

Il suffisait de de demander et mon grand-oncle rené me racontait encore une fois la légende du bois de Trabantout, commençant toujours son récit de la même façon.
Il était une fois dans une profonde forêt d'Auvergne, une famille de sapin qui vivait paisiblement au rythme des saisons et du temps qui passe. Le fils, encore très jeune, faisait la fierté de ses parents et des arbres du voisinage. Un soir de Noël, une violente tempête s'abbatit sur tout le pays, détruisant tout sur son passage. Blotti contre ses parents qui essayaient de plus en plus difficilement de lutter contre les assauts du vent, le petit sapin tremblait de toutes ses branches. Soudain, une rafale plus violente que les autres tua d'un seul coup Papa et Maman Sapin qui se couchèrent sur le sol dans un long craquement plaintif, et le petit sapin, rescapé du désastre se retrouva tout seul au milieu de la forêt dévastée.
Il pleurait encore quand deux hommes et un petit garçon passèrent près de lui.
Il va falloir arracher tour ce qui reste, ramasser le bois et bien nettoyer pour replanter, disait l'un.
Le petit garçon s"approchat du sapin orphelin, caressa ses branches en adressant à son père;
-Dis papa, tu vas le laisser celui la, il est beau et si petit !
-Mais non Julien, nous allons l'arracher aussi; de toutes façons il sera écrasé par le tracteur forestier.
Le petit sapin qui ne comprenait rien au langage des hommes, se demandait bien pourquoi le gamin se serrait contre lui en sanglotant. Le lendemain, Julien et son père revinrent dans la forêt, munis d'une pelle et d'un grand sac de toile. Avec beaucoup de précautions et de terre à ses pieds, le petit sapin se retrouvât dans le sac,la tête dépassant juste assez pour dire adieu à ses parents toujours allongés sur le sol humide. Et le petit sapin, baptisé "Douglas', fut replanté dans une forêt inconnue parmi d'autres sapins a qui il racontât l'histoire.
Julien venait le voir souvent et lui parlé comme a un frère, heureux de le voir grandir et devenir de plus en plus beau. Peu à peu, Douglas comprenait les paroles du garçon et a son tour, il expliquait à ses amis les arbres que sio certains hommes sont bons et généreux, d'autres au contraire sont plus méchants que les loups qui autrefois hantaient les sous-bois.
Le garçon et le sapin grandissaient, se retrouvant chaque fois avec autant de bonheur et de joie.
Sans bouger une branche, le sapin écoutait les secrets que le jeune homme lui confiait; baissant un peu la voix pour lui parler de la jeune fille qu'il aimait. Douglas comprenait l'émoi de son ami car lui aussi était amoureux. La belle épicéa, magnifique jeune sapin aux senteurs troublantes, avait succombé au charme de Douglas, et tous deux n'atendaient qu'un souffle de vent pour s'incliner l'un vers l'autre et mêler leurs branches dans une longue et douce caresse.
Par un beau jour de printemps, dans un joyeux brou-ha-ha, la forêt toute entière célébra leur noces, chantant et dansant, parmi les animaux et les elfes, pour une fois sortis de leurs cachettes. Quand aux vacances suivantes, julien présenta sa fiancée à Douglas, le sapin, à sa façon, réussit à faire comprendre à son ami le tendre lien qui l'unissait à Épicéa, debout à ses cotés. Bientôt, un bébé sapin vint au monde, remplissant ses parents de bonheur et de joie, et ravivant, dans le coeur de Douglas, les jours heureux de son enfance mais aussi des heures sombres de la terrible tempête.
Les jours, les mois se succédaient dans une vie douce et tranquille, régulièrement ponctuée par les visites de Julien maintenant accompagné de deux adorables bambins.
Un soir de décembre, deux affreux bonhomme pénétrèrent dans la forêt.
-On vas d'abord couper celui-là; le plus grand des deux hommes en s'approchant d'un air menaçant du petit de Douglas et d'Épicéa, il fera un beau sapin de Noël et après on pourra le brûler.
Terrorisé par ces créatures inconnues et hostiles, le jeune sapin s'accrochait au branches de sa mère en tremblant.
Depuis longtemps déjà, grâce à Douglas et aux conseils avisés de Julien, la forêt s"était préparée à une attaque de la part des humains.
Rassurant d'un regard sa petite famille, Douglas se dressa haut dans le ciel tandis qu'un long sifflement aigu se répandait aux quatres coins du bois de Trabantout. Aussitôt tout devint très sombre, alors qu'un grondement d'abord sourd et lointain montait rapidement des sous-bois tel un troupeau d'éléphants autour des des deux hommes, ne leur laissant aucunes issues. Une brusque rafale de vent leur arracha les haches des mains, les faisant tournoyer dangereusement au dessus de leurs têtes avant de les laisser retomber quelques instants plus tard dans une large faille toute en feu ouverte dans le sol. Dans un rire démoniaque,mille paires d'yeux apparaissaient et disparaissaient dans les branches, projetant en direction des tueurs de sapin de bref éclairs lumineux aux pointes acérées. Recroquevillés au sol, le regard plein d'une terreur sans nom, les deux hommes avaient perdu toute arrogance et agressivité et ne ressemblaient plus qu'a des misérables jetées là par hasard.
Lentement, presque a regret, un étroit passage s'ouvrit alors entre les arbres, et, d'un geste de branches, Douglas invita les détrousseurs de forêt à déguerpir au plus vite.
Depuis ce jour, dans les chaumières, le soir au coin du feu, on racontent encore que le bois de Trabantout, de l'autre coté du ruisseau, est habité par des êtres étranges et des sapins qui parlent.
Jamais personne n"ose y pénétrer et les arbres deviennent centenaires.
D'une main experte, mon grand-oncle rené remis sa casquette, me regardait en souriant et clôturait immanquablement son récit par ces quelques mots de patois que je ne sais pas écrire;
"bari, bara, mo conte è saba..."
Jean-Claude,
LA MENTALITÉ D'UN PETIT PAYS.
Le paysan/vigneron brayaud n'est pas isolé. Il a la conscience d'appartenir à une communauté villageoise. Des conditions communes d'existence; depuis plusieurs siècles, ont rendu solidaire, quelques dix milles paysans peuplant le pays brayaud. Une entraide, une collaboration ont soudé entre eux ces paysans bien au delà de leur parenté et de leur commune. D'autant que bon nombre possèdent, des terres, des vignes dans d'autres communes limitrophes.
Le souffle de la révolution, certes atteint chatel-guyon mais sans épisodes tragiques.
A Chatel-Guyon, la commune s'installe. Début 1792, les officiers municipaux suppriment le prieuré de St Coust, font retirer les cloches pour être fondues afin d"équiper en canons la jeune armée révolutionnaire. Il faut attendre toutefois 1796 pour qu'il soit vendu comme bien national.
Les révolutions du XIXème siècle épargnèrent Chatel-Guyon. Tel à Gimeaux,ou résidait Gilbert Romme, le compte Paul Stroganof, ou la commune érige un monument à la mémoire des victimes de la révolution de 1830, unique en pays brayaud mais que l'on retrouve à Riom, place de la fédération et à Pontgibaud, dans la vallée de la sioule.
Revenons à notre vigneron brayaud, il a évolué au cours du XIXème siècle, plus particulièrement dans la seconde moitié du siècle. Il a planté, nous l'avons vu un cépage greffé pour améliorer la qualité du vin produit et pour une meilleur rémunération. De même, il a adapté son costume pour le rendre plus pratique
.
Les vignerons brayauds, les laboureurs du marais de Riom et des Varennes de Limagne s'ouvent peu à peu aux nouveautés, après réflexions et avec prudence. L'existence d'un petit pays implique une communion d'interet et de pensée.
Jean-claude,
UNE VIE RUDE
Malgrés l"élévation du niveau de vie au cours des XVIIème et XVIIIème siècles, notre vigneron brayaud connaît néanmoins une vie vie rude, différente certes du bûcheron montagnard et du laboureur du Marais de Riom et des Varennes de Limagne.
Parcourir l'auvergne à la veille de la révolution, un observateur, Legrand d'Aussy, a fixé l'image d'un cultivateur réduit à boire sa "piquete" parce qu'il devait vendre, pour subsister, son meilleur vin: nulle classe en auvergne, écrit il, n'est aussi misérable que le vigneron. La mévente du vin, à la fin de l'ancien régime, provoque jusqu'en 1787, une intense immigration; il faut attendre prés d'un siècle pour que une prospérité de courte durée d'ailleurs, de 1860 à 1890, lui succède.
La plus grande partie de la production agricole, vin, eau de vie, mais aussi méteil et seigle, lait d'une ou deux vache et beurre, élevage d'un cochon, de volaille,, pigeons, lapin, est destinée à la consommation familiale. La vente du surplus auquel s"ajoute plus tard, un vin de meilleure qualité, issu d'un cépage greffé, le gamay, procure un peu d'argent.
jean-claude,
UN PERSONNAGE CENTRAL
LE VIGNERON BRAYAUD
L'identité du vigneron brayaud se fait d'abord par le costume. P.Mathieu vers 1850, nous a laissé une description précise du costume brayaud.
Celui de l'homme:

un chapeau rond à petites ailes; une veste en laine, sans collet s'arrondissant en jupon au moyen d'une douzaine de pointes; une large ceinture de cuir retenue par une grande boucle jaune; le col de la chemise retombant sur la poitrine en deux plates bandes et au milieu une fibule en laiton ornée de floquets en soie rouge, au dessous un véritable haut de chausses d'une ampleur telle à chaque jambe que les vignerons, quand ils allaient au champs, mettaient d'un coté le bousset, de l'autre la pitance pour la journée sans augmentation de volume; le bas des jambes était emboîté des des guêtres hâtes serrées au dessus du genou par une large jarretiere en laine bleue et rouge dont les deux bouts terminés en un bouquet des mémés fils, faisait ornement de chaque côtés.
Et celui de la femme;

La coiffure en toile blanche embrasse l'arriere de la tète et retombant de chaque coté en deux larges ailes bien empesées, flotte sur les épaules; le corsage de la robe, renforcé d'une multitude de paquets de joncs, est ouvert par devant ou un lacet rouge et bleu le retient collé au buste et fait ressortir la taille en forme de guêpe, appelée jolie tournure; les manches, courtes se terminent par un parement orné de rubans aux couleurs éclatantes; quand au collier, il n'est pas rare de voir d"élégante villageoises l"étaler sur leur tablier de soie ou de velours; le bas de la robe, plissée autour de la taille, est ample et court. Chaque partie de ce vêtement est d'une teinte qui tranche sur l"autre.
En 1850, la veste courte du vigneron disparaît, remplacé par un ample bourgeron de toile noire ou bleue foncée, le bliaut (du latin blialdus ou biaude) sous lequel, un pantalon en gros drap convient mieux que des braies. Dix ans plus tard, la vulgarisation du nouveau costume masculin "etait presque achevé; l'abbé Maret dans son voyage en auvergne publié en 1860 en porte témoignage.
Le sobriquet de brayaud, reflet de la vie courante, n'est pas de sans valeur d'enseignement pour l'histoire. s'il implique à une collectivité, il invite ainsi à une véritable étude ethnographique.
jean-claude,
chatel-guyon la vallée de sans soucis

Dominée au nord par le château de Chazeron, la vallée de Sans-Souci ouvre une profonde entaille dans le socle à l'orée de la plaine de la Limagne. Son nom garde le souvenir d'une belle histoire. Vers 1880,un instituteur retraité se fit ermite en ce lieu et y bâtit une maisonnette, dont on peut voir encore aujourd'hui quelques ruines. A tous ceux qu'il croisait celui que l'on surnommait Georgy disait qu'il vivait tranquille et "sans souci", si bien que l'expression finit à s'attacher à ces gorges paisibles, si appréciées de Guy de Maupassant lors de ces cures à Châtel-Guyon. La vallée est drainée par le Sardon qui porte en cette partie de son cours le nom de ruisseau de Romeuf, en référence à un ancien village situé à l'amont.Vers 1910, l'ouverture de la voie de chemin de fer Riom-Châtel-Guyon justifia le captage partiel du Sardon, pour approvisionner en eau la gare de Châtel-Guyon et les locomotives à vapeur qui y stationnaient. Une prise d'eau fut alors aménagée sur le ruisseau, et un réservoir fut construit, qui alimentait les installations ferroviaires par une conduite d'eau souterraine. La fraîcheur du lieu permit aussi l'installation d'une usine à glaçons pour les grands hôtels de la station thermale. On parle aussi d'une source d'eau minérale aujourd'hui disparue sous la végétation, que les curistes venait boire pour se soigner. La vallée essentiellement composée d'une forêt de feuillus est classée en Zones Naturelles d'Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF) de type 1.
jean-claude,
Chatel-guyon; le bourg castral.
Le bourg castral.
Le château de Guy II donne naissance à un bourg castral attesté en 1265
L'armorial de Guillaume Revel réalisé en 1450; conserve une bonne représentation de Chastelguio (orthographe mentionné en 1416). Tassé au pied de la motte féodale, se situe un village non fortifié.

Le plan castral laisse apparaître ce qui pourrait être la trace d'un lotissement régulier, des îlots formant des bandes concentriques d'environ 25 m de largeur, parallèles aux courbes de niveau. Ce qui constitue aujourd'hui le "coeur" du bourg, précède à l'origine d'un plan régulier, particulièrement altéré par la suite. D"autres constructions sont représentée, indice d'un habitat dispersé: quartier du Sopinet et de "Derrière le château".
La chapelle castral dédiée à St Maurice s"adosse directement à la motte féodale avec son cimetière attenant.
Le Bourg castral correspond à un petit échelon administratif: présence d'un "baille" ou "bailli" (officier de justice, gouverneur); d'un prévôt (magistrat) en 1305.
jean-claude,
La soupe de rave de ma grande tante
Ma grande tante faisait, en hiver, de la soupe chaque soir. Ou, plus exactement, elle en préparait tous les 2 jours, et ce pour 2 jours. Quand je rentrais du lac avec l'oncle, comme mes parents travaillaient tous les 2, c’est chez elle que j’allais passer les vacances.Parmi les soupes classiques de ma grande tante, il y avait bien sûr la soupe de légumes variés, toujours patates, poireau carotte et reste de tous les légumes . Également la soupe au chou. Parfois, et exclusivement servie chez elle le samedi soir , la gratinée à l’oignon… que je n’ai encore jamais faite. Il va falloir que je me lance! Il y avait encore bien entendu la floraline au lait vert, alors ça c’était la nourriture de base, à moi gamin, à tel point que quand nous étions à Anglards , dans la région du Sancy, les bessards « pure souche » ne comprenaient pas comment je pouvais l'apprécier.
Et, j’y arrive enfin,
la soupe de rave de ma grande tante

Prep : très long, il faut couper les raves en petits cubes… Mais certaines mandolines savent simplifier le travail…
Cuisson : 30 min
Les raves sont des petits navets ronds violets. Il faut les choisir pas trop petits, sinon on n’a pas fini de peler et peler encore, mais pas trop gros non plus, car plus ils sont gros, plus on court le risque qu’ils soient creux et fibreux. Il faut toujours en prévoir plus que ce dont on aura besoin, car il arrive qu’ils soient véreux, ou bien qu’ils aient « pris un coup de froid » : leur chair au lieu d’être très blanche et opaque, se teinte de reflets jaunasses ou noirâtres et semble devenir translucide… Bref, il y a du gâchis… Penser aussi à les peler au couteau et non à l’économe, car leur peau est épaisse, quand on coupe le haut de la rave, on voit un cercle environ 3mm à l’intérieur… C’est le repère à atteindre pour être sûr d’avoir supprimé toute la peau, dure et filandreuse.
Pour 4 personnes qui ne mangeront que ça ce soir!

1 patate à soupe par personne, selon la taille (1 grosse et 2 moyennes pour moi)
1 belle carotte par personne (donc 4 pour moi)
1 rave moyenne ou 2 petites par personne, plus du rab’ au cas où il y aurait de la perte… (jamais de grosses raves!)
du bouillon de volaille pour couvrir juste à niveau, pas plus
et ma grande tante ajoutait parfois une poignée de riz qui cuit en 10 minutes (thaï, basmati, etc…)
Lait à volonté
sel, poivre
Commencer par peler, laver et couper en petits cubes tous les légumes. Pour moi, la taille idéale des cubes c’est environ 1cm de côté.
En tout cas, si vous taillez plus petit, ça cuira plus vite mais que de temps à couper des cubes… Et si vous coupez plus gros, prévoyez une cuisson un peu plus longue.
Placer tous les légumes dans une casserole, couvrir juste à niveau, pas plus, je dirais même plutôt à peine moins, avec le bouillon de volaille froid (de l’eau avec un cube de bouillon déshydraté feront parfaitement l’affaire).
Porter à ébullition, puis baisser le feu et laisser bouillonner doucement à couvert jusqu’à ce que les légumes soient tendres, ce qui prendra environ 20 à 30 minutes selon la taille des cubes.
Ajoutez le riz environ 10 minutes avant la fin de la cuisson, quand les patates semblent ne plus arriver vraiment à résister à l’écrasement de votre cuiller en bois contre les parois de la casserole… et surveillez la cuisson en ajoutant du lait si le riz manque de liquide pour bien gonfler.
Résistez à l’envie pourtant très naturelle d’utiliser dur riz complet, ou alors faites le précuire avant, car il lui faut 45 minutes pour être tendre, la soupe n’en demandera jamais autant!
Quand tout est cuit, le niveau du bouillon peut être plus haut que les légumes si vous n’avez pas mis de riz. Je vous recommande alors d’en retirer un peu et de le remplacer par du lait. Cette soupe est vraiment un bouillon dans lequel nagent beaucoup de légumes, avec ou sans grains de riz, mais en aucun cas une soupe pour chien épaisse et pâteuse! Donc il faut ajouter du lait pour obtenir la consistance désirée.
Poivrer. Goûter, rectifier en sel et poivre.
Servir rapidement, surtout en présence de riz… et très chaud.

Je rajoute même encore du lait bien froid dans ma soupe pour pouvoir la déguster plus vite! C’est que je n’aime pas attendre, surtout une telle soupe! Et comme toujours sur les soupes de mon enfance, je place le morceau de fourme à faire tremper dans le bol pour le ramollir et le grignoter tout doucement, une petite bouchée par cuillerée de soupe… Mmmmmmmm…

Que de souvenirs…
jean-claude,
Chatel-Guyon: Le démentelement château de Gui II
Le démentelement du château.
. A la fin du XVIème siècle, de 1590 à 1594, éclatent, les guerres de ligue, entre les ligueurs adversaires du roi et le roi. En 1590, le château est occupé par les troupes de la ligue puis par les troupes royales. Fortement endommagé en 1594, sa destruction est demandée par la ville de Riom qui a fait serment de fidélité au roi.
Il est finalement démentelé en 1631.
. Toutefois, la partie centrale qui figure au cadastre napoléonien de 1809, et qui a été relevée en plan par l'architecte E.Mallay, a subsisté jusqu'au milieu du XIXème siècle.
Une aquarelle de cette époque reproduit l'état du château.

.Les pierres seront employées dans la construction de la nouvelle église (actuelle église Sainte Anne) et des maisons dans le bourg.

Aujourd'hui, le château a complètement disparu.

jean-claude,
Guy II, Compte d'Auvergne
Un vassal atypique.
.Guy II est le fils de Robert IV, compte d'Auvergne, et de Mahaut de Bourgogne, il prend la succession de son père, à la tête du mité d'Auvergne à partir de 1194: il la gardera jusqu"en 1222. La terre d'Auvergne possède, entre autres, villes, places fortes et châteaux. Elle est placée sous la souveraineté du roi de France "Philippe-Auguste"; le compte Guy II est l'un de ses grands vassaux.
.Lors du conflit qui oppose la France et l'Angleterre, Guy II prend le parti du souverain anglais qui géographiquement éloigné, faisait de larges promesses à ses fidèles. Mais à peine, les hostilités commencent-elles que le roi d'Angleterre l'abandonne à la colère du roi de France qui ravage l'Auvergne en 1196.
Un vassal belligueux.
.LE SEIGNEUR, L'EVEQUE ET LE ROI.
.En 1197, Guy II se brouille avec son frère Robert; évêque de Clermont qui le fait excommunier. Il pille alors églises et monastères. A nouveau, l"Auvergne est à feu et à sang. Dans l'espoir de s'attirer les faveurs du pape Innocent III, Guy II fait don à l"église de la forteresse de Chatel-Guidon (aujourdhui disparue).
.En 1199, la paix est rétablie grâce à l'intervention de l'archevêque de Bourges. Les deux frères se brouillent à nouveau pour se réconcilier en 1201 par l'intermédiaire cette fois du duc de Bourgogne.
.Un an plus tard, craignant de se voir confisquer Clermont par le roi, qui vient de lui enlever le château de Mauzun, Guy II confie la ville à son frère. Leur relation se gâte une fois de plus et Guy II le fait jeter en prison en 1206. Il est excommunié une seconde fois.
.A nouveau réconciliés, les deux frères partent en croisade contre les Albigeois. A leur retour, Guy II fait enfermér son frère, s'empare de ses possessions et dévaste les églises. Il pille les abbayes clunisiennes de Mozac et de Marsat protégée par le roi.
.Saisissant alors l'occasion d'e"n finir avec son turbulent vassal,le roi envoie un 1213 une armée en Auvergne sous le commandement de Guy de Dampierre, seigneur de Bourbon et Renaud Forez, archeveque de Lyon. Avec la féodalité, le moyen âge voit la multiplication des forteresses de puissants seigneurs vassaux du roi de France. L'armée du roi prend Riom, la forteresse de Tournoël fondée avant 1100 qui défendait le nord-est de la ville, celle du Vigosche (l'actuel Chateaugay) qui défendait la ville au sud, celle de Castrum Guidonis (l'actuel Chatel-Guyon) ainsi que cent vingt autres places.
.Des 1213, la région est annexée définitivement par Philippe-Auguste. Le château de Guy II perd une grande partie de son intérêt stratégique.
Un vassal ruiné.
. Le roi en s'emparant des forteresses auvergnates réputées imprenables, avait saisi l'occasion de réaffirmer sa suzeraineté en soumettant un vassal indiscipliné. Les terres confisquées sont données à Austier de Villemontée, l'un des compagnons d'armes du roi.
.Guy II qui conserve toutefois Vic le Compte et des châteaux alentours, se trouve presque entièrement dépouillé lorsqu'il meurt en 1222. La terre d'Auvergne est entrée dans le domaine royal. Philippe-Auguste réussit au total à tripler la superficie du domaine royal.
.En 1386, la seigneurie de Chatel-Guyon est vendue au seigneur de Tournoël (Hugues de la Roche) qui la revend en 1395 à Oudard Aultier de Chazeron, puis entre en mariage dans la famille de Monestay avec le chevalier Gilbert de Monestay.
jean-claude,
Chatel-Guyon: Le château de Gui II
Chatel-Guyon: Le chateau de Gui II
Une motte féodal.
.A un kilomètre au sud de St Coust, la butte du calvaire constitue une motte féodal naturelle, un site défensif. Ce relief se situe sur un chemin reliant Riom et Manzat, sans que l'on sache avec précisions si ce chemin préexiste, ou il vas se constituer à l'abri du château. Sur cette butte, Guy II compte d'auvergne décide à la fin du XIIème siècle, en 1185, de construire un château pour surveiller la plaine de la Limagne, plus particulièrement sa bordure nord-ouest.
Un château fort.
.C'est un château quadrangulaire de 23m sur 20, avec quatre tours d'angle défensives; rondes et massives, que relient des courtines renforcées par une enceinte extérieure, crénelée.
.Le château est dépourvue de donjon comme celui de Yèvre dans le Loiret.
.Cette forteresse prend le nom de "Castrum Guidomis" mentionné en en 1209 puis en 1255, le château de Gui.
.Le château, vu du sud, occupe le sommet d'une butte tronçonique. Un toit à deux pentes de petites dimensions dépasse au dessus de la courtine méridionale: des bâtiments s"élevaient donc à l'intérieur de ces murs. Une enceinte extérieure court court à flanc de coteau, des bâtiments dont on aperçoit les toits sont adossés à la face interne et occupent une grande partie de la surface de la basse-cour. Une porte s'ouvre dans la face orientale de la butte.
Une maquette du château, réalisée par Jacques Bureau, illustre bien cette description.
jean-claude,
Randonnée pédeste St Bonnet prés Riom / le Puy de Dôme
Randonnée pédeste St Bonnet prés Riom / le Puy de Dôme
Qu'elle belle journée ce 18 juin, un temps idéal pour cette randonnée pédestre.
Tous le monde était prêt à 06 heures 00, un petit café, un rosé pour certains chez nos amis rue Michel de l'hospital à St Bonnet près Riom.
Déception pour notre ami julien, il ne partiras pas avec nous suite à des douleurs dans les chevilles. La vigne donne du travail à cette époque, le terrain est escarpé. Il s'occupera de la coordination et nous rejoindra au deuxième départ à partir de Vulcania.
Un trés bon parcours, 36,610km dans le cerveau de Lucien.
Direction Chatel-Guyon, Rochepradiere, Facemeunier et Moulet Marcenat lieu de la première pause et prise d'un bon casse croûte arrosé d'un bon coup de vin de Madargues.
Et direction le col de la nugère, là dans les sous bois cela grimpe, beaucoup trop pour moi, un chance un bucheron passe avec son tracteur. Je l'accoste, je lui demande gentillement de monter sur le timon, il accepte, 800 metres celà me sauve.
Merci bucheron, tu m'as bien aidé, grace à toi j'arriverai au bout.
Tout vas bien mieux maintenant, je marche à bonne allure avec le groupe, je pioche dans mon sac, je prends une poignée d'abricot sec. Cela me permet de suivre tranquillement, je gravis le col des Gouttes sans difficultés et j'aperçois Vulcania.

Le ravitaillement est là, une deuxieme équipe nous rejoindra apres un pique-nique bien mérité.
Tous est prét salade piemontaise, céleri rémoulade, jambon sec, paté en croute, rosette, roti de porc, saint nectaire et des bonnes cerises, ceci arosé de côte d'auvergne.

Il faut continuer, il reste 12 km environ. Tout se passe bien, malgrés le temps, un peu de pluie, de la bruine jusqu'au col de Ceyssat.
Vers 15 heures 00, nous étions au pied de dôme, devant nous le chemin des muletiers, trop dur pour moi, je decroche. Il ne restait que 03,800km, mais la fatigue se fesait sentir.
Je m'arrete, c'est finis pour moi, j'ai parcourus 36,610 km, c'est bien.
Salut bucheron, c'est grace à toi si j'y suis arrivé.


Mes collegues continueront jusqu'au sommet par le chemin des muletier.
Le soir tout le monde se retrouvent à l'auberge "Des gros manaux" afin de déguster une exellente truffade.
Cette soirée fut la récompense d'une bonne journée

























