le blog de l'auvergnat

L'ancienne reine de beauté finit en prison

"Poilu" parmi les "poilus", son mari est au front.

Hellène Brémond prend un amant!!!

Mais l'ancienne reine de beauté le tue lors d'une violente dispute. Le 24 décembre 1919, à Riom 63200, la cour d'assisses la condamne à trois ans de prison.

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C'était un "planqué". Pendant que des centaines de milliers de soldats comptaient en première ligne, d'autres échappaient à la boucherie des tranchées. Certains par piston; d'autres en raison de leur affectation militaire. C'est le cas d'Alfred Bashevillier. Soldat du 13emes escadron du train, il est basé à l'arsenal des gravanches à Clermont-Ferrand. C'est la, en mai 1917, qu'il fait la connaissance d'hellène Brémond. Élue reine de la beauté  avant la guerre, elle est encore très séduisante. Son mari, lui, n'est pas un planqué. monté du front depuis le début des hostilités, Fernand Brémond est rapidement envoyé en Orient, les dardannelles, salonique ...autant de destinations meurtrières.

 

Loin des yeux, loin du coeur: la belle hellène devient la maîtresse d'Alfred. Le coup de foudre pour Fernand, leur mariage, l'enfant qu'il ont eu ensemble (hellène la confié à un oncle au début de la guerre),  semblent que de brumeux souvenir. L'ancienne reine de beauté tient à profiter le plus possible de son amant..Elle persuade ainsi sa mère, qui est veuve, de lui louer un chambre dans la maison qu'occupent les deux femmes, rue du Port.

 

Jaloux et colérique.

Un an plus tard, en juin 1918, le mari bénéficie de sa première permission. Il découvre la situation, finit par ce faire une raison, demande le divorce. Puis il repart à la guerre. A son retour, une fois l'armistice signé, les deux amants vivent toujours ensemble. La mère d'hellène tente de persuadé sa fille de reprendre la vie conjugale. Mais son insistance n'a pour l'instant que d'énerver l'amant. Décrit comme jaloux et colérique, ce  dernier peut être également très violent. Malheureusement, Hellène en fait trop souvent les frais, mais semble s'en accommoder.

Leur liaison tant tumultueuse se prolonge jusq'au 06 juin 2019. e soir là, une nouvelle dispute éclate; la mère d'hellène en est une nouvelle fois la cause.Alfred injurie et menace sa quasi belle-mère. D'après les deux femmes, il vas jusqu'a exhiber un revolver sorti d'une malle. Effrayée, Mme veuve clermont vas se réfugier dans sa chambre. Mais à l'heure du dîner, la dispute reprend avec une violence accrue, le militaire se lève, Hellène panique et s'empare d'un autre revolvers appartenant à son frère et tire. Atteint en pleine tête, Alfred Baschevillier s'effondre.Il expire quelques heures plus tard; Hellène, elle, s'est déjà constituée prisonnière.

 

La bague manquante.

Moins d'un an plus tard, le 24 octobre 1919, elle comparait devant la cour d'assise du puy de dôme. La plupart des témoignage sont favorable à l'accusée. La violence de l'accusée, son caractère emporté, les sévices exercés sur hellène, les menaces contre sa mère, tout est confirmé. Un quasi cas de légitime défense ! Mais la déposition d'un camarade du régiment de la victime jeter un trouble. D'après lui, début juin, Alfred Baschevillier était en possession de 900 francs en pièces d'or. Il portait également une chevalière, d'une valeur de 2 000 francs. Or, juste après son décès, il n'avait qu'une centaine de francs en poche, et pas de bague au doigt. De là a penser que le vol puisse être le mobile du crime... L'avocat d'hellène ne s'en laisse pas compter, il rappelle que le soldat avait emprunter une bicyclette au défunt, qu'il avait omis de rendre après le décès. Et qu'il avait fallu un courrier pressant des héritiers renseignés par hellène, pour qu'il consente à la restituer trois mois plus tard. De là à penser que l'or disparu ait été inventé de toutes pièces pour nuire à l'accusée... Les réquisitions, plutôt modérées. de l'avocat général font le reste. Après un bref délibéré, la sanction tombe,  tout aussi pondéré... Trois ans de prison.  Pas tout a fait, l'aquittement réclamé par la défense, mais peu de chose au regard de la vie d'un homme, aussi désagréable eût il pu paraître.

 

                                                                                             jean-claude,

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ON NE DOIT PAS TRAVAILLER LE DIMANCHE

Au dessus de ma ville natale, il y avait un fermier trés riche qui avait beaucoup de domestiques. Marguerite, sa première servante, était connue dans tout le pays pour son attachemement à son maitre, et aussi pour son peu de respect de la religion.

Un dimanche, le fermier ordonna à tous ses gens d'aller travailler dan un  champ au milieu de la forêt, parce su'il y avait du fumier à écarter, et que l'ouvrage pressait. Les autres domestiques dirent  que le dimanche était un jour de repos consacré au seigneur , et Marguerite fut la seule à montrer qui se montra disposée  à obéir à son maitre. Celui ci, pour l'encourager, lui promit une forte récompense, puis,, suivant l'habitude du pays, il se rendit sur la place devant l'église pour causer avec ses amis à la la sortie de la messe.

-Cependant Marguerite se rendit au champ, qui était trés grand, et elle se disait:" je n'écarterai pas sans doute tout ce fumier aujourd'hui, car il y en a trop; mais je ferai de mon mieux, et demain nous viendrons tous nous metre à l'ouvrage. C'est bien mal aux autres domestiques de n'avoir pas écouté leur maitre. Pour moi, j'aime mieux lui obéir que d'aller à la messe ou l'on perd son temps. Apres tout, est-ce qu'il y a un bon dieu !!! "

Elle se mit à l'ouvrage, et elle avait a peine remuée quelques fourchées de fumier, lorqu'elle vit sortir du bois un homme tout petit, mais qui avait la tête grosse comme une citrouille. il siffla et aussitôt trentes autres nains, plus laids et plus petits que le le premier accoururent avec des fouches et se mirent à écarter le fumier.

Lorsqu'il fut entierement étendu, le chef des nains dit à Marguerite: " Au revoir !!! Trouve toi ce soir  à dix heures dans la grange; je viendrai chercher ma récompense". Aussitôt, il disparut ainsi que ses trentes compagnons.

La pauvre Marguerite avait bien du chagrin car elle pensait que tout cela n'était pas naturel; elle allait s'en retourner à la ferme, quand elle entendit du bruit derriere elle; elle se retourna et vit une vielle femme toute ridée qui lui dit:" Tu viens de te donner au diable, ma pauvre fille; je suis en purgatoire ou je souffre depuis longtemps, parce que j'ai travaillée le dimanche au lieu d'aller à la messe. je puis te sauver si tu peux me dire le nom du sixième jour de la semaine; je l'ai oublié, et si je savais je cesserai de souffir.

- C'est le vrendredi, repondit Marguerite.

- Merci, dit la vieille dame. Ce soir, lorsque tu seras dans la grange, garde toi bien de ne serrai aucune corde autour de toi. quand le diable viendra, jette lui une botte de paille avant qu'il n'ai put s'approcher de toi."

La vieille disparut, et Marguerite rentra à la ferme; à dix heures elle alla a la grange et le diable arriva pour la prendre. Mais elle lui jetta au nez une botte de paille et le diable se sauva en jurant.

Marguerite ne voulut plus retourner au au champ de la foret; elle se garda bien, depuis de travailler le dimanche; elle ne plus d'assister à la messe, aussi elle ne revit plus le diable.

 

                                                                                                jean-claude,

 

 

 

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vendredi 16 mars 2018

Les paysans vanniers de mon quartier.

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Lors de ma jeune enfance,  les paysans fabriquaient encore eux même leurs paniers, hottes etc... pour leur vie quotidienne: cueillette des fruits; des légumes; le pain; les fromages et bien sur pour les vendanges. Les hommes, car c'étaient eux qui faisaient essentiellement de la vannerie, , les paysans vannier les végétaux pour les utiliser en tant que matériaux. Noisetier, châtaigner, osier, paille et pousses de jeunes chênes étaient récupérés dans la campagne brayaude. Si depuis le 19eme siècle , les gens ont appris à travailler professionnellement l'osier (tressage plus rapide), les paysans vanniers eux, utilisaient divers bois en fonction de l'utilité de leurs paniers ...  

 

Ainsi, la paillas servaient aussi bien à faire des ruches que des paniers permettant de laisser lever la pate à pain ou encore des semoirs de forme concave pour s'adapter facilement à la hanche.

 

Le noisetier était utilisé pour tresser des "brescado" ou "banaste", corbeille à linge de forme ovale. Si le châtaignier n'érait pas adapter à ces paniers, c'est que le bois est réputé pour tacher!

 

Dans la vallée "Sans soucis" ou à "St Coust", on trouvait beaucoup de chênes. Aussi ramasser t'on les pousses les plus jeunes dont on sortait des rubans à tresser. Ceux ci servaient à confectionner des paniers, hottes, bonbonnes etc ...Mais à l'apparition du carton bouilli, la vannerie s'est raréfiée. La malle en osier à, par exemple disparut au profit de la valise. Et le sac plastique a définitivement sonné le glas du panier, bien qu'on tente aujourd'hui de préserver ce savoir faire à travers l'artisanat.

 

Un savoir faire menacé certes , mais toujours présent dans la mémoire collective.

 

                                                                                                                            jean-claude,

 

 

 

 

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vendredi 1 août 2014

Le temps passe; les souvenirs restent ...

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vendredi 16 mai 2014

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JE REVIENS D'UN LIEU SITUE AU MILIEU DE NULLE PART !!!

La cité de Clairvivre, une petite agglomération de 1000 habitants située en Dordogne, au centre d'un triangle formé par les villes de Limoges, Périgueux et Brive, dans une région touristique, à proximité des Gorges de l'Auvézère.

Fondée en 1932 pour accueillir les blessés du poumon, son activité a été reconvertie dans l'accueil et la formation d’adultes handicapés, dans le cadre d'un centre de rééducation professionnel ; d'un établissement ou service d'aide par le travail et d'un foyer d’hébergement.

Le domaine s'étend sur 130 hectares en bordure de la foret de Bonn avec 14 km de routes pour desservir les différents services, hébergements, lieux de formations, restaurants, bureaux de poste, mairie, écoles, supérette etc ... 

A moins de dix kilomètres du château d’Hautefort, en pleine campagne et autant dire au milieu de nulle part, sur la commune de Salagnac en Dordogne, on tombe sur une étrange cité « radieuse », construite en béton dans le plus pur style théorisé dans la Charte d’Athènes par un tout jeune architecte élève d'Auguste Perret, ami d’Henri Sellier : Pierre FORESTIER.
Clairvivre est la première cité sanitaire française, la première application en France des idées modernes à la fois sur le plan architectural, constructif et urbain. Un projet portés par des savants « fous » d’hygiénisme..

La Cité est l’œuvre de la Fédération Nationale des Blessés du Poumon et Chirurgicaux et de son infatigable et inébranlable secrétaire général, Albert Delsuc. Après la Grande Guerre, nombreux sont en effet les anciens combattants gazés, blessés, tuberculeux, dont les blessures ne se voient pas, mais qui réclament une assistance médicale et à la réinsertion adaptée à leur situation.

Les obstacles au projet sont immenses, mais André Maginot, l'omnipotent ministre, veille. En 1930, le parlement vote un crédit de 60 millions pour son édification. Mais ce ne sera pas suffisant. On fera appel aux multiples sections de la Fédération, aux ressources tirées du "Timbre anti-tuberculeux" .
Les difficultés de la crise économique mondiale, celles inhérentes à tout chantier novateur à une époque où pratiquement tout se fait à la main, les dissensions politiques – il s’agit d’un projet de gauche. Pendant la seconde guerre mondiale, Clairvivre accueillera la Faculté de médecine de Strasbourg repliée, et aussi Irène Jolliot-Curie qui y laissera un dépôt ...rayonnant !

La vocation de la cité Clairvivre était de traiter les victimes des attaques au gaz de la première guerre mondiale et les tuberculeux avant l’invention des antibiotiques. Les malades pouvaient être accompagnés de leurs familles tout en étant placés sous surveillance médicale constante. Des activités et des ateliers étaient prévus pour leur permettre de reprendre une vie normale par un travail compatible avec leur état de santé. Car la cité doit s'autosuffire et produire de quoi fonctionner .. ; tout y est pensé rationnellement, jusqu'aux bancs de repos qui parsèment les allées.

Les promoteurs de cette idée généreuse et utopique avaient vu grand : sur 150 hectares, un hôtel de 211 chambres destiné à l’hébergement des malades célibataires et des visiteurs, un établissement de soins, une poste, un abattoir, un centre commercial dénommé « magasin général » pour l’approvisionnement, une centrale électrique, une station d’épuration, une base de loisirs près d’un étang avec un restaurant, une salle de cinéma, des ateliers … Tout était prévu pour satisfaire au confort moderne. Et surtout, 177 pavillons jumelés, équipés de chauffe-eau, radiateurs et de cuisinières électriques, avec un solarium pour le repos au soleil des malades. Pas de lieu de culte, pas d’école (on n’eut pas le temps de la construire).

Le premier habitant arriva en 1933, mais en 1934, l’hôpital ne fonctionnait pas encore. Aujourd’hui, on évoquerait la notion de « léproserie », mais à l’époque de sa conception, la cité de Clairvivre répondait à une vocation généreuse, une idée née en Angleterre, à Papworth.

La cité telle qu’elle existe aujourd’hui répond toujours aux objectifs fixés par Albert Delsuc.

La totalité des bâtiments existe encore, les maisons semblent bien entretenues, on refait actuellement le macadam des circulations devant le Grand Hôtel.
Certains bâtiments ont changé d’affectation, (les gîtes ruraux par exemple) et des structures nouvelles sont venues compléter les anciennes. C’est un établissement public départemental qui reçoit aujourd'hui des travailleurs handicapés au sein : 
- d'un Etablissement ou Service d'Aide par le Travail (ESAT),
- d'un Centre de rééducation professionnelle qui dispense des actions de définition de projet de réinsertion professionnelle (préorientation, lutte contre l'illettrisme),
- des actions de formation professionnelle qui couvrent de larges secteurs de l'économie. Le C.R.P. fonctionne en internat ou demi-internat, l’hébergement étant assuré dans des pavillons comprenant chacun une dizaine de chambres (majoritairement individuelles avec salle de bains indépendante). L'hébergement est gratuit pour les stagiaires de la Formation Professionnelle.

Une cité inondée de soleil, qui a plutôt bien vieilli, enchâssée au cœur du Périgord, un amphithéâtre de verdure où l'on continue à s’occuper de blessés de la vie. Une impression étrange à parcourir ces sentiers fleuris, tout de même …

J'AI VISITE CET ETABLISSEMENT DANS LE BUT DE SUIVRE UNE FORMATION DE "CONSEILLER TECHNIQUE EN INSERTION".

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dimanche 30 mars 2014

Le bonheur se trouve ...


On se persuade souvent soi-même que la vie sera meilleure après s'être marié, après avoir eu un enfant, et ensuite, après en avoir eu un autre... Plus tard, on se sent frustré, parce que nos enfants ne sont pas encore assez grands et on pense que l'on sera mieux quand ils le seront. On est alors convaincu que l'on sera plus heureux quand ils auront passé cette étape. On se dit que notre vie sera complète quand les choses iront mieux pour notre conjoint, quand on possédera une plus belle voiture ou une plus grande maison, quand on pourra aller en vacances, quand on sera à la retraite...

La vérité est qu'il n'y a pas de meilleur moment pour être heureux que le moment présent. Si ce n'est pas maintenant, quand serait-ce? La vie sera toujours pleine de défis à atteindre et de projets à terminer. Il est préférable de l'admettre et de décider d'être heureux maintenant qu'il est encore temps.

Pendant longtemps, j'ai pensé que ma vie allait enfin commencer, 'La Vraie Vie!' 
Mais il y avait toujours un obstacle sur le chemin, un problème qu'il fallait résoudre en premier, un thème non terminé, un temps à passer, une dette à payer. Et alors la vie allait commencer ! ! ! ! Jusqu'à ce que je me rende compte que ces obstacles étaient justement ma vie. Cette perspective m'a aidé à comprendre qu'il n'y a pas un chemin qui mène au bonheur. Le bonheur est le chemin...

Ainsi passe chaque moment que nous avons et plus encore: quand on partage ce moment avec quelqu'un de spécial, suffisamment spécial pour partager notre temps et, que l'on se rappelle que le temps n'attend pas.
Alors, il faut arrêter d'attendre de terminer ses études, d'augmenter son salaire, de se marier, d'avoir des enfants, que ses enfants partent de la maison ou, simplement, le vendredi soir, le dimanche matin, le printemps, l'été, l'automne ou l'hiver, pour décider qu'il n'y a pas de meilleur moment que maintenant pour être heureux.

LE BONHEUR EST UNE TRAJECTOIRE ET NON PAS UNE DESTINATION !!!

Il n'en faut pas beaucoup pour être heureux. Il suffit juste d'apprécier chaque petit moment et de le sacrer comme l'un des meilleurs moments de sa vie.
                                                                                                                             jean-claude,

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samedi 4 mai 2013

Les fresques de l'église St Anne

Les fresques de Châtel-Guyon

 

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A Châtel-Guyon, la sainte Anne qui veille sur l'église est de facture rustique. Modeste jusque dans sa tenue de paysanne en sabots du pays brayaud.

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A l'intérieur, en revanche, Nicolas Greschny s'est montré beaucoup plus démonstratif. En deux mois, durant le terrible hiver 1956, il a recouvert d'images pieuses les 900 m2 d'espace disponible. On admire le bel ouvrage, même si ces jolies illustrations n'ont pas toutes une puissance évocatrice très forte. 

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 Les quatre cavaliers de l'Apocalypse

 

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Adam et Eve  

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L'archange Saint Michel terrassant le dragon à sept têtes 
 

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Moïse présentant la manne céleste aux Hébreux

 

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Le baptême de Jésus, et la Jérusalem céleste d'où sortent les quatre fleuves
 

 

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Les verrières sont en cristal de Baccarat incrusté dans du ciment armé 

 

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Sur la butte dominant l'église s'élevait autrefois le château du comte Guy II ("Castel Guidonis", qui a donné son nom à la ville), croqué ici par Guillaume Revel. 

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Slobo lui a redonné un semblant de vie, sur un pignon. 

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Mais au sommet  il ne reste aucune trace du château : seulement le calvaire, et une table d'orientation. 

 

 

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dimanche 23 septembre 2012

La normandie

Voila plus de cinq années que nous ne voyons plus une partie de notre famille.

Plus de 650 km nous sépare, voilà plusieurs mois que nous préparions se séjour en normandie. 

Nous avons réservé une semaine en mobile-home dans un camping à Isigny sur Mer, tout était pret depuis longtemps. Mais voilà, cela faisait court , trés court, une semaine passe trés vite, Suite à une discution par téléphone avec notre cousine "odette", elle nous invite a venir deux semaines auparavant, elle nous laisse sa maison à Noron la Poterie.

Quelle aubaine, nous ne pouvons refuser. Nous avons donc passer deux semaines dans cette belle maison.

Notre cousine "odette" tiens l'hotel du marché au Molay-Litty depuis vingt cinq ans, elle arrête fin octobre 2012. Une trés belle affaire, bien située, un bar, un trés bon restaurant et 25 chambres.

Elle y accueille des pensionnaires mais reçoit aussi beaucoup de touristes.

Ces deux semaines supplémentaires nous ont permis de visiter, de se remémorer les périodes difficiles de la guerre tout le long des plages du débarquement. voir les plages, les falaises si difficiles à franchir par les alliers de la pointe du Hoc à la cote de Nacre.

Un endroit magnifique; Port en Bessin avec bien sur son port, sa tour "Vauban" bâti en 1694, son marché le dimanche matin et son marché nocturne le vendredi qui est suivit d'un splendide feu d'artifice.

Nous sommes aller à la pèche aux moules à St Honorine des Pertes, les enfants en avaient un peu marre de manger des moules mais ils adoraient aller les décrocher des rochers.

Nous redécouvrons beaucoup de fruits de mer, de plats cuisiné avec de la crème et servis avec du cidre.

Malgrés la hausse du carburant, nous avons parcourus 3 200 km, nous ne le regrettons pas, tous les jours une nouvelle destination. De la famille à voir mais aussi des amis, un accueil à bras ouvert.

Comolain, un joli village situé prés de Balleroy, une grotte avec une vierge. La grotte St Laurent qui est situé sur la route de St Lô.

Ayant réservé et réglé le camping d'Isigny, nous avons quitté Noron le 18 aout et emménager dans le mobil home le même jour jusqu'au 25/08. Un bon camping,**** avec un très bon programme, une grande piscine avec des toboggans aquatiques.

Pas d'enfants a surveiller, l'équipe d'animation s'en charge.

Je ne peux pas tous vous énumérer, ce serez trop long.

Regardez cette vidéo, elle vous résumera notre séjour.

séjour en normandie

Enlevez les préjugé, hormis une après midi, nous avons eu un grand beau temps.
Par ce message, je vous invite à passez quelques jours dans région.
 
Jean-claude;
 
 

 

 

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dimanche 17 juin 2012

Randonnée pédestre St Bonnet prés Riom / Le Puy de Dôme.

 Nous voici le 16 juin, les réveils se sont mis en branle de très bonne heure.

Tout le monde est au rendez vous à 05h15 rue Michel de l'hospital sauf moi; le dur labeur effectué les jours précédents  a eu raison de mon dos et m'inflige une lourde asthénie. je décroche le combiné, j'appelle le titou, je lui annonce que je déclare forfait.

-C'est pas grave vieux DussS, retourne donc dans ton lit !!! tu viendras nous rejoindre avec la zonzon au col des goules; on mangera un bout, on boira un coup.

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Les voici rendus aux caillots, ils marchent bien, c'est plat jusqu'a là, faut pas faire les fous, le parcours fait 40 km env.

http://www.openrunner.com/?id=1714469

Un joli parcours, le tonton Lulu est partis en reconnaissance auparavant, il connaît bien le secteur. Il emmenera tout le monde à bon port et sans embûches et il n'oublira de faire demi tour très souvent afin de perdre personne.

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Excusez moi, j'ai oublié de vous présenter les participants, voici titou, c'est sa première rando sinon il y a  claude, charlène, edith, jean yves, laurent, lucien, patrick,  marie thé.

Ils passent prés de Chalusset, madargues, des moulins blancs et de St Genet l'enfant, des ratiers et grimpent jusqu'a Argnat, puis Egaules pour arriver à Chanat la Mouteyre.

Voici l'équipe de randonneurs les plus courageux, ils sont partis un peu avant le chant du coq . Ils marchent bien, que la campagne est belle au lever du jour, ayants délaissés les vignes, ils laissent dérriere eux les betteraves  les blés, les maïs, les orges, les tournesols et voila apparaitre les genets.

 Déja 20 km de parcourus, ils profitent d'un peu de repos pour casser la croute et de boire quelques bonnes goulées de vin rosé.

 

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Une petite pause bien méritée mais fallait qu'il avancent un peu pour être à la fontaine du berger avant midi ou tout le monde se retrouvera pour le pique-nique de midi.Tout le monde sera au point de rendez vous, une deuxième équipe se joindra à eux.

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Ils seront au col des Goules vers 11h00.

La première personne que nous voyons est tonton lulu qui part voir ou en sont les retardataires.

Tout le monde a bien marché, quelques blessures.

-Titou a une tendinite d'insertion des adducteurs, il aurait bien aimé pour continuer.

-Laurent quant à lui a attrapé des ampoules sous la voûte plantaire, il continura jusqu'au pied du volcan


 Tout ça est bien embêtant mais tout le monde est là, on avait tous rendez vous à ce point de rassemblement pour manger et poursuivre avec eux jusqu'au puy de dôme.

-Tout le monde s'approchent des tables et se servent.

Cela fait pas mal de monde, hey oui !!! c'est la deuxieme année.

  Les discussions vont bon train.

Des rires éclatent, les gars comme j-michel, j-paul, juju, lucien et patrick racontent quelques blagues. 

 

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Un bon casse-croûte partagé avec des personnes bien sympathique.

Tonton lulu quant à lui subira une bonne friction en guise de dessert.

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Allez bonne troupe, il faut y aller. Le pariou nous attends.

On est nombreux a n'etre parti que du col des goules, la babette, la claudine, le dusss, la françoise, la josette, la madeleine, le jean-paul et la zonzon se joindrons à la randonnée, personne ne regrettera sa peine, une vue magnifique à 360°. un des plus joli point de vue de l'Auvergne.

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 Attention, il vas falloir redescendre pour approcher du puy de dôme.

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Et quelle descente !!! des escaliers qui n'en finissent plus mais quel beau paysage.

Une bonne heure de marche pour arriver au col de Ceyssat. De la verdure et toujours de la verdure, pas de  barbelés ni de piquets; l'idéal.

Des moutons avec des bergers et des chiens, des parcs électriques oui mais juste pour la nuit.

Un bon raidillon en sous bois nous attends pour arriver au col de Ceyssat.

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Pour nous c'est fini; nous attendrons tranquillement sur la térrasse de l'auberge des muletiers.

 

Les plus solides finirons de gravir le volcan par le chemin des muletiers.

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Le soleil etait de la partie, une chance.

Une vue magnifique, une bonne journée passée tous ensemble qui s"est terminée à l"Auberge des Gros Manaux avec une bonne truffade.

 

Merci à vous tous et toutes.

jean-claude,

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mercredi 25 janvier 2012

NEZ-POINTU

"C'est à n'y rien comprendre...", soupira le garde champêtre.

-"Pour sur !!!", reprit le maire. "A vous dégoûter de la pratique !!!"

-"Tant d'efforts pour un résultat nul, qu'elle déception !!! Nous avons l'air ganache", conclut le maître d'école.

Les trois hommes s'en revenaient tristement vers St Bonnet Laschamp, crotté, fourbus, blessés  dans leur amour propre, leur fusil désormais inutiles en bandoulière. Derrières eux, les chiens tiraient une langue jusqu'a terre. L'haleine des chasseurs et des limiers se résolvait en une vapeur laiteuse. Le froid de janvier piquait, après un dernier reflet rouge, vers le couchant, la nuit s'installait déjà.

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Depuis l'aube, les chasseurs avaient battus  les champs et les landes, les taillis et les ravins, à la poursuite des renards dont le pays était infesté. Dans un vacarme infernal, des équipes de rabatteurs avaient réalisé un encerclement. Pas une oreille de goupil ne s'était montrés. On avait libéré les chiens, découvert des terriers, lâché des fox, enfumé. Bernique ! pas une queue de renard, les tireurs embusqués n'avaient pas eu l'occasion de faire parler la poudre. Par dépit, ils criblèrent de plombs les nids abandonnés par les pies et les corbeaux. Bref, une journée gâchée pour ces pauvres tartarins.

A l'orée du village, les trois hommes retrouvèrent leurs compagnons du matin. Le maire fît l'appel, il ne manquait personne parmi les quarante fusils. Le bilan fut dressé; le tableau de chasse était vierge. Et chacun de s'interroger, de ruminer l'échec, de redouter par avance les quolibets de l'épouse ou de la mère quand il rentrerait au logis. On se sépara enfin; après avoir juré de faire mieux la prochaine fois, ce qui était du domaine de l'espérance permise.

Pourtant, les renards existaient, indubitablement. Pas une nuit ne passait sans qu'un poulailler ne fût visité, ici ou là, dans la commune. Au petit matin,  les fermières retrouvaient des poules et poulets que des plumes ensanglantées. Il  eût fallu monter la garde devant chaque bâtiment.

Devant l'audace des renards, les chasseurs avaient donc décidé d'une battue. On sait ce qui advint. Et; comme pour narguer les infortunés nemrods, dans les nuitées qui suivirent cette chasse fameuse fameuse, les goupils firent un véritable carnage. A  cette cadence, la gent gallinacée de St Bonnet Laschamp était menacée d'extinction à bref délai. Que se passait-il donc !!! il faut remonter en arrière de quelques lunes

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Un jour d'avril, le fils de l'instituteur, était parti cueillir un bouquet de jonquilles dans les prairies qui longent le Sardon, prés du moulin de la Serve. Il marchait dans la nature neuve quand il entendi de petits cris plaintifs. Est-ce un chiot égaré, ou un chaton qu'une âme malintentionnée avait déposée là pour le faire perdre. Guidé par les gémissements, l'enfant s'approchat et, dans l'herbe, ou la fougère commençait à déplier ses cosses, il découvrit un petit animal inconnu, les oreilles droites et le museau saillant, noyés dans une boule de poils roux.

C'est ... un renardeau.

Le petit garçon aimait la nature et ses hôtes. Il aurait bien bien voulu rendre le petit à sa maman, mais comment faire !!! Ou était la renardière natale !!! Et mère Renarde, ou se trouvait elle !!! Morte peut-être, tuée par un chasseur ou victime d'un piège, très loin d'ici. L'enfant, du haut de ses neufs ans, pensa; "si j'abandonne à son sort, il est promis à une mort certaine. Je vais le rapporter à la maison et le nourrir. Quand il sera adulte, je lui rendrai la liberté.

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A la fois fier et confus, le garçonnet revint à la maison avec son trophée vivant. Ses parents se récrièrent mais l'enfant sut trouver les mots qu'allaient les convaincre.

Le renardeau baptisé "Nez-pointu" fut allaité au biberon, bercé et choyé comme un poupon et, ma fois, se trouva  très bien dans sa position de captif. Il grossit, devint un bel adulte qui semblait avoir abdiqué toute véllirité d'évasion. Les chats et les chiens du voisinage, après avoir fait le dos rond et montrés griffes et crocs, tolérèrent l'intrus. Seules, les poules, sans doute mues par un instinct atavique, manifestaient leur désapprobation et leur terreur par des gloussements apeurées. La nuit, Nez-pointu, dormait dans une niche, au fond du jardin. Pendant le jour, il se mêlait aux jeux des écoliers et assistait volontiers à la classe.. 

Un renard appriviosé, voila qui n'etait pas banal !!!

Les renards sont réputés pour leur ruse. Nez-Pointu n'échapait pas à la règle. De plus, il avait hérité en prime une vive intelligence. Il assimila sans trop de peine les rudiment du langage des hommes, sans cependant les les reproduire, appris trés vite à accourir à l'appel de son nom, il dressait les oreilles à chaque fois que l'on prononçait le mot "renard".

Il n'était pas question de rendre l'animal à ses bois et ses guerets. Il n'aurait sans doute pas su y trouver sa nourriture, s'y défendre. C'était un renard embourgeoisé, certes, il lui arrivé bien de faire quelques escapades, mais il rentrait au bercail avant la nuit.

images (6)Nez pointu partagea la vie quotidienne des villageois, explora à loisir le monde alentour, découvrit des objets insolites. L'un, en particulier, l'impressionna beaucoup. C'est une espece de long tuyau noir emmanché sur un triangle de bois vernis, qui pouvait se plier et dans lequel on glissait des de petits tubes de couleurs. Les hommes s'en servaient, le jour de la fête patronale, pour faire beaucoup de bruit et briser en miettes des soucoupes noires, là-haut, en plein ciel.

Nez-Pointu fit aussi une remarque. Quand l'été déclinait et que les bois commençaient à roussir, le maître d'école, comme de nombreux hommes du village, fourbissaient le long tuyau, ciraient leurs guêtres,  garnissaient leur ceinture de petits tubes multicolores. A pique d'aube, ils partaient en campagne avec leurs chiens pour revenir le soir avec un lièvre roidi dans leur gibecière; fort heureusement jamais de renard.

Or , un soir d'hiver, tous les chasseurs de St Bonnet Laschamp se réunissaient à la mairie . Nez-Pointu se disposait à aller dormir, mais ce remue ménage l'inquietait; il vint fureter près de la porte et entendit une voix excédée qui clamait:

-Ca ne peut plut durer ! Il faut organiser une battue et tuer tous les renards ! Ce sera dimanche qui vient.

Le sang de Nez-Pointu ne fit qu'un tour. Bien que partageant la vie des hommes, il n'avait pas renié ses origines. La voix du sang lui dicta sa conduite; il irait prévenir ses frères des bois.

Il en fut ainsi à chaque battue. La nuit précédant l'attaque, l'espion infiltré chez les chasseurs sonnait l'alarme dans tous les terriers. Le peuple renard, les femmes et les enfants d'abord, les mâles ensuite, changeait de territoire pour une journée. Étonnez vous après que les chasseurs brayaud revinssent invariablement bredouilles de leurs expéditions !

Cette histoire, la croira qui voudra, je la tiens d'un vieux chene, qui me l'a contée, un jour ou je musais dans un chemin vert.

C'était au bon temps, quand les arbres parlaient...

jean-claude,

 

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VICE RÉDHIBITOIRE

 

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  A la foire de St Michel, la Marianne a acheté une chèvre. Le marché a été vite conclu. Trop vite à son gré, La vieille paysanne regrette déjà son emplette. A ses jeux, la bique un peu décrépite, semble en être à son dernier hiver. Elle n'a pas de lait et espérer un chevreau pour le prochain printemps est chimérique.

La Marianne se mord les les lèvres de désespoir. Plus elle considère l'animal plus elle le trouve minable, à l'article de la mort. Ah! si seulement elle découvrait un défaut qui puisse motiver l'annulation de la vente. Elle décide d'aller voir le Gustou, le plus fin chicaneur du pays. Elle lui expose les faits, implore son aide. Devant tant de détresse, celui ci consent à tenter de trouver chez l'animal quelque vice rédhibitoire.

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Pour ce faire, il examine minitieusement la chèvre, commençant son inspection par la tête. L'oeil semble clair, les cornes ont bonne apparence; la barbiche est bien fournie, la denture saine, le poil luisant, le cou souple,l'échine droite, sans bosse, le pis ferme. En somme rien à dire. Une bonne biquette.

Tout autre que Gustou s'estimerait battu, mais le gredin a de la ressource. Pince sans rire, il inspecte de nouveau la chèvre, soulève la queue, se penche, puis s'écrie, l'air radieux:

-"Aco es! Ai trobat! Ségur que perde lou vint per aaqui!"

(Ça y est! j'ai trouvé! c'est par là qu'elle perd le vent!)

Je me suis laissé dire que la Marianne, fort dépitée, aurait employé à l'adresse du Gustou des épithètes intraduisibles en français.

jean-claude,

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mardi 24 janvier 2012

L'HABITAT AUVERGNAT, MÉMOIRE D'UN AUTRE TEMPS....

La maison, de tous temps,un lieu intimement lié au mode de vie de ceux qui l'occupe. Un lieu familial, ou l'on aime se sentir chez soi!

220px-Buron_refuge_de_la_Fumade_Vieille  Autrefois, c'est là, que tous les membres de la famille, des grands parents aux petits enfants, se retrouvaient pour les repas, les moments de veillées et les dimanches. C'est là aussi que les naissances avaient lieu ainsi que les veillées mortuaires. Bien sur, le progrès et l'évolurtion de notre mode de vie ont considérablement modifié l'habitat dans notre pays depuis un siècle. les espaces à vivre sont devenus multiple (salon, cuisine, salle de jeux ...) et centré autour d'un meuble qui n'existait pas au début du siècle; la télévision, qui accapare le plus souvent les membres de la famille. Autrefois, la cheminée était le coin de refuge. Il n'est d'ailleurs pas nécessaire de remonter si loin pour trouver, dans nos campagne françaises, le souvenir des maisons de nos grands parents. 

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Plus bas dans les villages, constitués de quelques maisons,  des fermes ou les propriétaires cohabitaient avec les animaux, l'habitation était un peu plus grande. Mais toujours en pierre et avec un toit en chaume. On y trouvait la pièce principale, la pièce à vivre.

 En auvergne, difficile de ne pas évoquer tout d'abord le buron, habitat typique de nos montagnes auvergnates, isolé, en pierre et au toit de chaume. Des toits pentus, parfois touchant presque le sol, qui recouvraient une demeure modeste mais permettant aux éleveurs de vivre prés de leurs bêtes en altitude, tout en y fabricant les fromages qui leur permettaient de tirer quelques profits pour leur élevage


 Sur le coté se trouvait une grande cheminée qui servait à chauffer la maisonnée, bien sur, mais qui accueillait  volontiers les plats à mijoter. C'est elle qui rassemblait tous les membres de la famille, le soir venu, pour la veillée. Au son des flammes qui crépitaient, les anciens ne se lassent jamais de raconter quelques histoire ou légende du pays, et les jeunes, emmitouflés dans des couvertures, installés au pied de leurs aînés, ne se lassent jamais non plus de les écouter. Au milieu de la pièce, une grande table en bois et deux bancs. Une cafetière toujours fumante prête à contenter un visiteur venu prendre des nouvelles ou rendre quelques services.

Gaine_Comtoise

 Dans le coin, non loin de la cheminée, se dressais une horloge, dont le tic tac régulier rythmais inlassablement les journée de la maîtresse de la maison. C'est elle qui annonçait un décès à la maison puisque son balancier était immédiatement arrêté lorsque la mort frappait la famille.

 Aujourd'hui, ces grosses horloges imposantes ne résonnent plus, menaçantes, que dans les phrases de la chanson des vieux de Jacques Brel, "et s'ils tremblent un peu est-ce de voir vieillir la pendule d'argent qui ronronne au salon, qui dit oui, qui dit non, qui dit je vous attends". Au mur, cohabitaient indifféremment une croix et un fusil de chasse Ainsi, les femmes partaient elles prier, le dimanche, tandis que les hommes étaient déjà à la chasse depuis le petit matin. Et puis, de l'autre côtés de la pièce, les lits en alcôves se faisaient discret derrière d'épais rideaux".

 

  Nous l'avons dit, trois générations, enfants parents grands parents, vivaient sous le même toit. A l'heure, ou les habitats sont diffus, ou les familles sont éclatées, éparpillées sur le territoire, il est intéressant de voir combien cette évolution fut rapide. Bien sur, le confort est sans pareil, là ou autrefois, par exemple, les commodités étaient à l'extérieur et rudimentaires. sans parler des progrès techniques, du réfrigérateur,  du lave linge, et des  pièces qui se sont multipliées, de l'espace qui s'est considérablement agrandi, alors que la cellule familiale, elle s'est rétrécis. Paradoxe étrange mais bien réel de ce qui est devenu l'habitat aujourd'hui.

Ainsi les derniers burons qui restent désormais en l'état sont devenus de véritable lieux de mémoire.

Et si l'on ne regrette certainement pas son confort en les visitant, on peut se laisser prendre à la nostalgie des liens qui unissaient alors les habitants de ces modestes maisons.

jean-claude,

 

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samedi 21 janvier 2012

ENTRE PLAINES ET COTEAUX, LA LIMAGNE SE DÉVOILE

La limagne, étendue de blé, de mais, de betterave à sucre, de tabac, de tournesol ou de colza, sans obstacles jusqu'a la ligne d'horizon, sont visibles depuis les cotes de Clermont-Ferrand. Ces longues plaines céréalières, monotones aux yeux de l'observateur, datent pourtant d'une trentaine de millions d'années  et nous rappelle que l'homme est bien petit devant cette force de la nature.

On distingue aujourd'hui les limagnes du sud, d'Issoire et de Brioude et la limagne Boubonnaise, au nord. La grande plaine située à l'est de Clermont-Ferrand est simplement appelée " La grande Limagne". Ce sont en fait des bassins remplis de sédiments accumulés sur 150 mètres de profondeur qui permettent l'exploitation de la terre; aujourd'hui très fertile.Autrefois l"élevage se pratiquait encore sur ces sols, mais progressivement, à la  fin du XIXème siècle, les bêtes ont été transportées sur les plateaux et les cultures céréalières ont envahi les plaines.

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Plus vers le sud, on trouve encore de petites buttes qui témoignent de l'activité volcanique de la région. Quelques coulées de lave datant de 25 à 15 millions d"années rappellent également que la terre bouillonnante se trouve sous nos pieds. Ces coulées usées par le temps, on fait place à de petits plateaux qui dominent aujourdh'ui la plaine.

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Mais la limagne, ce sont aussi, quelques coteaux qui étaient, à la fin du XIXème siècle, le domaine d'un vignoble remarquable de 65 000 hectares. Ce qui était alors le troisième vignoble français ne représente plus qu'aujourdhui que 2 000hectares. Mais l'on peut encore déguster des bons crus et découvrir des sites naturels particulièrement aménager et préserver par le conservatoire des espaces et paysages d'auvergne. Ainsi le coteau de Puy St jean qui permet d'apêrcevoir la chaîne des puys et les monts du Livradois, tout en surplombant Artonne ou encore les coteaux de Mirabelle qui abritent oiseaux et plantes rares, sur les hauteurs de Riom.

jean-claude,

 

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vendredi 20 janvier 2012

L"HABITATION

habitation

Le vigneron loge au premier étage de sa maison, à l'abri des gaz de fermentation et des odeurs de vin ainsi que de l'humidité qui remonte du sous-sol et du rez de chaussé. Un escalier extérieur et le perron abrité précédent l'entrée ainsi protégée. Sous l'escalier, des réduits sont emménagées pour élever un cochon, quelques lapins, de la volaille ou pour remiser le bois de chauffage.

 

Le grenier permet d'entreposer les récoltes d'oignons, ails, noix etc... et parfois d'aménager un élevage de pigeons, en l'absence de pigeonnier.

 

Quelques fois, un petit escalier extérieur permet d'acceder directement au grenier.

 

Sous l'avancée du toit, un espace de séchage ou "galetas" sert à sécher oignons et échalotes, ail, haricots e, plantes médicinales pour les infusions, paille de seigle servant à attacher la vigne.

 

Un toit à un versant est couvert de tuile canal.

jean-claude,

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LA CAVE

cave

   

A l'arrière du cuvage, elle est creusée à même le sol, elle est voûtée. L'on peut encore voir l'entrée de certaines cave pourvue d'un anneau métallique destiné à remonter les pièces de vin pour les nettoyer, à l'ecterieur dans la rue par exemple, lorsqu'il existe une sortie directe.

L'on peut être frappé du caractère labyrinthique d'une grande partie du bourg. Les bourgades vigneronnes d'Auvergne présentent fréquemment cette physionomie, entretenue par une difficulté de régularisation: véritable cadastre occulte, le réseau des caves est en effet figé et se révèle presque impossible à modifier.

Ailleurs, les caves constituent un véritable quartier comme à Yssac la Tourette ou l'on en dénombre101, unique en pays brayaud. La construction des ses caves remonte aux années 1880.

Comme la pierre était indispensable à la construction de l'escalier, à l"aménagement de certains murs, de l'endrement de la porte et de la cheminée d'aération, il fallait aller la chercher à Volvic. L'on raconte que le transport de ce matériau qui était souvent échangé contre du vin, se terminait fort tard dans la nuit et qu'il fallait que les attelages  se souviennent du chemin parcouru pour retrouver, au retour, leur écurie ou leur étable, ramener leur lourd chargement et rentrer leur maître au bercail 

jean-claude,




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LE CUVAGE

 Au rez de chaussée, de plein-pied, il sert à la vinification.

 La porte à deux vantaux facilite le passage des chariots.

 L'aération du local se fait par un fenestron ou de petites découpes dans les vantaux de la porte.

 A l'intérieur, certains cuvages, bien que désinfectés, conservent encore la grande cuve en bois. La petite charrue inter-ceps dites "vigneronne", la hotte du vendangeur ou "berthe" en osier, des instruments d'origine servant au travail de la vigne et à la fabrication du vin.

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jean-claude,

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LA MAISON

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Les maisons de vigneron avec leur grange, construites entre la seconde moitié du XVIIIème siècle et les années 1830, sont encore au nombre d'une trentaine.

 

La plupart en l'état ou restaurées à l'identique, mais beaucoup ont étés détruites.

 

La maison en hauteur, parfois sur quatre niveaux, est adaptée à l'espace restreint dans le bourg et aux besoins de très nombreuses petites exploitations.

 

 

 jean-claude,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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jeudi 19 janvier 2012

ETRE FACTEUR EN PAYS BRAYAUD.

 

facteur

  Au début du XXeme siècle, en pays brayaud, longeant les Combrailles ou le relief est accidenté, nos anciens facteurs circulaient encore à pieds.

     Leur tournée, un véritable marathon, au fil des hameaux et des lieux-dits des environs, dont ils connaissaient tous les chemins de traverse . Chaque jour, ils parcouraient plusieurs dizaines de kilomètres. Avec leur grande cape qui leur élargissaient leurs épaules et recouvrait leur sacoche, avec leur képi, leurs chaussures de cuir et souvent des guêtres qui les protégeaient des morsures de chien, ils étaient impressionnants.

Les tâches du facteur d'antan étaient très variées. Le matin avant de partir et selon l'importance de la commune, en compagnie de leurs collègues, voir le receveur, il faisait le tri postal, et classait le courrier suivant l'ordre de la journée. Puis, il commençait la distribution de lettres, mais aussi , les mandats et les colis. Il relevait le courrier à expédier, celui des habitants mais aussi celui des grosses boites à lettres installées sur le parcours. Si un particulier était abonné à un journal ou une revue, tels le Chasseur Français, le Semeur, La croix, La montagne..., il prenait en charge le montant de l'abonnement à envoyer par mandat. Il vendait les timbres et s'occuper de relever les taxes sur les lettres et les colis qui, d'aprés le contrôle du receveur, n'étaient pas suffisamment affranchis.

Eventuellement il payait les pensions et percevait les impôts. En outre, le facteur rendait couramment de menus services, tels apporter les courses, transmettre un message d'une maison à l"autre, voir appeler le médecin.

Ainsi le facteur pénétrait-il dans les fermes ou une collation lui était souvent offerte. Certains agents acceptaient volontiers parce qu'ils ressentaient la fatigue ou que la fin de la journée s'averait loin encore. Tout  ce temps passé chez l'habitant, et tous ses services rendus, favorisaient les relations. Il est arrivé que des personnes seules, ou des ménages isolés, s'abonnent à une revue dans le seul but d'avoir quelqu'un à attendre, au moins le facteur. Pour ces gens, c'étaient aussi l'occasion de parler et qui sait, peut être d'apprendre quelques nouvelles du pays!

Aujourd'hui, le facteur est motorisé. En montagne et six jours par semaine, l'un deux déclare devoir desservir 180 foyers en six heures. C'est un vérificateur de tournée qui, en sa presence à fixé pour lui, ce temps officiel. Dans ce calcul, il n'est plus question de communiquer avec l'habitant car ce dernier est sensé etre équipé d'une boite aux lettres.

Ainsi voila révolu le temps de la convivialité, des échanges, des services rendus à l'habitant par nos facteurs d'antan.

jean-claude,

En rédigeant ce récit, je pense à mon grand père paternel, facteur à St Bonnet Laschamp.

 

 

 

 

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mercredi 18 janvier 2012

La légende du bois de Trabantout

De mes quinze premières années, je me souviens des longues soirées d'hiver au coin du feu, dans la maison de mon arrière oncle d'Anglards, petit village, confortablement installé entre les montagnes du Cézallier et du Sancy. Mon oncle rené n'avait pas à chercher bien loin pour me conter des histoires, dans cette Auvergne peuplée de mystères et de légendes. 

Le bois Trabantout baptisé ainsi depuis toujours existe vraiment: peu après Besse en Chandesse, en arrivant presque à Compains, il suffit d'emjamber un petit ruisseau et de suivre un étroit chemin caillouteux bordé de sapin et de buissons en écoutant vivre la nature, pour arriver peu après dans une l'arge carrière, l'entrée du bois de Trabantout.

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Il suffisait de de demander et mon grand-oncle rené me racontait encore une fois la légende du bois de Trabantout, commençant toujours son récit de la même façon.

Il était une fois dans une profonde forêt d'Auvergne, une famille de sapin qui vivait paisiblement au rythme des   saisons et du temps qui passe. Le fils, encore très jeune, faisait la fierté de ses parents et des arbres du voisinage. Un soir de Noël, une violente tempête s'abbatit sur tout le pays, détruisant tout sur son passage. Blotti contre ses parents qui essayaient de plus en plus difficilement de lutter  contre les assauts du vent, le petit sapin tremblait de toutes ses branches. Soudain, une rafale plus violente que les autres tua d'un seul coup Papa et Maman Sapin qui se couchèrent sur le sol dans un long craquement plaintif, et le petit sapin, rescapé du désastre se retrouva tout seul au milieu de la forêt dévastée.

Il pleurait encore quand deux hommes et un petit garçon passèrent près de lui.

Il va falloir arracher tour ce qui reste, ramasser le bois et bien nettoyer pour replanter, disait l'un.

Le petit garçon s"approchat du sapin orphelin, caressa ses branches en adressant à son père;

-Dis papa, tu vas le laisser celui la, il est beau et si petit !

-Mais non Julien, nous allons l'arracher aussi; de toutes façons il sera écrasé par le tracteur forestier.

Le petit sapin qui ne comprenait rien au langage des hommes, se demandait bien pourquoi le gamin se serrait contre lui en sanglotant. Le lendemain, Julien et son père revinrent dans la forêt, munis d'une pelle et d'un grand sac de toile. Avec beaucoup de précautions et de terre à ses pieds, le petit sapin se retrouvât dans le sac,la tête dépassant juste assez pour dire adieu à ses parents toujours allongés sur le sol humide.   Et le petit sapin, baptisé "Douglas', fut replanté dans une forêt inconnue parmi d'autres sapins a qui il racontât l'histoire.

Julien venait le voir souvent et lui parlé comme a un frère, heureux de le voir grandir et devenir de plus en plus beau. Peu à peu, Douglas comprenait les paroles du garçon et a son tour, il expliquait à  ses amis les arbres que sio certains hommes sont bons et généreux, d'autres au contraire sont plus méchants que les loups qui autrefois hantaient les sous-bois.

Le garçon et le sapin grandissaient, se retrouvant chaque fois avec autant de bonheur et de joie.

Sans bouger une branche, le sapin écoutait les secrets que le jeune homme lui confiait; baissant un peu la voix pour lui parler de la jeune fille qu'il aimait. Douglas comprenait l'émoi de son ami car lui aussi était amoureux. La belle épicéa, magnifique jeune sapin aux senteurs troublantes, avait succombé au charme de Douglas, et tous deux n'atendaient qu'un souffle de vent pour s'incliner l'un vers l'autre et mêler leurs branches dans une longue et douce caresse.

Par un beau jour de printemps, dans un joyeux brou-ha-ha, la forêt toute entière célébra leur noces, chantant et dansant, parmi les animaux et les elfes, pour une fois sortis de leurs cachettes. Quand aux vacances suivantes, julien présenta sa fiancée à Douglas, le sapin, à sa façon, réussit à faire comprendre à son ami le tendre lien qui l'unissait à Épicéa, debout à ses cotés. Bientôt, un bébé sapin vint au monde, remplissant ses parents de bonheur et de joie, et ravivant, dans le coeur de Douglas, les jours heureux de son enfance mais aussi des heures sombres de la terrible tempête.

Les jours, les mois se succédaient dans une vie douce et tranquille, régulièrement ponctuée par les visites de Julien maintenant accompagné de deux adorables bambins.

Un soir de décembre, deux affreux bonhomme pénétrèrent dans la forêt.

-On vas d'abord couper celui-là; le plus grand des deux hommes en s'approchant d'un air menaçant du petit de Douglas et d'Épicéa, il fera un beau sapin de Noël et après on pourra le brûler.

Terrorisé par ces créatures inconnues et hostiles, le jeune sapin s'accrochait au branches de sa mère en tremblant.

Depuis longtemps déjà, grâce à Douglas et aux conseils avisés de Julien, la forêt s"était préparée à une attaque de la part des humains.

Rassurant d'un regard sa petite famille, Douglas se dressa haut dans le ciel tandis qu'un long sifflement aigu se répandait aux quatres coins du bois de Trabantout. Aussitôt tout devint très sombre, alors qu'un grondement d'abord sourd et lointain montait rapidement des sous-bois tel un troupeau d'éléphants autour des des deux hommes, ne leur laissant aucunes issues. Une brusque rafale de vent leur arracha les haches des mains, les faisant tournoyer dangereusement au dessus de leurs têtes avant de les laisser retomber quelques instants plus tard dans une large faille toute en feu ouverte dans le sol. Dans un rire démoniaque,mille paires d'yeux apparaissaient et disparaissaient dans les branches, projetant en direction des tueurs de sapin  de bref éclairs lumineux aux pointes acérées. Recroquevillés au sol, le regard plein d'une terreur sans nom, les deux hommes avaient perdu toute arrogance et agressivité et ne ressemblaient plus qu'a des misérables jetées là par hasard.

Lentement, presque a regret, un étroit passage s'ouvrit alors entre les arbres, et,  d'un geste de branches, Douglas invita les détrousseurs de forêt à déguerpir au plus vite.

Depuis ce jour, dans les chaumières,  le soir au coin du feu,  on racontent encore que le bois de Trabantout, de l'autre coté du ruisseau, est habité par des êtres étranges et des sapins qui parlent.

Jamais personne n"ose y pénétrer et les arbres deviennent centenaires.

D'une main experte, mon grand-oncle rené remis sa casquette, me regardait en souriant et clôturait immanquablement son récit par ces quelques mots de patois que je ne sais pas écrire;

 

"bari, bara, mo conte è saba..."

 

Jean-Claude, 

 

 

 

 

 

 

 

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mercredi 11 janvier 2012

LA MENTALITÉ D'UN PETIT PAYS.

Le paysan/vigneron brayaud n'est pas isolé. Il a la conscience d'appartenir à une communauté villageoise. Des conditions communes d'existence; depuis plusieurs siècles, ont rendu solidaire, quelques dix milles paysans peuplant le pays brayaud.   Une entraide, une collaboration ont soudé entre eux ces paysans bien au delà de leur parenté et de leur commune. D'autant que bon nombre possèdent, des terres, des vignes dans d'autres communes limitrophes.

Le souffle de la révolution, certes atteint chatel-guyon mais sans épisodes tragiques.

A Chatel-Guyon, la commune s'installe. Début 1792, les officiers municipaux suppriment le prieuré de St Coust, font retirer les cloches pour être fondues afin d"équiper en canons la jeune armée révolutionnaire. Il faut attendre toutefois 1796 pour qu'il soit vendu comme bien national.

Les révolutions du XIXème siècle épargnèrent Chatel-Guyon. Tel à Gimeaux,ou résidait Gilbert Romme, le compte Paul Stroganof, ou la commune érige un monument à la mémoire des victimes de la révolution de 1830, unique en pays brayaud mais que l'on retrouve à Riom, place de la fédération et à Pontgibaud, dans la vallée de la sioule.

Revenons à notre vigneron brayaud, il a évolué au cours du XIXème siècle, plus particulièrement dans la seconde moitié du siècle. Il a planté, nous l'avons vu un cépage greffé pour améliorer la qualité du vin produit et pour une meilleur rémunération. De même, il a adapté son costume pour le rendre plus pratique
.

Les vignerons brayauds, les laboureurs du marais de Riom et des Varennes de Limagne s'ouvent peu à peu aux nouveautés, après réflexions et avec prudence. L'existence d'un petit pays implique une communion d'interet et de pensée.

Jean-claude, 


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UNE VIE RUDE

Malgrés l"élévation du niveau de vie au cours des XVIIème et XVIIIème siècles, notre vigneron brayaud connaît néanmoins une vie vie rude, différente certes du bûcheron montagnard et du laboureur du Marais de Riom et des Varennes de Limagne.

Parcourir l'auvergne à la veille de la révolution, un observateur, Legrand d'Aussy, a fixé l'image d'un cultivateur réduit à boire sa "piquete" parce qu'il devait vendre, pour subsister, son meilleur vin: nulle classe en auvergne, écrit il, n'est aussi misérable que le vigneron. La mévente du vin, à la fin de l'ancien régime, provoque jusqu'en 1787,  une intense immigration; il faut attendre prés d'un siècle pour que une prospérité de courte durée d'ailleurs, de 1860 à 1890, lui succède.

La plus grande partie de la production agricole, vin, eau de vie,  mais aussi méteil et seigle, lait d'une ou deux vache et beurre, élevage d'un cochon, de volaille,, pigeons, lapin, est destinée à la consommation familiale. La vente du surplus auquel s"ajoute plus tard, un vin de meilleure qualité, issu d'un cépage greffé, le gamay, procure un peu d'argent.

jean-claude,

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UN PERSONNAGE CENTRAL

LE VIGNERON BRAYAUD


L'identité du vigneron brayaud se fait d'abord par le costume. P.Mathieu vers 1850, nous a laissé une description précise du costume brayaud.

Celui de l'homme:

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 un chapeau rond à petites ailes; une veste en laine, sans collet s'arrondissant en jupon au moyen d'une douzaine de pointes; une large ceinture de cuir retenue par une grande boucle jaune; le col de la chemise retombant sur la poitrine en deux plates bandes et au milieu une fibule en laiton ornée de floquets en soie rouge,  au dessous un véritable haut de chausses d'une ampleur telle à chaque jambe que les vignerons, quand ils allaient au champs, mettaient d'un coté le bousset, de l'autre la pitance pour la journée sans augmentation de volume;  le bas des jambes était emboîté des des guêtres hâtes serrées au dessus du genou par une large jarretiere en laine bleue et rouge dont les deux bouts terminés en un bouquet des mémés fils, faisait ornement de chaque côtés.

 Et celui de la femme;

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La coiffure en toile blanche embrasse l'arriere de la tète et retombant de chaque coté en deux larges ailes bien empesées, flotte sur les épaules; le corsage de la robe, renforcé d'une multitude de paquets de joncs, est ouvert par devant ou un lacet rouge et bleu le retient collé au buste et fait ressortir la taille en forme de guêpe, appelée jolie tournure; les manches, courtes se terminent par un parement orné de rubans aux couleurs éclatantes; quand au collier, il n'est pas rare de voir d"élégante villageoises l"étaler sur leur tablier de soie ou de velours; le bas de la robe, plissée autour de la taille, est ample et court. Chaque partie de ce vêtement est d'une teinte qui tranche sur l"autre.

En 1850, la veste courte du vigneron disparaît, remplacé par un ample bourgeron de toile noire ou bleue foncée, le bliaut (du latin blialdus ou biaude) sous lequel, un pantalon en gros drap convient mieux que des braies. Dix ans plus tard, la vulgarisation du nouveau costume masculin "etait presque achevé; l'abbé Maret dans son voyage en auvergne publié en 1860 en porte témoignage.

Le sobriquet de brayaud, reflet de la vie courante, n'est pas de sans valeur d'enseignement pour l'histoire. s'il implique à une collectivité, il invite ainsi à une véritable étude ethnographique.

jean-claude,

 

 

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lundi 9 janvier 2012

chatel-guyon la vallée de sans soucis

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Dominée au nord par le château de Chazeron, la vallée de Sans-Souci ouvre une profonde entaille dans le socle à l'orée de la plaine de la Limagne. Son nom garde le souvenir d'une belle histoire. Vers 1880,un instituteur retraité se fit ermite en ce lieu et y bâtit une maisonnette, dont on peut voir encore aujourd'hui quelques ruines. A tous ceux qu'il croisait celui que l'on surnommait Georgy disait qu'il vivait tranquille et "sans souci", si bien que l'expression finit à s'attacher à ces gorges paisibles, si appréciées de Guy de Maupassant lors de ces cures à Châtel-Guyon. La vallée est drainée par le Sardon qui porte en cette partie de son cours le nom de ruisseau de Romeuf, en référence à un ancien village situé à l'amont.Vers 1910, l'ouverture de la voie de chemin de fer Riom-Châtel-Guyon justifia le captage partiel du Sardon, pour approvisionner en eau la gare de Châtel-Guyon et les locomotives à vapeur qui y stationnaient. Une prise d'eau fut alors aménagée sur le ruisseau, et un réservoir fut construit, qui alimentait les installations ferroviaires par une conduite d'eau souterraine. La fraîcheur du lieu permit aussi l'installation d'une usine à glaçons pour les grands hôtels de la station thermale. On parle aussi d'une source d'eau minérale aujourd'hui disparue sous la végétation, que les curistes venait boire pour se soigner. La vallée essentiellement composée d'une forêt de feuillus est classée en Zones Naturelles d'Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF) de type 1.

jean-claude,

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Chatel-guyon; le bourg castral.

Le bourg castral.


Le château de Guy II donne naissance à un bourg castral attesté en 1265

L'armorial de Guillaume Revel réalisé en 1450; conserve une bonne représentation de Chastelguio (orthographe mentionné en 1416). Tassé au pied de la motte féodale, se situe un village non fortifié.

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Le plan castral  laisse apparaître ce qui pourrait être la trace d'un lotissement régulier, des îlots formant des bandes    concentriques d'environ 25 m de largeur, parallèles aux courbes de niveau. Ce qui constitue aujourd'hui le "coeur" du bourg, précède à l'origine d'un plan régulier, particulièrement altéré par la suite. D"autres constructions sont représentée, indice d'un habitat dispersé: quartier du Sopinet et de "Derrière le château".

La chapelle castral dédiée à St Maurice s"adosse directement à la motte féodale avec son cimetière attenant.

Le Bourg castral correspond à un petit échelon administratif: présence d'un "baille" ou "bailli" (officier de justice, gouverneur); d'un prévôt (magistrat) en 1305.

 

jean-claude, 

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mardi 3 janvier 2012

La soupe de rave de ma grande tante


 

Ma grande tante faisait, en hiver, de la soupe chaque soir. Ou, plus exactement, elle en préparait tous les 2 jours, et ce pour 2 jours. Quand je rentrais du lac avec l'oncle, comme mes parents travaillaient tous les 2, c’est chez elle que j’allais passer les vacances.Parmi les soupes classiques de ma grande tante, il y avait bien sûr la soupe de légumes variés, toujours patates, poireau carotte et reste de tous les légumes . Également la soupe au chou. Parfois, et exclusivement servie chez elle le samedi soir , la gratinée à l’oignon… que je n’ai encore jamais faite. Il va falloir que je me lance! Il y avait encore bien entendu la floraline au lait vert, alors ça c’était la nourriture de base, à moi gamin, à tel point que quand nous étions à Anglards , dans la région du Sancy, les bessards « pure souche » ne comprenaient pas comment je pouvais l'apprécier.

Et, j’y arrive enfin,

la soupe de rave de ma grande tante

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Prep : très long, il faut couper les raves en petits cubes… Mais certaines mandolines  savent simplifier le travail…
Cuisson : 30 min

Les raves sont des petits navets ronds violets. Il faut les choisir pas trop petits, sinon on n’a pas fini de peler et peler encore, mais pas trop gros non plus, car plus ils sont gros, plus on court le risque qu’ils soient creux et fibreux. Il faut toujours en prévoir plus que ce dont on aura besoin, car il arrive qu’ils soient véreux, ou bien qu’ils aient « pris un coup de froid » : leur chair au lieu d’être très blanche et opaque, se teinte de reflets jaunasses ou noirâtres et semble devenir translucide… Bref, il y a du gâchis… Penser aussi à les peler au couteau et non à l’économe, car leur peau est épaisse, quand on coupe le haut de la rave, on voit un cercle environ 3mm à l’intérieur… C’est le repère à atteindre pour être sûr d’avoir supprimé toute la peau, dure et filandreuse.

Pour 4 personnes qui ne mangeront que ça ce soir!

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1 patate à soupe par personne, selon la taille (1 grosse et 2 moyennes pour moi)
1 belle carotte par personne (donc 4 pour moi)
1 rave moyenne ou 2 petites par personne, plus du rab’ au cas où il y aurait de la perte… (jamais de grosses raves!)
du bouillon de volaille pour couvrir juste à niveau, pas plus
et ma grande tante ajoutait parfois une poignée de riz qui cuit en 10 minutes (thaï, basmati, etc…)
Lait à volonté
sel, poivre

Commencer par peler, laver et couper en petits cubes tous les légumes. Pour moi, la taille idéale des cubes c’est environ 1cm de côté
En tout cas, si vous taillez plus petit, ça cuira plus vite mais que de temps à couper des cubes… Et si vous coupez plus gros, prévoyez une cuisson un peu plus longue.

Placer tous les légumes dans une casserole, couvrir juste à niveau, pas plus, je dirais même plutôt à peine moins, avec le bouillon de volaille froid (de l’eau avec un cube de bouillon déshydraté feront parfaitement l’affaire).
Porter à ébullition, puis baisser le feu et laisser bouillonner doucement à couvert jusqu’à ce que les légumes soient tendres, ce qui prendra environ 20 à 30 minutes selon la taille des cubes.
Ajoutez le riz environ 10 minutes avant la fin de la cuisson, quand les patates semblent ne plus arriver vraiment à résister à l’écrasement de votre cuiller en bois contre les parois de la casserole… et surveillez la cuisson en ajoutant du lait si le riz manque de liquide pour bien gonfler.

Résistez à l’envie pourtant très naturelle d’utiliser dur riz complet, ou alors faites le précuire avant, car il lui faut 45 minutes pour être tendre, la soupe n’en demandera jamais autant!

Quand tout est cuit, le niveau du bouillon peut être plus haut que les légumes si vous n’avez pas mis de riz. Je vous recommande alors d’en retirer un peu et de le remplacer par du lait. Cette soupe est vraiment un bouillon dans lequel nagent beaucoup de légumes, avec ou sans grains de riz, mais en aucun cas une soupe pour chien épaisse et pâteuse! Donc il faut ajouter du lait pour obtenir la consistance désirée.

Poivrer. Goûter, rectifier en sel et poivre.
Servir rapidement, surtout en présence de riz… et très chaud.

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Je rajoute même encore du lait bien froid dans ma soupe pour pouvoir la déguster plus vite! C’est que je n’aime pas attendre, surtout une telle soupe! Et comme toujours sur les soupes de mon enfance, je place le morceau de fourme à faire tremper dans le bol pour le ramollir et le grignoter tout doucement, une petite bouchée par cuillerée de soupe… Mmmmmmmm…

assiete

 

Que de souvenirs… 

jean-claude,

 

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vendredi 30 décembre 2011

Chatel-Guyon: Le démentelement château de Gui II

 

Le démentelement du château.

 

     . A la fin du XVIème siècle, de 1590 à 1594, éclatent, les guerres de ligue, entre les ligueurs adversaires du roi et le roi. En 1590, le château est occupé par les troupes de la ligue puis par les troupes royales. Fortement endommagé en 1594, sa destruction est demandée par la ville de Riom qui a fait serment de fidélité au roi.

Il est finalement démentelé en 1631. 

     . Toutefois, la partie centrale qui figure au cadastre napoléonien de 1809, et qui a été relevée en plan par l'architecte E.Mallay, a subsisté jusqu'au milieu du XIXème siècle.

Une aquarelle de cette époque reproduit l'état du château.

Image3

     .Les pierres seront employées dans la construction de la nouvelle église (actuelle église Sainte Anne) et des maisons dans le bourg.

eglise St Anne

 

Aujourd'hui, le château a complètement disparu.

 

calvaire, eglise

 

 jean-claude,

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mercredi 28 décembre 2011

Guy II, Compte d'Auvergne

 

Un vassal atypique.

     .Guy II est le fils de Robert IV, compte d'Auvergne, et de Mahaut de Bourgogne, il prend la succession de son père, à la tête du mité d'Auvergne à partir de 1194: il la gardera jusqu"en 1222. La terre d'Auvergne possède, entre autres, villes, places fortes et châteaux. Elle est placée sous la souveraineté du  roi de France "Philippe-Auguste"; le compte Guy II est l'un de ses grands vassaux. 

     .Lors du conflit qui oppose la France et l'Angleterre, Guy II prend le parti du souverain anglais qui géographiquement éloigné, faisait de larges promesses à ses fidèles. Mais à peine, les hostilités commencent-elles que le roi d'Angleterre l'abandonne à la colère du roi de France qui ravage l'Auvergne en 1196.

 

Un vassal belligueux.

     .LE SEIGNEUR, L'EVEQUE ET LE ROI.

     .En 1197, Guy II se brouille avec son frère Robert; évêque de Clermont qui le fait excommunier. Il pille alors églises et monastères. A nouveau, l"Auvergne est à feu et à sang. Dans l'espoir de s'attirer les faveurs du pape Innocent III, Guy II fait don à l"église de la forteresse de Chatel-Guidon (aujourdhui disparue).

     .En 1199, la paix est rétablie grâce à l'intervention de l'archevêque de Bourges. Les deux frères se brouillent à nouveau pour se réconcilier en 1201 par l'intermédiaire cette fois du duc de Bourgogne.

     .Un an plus tard,  craignant de se voir confisquer Clermont par le roi, qui vient de lui enlever le château de Mauzun, Guy II confie la ville à son frère. Leur relation se gâte une fois de plus et Guy II le fait jeter en prison en 1206. Il est excommunié une seconde fois.

     .A nouveau réconciliés, les deux frères partent en croisade contre les Albigeois. A leur retour, Guy II fait enfermér son frère, s'empare de ses possessions et dévaste les églises. Il pille les abbayes clunisiennes de Mozac et de Marsat protégée par le roi.

     .Saisissant alors l'occasion d'e"n finir avec son turbulent vassal,le roi envoie un 1213 une armée en Auvergne sous le commandement de Guy de Dampierre, seigneur de Bourbon et Renaud Forez, archeveque de Lyon. Avec la féodalité, le moyen âge voit la multiplication des forteresses de puissants seigneurs vassaux du roi de France. L'armée du roi prend Riom, la forteresse de Tournoël fondée avant 1100 qui défendait le nord-est de la ville,  celle du Vigosche (l'actuel Chateaugay) qui défendait la ville au sud, celle de Castrum Guidonis (l'actuel Chatel-Guyon) ainsi que cent vingt autres places.

      .Des 1213, la région est annexée définitivement par Philippe-Auguste. Le château de Guy II perd une grande partie de son intérêt stratégique.

 

Un vassal ruiné.

     . Le roi en s'emparant des forteresses auvergnates réputées imprenables, avait saisi l'occasion de réaffirmer sa suzeraineté en soumettant un vassal indiscipliné. Les terres confisquées sont données à Austier de Villemontée, l'un des compagnons d'armes du roi.

     .Guy II qui conserve toutefois Vic le Compte et des châteaux alentours, se trouve presque entièrement dépouillé lorsqu'il meurt en 1222. La terre d'Auvergne est entrée dans le domaine royal. Philippe-Auguste réussit au total à tripler la superficie du domaine royal.

     .En 1386,  la seigneurie de Chatel-Guyon est vendue au seigneur de Tournoël (Hugues de la Roche) qui la revend en 1395 à Oudard Aultier de Chazeron, puis entre en mariage dans la famille de Monestay avec le chevalier Gilbert de Monestay.

jean-claude,

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Chatel-Guyon: Le château de Gui II

Chatel-Guyon: Le chateau de Gui II

 

Une motte féodal.

     .A un kilomètre au sud de St Coust, la butte du calvaire constitue une motte féodal naturelle, un site défensif. Ce relief se situe sur un chemin reliant Riom et Manzat, sans que l'on sache avec précisions si ce chemin préexiste, ou il vas se constituer à l'abri du château. Sur cette butte, Guy II compte d'auvergne décide à la fin du XIIème siècle, en 1185, de construire un château pour surveiller la plaine de la Limagne, plus particulièrement sa bordure nord-ouest.

 

Un château fort.

     .C'est un château quadrangulaire de 23m sur 20, avec quatre tours d'angle défensives; rondes et massives, que relient des courtines renforcées par une enceinte extérieure, crénelée. 

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.Le château est dépourvue de donjon comme celui de Yèvre dans le Loiret.

     .Cette forteresse prend le nom de "Castrum Guidomis" mentionné en en 1209 puis en 1255, le château de Gui.

     

     .Le château, vu du sud, occupe le sommet d'une butte tronçonique. Un toit à deux pentes de petites dimensions dépasse au dessus de la courtine méridionale: des bâtiments s"élevaient donc à l'intérieur de ces murs. Une enceinte extérieure court court à flanc de coteau, des bâtiments dont on aperçoit les toits sont adossés à la face interne et occupent une grande partie de la surface de la basse-cour. Une porte s'ouvre dans la face orientale de la butte. 

Une maquette du château, réalisée par Jacques Bureau, illustre bien cette description.

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 jean-claude,

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dimanche 19 juin 2011

Randonnée pédeste St Bonnet prés Riom / le Puy de Dôme

Randonnée pédeste St Bonnet prés Riom / le Puy de Dôme

 

DSCF0133Qu'elle belle journée ce 18 juin, un temps idéal pour cette randonnée pédestre.

Tous le monde était prêt à 06 heures 00, un petit café, un rosé pour certains chez nos amis rue Michel de l'hospital à St Bonnet près Riom.

Déception pour notre ami julien, il ne partiras pas avec nous suite à des douleurs dans les chevilles. La vigne donne du travail à cette époque, le terrain est escarpé. Il s'occupera de la coordination et nous rejoindra au deuxième départ à partir de Vulcania.

 

Un trés bon parcours, 36,610km dans le cerveau de Lucien. 

Direction Chatel-Guyon, Rochepradiere, Facemeunier et Moulet Marcenat lieu de la première pause et prise d'un bon casse croûte arrosé d'un bon coup de vin de Madargues.

Et direction le col de la nugère, là dans les sous bois cela grimpe, beaucoup trop pour moi, un chance un bucheron passe avec son tracteur.  Je l'accoste, je lui demande gentillement de monter sur le timon, il accepte, 800 metres celà me sauve.

Merci bucheron, tu m'as bien aidé, grace à toi j'arriverai au bout.

 

Tout vas bien mieux maintenant, je marche à bonne allure avec le groupe, je pioche dans mon sac, je prends une poignée d'abricot sec. Cela me permet de suivre tranquillement, je gravis le col des Gouttes sans difficultés et j'aperçois Vulcania.

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Le ravitaillement est là,  une deuxieme équipe nous rejoindra apres un pique-nique bien mérité.

Tous est prét salade piemontaise, céleri rémoulade, jambon sec, paté en croute, rosette, roti de porc, saint nectaire et des bonnes cerises, ceci arosé de côte d'auvergne.

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Il faut continuer, il reste 12 km environ. Tout se passe bien, malgrés le temps, un peu de pluie, de la bruine jusqu'au col de Ceyssat.

Vers 15 heures 00, nous étions au pied de dôme, devant nous le chemin des muletiers, trop dur pour moi, je decroche. Il ne restait que 03,800km, mais la fatigue se fesait sentir.

Je m'arrete, c'est finis pour moi, j'ai parcourus 36,610 km, c'est bien.

Salut bucheron, c'est grace à toi si j'y suis arrivé.

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Mes collegues continueront jusqu'au sommet par le chemin des muletier.

 

 

Le soir tout le monde se retrouvent à l'auberge "Des gros manaux" afin de déguster une exellente truffade.

Cette soirée fut la récompense d'une bonne journée

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jeudi 2 juin 2011

La fête de la ville de Riom

Un temps magnifique ce dimanche 29 mai 2011, dés 07heures00, les brocanteurs, les associations et les commerçants de la ville étaient à pied d'oeuvre et préparer leur stand.

Les restaurateurs ont joués le jeu, certains servaient des plats brayauds, ils proposaient des menus à 10 euros, je suis persuadé qu'ils ont bien travaillés.

Une vrai fourmilière le centre de notre ville ce matin là, les chalands arrivent de bonheur, ils regardent, s'approchent, consomment, fouillent, achètent...

Le secours populaire de Riom était là, avec un stand de bibelots, de la vaisselle, des petits meubles et bien sur beaucoup de vêtement, notamment pour les enfants ce qui a permis aux parents en difficultés d'habiller leurs bouts de chou à prix très intéressants.

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Dés 11heures00, un trés jolie parade défilait dans les rues de Riom, les badauds suivaient ce cortège, regardaient les stands, ils étaient curieux et avides de renseignements auprès des associations.

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Divers associations proposaient des bibelots, des jouets, des vêtements, des crêpes, des gaufres, des boissons sans alcool.

L'artisanat régional était bien représenté

 

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L'association social et culturel du Couriat, le centre social Joseph Gaidier,  l'Endroit (ADSEA), l'association riom jeunesse étaient réunis sur le parvis de la poste pour se présenter  aux familles et leurs enfants.

 


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Tout le long du Bd Desaix, un important vide grenier, beaucoup d'ojets, bibelots, livres, outils etc étaient présentés au badauds, beaucoup de monde sur le boulevard ce jour là.

 


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A cette occasion, la visite de la tour de l'horloge était mise à  disposition gratuitement, mon épouse et moi même nous avons gravis les 326 marches  pour découvrir une vue magnifique de notre pays brayaud.


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Le soir, dés dix neufs heures la commune avaient conviée les exposants a un apéritif dînatoire et pour une fois il y avait du côte d'auvergne sur les tables.

La commune possede plusieurs hectares de vigne, elle se devait de faire connaitre les viticulteurs auvergnats.

 

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Je remercis toutes les personnes qui ont su donner de leur temps pour telle reussite.

jean-claude,

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vendredi 1 avril 2011

 

 
 
Le Poisson d’avril, tout le monde le sait, n’est autre chose qu’une attrape, un piège innocent (et bienséant, cela va sans dire) que l’on tend à quelque personne amie, parente ou familière, le premier jour de ce mois d’avril. Donner un poisson d’avril à quelqu’un, c’est lui faire faire une démarche inutile, lui annoncer une nouvelle qu’on invente, l’envoyer au-devant de quelqu’un qui ne vient pas, en un mot, se divertir un peu à ses dépens, et éprouver sa patience.

Une première origine est donnée par des ouvrages tels que l’Origine des proverbes, le Dictionnairede Trévoux au mot Avril, ou encore le Spectateur anglais : l’expression poisson d’avril serait liée à la corruption de la passion de Jésus-Christ qui arriva le 3 avril : Jésus étant renvoyé d’un tribunal à l’autre, et contraint de faire diverses courses par manière d’insulte et de dérision, on aurait pris de là la froide coutume de faire courir et de renvoyer, d’un endroit à l’autre, ceux dont on voulait se moquer.

En effet, dans les premiers temps du christianisme, le clergé, afin de graver plus puissamment dans l’esprit des populations le sentiment et le souvenir des mystères de la religion catholique, eut recours à des représentations scéniques. Lors des grandes fêtes de l’année, le peuple venait écouter pieusement ces pièces religieuses, qui n’étaient pour lui qu’un commentaire vivant de l’évangile du jour. Rien de profane ne se mêlait à ces jeux, et ce ne fut que plus tard, au XIIIe siècle, que des éléments profanes vinrent se mêler à ces cérémonies religieuses et en modifier à la longue le caractère sacré. Dans les premiers jours d’avril avaient lieu ces représentations de la Passion, et l’assistance écoutant avec terreur, voyait le Christ, raillé et renvoyé de Caiphe à Pilate et de Pilate à Caiphe. Plus tard, l’habitude rendit la terreur moins grande, et quelques railleurs impies, en revenant le soir de l’église, s’amusèrent à répéter la scène du matin aux dépens de leurs amis ou de leurs voisins. De là, l’origine avancée de ce jeu du premier avril, et le nom de passion passant de bouche en bouche et n’étant plus guère compris, devenant le mot poisson.

Une deuxième origine fut proposée : le mois d’avril étant peu favorable à la pêche, plus d’un gourmand se serait vu, à cette époque, privé d’un plat délicat sur lequel son palais avait compté. Mais cette explication, pour suffisante qu’elle soit à justifier l’expression Manger du poisson d’avril, semble n’avoir aucun rapport avec les facéties du 1er avril.

On donne également une troisième origine, beaucoup plus récente, de cette expression : un prince de Lorraine que Louis XIII faisait garder à vue dans le château de Nancy, aurait trompé ses gardes et se serait sauvé en traversant la rivière de Meurthe, le premier jour d’avril. Certes le duc Nicolas François, frère de Charles III, duc de Lorraine, quitta son évêché de Toul et le chapeau de cardinal par politique d’État, avant d’épouser à Lunéville, au mois de mars 1635, la princesse Claude, sa cousine germaine, fille de Henri II. Puis, s’étant retiré à Nancy et ayant eu vent qu’on voulait le conduire à la cour de France, il trompa ses gardes.

Mais en réalité, le prince ne passa point la rivière de Meurthe à la nage, et sortit par une des portes de la ville, déguisé en paysan, portant une hotte pleine de fumier, de même que la princesse. Il aurait simplement délibérément choisi la date du 1er avril pour s’échapper et tromper les Français. Une jeune paysanne des environs de Nancy, qui fournissait journellement du laitage à la cour, reconnut la princesse malgré son déguisement et, l’ayant dit à quelques soldats de la garde, ceux-ci se figurèrent que cette fille voulait leur donner à tous le poisson d’avril, en les faisant courir mal à propos ; ce qui donna au prince et à la princesse le temps de gagner leurs chevaux pour se réfugier à Bruxelles, auprès du cardinal Infant. Cette évasion fit dire au peuple que le roi avait donné à garder un poisson d’avril, mais l’usage était connu au XIVe siècle, à en juger par les manuscrits du pasteur Paul Ferry relatifs à l’histoire de Metz et dans lesquels il cite déjà l’expression...

Une quatrième opinion fait remonter l’origine de la coutume au changement opéré sous Charles IX, quand l’année, qui jusqu’alors avait commencé le jour de Pâques, dut s’ouvrir le 1er janvier. Les étrennes du premier de l’an furent donc offertes trois mois plus tôt, et il ne resta dès lors pour l’ancien premier jour de l’an que des félicitations pures et simples, auxquelles les mauvais plaisants ajoutèrent des cadeaux ridicules ou des messages trompeurs.

Un des plus curieux poissons d’avril dont le bon vieux temps nous ait légué le souvenir, se déroula en 1686 et mit en scène un abbé de Caen, Michel de Saint-Martin, né à Saint-Lô en 1614, original toujours crédule au dernier point, bonhomme par-dessus tout. Ce personnage était, pour les sociétés de la ville, un divertissement que les habiles faisaient alterner avec la lecture de la Gazette de France ou duMercure Galant. Notez que le digne ecclésiastique sacrifiait aux muses, et se proclamait un dévoué serviteur des sciences et des lettres ; mais ses ouvrages étaient à la hauteur de ses idées et de sa conduite. Il publia, entre autres, un livre bizarre, singulier, absurde, intitulé : le Moyen de vivre en santé au delà de cent ans. Or, il était difficile après cela de ne pas jouer quelque bon tour à l’auteur : les nouvelles de la cour en fournirent bientôt l’occasion.

Les gazettes étaient remplies de détails circonstanciés sur l’arrivée en France et sur la réception prochaine, à Versailles, des ambassadeurs du Royaume de Siam (ancien nom de la Thaïlande), accompagnés du premier ambassadeur français qui y avait été dépêché l’année précédente par Louis XIV, Alexandre de Chaumont. Les sociétés de Caen s’entretinrent longtemps de cet événement, qui faisait grand bruit. Notre bon abbé n’étant pas des derniers à s’enquérir des histoires merveilleuses racontées à ce sujet, il ne parla plus, ne pensa plus et ne rêva plus qu’aux ambassadeurs siamois, avant qu’une idée des plus folles ne traversât la cervelle de quelques gens du bel air, certains de trouver appui dans toute la ville, plus certains encore d’avoir un auxiliaire puissant dans la crédulité de leur victime. Le premier avril arrivait dans quelques jours. On annonça à M. l’abbé de Saint-Martin que Sa Majesté le roi de Siam, après s’être fait lire son admirable livre, avait été si charmée de l’incomparable découverte que ce livre renfermait, qu’elle avait résolu d’envoyer à l’auteur des ambassadeurs pour lui offrir le rang de mandarin et le titre de son premier médecin.

Toute la ville s’en mêla : les gens les plus graves y prêtèrent volontiers les mains, les sévères magistrats tout comme les autres. Tout fut prévu ; il y eut autorisation du roi de France pour conférer à l’abbé les hautes dignités de mandarin et d’Esculape. La mascarade fut complète. Le bonhomme dut se croire mandarin, en toute sécurité, et ce fut grand plaisir de le voir revêtu et chamarré des insignes de ses nouvelles fonctions. Mais le jour d’avril passé, l’abbé ne put croire à ce poisson d’un nouveau genre, et deux années s’écoulèrent avant qu’il voulût bien reconnaître qu’on s’était moqué de lui. En 1738, Charles-Gabriel Porée, écrivant sous le pseudonyme de Censorinus Philalethes, rassembla nombre d’anecdotes amusantes sur les extravagances de l’abbé de Saint-Martin, dans un ouvrage intitulé La Mandarinade, ou Histoire du mandarinat de l’abbé de Saint-Martin

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mardi 25 janvier 2011

Un mendiant de Thiers, décedé à Ayat sur Sioule, en 1751

Le 15 janvier 1751 est décédé dans la grange de Gilbert Gravier de ce lieu un mendiant inconnu qui était le soir avant dans les rues, allant de porte en porte et qui a resté sept à huit jours dans la paroisse d'Ayat sur Sioule.

Il paraissait âgé d'environ cinquante ans,  taille médiocre, cheveux et barbes poivre et sel, teint noirâtre, les jambes ulcérées. 

Il a déclaré la veille de sa mort avoir été teinturier à Thiers et avoir une soeur à Riom, qu'il voulait aller la voir et se mettre à l’hôpital. Comme nous n'avons été appelé qu'à son dernier soupir, nous n'avons pus savoir qui il était, ni lui administrer les derniers sacrements. Nous avons fait visiter ses poche en présence du sieur Bartiat, procureur d'office et autres témoins.Il s'y est trouvé du pain, de la viande et six liards argent.

Apres nous êtres assurés que cet homme avait parut à l'église et fait quelques  actes de religions, nous l'avons enterré le lendemain dans un coin de notre cimetière en présence de Jean Thomas et de Pierre Barthiat qui on déclaré ne savoir signer enquis.

Cromarias, curé d'Ayat;

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dimanche 23 janvier 2011

besse saint anastaise sauvée par les loups

La cité médiévale de Besse-en-Chandesse protégée par une meute de Loups 

Besse-en-Chandesse est un petit village du Massif du Sancy construit à l’époque médiévale et protégé alors par des remparts. On entrait dans le village par 3 portes qu’on appelle des Beffrois. A l’heure actuelle, tous les remparts ont été détruits et il ne reste plus qu’un seul beffroi, la Porte de la Montagne. La girouette en forme de tête de Loup que l’on voit à son sommet est un hommage rendu il y a fort longtemps…

En ce temps-là, les Loups peuplaient encore les montagnes d’Auvergne. Le village de Besse était très riche et l’on avait construit des remparts pour le protéger.

 Le village de Besse était très riche. C’était un lieu de commerce très important dans la région. Et puis… en Auvergne… "Un sou est un sou !"

 

Et bien, Notre Dame de Vassivière, elle fait comme les vaches. En hiver, elle est dans l’église de Besse et en été, elle suit les vaches dans la montagne, dans une petite chapelle au beau milieu des prairies !

La montée en estive s’appelle la Montade et la descente, la Dévallade. Et à chaque montade ou dévallade, les Bessards font une grosse fête ! Ils dansent la Bourrée (danse traditionnelle auvergnate), ils mangent de la Potée ou de la Truffade et ils boivent du bon vin (un peu trop parfois !) 

 Ils avaient mangé, dansé et bu tant et si bien qu’à minuit tout le monde dormait. Et c’est le moment que choisirent des anglais (c’est le nom que l’on donnait aux brigands à cette époque) pour attaquer le village de Besse. MAIS… personne au Beffroi ! Personne pour sonner l’alerte ! Le village de Besse allait être pillé par ces voyous ! Et bien non, la Nature allait en décider autrement…

Une meute de Loups vivait à proximité du village. Jamais les Bessards n’avaient dérangé les Loups et jamais les Loups n’avaient dérangé les Bessards. Les Loups avaient bien compris qu’en ce jour de dévallade les Bessards étaient heureux. Ils avaient vu qu’il n’y avait personne en haut du Beffroi. Et quand les anglais voulurent attaquer le village de Besse, les Loups étaient là pour le protéger ! Ils ont grogné, hurlé tant et si fort que les Bessards se sont réveillés et ont mis en fuite ces brigands !! Les Loups leur avaient permis de sauver leur village et de conserver leurs richesses ! 

 

Les beffrois étaient les seuls moyens pour entrer dans le village, il fallait donc les protéger. Les protections étaient très malines : des grosses portes en bois, des herses, des mâchicoulis, des meurtrières et au sommet… une cloche ! Autrefois, il y avait toujours quelqu’un au sommet pour sonner la cloche en cas d’attaque et fermer ainsi tous les accès au village et bien sûr… organiser la défense. Dès que les habitants de Besse (les Bessards) entendaient la cloche, ils courraient chercher leurs armes pour protéger le village.

On y échangeait les productions de plaine (maïs, colza…) avec les productions de montagne (St-Nectaire, salaisons, cuir…). Et puis, comme dans tout village de montagne, il y a une église avec une statue de la Vierge à l’intérieur. Celle de l’église St-André s’appelle Notre Dame de Vassivière. Mais cette statue est une grande voyageuse. Elle aime se déplacer… et pas toute seule ! Hmm, Hmm… Elle se déplace avec les Vaches ! Et OUI, elle peut le faire !!!
Vous savez que les vaches passent l’hiver bien au chaud dans les étables et que dès que les premiers rayons de soleil arrivent, elles montent dans les zones d’estive…
L’année dont je vous parle fut exceptionnelle ! Il avait plu juste ce qu’il faut, et le soleil avait brillé tout l’été. Les prés avaient offert de la bonne herbe aux vaches et la production de St-Nectaire fut excellente. Les Bessards allaient s’enrichir à la prochaine foire ! La dévallade fut elle aussi mémorable. Les Bessards étaient tellement heureux qu’il avaient oublié de mettre quelqu’un en haut du beffroi ! Il n’y avait personne pour sonner l’alerte si le village était attaqué.
Les Bessards étaient des gens charmants. Ils vivaient en harmonie parfaite avec la Nature qui les entourait. Ils savaient observer et respecter les animaux, ils faisaient de même avec les arbres et les fleurs. Et, ce jour-là, le jour de l’attaque des anglais, la Nature allait remercier les Bessards de leur gentillesse.

Ce jour-là, ils décidèrent de remplacer la girouette du beffroi par lequel ils avaient failli périr ! Ils y mirent une tête de Loup pour se rappeler que les Loups les avaient sauvés… et pour se souvenir de toujours se protéger

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mardi 28 décembre 2010

Une semaine sans ma femme !

 

Une semaine sans ma femme !


LUNDI

Seul à la maison. Ma femme est partie pour la semaine. Génial !
Je sens qu'on va vivre des instants inoubliables, le chien et moi.
Je me suis concocté un emploi du temps réglé comme du papier à musique.

Je sais exactement à quelle heure je vais me lever et le temps que je passerai dans la salle de bains ou dans la cuisine, à préparer le déjeuner.
J'ai également compté les heures qu'il me faudra pour liquider la vaisselle, le ménage, les promenades du chien, les courses et la cuisine.
Et là, surprise : il me restera plein de temps libre !
Pourquoi les femmes se font-elles une montagne de toutes ces tâches alors qu'elles peuvent être expédiées si rapidement ? 
Tout est une question d'organisation. Pour le souper, le chien et moi avons un steak chacun.
J'ai disposé une jolie nappe, une bougie et un bouquet de roses pour faire plus intime.
Le chien a mangé de la mousse de canard en hors-d'oeuvre et aussi en plat principal, mais accompagnée d'une farandole de petits légumes. Et, comme dessert, des biscuits. 
Moi, je me suis octroyé du vin et un cigare. 
Cela faisait des lustres que je ne m'étais pas senti aussi bien. 

MARDI

Je dois revoir mon emploi du temps : apparemment, quelques aménagements s'imposent.
J'ai expliqué au chien que, bien entendu, ce n'est pas tous les jours fête; il ne doit donc pas s'attendre à des hors-d'oeuvre et à un service dans trois bols différents, vu que le préposé à la vaisselle, c'est moi !
En prenant mon déjeuner, j'ai noté les inconvénients du jus d'orange pressé : ça vous oblige à nettoyer chaque fois le presse-agrumes.
A moins d'en prévoir suffisamment pour deux jours, et dans ce cas, vous avez moitié moins de vaisselle.
Ma femme a insisté pour que je passe l'aspirateur tous les jours. Pas question ! Une fois tous les deux jours suffira amplement.
Il n'y a qu'a enfiler des pantoufles et à nettoyer les pattes du chien...
A part ça, je suis en pleine forme.

MERCREDI

J'ai le sentiment que le ménage prend plus de temps que prévu.
Il va falloir affiner ma stratégie. D'abord, acheter des repas tout préparés. 
Cela me fera gagner quelques minutes en cuisine. 
La préparation du souper ne devrait jamais être plus longue que sa consommation. 
En revanche, la chambre reste un problème. Il faut s'extraire des couvertures, aérer et enfin faire le lit. Trop compliqué !
D'ailleurs, je ne vois pas l'intérêt de faire le lit tous les jours dans la mesure ou on se recouche le soir même. Pour le chien, fini les préparations culinaires élaborées. Au menu : pâtée en boite. Il boude, mais tant pis. Si je peux me contenter de plats cuisinés, pourquoi pas lui ?

JEUDI

Plus de jus d'orange ! Comment un fruit d'aspect si anodin peut-il provoquer une telle pagaille ? 
Désormais, j'achèterai du jus en bouteille.

Découverte no 1 : j'ai réussi à m'extirper du lit en défaisant à peine les couvertures.
Comme ça, il n'y a plus qu'a les retaper un peu.
Bien sûr, cela nécessite un certain entraînement et on a intérêt à ne pas trop gigoter pendant la nuit.
J'ai un peu mal au dos, mais une bonne douche chaude et il n'y paraîtra plus. 
J'ai cessé de me raser tous les jours. Je gagne ainsi de précieuses minutes. 

Découverte no 2 : changer d'assiette à chaque repas est une hérésie.
Les vaisselles à répétition commencent à m'énerver. Le chien, lui aussi, peut manger dans le même bol.
Ce n'est qu'un animal après tout !

Note: je suis parvenu à la conclusion que le passage de l'aspirateur ne s'imposait qu'une fois par semaine... maximum.
Saucisses au dîner et au souper.

VENDREDI

Terminé le jus de fruit en bouteille ! Trop lourd à porter.
J'ai observé un curieux phénomène : les saucisses sont excellentes le matin, un peu moins bonnes le midi et carrément infectes le soir. 
Si un homme en mange plus de deux jours de suite, elles risquent même de lui occasionner de légères nausées.
Le chien a eu des croquettes. C'est tout aussi nutritif et le bol reste propre.
J'ai découvert qu'on pouvait boire la soupe directement à la casserole. Elle a exactement le même goût.
Plus de bol, plus de louche ! Désormais j'ai moins l'impression d'être réincarné en lave-vaisselle.
J'ai cessé de passer le balai dans la cuisine. Cela me tapait autant sur les nerfs que de faire le lit.
Note : laisser tomber les conserves. Ca salit l'ouvre-boites.

SAMEDI

A quoi bon se déshabiller le soir pour se rhabiller le lendemain matin ?
Je préfère occuper ce temps à me reposer un peu. Pas la peine non plus d'utiliser les couvertures : 
comme ça, le lit reste impeccable. 
Le chien a laissé des miettes partout. Il s'est fait gronder. Je ne suis pas sa bonne !
Etrange : c'est exactement la réflexion que ma femme me fait parfois.
Aujourd'hui, rasage. Mais je n'en ai vraiment pas envie. Je suis à bout de nerfs.
Pour le déjeuner, proscrire ce qui doit être déballé, ouvert, coupé en tranches, étalé, cuit ou passé au mélangeur.
Toutes ces corvées m'exaspèrent. Pour le dîner, manger à même l'emballage. Sans assiette, ni couverts, ni nappe, ni rien de toutes ces choses superflues.
Mes gencives sont un peu sensibles. Peut-être parce que je ne mange pas de fruits :
ils sont trop lourds à transporter. C'est sans doute un début de scorbut.
Ma femme a appelé dans l'après-midi pour savoir si j'avais fait les vitres et la lessive.
Je suis parti d'un éclat de rire hystérique. Comme si j'avais le temps !
Malaise dans la baignoire : le siphon est bouché par des spaghettis.
Ce n'est pas si grave, puisque, de toute façon, je ne me douche plus.

Note : Le chien et moi mangeons ensemble, directement au frigo.
Il faut faire vite pour ne pas laisser la porte ouverte trop longtemps.

DIMANCHE

Le chien et moi sommes restés au lit, à regarder la télévision.
Nous avons salivé tous deux en voyant des gens faire des agapes.
Nous sommes épuises et grognons autant l'un que l'autre.
Ce matin, j'ai mangé quelque chose dans son bol. Aucun de nous deux n'a aimé.
Je devrais vraiment me laver. Me raser. Me peigner. Lui préparer sa pâtée. Le sortir. Faire la vaisselle. Ranger. Penser aux courses. Et tout le reste... Mais, je n'en ai vraiment pas la force.
J'ai l'impression d'avoir des problèmes d'équilibre et de vision. Le chien ne remue même plus la queue.
Seul l'instinct de conservation nous à permis de nous traîner jusqu'au restaurant, où nous avons passé plus d'une heure à manger des tas de bonnes choses dans de multiples assiettes... avant d'aller à l'hôtel.
La chambre est propre, bien rangée et douillette. J'ai trouvé la solution idéale.. 
Je me demande si ma femme y a jamais pensé.

Un conseil si vous devez vous absenter, Mesdames...

réservez deux places au chenil..

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mardi 14 décembre 2010

La confusion

Un jeune homme de la montagne qui a l'habitude de faucher en ce pays d’herbe descend se louer en Limagne pour gagner son pain. Et il a trouvé du travail à façon pour quelques semaines.

Il s'y embauche donc.

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Le patron l’emmène à la vigne car sur les côtes de Limagne, il se trouve des vignes. L'homme porte fièrement  le "fessou" et le "bousset" sur l'épaule. Il pose le bousset dans la boutilliere; une petite anfractuosité dans la roche, tres fraîche car elle suite l'eau.

BOUSSET

-Ah! quant tu auras soif, dis moi le (="diza z u"). Je te donnerai à boire.

Et de démarrer la première rangée de vigne. Au bout, le jouvenceau a transpiré et il a la gorge bien sèche, il au début de la seconde rangée et il crie z u !

Mais le patron n'y fait pas attention.

Ils finissent la seconde rangée et le garçon a encore a encore plus soif, il redit z u !

Le patron ne comprend toujours pas.

Et trois ou quatre rangées de la même façon.

-Tu ne bois donc pas.

A la fin le jeune répond, un peu honteux.

-Vous m'aviez bien dit de boire et je vous en prie.

-Quant tu auras soif, dis moi le donc "(= diza z u)"

Et le jeune a seulement compris (diza zu)

-J'ai bien dit zu! mais nous n'avons pas bu.

Chez nous, comment dit on ! -mais quand tu auras soif, tu le diras.

Il ne faut pas confondre "Dis le" et "Tu le diras"

jean-claude,

 

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dimanche 21 novembre 2010

SOUVENIR D'UN TEMPS PASSE

Deux bassins vides; un grand et un petit. Depuis 1995, la piscine de Riom dans le puy de dôme, est fermée au public. Une autre, plus grande, plus moderne a pris le relais.

Pourtant je m'aventure curieusement dans cet antre qui fut autrefois un lieu de vie et d'apprentissage et qui fait aujourd'hui remonter à la surface quelques souvenirs privés d'enfance. Passé les tags, je découvre mi-émerveillé, mi-attristé, les deux bassins, trous béants et désespérément vides, privés de l'eau javellisée qui faisait la joie des Riomois.

On peut encore lire quelques recommandations grand bain; interdit  non-nageurs , lignes 4 et 5 réservées aux nageurs; interdiction de plonger ou de sauter; utilisez les échelles. Les échelles, elles ont disparues et il n'est plus possible d’accéder au grand bassin désormais. C'est pourtant ici que les écoles ont envoyées des centaines d’élèves pour apprendre à nager. Je lève la tête et je vois soudain les deux gros tuyaux, un marron et un jaune. Ces tuyaux que je fixais lorsque je nageais sur le dos.

Cela me donne l'envie d'aller voir dans la salles des machines. Au bout de torche, j'aperçois alors les filtres et autres rouages désormais inactifs. Ils sont encore en bon état comparés aux dégâts que les locaux ont subit depuis la fermeture. C'est la première fois que j’accède à cette salle et je préfère retourner vers les bassins et retrouver un peu de l'émotion qui m'envahissait tout à l'heure. Elle rappelle qu'il y avait cinq plongeoirs ici. Quatres sont encore en place, les plus petits. Celui du milieu à été enlevé, comme les échelles.. Je n'ai plus rien à faire là. Je me dirige donc vers la sortie et passe vers les douches. Les casiers ne sont plus que des souvenirs. 

En sortant j'aperçois un panneau indiquant la température de l'eau; 27°. Juste en dessous, se trouvent quelques feuilles ou sont inscrit les noms des maîtres nageurs qui devait travailler en ces week end de juin 1995; date à laquelle le temps s'est vraisemblablement arreté ici.

Les grilles se referment derrière moi et le silence remplit de nouveau les lieux.

jean-claude,

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samedi 20 novembre 2010

LES SABOTS DES GRANDS-PARENTS

LES SABOTS DES GRANDS-PARENTS.

 

Aujourd'hui objets de décoration, chaussés seulement par les danseurs des groupes folkloriques, les sabots sont restés pendant des siècles la chaussure de tous les jours. On les fabriquait généralement de bois de noyer ou de bouleau. les sabots de travail, des hommes, non peints, étaient couverts et sans brides. Pour les fêtes, les élégants sortaient la paire vernie, ou passée à la teinture noire, munie de grosses brides de cuir. Les dames, elles, choisissaient les "baraquettes"; petits sabots à brides légers, décolletés, vernis, sculptés de fleurs parfois, colorés, surtout des pensées.

jean-claude,

sabot

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vendredi 12 novembre 2010

Vigneron depuis un siecle

Vignerons depuis un siècle.

Chez les Déat, la vigne est une marque de famille. C'est en 1896 que l'arrière grand père de jean-michel Déat a acheté quelques hectare du vignoble de " Madargue". Les vendanges de 1997 ont commencés et le cru s'annonce exceptionnel.

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Touchez cette grappe. On a les mains poisseuses. le raisin est sucré, hein! Je crois qu'on vas faire quelque de pas mal. Peut être le cru du siècle! Diantre! Le cru du siècle. Jean-michel Déat, penché sur ses vignes, manie les grappes avec précaution. Une partie de son vignoble (3.5 ha au total) est installé sur le lieu dit de "Madargue", site historique du cru de "Madargue". Cela fait maintenant un siècle que la famille Déat exploite son vignoble.

Mon arrière grand père l'a acheté en 1896 explique jean michel, un oeil sur son père prénommé Bonnet, 73 ans bien portant et fidèle au poste pour les vendanges.

Bonnet fouille dans sa mémoire. les vignes appartenait à la bourgeoisie Riomoise; mais ravagés par le phylloxéra, elles ont étaient mises en vente. Mon grand père a acheté le terrain avec de l'or.

Oui! des pièces d'or.

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Quinze jours d'avances.

Quatre générations de Déat se sont ainsi succédés sur le coteau de Madargue, au pied de la route qui mène à Chatel-Guyon, d'ou l'on peut admirer les montagnes de Thiers, la plaine de la limagnes, avec Riom au premier plan et la chaîne des puys.

Belle vue, hein! on m'a souvent proposer de m'acheter le terrain. Mais je ne veut pas lacher ma vigne.

Profitant d'une exposition plein sud, sur un sol argilo-calcaire, le gamay. peut s'exprimer avec ensoleiller et le temps sec, le raisin a murît tranquillement. Il fait tellement beau, que nous avons put commencer les vendanges avec 15 jours d'avances. C'est bon signe.

Autour de jean-michel, une quinzaines de jeunes s'affairent. Ils coupent les grappes unes à unes.

La récolte est manuel. il nous fera une semaine pour tout ramasser. Apres le pressage le vin vieillira en cave pendant un an dans des foudres de chêne avant la mise en bouteille. Certains, le mettent rapidement en bouteille, moi je préfère attendre, cela donne plus de caractère au vin. Comme tous les gamay, le madargue développe des arômes de fruits rouges.

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Il est bon, non!

jean michel Déat tient a la spécificité des vins d'auvergne qui, selon lui, ont une belle carte à jouer sur le marché.

Dans le créneau des bouteilles à 25 francs, nous pouvons bien nous placer. mais il faudrait s'organiser pour faire un plus de publicité. Les trois vignerons qui se partagent le cru de madargue (13 ha), produisent chaque année prés de 80 000 bouteilles.

jean-michel en commercialise 20 000. Nous faisons de la vente aux particuliers, aux cavistes, aux épiceries fines en auvergne ainsi qu'en région parisienne mais on pourrait faire plus. Parlez en a bonnet.

ça, il est bon notre vin auvergnat, il vaut bien les cotes du Rhône, non? sans doute, sans doute.

En tous cas, on peut encore élargir notre vignoble sur les coteaux de chalusset, précise j-michel. A raison de 8 000 pieds à l'hectare, cela fait un investissement de 150 000 franc à l'ha. C'est une somme, mais pour développer le vignoble, il faudrait une volonté commune des producteurs et des collectivités. Donner un peu plus de volume au cru de madargue et l'une des ambitions de j-michel.

Il aime sa vigne et son vin.

Il prépare la cuvée du siècle. 

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Les brayauds à l'ancienne.

C'est en costume brayaud, grands chapeaux, guêtres et sabots, que les danseurs brayauds de chatel-guyon ont investi les vignes de j-michel sur les côtes de madargue sous un soleil de fêtes, bien abrités sous leur immense couvre-chef,  ils ont emplis les paniers, les berthes, les cuves, et ils ont partagés en toute convivialité les tartes.

Pompes aux pommes, saucissons et autres, bleu d'auvergne bien arrosé de vin de coteau, haut en couleurs. Servis par des paysannes en costume de travail et grande coiffe.

Tous ceux qui passé là ont vraiment fait un voyage dans le temps, 150 ans en arrière. Puis, les vielles, violons et accordéons sont sortis de leur étui,  le temps de jouer quelques bourrées ou d'accompagnés quelques chanteuses à la voix chaude et assurée. Pendant ces minutes, les vendanges ont retrouvés leur air de fête des récoltes qui payent enfin aujourd'hui encore de tant d'efforts consentis. 

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Article parut sur le journal "la montagne" le 30 septembre 1997

jean-claude,

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mercredi 13 octobre 2010

Sauvons les cotes d'auvergne.

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vendredi 24 septembre 2010

Printemps coquin !

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Marie-claude,

C’était au temps de la parenthèse enchantée
Du Voyage au long cours, des chants de Liberté
Ni tabou, ni sida, tous les garçons osaient
Les filles étaient belles, et s’ouvraient, et s’offraient…

C’était près de Collias, où des gorges sauvages
Creusées par le Gardon depuis le fond des âges
Accueillaient les ébats, les amours, les désirs
D’une jeunesse nue, avide de plaisir.

Elle jaillit, vêtue de gouttes de lumière
Et s’ébroua, cambrée, secouant sa crinière
En éblouissement de perles de soleil
Dans la beauté lustrale du plus simple appareil.

Je la mangeais des yeux d’un appétit vorace
J’aimais son cœur, son corps, son sourire et sa grâce.
S’allongeant à plat ventre sur les dalles brûlantes
Elle anima ses reins d’une ondulation lente,

Mettant le feu en moi et gonflant mes ardeurs.
Ses beaux yeux de friponne m’invitaient au bonheur.
En un bond de félin je fus bientôt sur elle,
Ma peau contre sa peau fleurant musc et cannelle

Marie-claude s’ouvrit, s’offrit puis elle m’accueillit
Sous les feux de Phœbus, à l’abri d’un taillis
Et, mourant de plaisir, je fus en elle un homme
Par les voies de Sodome…

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jeudi 23 septembre 2010

Femme, à ton cul ce soir, je voudrais rendre hommage,
Moi qui suis culophile, moi qui suis culophage.
Tes divines rondeurs de Vénus calypige
Aiguisent mes fantasmes et font gonfler ma verge
Je t’imagine donc en accorte soubrette,
Petit tablier blanc et très courte jupette,
Un tout petit slip blanc dissimule ta raie,
Tu es dans ta cuisine, tu as le dos tourné.
Tu te penches en avant pour allumer ton four,
Ta croupe qui se tend soulève tes atours,
Me révélant ainsi l’affriolant spectacle
De ton slip délicat couvrant ton réceptacle.
Moi, je tombe à genoux, faire mes dévotions
A ce cul adoré, ce cul plein d’émotions.
Toi, tu cambres les reins et ondule des fesses,
Mouvement lancinant appelant la caresse.
J’ai les mains dans le dos, mais ma bouche est active,
Avec les dents j’abaisse ton string décoratif,
Mon nez fouille tes poils, hume, grume ta raie
Ma bouche se ventouse au petit trou doré,
Qui orne la forêt de ta ligne médiane.
J’aime son goût amer, d’absinthe et de gentiane,
J’admire l’abricot de ta vulve enflée,
Qui s’ouvre et qui se fend pour ma langue
Je déguste tes jus, m’enivre de ta mouille,
Une douce chaleur me traverse 
Saoulé de tes humeurs, envoûté de tes goûts,
Je laisse enfin ta fente et me remet debout.
Tu te cambres et présente ta croupe en offrande,
Brûlant fourreau de chair 
J’enfonce enfin mes doigts dans ton lotus ouvert,
Et je rentre, et je sors de ton volcan de chair.
La chaleur de ta chatte me fait monter aux anges,
Nos corps ne font plus qu’un, nos sexes se mélangent
Se lâchent, se reprennent en un ballet d’amour.
Notre désir atteint le point de non retour,
Aux grands coups de langue
Tu réponds en ouvrant ton conin délicieux,
Une douce chaleur irradie tout mon ventre
Je vais bientôt jouir, je le sens 
Tu roucoules et tu geins, ta chatte aspire et mouille,
Nous perdons la notion de ce qui est autour,
Le plaisir nous submerge en un long cri d’amour,
Et ma mouille brûlante se répand sur ton antre
En un feu d’artifice au soleil de ton ventre.

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vendredi 10 septembre 2010

Le curiste et le vigneron

Un parisien venait en cure à Chatel-Guyon un peu tous les ans.

Il s'avisa tout naturellement que ce pays "brayaud" pouvait avoir du bon vin. Il débarqua un jour à St Bonnet prés Riom, il n'y manque pas de caves et tous les vignerons qui vous attendent.

-on peut gouter le vin.

-Donnez vous la peine de descendre.

L'homme lui présenta un tassou en argent pour lui faire gouter le vin.

Il lui tira à l'épièrle un de ses tassous bien pointés.

Le curiste le gouta, prit son temps, le dégusta finement et retourna le tassou en signe de contement.

-Mais il est bon ce vin!

-Vous en boirez bien un autre?

-Et le vigneron lui remplit de nouveau le tassou.

-Il est fameux ce petit gamay.

-Ce vin est parfaitement ce que le vigneron souhaitait, comme il là élevé...Voyez vous, c'est l'ouvrier qui fait le bon vin.

Et il bombait le torse et un soupçon de bon ventre. Il était fier de cette année là. Septembre avait bien mené la maturation, pas trop de pluie, juste ce qu'il faut quand il en avait besoin.

C'est qu'ils sont fier, les vignerons de St Bonnet. C'est à qui aura le meilleur vin, le plus fruité...et le plus de clients.

Et, l'année apres il revint notre curiste de paris; il se dit:

-Il faut que j'aille le revoir ce vigneron brayaud.

Mais le vin ça change d'une année à l'autre. Et la seconde année, le mois de septembre avait été dans le brouillard, un temps pourri qui n'aide pas les raisins à mûrir.

et comme de coutume notre curiste demanda à gouter le vin.

En vidant son tassou il fit la moue et dt:

- Ce n'est pas le meme que l'année passée!

Le vigneron baissa la tête, tout penaud.

-Que voulez vous? il est comme le bon dieu la fait, ce n'est pas moi qui dirige le temps, c'est la grande direction d'en haut.

l'histoire ne dit pas si le curiste revint l'année d'après.

jean-claude,

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samedi 10 juillet 2010

Repas de quartier

L'association Espace social et culturel du Couriat avec le centre Joseph Gaidier à organisé son traditionnel repas de quartier place José Morond à Riom hier soir.

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Le principe est simple, chacun emmène un plat, à partager, c'est sympa et ça marche. 

On mets toutes ses préparations sur des tables, chacun se sert..

Olivier fait cuire les saucisses et les merguez au barbecue et Sophie passe auprès des convives avec un plateau et les distribues.

Ne proposez pas à Olivier de le remplacer  afin qu'il puisse s'assoir, Il refusera.

Merci à vous.

Une très bonne soirée ou personnes se connait, tout le monde se parle; des liens se crées. 

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Pour finir un très bon spectacle, Marcel Poudre, un petit bonhomme au milieu d'une histoire, de loufoquerie, de la poudre, de la fumée etc...

Beaucoup de monde sur la place pour admirer se spectacle et féliciter cet artiste.

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mardi 6 juillet 2010

Agréable séjour à Port Leucate

DSCF1070

Le beau temps était enfin revenu pour le week end du 25, 26 et 27 juin pour cette agréable séjour avec l'A.R.J et temps mieux.

Dés l'aube du 25 juin, nous montions dans le car, tout le monde était prêt, personne ne manquait. Le chauffeur sympa chargeait nos bagages dans la soute et nous voila sur la route, assis confortablement dans un car récent équipé de la climatisation.

Un très bon voyage ensoleillé, ce qui nous à permis d'observer le paysage, le pont de Millau, le viaduc de Gabarit, la Lozère l'impréssionante superficie des vignes de l'Hérault.

garabit2

Sans oublier de se tourner dans le car, afin de discuter, faire connaissances avec les autres familles.

viaduc_millau

 

vignes_bordant_le_lac_du_salagou

Comme prévus par notre sympathique chauffeur, nous étions sur le parking du village de vacances " Les rives de Corbières" à Port Leucate aux alentours de midi, nous étions sur le parking de notre lieu de résidence.

A peine le pied à terre , Christophe s'empressa de se rendre à l'accueil afin de nous remettre les clefs.

DSCF1067

Un tres beau établissement équipés de chambres, de bungalows, d'un bar, d'un self service et d'une piscine en bord de mer.

En très peu de temps, tout le monde fut installés, restaurés et se retrouvas sur la plage. Le sable était chaud, la mer bonne, les petits et les grands ont put jouer, bronser, recuire pour certains.

Quel joli endroit, une piscine magnifique

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Une restauration classique mais bonne avec un patio magnifique.

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Que demander de plus, tout le monde était ravis, les familles ont fait connaissances, les enfants ont créer des liens.

Un peu cours c'est vrai mais bon il se faire une raison.

Toutes les régions sont belles et notre auvergne aussi, il n'y a pas la mer mais des lacs et des barrages.

jean-claude,

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mercredi 23 juin 2010

FAITES-VOUS ENCORE "QUATRE HEURES" ?

 

Des gauffres sucrées, c'est très bon, à la confiture aussi, mais lorsque j'étais enfant, ma mère me les tartinait de beurre frais, alors qu'elles étaient encores toutes chaudes...et ce beurre fondant était un délice.

L'hiver pour "quatre heures", elle nous les faisait tremper dans du "vin chaud", en réalité une tisane de fleurs de sureau avec un peu de vin et du sucre.

Nos goûts étaient simples, un autre souvenir de "quatres heures", c'était de partir dans les chemins avec un morceau de bon pain et de chercher des mures ou des noix pour manger avec.

jean-claude,

 

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dimanche 20 juin 2010

Le thermalisme en Auvergne

Chatel-Guyon : Ville résidentielle et thermale
comprenant les villages des Grosliers, le Bournet, Chazeron, St-Hippolyte et Rochepradière.

chatel

Ce début du siècle fut l'age d'or des stations thermales. C'est alors qu'aparurent les palaces ou se pressaient autours des sources une riche clientèle internationale. 

casino

C'était le temps des princes russes et des émirats arabes à chatel-guyon et des anglais qui faisaient une premières étape à Royat.

En venant plus pour faire la fête que pour se soigner; c'était le temps des troupes d'acteurs, des orchestres et des casinos.

Les stations sont trops nombreuses en Auvergne pour vous les décrire dans cet article mais nous en ferons un petit survol: Chateauneuf les Bains "La belle Endormie"; Le Mont d'Or "La Romaine" et son funiculaire; La Bourboule sans histoire qui ne possédait que 10 maisons en 1880 et qui reçut la femme et la fille du président de la république Felix Faure en 1888; Saint Nectaire, 2 villes et 40 sources; Royat l'élégante, la cité des peintres; Chatel-Guyon la station des princes ou "la capitale du ventre"; Sainte Marguerite la belle oubliée; Arlanc qui n'a pas grandit; Chaudefour l'échec...

jean-claude,

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samedi 19 juin 2010

Randonnée "la fontaine salée"

De Picherande à Chareyre, le sentier traverse des zones de prairies. Avec des précipitations importantes et des sols développés sur des coulées de lave, une herbe de très bonne qualité pousse ici en abondance.

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Au printemps, ce paysage verdoyant est parsemé de jonquilles.

Une très belle randonnée dans une vallée façonnée, comme la  vallée de Chaudefour, par les phénomènes glaciaires, la vallée de la fontaine salée offre des paysages moins tourmentés mais tout aussi grandiose. Le décor n'est pas aussi chaotiques ou déchiquetés, mais il s'impose par ses dimensions et la majesté de ses étendues  pastorales.

Une randonnée qui nous à été proposée par l'Association Riom Jeunesse le 05 juin en sortie famille, vous trouverez sur ce blog un album photo de cette sortie.

Ce fut une journée sympathique, de tres beau point de vue,.

Merci à l'ARJ de nous l'avoir fait découvrir, toute ma petite famille continuera à suivre cette association pour ses sorties familiales sans laisser de cotés l'Association Social et Culturel du Couriat de notre ville.

A très bientôt, pour vous parler  du séjour à Port Leucate, la sortie à Bort les Orgues etc...

jean-claude,

 

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lundi 19 avril 2010

Guy de MAUPASSANT

Bien que de nature robuste Guy de Maupassant, souffre de graves troubles de santé. Il a contracté la syphilis depuis quelques années déjà et pour se soigner il fréquente les stations thermales. Il fait un premier séjour à Chatel-Guyon à l’Hôtel des Princes (Spendid Hôtel) au début août 1883, une lettre qu'il écrit à la comtesse Potocka confirme cette date. La ville est alors en pleine effervescence : construction de villas opulentes, d’Hôtels de très grand standing ou se croisent maharadjahs, émirs, Princes..... Guy de Maupassant est très intrigué par tout ce luxe, il observe les médecins, étudie les moeurs des autres curistes. On lui prête une relation avec une donneuse d’eau, simple employée d'un établissement thermal qui pourrait être la mère de ses trois enfants. Mais les dates ne concordent pas : en effet le 27 février 1883 naît à Paris : Honoré Lucien Litzelmann. Il est déclaré de " père inconnu " et de Joséphine Litzelmann (1855-1920), une petite modiste. C'est le premier enfant de Guy de Maupassant, puis deux filles suivront : Lucienne née en 1884, et Marguerite en 1887. Bien qu'il ne reconnaisse jamais ses enfants, il subvient à leurs besoins et à ceux de Joséphine qui meurt en 1920.
En août 1885, Maupassant fait une nouvelle une cure à Chatelguyon. Ce séjour lui inspira une nouvelle "
Mes vingt-cinq jours". Le 17 août, il écrit "Je viens de faire d’admirables excursions en Auvergne, c’est vraiment un pays superbe et d’une impression bien particulière, que je vais essayer dans le roman que je commence." (il s’agit du futur roman "Mont-Oriol"). En 1886 troisième séjour à Chatel-Guyon. Enfin en 1887 Il publie son troisième roman "Mont-Oriol" . Dans ce roman, sous le couvert d’une intrigue sentimentale, Maupassant fait une description détaillée et quelque peu satyrique de l’ambiance qui régnait à Chatel-Guyon à cette époque qui marque la fin de la dépression économique et le début de la "Belle Époque"

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mercredi 10 mars 2010

Grand incendie 1716 à st bonnet pres riom

Saint bonnet Laschamps ; Le grand incendie du 10 aout 1716

 

Monsieur Assollent, par ailleurs, « Scieur de la Fond et Conseiller Du Roy » est un grand personnage et c’est sur la requête des consuls de St bonnet  qu’il se présente avec son greffier, il est reçu à l’entrée par jb Desmale, le curé, les consuls ; la plus grande partie des habitants.

L’incendie à eu lieu pendant que les habitants étaient à la messe, il a consumé la moitié du bourg.

Beaucoup de fermes, maisons, granges, étables et autres propriétés furent détruites.

Le procès verbal contient de nombreuses déclarations attestant l’importance de l’entraide existant pour le stockage des récoltes ; aussi Marie Plazenet(personne de ma famille) avaient été obligé de stoker son blé dans la grange des Taneyras, sa futaille chez Rougier qui logeaient la même chose pour  Bonnette Gaillot (cousine éloignée),.

Bonnette Gaillot à perdue 27 septiers de la dîme perçu de la commanderie d’Yssac qui était logés  dans la grange des Rousseau.

Beaucoup de membre de nos familles ont tout perdus ou presque lors de cette incendie.

Plazenet, Perrony, Arnoud, Gardarin, Lafumat, Filliol, Gaillot, etc…

Une précision intéressante quand aux méthodes de moissons du moment ; il est d’usage de fermer tous les grains à mesure qu’ils sont récoltés, sans faire de plongeons dans la campagne, et les récoltes sont donc rentrées aussitôt les récoltes finie.

C’est donc une perte totale pour la récolte de l’année.

Le commissaire constate aussi que la perte est d’autant plus douloureuse que la majeure partie des fourrages provenaient des fermages, ils sont donc redevables. Ce constat confirme un de ses état de choses dont ils souffraient énormément la petite paysannerie du pays brayaud, à savoir l’inexistence pour elle de moyens propres à assurer l’alimentation du bétail, les domaines des bourgeois ayant accaparés toutes les pâtures…

Mr Lenormand, receveur des tailles de l’élection de Riom pris très rapidement la décision de verser la 26 octobre, aux consuls de St Bonnet, Jean Reynaud syndic, à Marien Perrony et guillaume Janot, 500 livres d’avance pour acheter les blés nécessaires aux ensemencements ; il s’agit d’un prêt que les consuls s’engage à rembourser après les récoltes.

Les habitants ont fait savoir à Mr l’Intendant d’Auvergne, certes fort respectueuse, mais sur les conseils des gens qu’ils attendaient bien autres choses.

Ils disaient :

-Les pertes sont si grande qu’elles mettent les incendiés dans l’impossibilité de relever leurs bâtiments, préparer leur terres, de pouvoir vivre avec leur famille et de payer les arrérages des tailles et ne les cotises d’office à l’avenir pendant cinq années.

L’évaluation que j’ai des sommes dues de 1711 à 1716 n’est pas négligeable.

-1711     111livres     10sols     06deniers

-1712     285livres     14sols     00deniers

-1713     436livres     12sols     02deniers

-1714     571livres     15sols     04deniers

-1715     900livres     13 sols    11deniers

-1716   1190livres     04sols     06deniers

              __________________________

             3496livres     11sols     05deniers

La dette de 1715 traduit bien les difficultés habituelles à faire rentrer les impôts dans les temps impartis. Celle de 1714 porte essentiellement sur les « ustensiles » et non sur la taille pour 435 livres et le dixième pour 110livres.

L’incendie de St Bonnet a mis en branle l’ensemble des mécanismes financiers de l’époque prévus par les textes pour alléger certaines charges en cas de calamités.

Ces mécanismes complexes n’étaient guère accessible aux particuliers, St Bonnet à eru sans doute la chance d’être épaulée par les Messieurs tout proches, de l’élection de Riom.

En tout cas, une catastrophe comme celle de 1716 méritaient d’être évoquée, sans doute, l’habitat du bourg dut-il être renouvelé en grande partie à cette époque et les toits de chaume remplacé par des tuiles creuses.

Jean-Claude,

Ce travail a été du dossier c33.51 des archives départementales du puy de dôme

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dimanche 7 mars 2010

Le Médecin Malgré Lui "

"Le Médecin Malgré Lui " est une comédie-farce en trois actes et en prose représentée pour la première fois en 1666 à Paris . Molière, malade au moment où il l'écrit, illustre "Le médecin malgré Lui"son mépris pour la médecine de son époque.


Cette comédie est interprétée par Cédric Veschambre, mime et clown qui incarne à lui seul avec brio une pleine galerie de personnages. Magnifique, il redonne à cette pièce drôlerie et insolence dans un délirant one man show décalé. Un minimum d’accessoires et un maximum de talent pour une heure à cent à l’heure ! Enfants et adultes seront bousculés et émus ; le rire sera présent mais aussi un brin de gravité car Molière nous parle ici du ravage des désirs, d’une vengeance féminine, avec la médecine comme prétexte à une féroce charge contre tous les fats et les bourgeois trop sûrs d’eux…

 

Une tres bonne interprétation que nous sommes allez voir grace à l'Association Riom Jeunesse .

Dommage pour les absents et les non inscrits. Ils auraient passés un excellent dimanche après midi.

Une bonne fin d'après midi, les enfants et adultes fut bousculés et émus.

Merci à l'Association Riom Jeunesse.

Jean-claude,

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vendredi 5 mars 2010

prieuré saint coust

 

Les origines médiévales.

 

St Coust est mentionné comme une fondation de l'abbaye clunisienne de Mozac, ce qui explique:

-Fonds d'archives de ce monastère au archives départementales de Clermont Ferrand

-Première citation "ecclesiam de sannacultural"; un document du XVI ème reproduisant un placard non daté d"Adrien IV, pape 1154 à 1159

confirmé en possession de Mozac.

-En 1410, des problèmes concernant la vicairie St Étienne de Chazeron et ses revenus, une rente d'une emine froment et douze deniers est due à Hugues Barthélémy dit Bernard de Riom, pour le compte du prieuré. un vidimus de 1454 transcrit acte d'autorisation des fonds baptismaux dans la chapelle st Maurice de chatel-guyon le 16 avril 1432, à la demande des habitants; ceux-ci craignent pour la santé de leurs enfants; obligés de conduire par tous les temps,trop éloigné de leur village.

-Enfin, deux visites paroissiale faites au nom de l'évêque en juin 1455 et mai 1459 sans autres précisions: l'église fait partie de l 'archipeterie de Blot.

-Ces trop rares données, ne permettent pas de savoir si St Coust existe au milieu du XIIe. sa date de fondation demeure inconnue.

-L'étymologie du nom, aucun St "officiel" ne porte le patronyme de St Coust.

-A la moitié du XII siècle appartient a cette grande vague d'installations paroissiales entre le XII et le XIII ème, un habitat plus ou moins prêt à existé autour de la nouvelle église, sur cette plateforme idéal pour la vigne, à la proximité du chambaron, aujourd'hui aucune trace de cette occupation humaine; ce qui explique l'expention de chatel-guyon.

A la fin du XIIe, le compte Gui II dans sa lutte contre son frère robert, installe sur un éminence naturelle un château dont il rend hommage à Innocent III en 1198, au milieu du XIII ème, le nom du château se développe autour.

En 1268, le bourg verse 70 livres pour le départ de son prince apagoniste en terre sainte.

une chapelle est dédié à St Maurice et à la nomination de l'abbé de Mozac est construite.

 

Le déclin avant 1789

La paroisse reste encore sous le nom St coust chatel-guyon

l'église St Coust assume toujours le culte. Pourtant l'église st coust semble désaffectée mais très peu utilisée des 1668 et le sacrement ne repose point et depuis , le 28 avril 1721 aboutit à l'interdiction de l'édifice et du cimetière tant que des réparations importantes ne seront pas faites

pourtant les pratiques religieuses ne disparaissent pas complètement car les procession de chatel guyon jusqu'à la croix de st coust continua jusqu'à récemment..

 

En 1796, acquiert le prieuré et le cimetière pour 1598 francs.

Une délibération du 24 prairial 1796, avait proposé une autre utilisation de l'église paroissiale , l'église et le cimetière de st coust devrait servir pour la construction d'école, d'un jardin pour le logement d'un instituteur. Cette demande n'ayant pas aboutit, le citoyen Bonnet collange, agent municipal puis maire de chatel ne fut pas d'accord.

Quelques terres, du prieuré sont vendues pendant la révolution, ex 5 quartelés au chanoine « Geslin » de Riom, deux œuvres de vignes, une terre de trois sperterées, une quartelée, et une coupée à un dénommé Gaspard de Riom. Etc..

Du XIX ème au XXe, il ne restait plus que des ruines, abandon complet des bâtiments et en 1900 découverte des squelettes dans l'enclos par l'instituteur Célestin Pouchon. Certains habitants de l'époque affirment avoir vus les propriétaires enlever des ossements nombreux.

 

La croix de st coust , des voleurs sont aller la chercher et au moments de la mettre en lieu sur, ils fut surpris, là jeta dans un fossé, brisé, elle fut reprise par le sr Marien Levadoux( (petit Marien de longpuy), et transporté à chatel; par la suite la croix fut bâtit dans le mur de la maison d'Amable Levadoux, rue longpuy. Elle n'y serait plus.

Avant 1789:

En 1661 de grosses réparations fut entreprises par l'abbé de Mozac et les consuls de chatel, des maçons et charpentier font les travaux de l'église de st Coust.

Suite aux inspections du XVIIe

Des témoignages affirment que:

-le bâtiment n'est pas vouté hormis le chœur,

·         avec arcade en pierre,

·         couvert de tuile,

·         une seule nef, et pas de transept maigres la présence d'une chapelle st jean, ,

·         un clocher avec deux cloches 1698;

·         dispose d'une porte du prieuré ce qui rappelle d'autres bâtiments disparus.

·         Deux autels...

aucuns vases sacrés de 1730 et 1739 ne fut retrouvés

-ni paves

-ni lambris

la pierre de l'autel ne porte plus les inscriptions 1730 et 1739.

A cette même date, il est précisé que l'église saint coust est consacrée à st bonnet

 

En 1721

Tout est cassé fenêtres serrures, cloches et l'église devient le repère des malfaiteurs.

Apparemment à chatel, il n'existe à cette datte ni cimetière, ni presbytère, les corps sont enterrés dans l'église.

Un texte indique un cimetière a st coust « clos de muraille », il sert toujours aux sépultures, et suite à un nouveau cimetière a chatel; en perdant cette fonction, tout es irrémédiablement condamné.

A la révolution cette ancien cimetière couvre 210 toises soit env 409 m².

 

En 1900

 

L'instituteur Pouchon donne des renseignements au début du XXe des plus intéressants avec les croquis de la porte d'entrée de l'enclos, des ruines du bâtiment lui même et de la croix du cimetière; ils sont toujours divisé entre trois propriétaires et plantés en vigne: un état de délabrement très avancé. Pouchon ajoute quelques détails: Au fond de l'enclos, partie appartenant à Mr Jaffeux existe un pan de mur et une petite pièce à peu prés carrée et voutée.

En frappant le sol il y a un fort raisonnement, c'était donc la sacristie, en fait ce petit bâtiment suite à un remaniement tardif à servie de réserve à outils; il semblerai correspondre à la partie supérieur du chœur.

Mr Pouchon dît qu'a une centaine de mètres au dessous de l'enclos est encore une fontaine du prieuré, excellente source ne tarissant jamais; elle appartient à Mr Bourbon: c'est un genre de citerne couverte d'une voute épaisse et n'ayant qu'une ouverture sur l'est. Un remembrement à détruit cette construction pour tracer un chemin sur son emplacement, il fut bien sur détérioré par cette source permanente, un propriétaire riverain la captée depuis à l'aide de tuyaux pour arroser son jardin en contre bas.

 

L'état actuel

En 1975, les ruines étaient encore reconnaissables, la petite pièce (sacristie) se dressait toujours, sans toit, avec coté sud sa porte, son linteau en andésite d'un seul bloc, a coté sa petite fenêtre de 30cm par 50cm maintenant se n'est plus qu'une ruine

Un pan de mur avec son angle était toujours là.

En conclusion, mon étude historique, même très sommaire en raison des sources limitée, réveille le souvenir d'un monument oublié, méprisé trop longtemps. Des fouille, certes difficiles mais bien menées, pourrait compléter ces premiers éléments de mon enquête; elle s'imposent de façon tres urgente..

Jean-claude,

 

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l'auvergne


Quatrième étape de notre tour de France culinaire dans une région qui, contrairement à un ragot la disant « radine », partage volontiers sa riche histoire, ses paysages magnifiques et sa délicieuse cuisine.

Formée de montagnes et de 80 volcans éteints, semée de sources, de lacs et de pâturages d’altitude où paissent des vaches très célèbres telle la salers, l’Auvergne doit son nom au peuple gaulois des Arvernes, puissante confédération des Gaules. Vercingétorix en fut le roi après son père, Celtillos, lequel fut exécuté par ses compagnons ne voulant surtout pas que la fonction royale devienne... héréditaire. Les tourments de l’histoire ont voulu qu’au fil des siècles l’Auvergne historique soit disputée par les Francs, les Aquitains, les Carolingiens, les comtes de Poitiers et de Toulouse... Qu’elle commence à partir de 1789 à se former comme entité territoriale. L’actuelle Auvergne administrative regroupant le Puy-de-Dôme, l’Allier, le Cantal et la Haute-Loire, est en définitive née en 1972.

Menu peuple et célébrités

Qui ne connaît pas Bibendum, gros ventru s’engraissant du travail ingrat et très mal rémunéré d’ouvriers pétrissant tous les jours des pneus pour équiper nos « bagnoles » ? Ni les dentellières payées une poignée de lentilles et perdant souvent la vue en créant des petites merveilles vendues hors de prix dans des magasins chics de Paris et d’ailleurs ? Ou encore ces orfèvres, se lacérant parfois les doigts pour des salaires de misère en nous fabriquant beaux couteaux ou petits canifs ? Jules Vallès, écrivain né au Puy-en-Velay (Haute-Loire) en 1832, qui fut l’un des chantres de la Commune de Paris, leur consacrerait sans doute de belles pages s’il était encore en vie. « Dis Sarko, pourquoi tu tousses ? »,se demanderait peut-être de son côté feu Fernand Raynaud. Ce que n’oserait sans doute pas Danielle Gilbert, alias la Grande Duduche, animatrice de télévision aujourd’hui à la retraite et assez peu regrettée des téléspectateurs. Ces derniers n’ont par contre pas oublié Antonin Magne, une des légendes du Tour de France qu’il gagna à deux reprises, en 1931 et en 1934. Ni Jules Romains, écrivain laissant à la postérité de nombreux ouvrages dont Knock ou le triomphe de la médecine adapté pour le théâtre par Louis Jouvet. Lequel metteur en scène a également joué au cinéma avec Arletty, petite fille d’auvergnate, et sa belle gueule d’atmosphère.

Entrons à la cuisine

D’origine paysanne, la cuisine auvergnate est de celle que l’on préparait jadis en hiver avec du chou, des cochonnailles et de la saucisse dans le chaudron placé dans l’âtre de la cheminée. Elle était alors assez lourde. Les temps ont changé. Le cochon n’est plus attendu au coin de la rue avec un couteau pour l’estourbir. Il reste cependant l’animal familier dont on tire des jambons de qualité séchés en altitude, des pieds de porc panés au vin blanc, le petit salé aux lentilles vertes du Puy... A la générosité naturelle du porc s’ajoutent de nos jours la viande fondante des charolaises et la chair goûteuse de la salers. Toutes ces merveilles sont volontiers servies avec une bonne truffade (pommes de terre à la tomme fraîche du Cantal) ou d’autres spécialités. Au printemps la truite et le saumon des torrents sont apprêtés de multiples manières, de même l’omble chevalier, le brochet, le sandre. En automne, chevreuils, sangliers et autres gibiers à poils et à plumes s’installent dans les assiettes. Et du saint-nectaire, du bleu d’Auvergne, de la fourme d’Ambert, du cantal, du salers... Mais aussi des côtes-d’Auvergne, vins se déclinant en rouge, en blanc, en gris et en rosé. Et encore de fameux desserts dont la fougasse, célèbre brioche du Cantal. Bref, que du bon, donnant envie de chanter avec Brassens en sortant de table : « Elle est à toi cette chanson, toi l’hôtesse qui sans façon, m’as donné quatre bouts de pain, quand dans ma vie il faisait faim ». Bon appétit et à la semaine prochaine.

 

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lundi 1 mars 2010

sortie truffade et ski de fond

       Avec l'Association Riom Jeunesse , nous avons passés une agréable
journée, il y a un mois et demi environ.
       Une sortie famille agréable à la neige.
       Tout le monde avait rendez vous devant l'arc de triomphe vers la gare sncf . Personne
ne manquait à l'appel, vingt six personnes étaient inscrites pour cette sortie famille,
nous avons put profiter des minibus, être tranquillement installés sans se soucier de
la circulation, de l'état de la route.
        Des dix heures quinze, les deux minibus ainsi que deux autres voitures particulières
se mis en route en direction de Nébouzat 63210 .
        Nos organisateurs avait réservés a notre intention une table dans une auberge très
conviviale, nos chauffeurs se sont très bien débrouillés pour monter devant l'auberge
du «Fournial», cela na fut pas facile, la petite route était très enneigée.
       Devant dans un près, il y avait de jolis lamas, bien laineux, super sympa, nos minois
émerveillés leurs ont plus, ils ont pas penser à nous arroser de leurs crachats.
       Heureux dans cette neige abondante, ils avaient de la nourriture, une haie pour
s'abriter du mauvais temps, une grande cabane pour la nuit.
........
       Je ne fus pas surpris de voir au dessus de la porte d'entrée, une imposante sculpture
de Victor Mornac, l'homme de Laqueuille qui a terrorisé les villageois de la région a
la fin du siècle dernier
       Si il est en Auvergne, un bandit de grand chemin entré dans la légende, c'est bien
Mornac. Le personnage a inspiré des récits, un roman, une pièce de théâtre"les
exploits de Mornac", récit dû à un journaliste de la fin du siècle précèdent qui signe J.
Champeix, récemment réédite aux éditions du Miroir, semble un témoignage sur ce
contre héros de légende, disons nous, presque autant que l'histoire.
       Pendant un quart de siècle, hormis dix ans de bagne accomplis à Toulon, de 1825 à
1850 à peu près, Victor Mornac a hanté les chemins qui, par divers itinéraires,
menaient de Bourg Lastic ou Herment à Clermont-Ferrand. La Moréno, Ville-
Jacques, Rochefort, St Sauves, autant de lieux,et il en fut bien d'autres, ou il a fait parler de lui.
        Habitant de Laqueuille ou il était né dans une famille honorable, pourvu de quelques
instructions, il aurait été maitre, d'abord clerc d'avoué puis maitre d'école, mais
prédestiné à tourné mal.Enfant et adolescent rebelle, pervers peut être, violent et Périgueux à coup sûr, par ailleurs robuste et de haute taille, grand marcheur, il devient hors la loi à la suite d'un
premier meurtre qui précède d'un règlement de compte et non d'un besoin de voler.
Une première période de brigandage, le bagne, retour en Auvergne. Il est la terreur
des habitants des villages, des voituriers, des aubergistes et surtout des Si il est en
Auvergne, un bandit de grand chemin entré dans la légende, c'est bien Mornac.Le
personnage a inspiré des récits, un roman, une pièce de théâtre"les exploits de
Mornac", récit dû à un journaliste de la fin du siècle précèdent qui signe J. Champeix,
récemment réédite aux éditions du Miroir, semble un témoignage sur ce contre héros
de légende, disons nous, presque autant que l'histoire.
marchands et propriétaires ou fermiers qui reviennent de la foire dans la journée ou à
la nuit tombée. Mais il ne détrousse pas tous ceux qu'il rencontre. Âpres avoir fait un
bout de marchands et propriétaires ou fermiers qui reviennent de la foire dans la
journée ou à la nuit tombée. Mais il ne détrousse pas tous ceux qu'il rencontre. Âpres
avoir fait un bout de chemin avec certains voyageurs et conversé les plus
cordialement, il se contente de se séparer, et de rire sous cape de la frayeur qui des ce
moment saisit son compagnon de route.
       Des témoignages et des indices tendirent alors à le faire apparaitre coupable de deux
crimes. mais, on osait pas trop parler contre lui: il courait toujours, menaçait, se
vengeait de diverses manières, ridiculisant les gendarmes et leurs échappait.
       A Briffons, toutefois, il reçut une raclée mémorable des habitants organisés et se
résolut à ne plus être victime de ses mauvais tours.
       Enfin arrêté, jugé à Riom, il est condamné au bagne ou cette fois il mourra.
       Est-il coupable de tous les meurtres et les mauvais coups dont on l'accusé!!! Était-il
aussi satanique qu'on l'a prétendu!!! A t'il toujours eu tous les tords dans les
mauvaises affaires ou il a était mêlé
        Ce n'est pas 150 ans plus tard que la chose sera tirée au clair.
       Mornac semble bien l'auteur de plusieurs meurtres. Mais il doit être remarqué que la
grande délinquance dans le monde rural du XIXe siècle était un fait répandu. C'est
sous la troisième république qu'elle disparait: gendarmerie plus efficace, meilleures
conditions matériel et morales de vie!
       Je ne veux pas chercher à tout expliquer; longtemps après Mornac, il y a eu des
bandits de grand chemin, et de cette insécurité des chemins ruraux, je vous laisse juge
arbitre.
       Excusez moi de parler de le dît bandit de grand chemin car d'après mon enquête ne
serait pas l'auteur des crimes et des actes reprochés.
…...................
       Une fois dans cette auberge magnifique, beaucoup de personnes fut surprises de
l'accueil, un aubergiste, petit par sa taille, discret mais fier de sa création , de sa
réussite.
       Une belle décoration, déjà les plus grands et les plus jeunes furent impressionnés par
la taille de la cheminée.
       Une fois installés, de grands plats de charcuterie auvergnates poursuivit de grandes
ollettes de truffade, ces ollettes là étaient dépourvues de ridelles, non je plaisante,
nous fumes resservies à plusieurs reprises, à volonté, je vous promets, ces gens là, ils
ne veulent pas que leurs clients repartent avec la faim au ventre.
       De bon saladiers bien plein, un très bon dessert, et nous voilà en train de remettre
nos tenues de ski, des ventres qui gênaient le passage des fermetures éclairs.
       Nous voici donc sur une départementale très enneigée, les équipements pour
emprunter cette route étaient obligatoires, juste les pneus neiges.
       Une fois rendus sur le parking, les familles se misent en filent en file indienne, comme un jour de rentrée scolaire, c'était réglé comme du papier à musique.
       Nos animateurs nous à conduit pour prendre le matériel loué auparavant, tout le
monde s'assied sur les bancs et enfila les chaussures.
       Une fois au départ des pistes, plusieurs personnes ont eu du mal à cliquer leurs
chaussures sur le ski mais cela fut vite résolus avec l'aide de Xavier et Christophe.
        Quelques bon conseils de leur part et nous voila prêt, deux équipes, une en piste
verte avec Xavier et une autre en piste bleu avec Christophe.
       Très sympa le ski de fond, deux possibilités ; une sur les rails et l'autre en skating, le
pas du patineur.
       Ce fut un peu laborieux au début mais une très belle balade, une descente sympa
même si il y a eu quelques chutes.
        Merci à l'association Riom jeunesse de cette belle journée.
                                                                      J-claude,

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dimanche 7 février 2010

journée pluvieuse

Que de mauvais temps aujourd'hui, on se croirait à la Toussaint, de la bruine, du brouillard, de la pluie et du froid.
J'ai fait du vtt, ce matin il fallait être courageux dans ces chemins gorgés d'eau; toutes ses branches chargées de grosses gouttelettes qui me tombées dessus sans se lasser.
C'est vrai il a fallut que je sois courageux pour aller voir les cours d'eau puis monter jusqu'au cascades de la vallée sans soucis.

Mais il fallait bien que je sorte afin de récupérer de la journée d'hier

L'ouverture de la pèche approche mais les ruisseaux sont trop en mouvements, j'espère que cela vas s'arranger.

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samedi 6 février 2010

VINIDÖME 2010

Avec mon épouse nous avons passés une bonne journée, nous nous sommes rendus à VINIDOME à cournon d'auvergne. plus de 400 exposants, des vins excellents

.Mais que d'occasions surtout pour moi qui connait beaucoup de ces gens, ils sont tres agréables, généreux, fiers de vous faire connaitre leurs produits.

Avec un ami viticulteur, nous avons déjeuner; un dos de sandre avec une sauce aux morilles; délicieux.

Cette après midi je me suis consacré aux viticulteurs en bio-dynamie.

De tres bon vins, des parfums, bouquets enivrants, la culture en bio-dynamie laisse s'exprimée une terre avec un terroir profond.

Je suis sur que s'ils touchaient les mêmes primes que ceux qui travaillent en agriculture intensive, les prix seront les mêmes.

Une bonne journée, la seul chose qui m'a choqué, c'est que les cotes d'auvergnes soit relégués dans un coin alors qu'ils sont à Cournon d'Auvergne et qu'ils réclament l'allée centrale.

Mes ami(es), le salon est là jusqu'à lundi soir.

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dimanche 31 janvier 2010

un super concert au couriat 63200

Je tiens à remercier les salariés et bénévoles du centre social et culturel de couriat à riom 63200.

Cette fin de mois, le vendredi 29 janvier 2010, ils ont organisés un concert des 21h00 et jusqu'à 00 heure environs  dans une salle prévue à cette usage qui viens juste d'etre rénovée.

Deux très bon groupes qui nous ont fait vibrés jusqu'à la fin. 

En première partie, le groupe "CLUB" et à  la suite de l'entracte le groupe " BRUXELLES".

Tous les deux nous ont fait monter l'adrénaline, une musique, de très bon chanteurs, des batteurs d'enfers ainsi que tres tres bons guitaristes.

Je vous promets tous le monde n'as pas plein ses cinq euros d'entrée, ni les oasis, ni les cocas colas et cette bière blonde servie à la pression.

Ce fut une très bonne soirée encore merci.

Dommage  qu'un(e) élu n'est pas voulut se déplacer.

Au centre social et culturel du couriat, ils a une salle de répétition et d'enregistrement très bien équipées, plusieurs salles qui servent aux percussions africaines, yoga, gymnastique etc.. , une tres grande salle informatique équipée de 11 PC, d internet, je suis trés assidue à celle ci. Il y a aussi d'autres salles de réunion et autres.

Je suis venus au centre social et culturel, un accueil du tonnerre, une poignée de main franche, chaleureuse.

Vous y trouverez les bonnes personnes voulues, de tres bon interlocuteurs qui peuvent vous aidez, des conseiller(e) de la Caisse d'Allocation Familiale du puy de dome.

Tous ces gens du courriat vous aiderons comme ils ont su faire pour ma petite famille

Au centre ville de Riom il y a un centre social; Joseph Gaidier, eux aussi sont compétents et à votre écoute, ils seront vous aidez et vous faire connaître l'espace famille.

Allez y en famille vous y serez bien accueilli.

jean-claude

 

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vendredi 25 décembre 2009

A tous les français

Mobilisation


Châtel-Guyon, 1er septembre 1939. Il est 15h00, le soleil brille et les feuilles des arbres font passer une légère brise sur l'avenue Baraduc.

A la terrasse de l'Hôtel de France, de nombreux clients sont attablés, qui devant un demi de bière, qui devant un café ou un thé. Maurice s'affaire au comptoir tout en écoutant les bavardages qui vont bon train. Il faut dire que depuis quelques jours, c'est le même sujet de conversation: la guerre.

La femme d'un député Front Populaire de la région, et quelques officiers curistes, claironnent que la guerre est inévitable. On parle beaucoup, bien sûr, de l'invasion de la Pologne par l'armée Allemande d'Hitler, mais aussi du pacte de non agression "Germano-Soviétique", conclu entre Hitler et Staline.

Tout à coup, un grand silence se fait au milieu de la chaussée. Le crieur municipal, à califourchon sur son vélo, à l'arrêt, bat du tambour. Tout le monde se tait et écoute: c'est la mobilisation générale ! Cette fois, ça y est ! Il n'y a plus de doute, c'est bien la guerre.

Un peu plus tard dans la soirée, des affiches blanches avec deux drapeaux tricolores imprimés, annoncent l'ordre de la mobilisation générale.

Les gens n'ont pas l'air trop surpris. On s'y attendait, les plus optimistes disent "La mobilisation générale n'est pas la guerre". Dans l'ensemble, la plupart n'y croient pas. Ils trouvent cela impossible. Mais les faits sont là, et il faut répondre à l'ordre de mobilisation. L'Hôtel de France était tenu par deux associés. L'un faisait la cuisine, l'autre le maître d'hôtel. Leur fascicule de mobilisation leur intime l'ordre de partir rapidement et sans délai. Il faut donc fermer l'hôtel le jour même. Maurice est congédié bien entendu, et se promène en ville à la nuit tombée. Il est reconnu par d'anciens camarades qui avaient travaillé avec lui deux ans plus tôt, dans autre hôtel tenu par un Croix-de-Feu. Dès qu'ils l'aperçoivent, ils l'insultent, en le traitant de sale communiste qui a sa place en prison, en attendant les douzes balles dans la peau. Maurice décide de partir sans tarder et rejoint Riom, la ville la plus proche pour prendre le train en direction de Clermont-Ferrand. A la gare, il aperçoit des trains complets qui partent en direction de Saint-Germain-des-Fossés, vers le front. Trains de militaires criant joyeusement : "A la boucherie, à Berlin". Convois de matériel ayant servi à la guerre de 14-18 : wagons plats chargés de canons montés sur caissons, "charettes fouragères", ravitaillement et surtout du foin pour les chevaux. D'autres wagons de marchandises, ouverts ceux-là, marqués : Hommes 40 - Chevaux en long 8. Les derniers transportent les hommes de troupe et les chevaux.

Le spectacle est triste à voir, et malgré l'insouciance de cette jeunesse qui part au sacrifice, les larmes viennent aux yeux.

 

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mardi 8 décembre 2009

souvenirs d'enfance

A l'age de quatres ans, j'admis volontiers qu'une oie sauvage eût laisser tomber un mimi en passant au dessus de chez nous.

"mon frere didier"

Lors de ses temps libre mon frere ainé impartissais un peu de son temps au nouveau né de la famille, papa et maman sonts les premiers mots que les enfants en tres bas age prononçais. Mon frere  se distingua dés son origine en prononçant d'abord le mot "papillon", moi je pensais au cheval de trait auvergnat de notre voisin "potiace" mais le nany avait aperçu une noctuelle qui s'était posait par inadvertance sur une branche de cerisier qui etait pres de la maison.

je disais "papillon"; et lui de répeter aussi nettement, pa-pi-yon.

Depuis ce jours, il s'interresser à tous ce qui pouvait bouger, voler et courir mais à force de déchiffer et de lui expliquer que le soleil était là pour éclairer le jour, mais la nuit elle aussi besoin de sommeil, il se couche que la pluie arrosait les si bonnes doucettes  que nous mangions en salade, y a les étoiles qui le remplacent, il faut pas les compter car elles font pisser au lit; y a le vent pour faire tourner la girouette.

Chaque choses avait sa finalité.

Ainsi, que pour les doigts de la mains, mon frere ainé lui avait apris que le pouce servait à ecraser les poux, l'index servait à se gratter le nez et l'auriculaire à s'écarquiller les oreilles.

A chaque reveil, il passait en revue ses petites mains et fesait l'inventaire de ses doigts, peut etre avait il peur que le croque mitaine soit passer dans la nuit.

Plus tard, dans le jardin, nous lui aprenions à sucer les primevères, à lecher le lait des salsifits et des scorsonnières, à machouiller les racines des réglisses, à courir, à ramper, à se taper le derrière par terre,à parler, à chanter, à s'applaudire, a faire des grimaces, à jouer aux cachettes, a imiter le vent, le tonnere,  la chevre, l'ane, le chien etc...

je peut dire qu'au  cours des premieres années, nous lui avons appris un peu de tout, pour parler il savait, un peu trop à mon gout, il n'a jamais chanté, heureusement pour nous car ma soeur marie-ange chantait des journées entieres une chanson que notre grand mère lui chantait.

-Elle chantait du matin au soir:

ses tates (4) mois, ses dans tates (4) mois que les oiseaux nissent dans les bois!!!.

il savait aussi reconnaitre le bruit de la mobylette bleu du papa et compter les coups de cloche de la pendule.

il courrait dans les escaliers commes un fou pour embrasser son papa, en profiter pour dire que j'étais partis avec les filles du quartier pour me cacher aux monuments aux morts ; il se permettait meme de surenchir ses dénonciations calomieuses, que les filles me fesait des bisous par ci et par là .

Je ne sais pas si s'était du au faite que mon frere ainé, ma soeur et moi meme nous montions rue du nord dans notre quartier.

De toutes façon, une fois plus grand il se débrouiller toujours à entamer une partie de dame à l'heure ou notre papa sortais du travail, il etais assez mauvais joueurs aux dames mais notre pere aller arriver, vollerait à son secours.

Il était assez malin pour son age.

jean-claude,

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mercredi 2 décembre 2009

Que se passe t'il en France en période de vaccination.

Que se passe t'il en France en période de vaccination.

Faut il se faire se faire vacciner contre le virus H1N1!!!

Chacun est libre de se faire vacciner, mais que ce passe t'il lorsque notre pays est parait-il si bien organisé!!!

En période de pandémie, de vaccination, lorsqu'un habitant du massif central se rends à la caisse primaire d'assurance maladie de son lieu de résidence (sous-préfecture) pour retirer des bons de vaccination pour protéger sa petite famille.

vous êtes très surpris.

La CPAM est en pleins travaux, un seul bureau pour accueillir les familles inquiètes et désireuses de se protéger se retrouvent au milieu d'électriciens, peintres, plaquistes sont en plein travail, les ouvriers passent au milieu des parents avec dans leurs bras des bebés , avec leur matérièl.

Cela est trés génant, obligés de faire lever et réassoir les assurés.

Personnellement nous avons attendus 01 heures 45.

Les fontaines à eaux sont vides, personnes pour les remplacer. mais je vous assurer qu'il fait plus de 23 degrés, à l'extérieurs la température extérieure ne dépassent les 05 degrés dans Riom (63200) le mardi 01 décembre 2009.

Graves trés graves, à savoir que cela était pire au centre de vaccination; toutes les familles venues en bus attendaient dehors de 17h00 à 20h00, pour rien, le centre à fermé à l'heure prévue.

Beaucoup de familles étaients à l'extérieur et sont reparties.

Ne vous inquiétez pas l'élu de la commune, Officier de la Police Justiçaire, responsable de la sécurité de ses concitoyens étaient bien au chaud.

Les éleveurs de bestiaux de notre région Auvergne laissent leur troupeaux dehors mais ils pensent à veiller que leurs bêtes soient protégés du froid par une haie; à ce qu'elles aient un point d'eau et de les ravitailler en fourrage.

Je suis en colère, très en colère, mon sang commence à bouillir.

à bientot,

 

 

 

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jeudi 29 octobre 2009

"Qu'est-ce qu'être français ?"...

     Sacrée question ! Nous n'avons pas fini de l'entendre posée en boucle jusqu'aux élections régionales au moins.

    Pour ma part, je n'ai pas l'intention de me laisser enfermer dans un faux-débat, un débat piège. Je n'ai nul besoin d'un gouvernement quel qu'il soit, ni d'aucun ministre ou président pour me dire qui je suis, et quelles sont les valeurs que je devrais respecter, celles dont il faudrait que je sois fier, ni que l'on me montre du doigt qui il faut aimer, et qui je dois détester du turban ou du béret...

   En guise de conclusion à ce débat et qui sèmera plus de divisions qu'il n'apportera de ciment social,  à Besson-Sarkozy and Co, je répondrais volontiers "Allez vous faire foutre !"

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vendredi 23 octobre 2009

L'AUVERGNAT

 

Être auvergnat est un titre souvent difficile à porter. En lui-même, il vaut injures. Â en croire ceux qui le méprisent, cet individu passerai passera les soirée à conter ses sous. Il met ensuite son portefeuille sous le traversin. Des son réveil, il recompte.

Méfiant comme il n'est pas permis, des qu'il aperçoit un visage inconnu, craignant qu'il ne s'agisse d'un agent du fisc, il s'enferme dans sa maison aux murs épais et pousse tous ses verrous.

Il ne se lave en général en général qu'une fois par an, le 1er janvier parce qu'il croit fermement que que l'on fait ce jour là il renouvellera toute l'année; si le vent du nord souffle, il soufflera 365 fois.

On raconte chez nous, l'histoire d'une veille paysanne, veuve, sans enfants, qui avait pour seul compagnie celle d'un bouc. Ils vivaient ensemble dans une extrême familiarités; elle le laissait dormir dans son lit. Voici qu'un jour un voisin découvre cette habitude. Il s'en étonne, pose une question:

-"Et l'odeur?

-L'odeur? répond la vielle auvergnate.

-Depuis que nous dormons ensemble, il s'y est bien habitué".

Mal gracieux, il reçoit rudement les "étrangers" qui osent poser le pied sur sa terre

J'ai consulté un certain nombre de personnes qui se poser la question .

Qu'est-ce donc un Auvergnat?

-C'est quelqu,un qui est né en Auvergne et n'en sort guère.

-Qui arrête sa montre en se couchant pour économisé le ressort.

-Qui n'enlève pas la croûte de son fromage et se contente de la gratter.

-Qui profite d'une éclipse pour teléphoner aux télécoms pour réclamer fermement le tarif de nuit.

-Qui n'hésite pas pas, dans sa conversation, à employer le passer surcomposé; par exemple:"ça a eu payé...".

Pour la toilette, des auvergnats qui se lavent pas, non je n'y croient pas.

J'en connais même qui possédent trois baignoires, dont deux sont dans les prés pour faire boire les vaches.

jean-claude,

 

 

 

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mercredi 21 octobre 2009

besse saint anastaise

Besse en Chandesse

 

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L'origine de Besse en Chandesse est encore à élucider. Concernant le nom du village,on sait qu'il y a près de mille ans, les feux de Besse dépendaient d'un autre lieu, plus important: la chandesse, aujourd'hui hameau de Chandèze. A l'époque médiévale, le village affirme sa position d'étape, de relai, marché et foire.

 

 

 

 

 

 

 

 


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L'église Saint André fut bâtie à la fin du XIIe. Le bâtiment, devenu trop petit avec l’afflux des pèlerins venant vénérer Notre Dame de Vassivière, fut agrandi en 1551, le chœur fut remplacé par un chevet plat.

 

 

 

 

 

 

 

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Puis, aux XVIIe et XVIIIe siècles, des chapelles latérales furent ajoutées et le porche repris. En 1822, une abside semi-circulaire remplaça le chevet plat et en 1862, un clocher remplacera celui détruit sous la révolution (M.H. 1886 ).

 

 

 

 

 

 

 

 


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Les chapiteaux romans qui surmontent les colonnes des arcades faisant communiquer la nef et les bas-côtés représentent l’histoire de Lazarre, le festin du mauvais riche, la passion de Saint André, l’homme singe tenu en laisse,(tiens, comme à Thuret encore une fois) minotaures et centaures. Les 28 chapiteaux de la nef et de la croisée témoignent de l'ingéniosité des sculpteurs auvergnats.

 

 

 

 


 

 

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Derrière l'autel se trouve la statue de Notre-Dame-de-Vassivière, Vierge noire avec son enfant sur les genoux. (voir vierges noires fichier et vierges noires)

 

 

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Le 2 juillet, cette statue est montée dans les alpages, à la chapelle de Vassivière, haut lieu de pèlerinage d'Auvergne. Elle est redescendue à l'église de Besse le dimanche suivant le 21 septembre, dans la fête de la "Dévalade".(voir Vassivière)

 

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A l'entrée de l'église, côté nord, des pierres sont serties dans le mur. Il me semble qu'un gardien, ou autre chose d'assez puissant, se tient là. De l'autre côté du mur, une batisse et...une chambre avec un lit ! Je crois que je n'aimerais pas trop dormir ici.

 


 

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Saint-Amable de Riom

Saint-Amable de Riom

 

Riom__9_aLe nom de Riom est d'origine celtique: Ricomagum, le bourg arverne, ( Vicus Ricomagensis ) "le riche marché", de rico, riche et de magum, marché, indique un centre économique aux fonctions commerciales importantes au carrefour de deux grandes voies, la route de la vallée de l'Allier (la voie Claudia reliant Augusto-Nemetum, Clermont-Ferrand, à Avaricum, Bourges ) et celle de l'océan Atlantique.
La région de Riom a été probablement peuplées de bonne heure. Peut-on avancer une présence humaine vers 20.000 ans avant l'ère chrétienne ? Des haches polies, des objets en silex, des grattoirs ont étés retrouvés au cours de fouilles.








Riom__11_aA l'époque Gallo-romaine,  Riom est alors une agglomération à vocation agricole sans fortifications connues qui deviendra à la fin du IVème siècle le siège d'une vaste paroisse primitive. Aucun vestige de cette époque n'est visible dans la ville ancienne mais le peuplement gallo-romain est attesté par la présence de villae dans la campagne proche.
Au Vème siècle, Saint Amable fonde un sanctuaire,  l'église Saint-Bénigne, puis un baptistère. Il meurt en 475. Au VIIème, l'église est agrandie et prend le nom de Saint Amable. En 1077, un chapitre de chanoines s'installe. En 1212, Riom devient capitale de la terre d'Auvergne. En 1477 et 1490 : plusieurs séries de tremblements de terre détruisent une bonne partie de la région riomoise.









Saint Amable

Riom__19_aIl exerça son ministère dans l'église de Riom, puis fut appelé au siège épiscopal de l'Auvergne (Clermont), probablement par saint Sidoine Apollinaire.
On raconte qu'à sa voix les bêtes venimeuses et les démons s'enfuyaient. Les images et médailles représentant le saint portent toujours cette inscription « le démon s’enfuit, ainsi que le serpent et le feu ». On peut voir à Mirecourt, une toile du XVIIème siècle représentant saint Amable, saint réputé protéger des serpents et des sorciers.
Il est mort un 11 novembre de la fin du Vème siècle. Sa fête a cependant toujours été célébrée le 11 juin.
Son tombeau à Clermont a été le lieu de plusieurs miracles dont saint Grégoire de Tours a été témoin et qu'il nous rapporte. Au Xème siècle, on procéda à la translation de ses reliques de Clermont à Riom où on les plaça dans l'église Saint-Bénigne.

La basilique

Riom__23_aLa basilique Saint-Amable à Riom, le plus vaste édifice du diocèse après la cathédrale de Clermont,  est dédiée au saint depuis le VIIème siècle. Elle fut édifiée à la place d'une ancienne chapelle que fit construire Saint Amable, en même temps qu'un baptistère, sur l'emplacement d'une ancienne chapelle dédiée à Saint Gervais et Saint Protais, vers l'an 450 et dans laquelle il fut inhumé en 475.
L'édifice est desservi par un chapitre de chanoines de Saint-Augustin depuis 1077 et  devient séculier en 1548.
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Riom__31_aElevée au rang de collégiale, l'église primitive fut remplacée au XIIème siècle par une construction romane réalisée à la diligence des évêques de Clermont, sans doute par Etienne de Mercoeur. De cette grande église, subsiste seuls aujourd'hui la nef de sept travées au berceau brisé sans doubleaux avec bas-côtés surmontés au-dessus de grandes arcades en tiers-points de tribunes et quelques éléments d'un vaste transept débordant. Toutes les autres parties ont fait l'objet de multiples transformations successives.
Riom__33_a

Riom__29_a










Riom__32_aÀ la Révolution, l'église devient un atelier de salpêtre. Dix-huit mois plus tard, elle est rendue au culte. Elle est intitulée basilique depuis 1912.  Son architecture est complexe puisqu'elle est marquée par toutes les périodes :
La nef bordée de deux bas-côtés est de style roman bien qu'elle soit construite en pierre de Volvic (pierre volcanique) employée seulement à partir du XIIIe siècle. Il s'agirait donc d'un roman tardif.





Riom__34_aLe chœur avec chevet à déambulatoire et trois chapelles rayonnantes reconstruit au XIIIème siècle et chapelles rayonnantes typiquement gothiques (1230-1255).
Les chapelles nord de style gothique flamboyant (fin XIVème siècle).
Les chapelles sud datant de 1747 (elles comblent la démolition du cloître à cette époque).
La façade ouest de 1750.
Le transept et le clocher qui sont reconstruits en 1855. La flèche du clocher avait été supprimée à la Révolution.



Riom__17_aLa basilique Saint-Amable est remarquable par ses dimensions exceptionnelles : 64,50 m par 27 m ; (nef romane : largeur 6,97 m, hauteur 16,15 m) ; (bas-côtés : largeur 3,50 m, hauteur 7,70 m).

Elle l'est aussi par l'architecture de son choeur gothique qui représente avec ses trois travées et son rond-point, l'un des premiers témoignages de l'introduction du nouveau style en Auvergne.

Riom__27_ahttp://fr.wikipedia.org/wiki/Riom

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jeudi 20 août 2009

un beau week end à anglards, tres sportif

d_part_de_riom

Depuis un mois environ, j'ai acheté un vélo de course de marque peugeot.

Tous les jours , j'ai réglé les freins, mis au point le passage des vitesses, changer les pneus puis je l'ai emmener chez un professionnel afin de faire poser de la guidoline.

La semaine auparavant, nous avions emmener ma maman et nos deux enfants  dans un petit village au dessus de besse saint anastaise afin qu'ils passent une semaine de repos.

Le vendredi 14 août 09, mon épouse travaillait jusqu'à 18 heures, le matin je me suis levé un peu tard.

Après avoir mangé un petit peu ensemble, pris une douche, enfilé ma tenue, préparer toutes mes affaires, plan, rustines colle, casques gants etc...

J'ai sortis mon vélo de son local, et fait la vérification de l'ensemble.

Je suis donc partis de Riom 320 m d'altitude vers 13 heures 30 en direction de Ménétrol, Gerzat, Clermont-FerrandClermont-Ferrand, Cournon, Le Cendre, Orcet et Plauzat.

Il y a beaucoup de plaines, de faut plat et de petites cotes. Jusqu'à Plauzat, il ne faut pas se plaindre, je me suis même permis une sieste sous un noyer car je connaissais très bien la suite.

Une fois bien reposé, je suis remonté sur mon vélo direction Champeix, Montaigut Le Blanc, Le Rivalet, Saint Diery, Les Grottes de Jonas, lompras, Le cheix et enfin Besse Saint Anastaise 1050 altidude. Une fois arrivé dans besse au carrefour de Compains, je me suis reposé de force, j'en pouvais plus.

Ma tension était de 12.6 et 163 pulsations minutes, beaucoup trop mon médecin m'avait conseillé de faire du sport mais de ne pas dépasser 140 puls/minute. J'était essoufflé, épuisé, je n'avais plus de courage. Il était 18h30, je savais que mon épouse partait de notre domicile à 18 heures 00 et que d'ici quinze à 20 minutes elle me verrait au passage.

Je me suis allongé sur un muret de pierres sèches, j'avais donc fait 59 km 900 sous un soleil de plomb, je pouvais me le permettre.

J'aurai tant voulus arriver à anglards sur mon vélo à Anglards.

anglards

Une fois que mon épouse m'a pris au passage, je suis arrivé à Anglards, pris une douche et repas léger, j'ai pris les escaliers de la chambre et je me suis endormis de suite.

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Le lendemain matin , il y avait une messe à valsivière pour le 15 août, je n'ai pas accompagné ma maman, ma femme et mes deux enfants.

J'ai préféré prendre mon vélo pour descendre à besse voir les vieux objet à la brocante.

DSCF0574

Je suis donc descendus en vélo, une fois arrivé, je l'ai posé au rif chez jean-marie. Il fesait un temps magnifique, beaucoup de vendeur et énormément de touriste.

Vers 11h30, j'ai repris vélo pour rentrer à anglards 1240 m d'altitude en prenant la départemental 149 pour voir le lac pavin.

lac_20pavin

j'ai gravis le Puy de Montchal alt 1212, pris une petite route en passant par Peâla, La Fabrie, La Ribeyre. Cette petite route est à une vue magnifique, puis me voila rendus à Anglards

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un très beau week end, un bon circuit, mais le meilleur passe si vite.

Ma mère, ma femme, mes enfant sont redescendus vers 16h00 en voiture, je suis partis quelques minutes avant eux avec mon vélo.

Cela n'est pas tres difficile de redescendre sur riom, le seul probleme c'est apres champeix, pas une fontaine, pas un café; je suis rentré dans le cendre, gravit Orcet, Les Martes de Veyre, rien pas une source, pas un bar ouvert. Arrivé à Cournon j'ai traversé la ville en long et en large pour trouver une bouteille d'eau, un kébab était ouvert.

Une fois rafraichis, j'ai continuer mon chemin tranquillement, mes oreilles bourdonnées vus le dénivelé.

j'ai fais 74km532 en 3 heures 08

150 km dans un week end, certains dirons que je suis un peu fou, mais non, ils ne savent pas le bien que cela fait de rouler tranquillement sur des petites routes de campagne.

jean-claude,

 

 

 

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mercredi 5 août 2009

l'auvergnat de paris est né

L'Auvergnat de Paris

"14 juillet 1882, premier numéro de L'Auvergnat de Paris,
journal des émigrants du Centre :



"L'Auvergnat de Paris est né, et il est né viable.
C'est tout armé qu'il est sorti d'un cerveau têtu d'Auvergnat".

Celui d'un Cantalien, né en 1856, à Aurillac : Louis Bonnet est le fils d'un journaliste-imprimeur de la capitale géraldienne, qui comme beaucoup de ses compatriotes, "monte" à Paris pour gagner sa vie. Se lançant dans le journalisme politique, il a, à 26 ans, l'intuition géniale de fédérer le petit peuple auvergnat de Paris, de cette fin du XIXe siècle, les bougnats. Avec comme cri de ralliement : "Tout pour l'Auvergne". Natifs des hautes terres aux confins du Cantal, de l'Aveyron et de la Lozère, d'origine paysanne, avec peu d'instruction et la foi catholique, ils sont assez différents de l'intellectuel citadin et du politicien anticlérical qu'est Louis Bonnet. Mais un même amour de la terre nourricière du Massif central les réunit. Le journal, paraissant tous les vendredis, comporte quatre pages et le lecteur peut découvrir la politique, la littérature, les faits divers, sous la plume de personnalités auvergnates prestigieuses, comme Jules Vallès. Pour un prix d'abonnement à l'année de 3 francs. En 1900, le journal se présente sur quatre pages et il est vendu 15 centimes...

Ce qui fait la force et l'âme du journal, c'est le réseau de correspondants de chaque village du Massif central, qui se constitue peu à peu. Chaque semaine, des menus événements sont publiés dans les colonnes : on est au courant de tout, sans quitter Paris. Déjà à l'époque, sept départements sont couverts : l'Aveyron, le Cantal, la Corrèze, la Haute-Loire, le Lot, la Lozère et le Puy de Dôme. Au début, certains se montrent un peu surpris d'être étiquetés "auvergnats", mais très vite, ils en sont fiers" (...)

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mercredi 15 juillet 2009

chatel-guyon, cure thermal

Difficile dans l'actualité de trouver une information réjouissante...aussi dès que des actes citoyens se manifestent...il ne faut pas laisser passer l'occasion de les louanger ! Châtel-Guyon... (une des premières stations de France au XIX°siècle) qui accueillait 20.000 curistes en 1960, a failli voir sa station fermer suite à la crise du Thermalisme. C'était sans compter sur l'amour du terroir et la pugnacité des 6.500 habitants ! Le groupe privé SFC mécontent du peu de fréquentation (3000 curistes en 2008) décide de fermer ? La municipalité, aidée de la population prend le dossier en mains afin de sauver - 60 emplois directs - 200 emplois indirects et un des symboles de la cité. Il est décidé - que la commune rachète les sources pour un euro symbolique (novembre 2008) par le biais d'une Société d'Economie Mixte (elle investit 400.000 euros - 30% du budget communal) - que d'autres partenaires (50 commerçants et des habitants) contribuent aux travaux de restauration par l'intermédiaire d'une SARL (apports entre 1000 et 40.000 euros chacun) Victoire le 20 avril Châtel-Guyon a ouvert ses Thermes, restaurés, avec en prime l'obtention d'un agrément pour la rhumatologie (80% des cures en France ... leur faisait défaut ) - "C'est devenu une aventure collective, c'est important que les habitants et les acteurs économiques se sentent associés à l'avenir des thermes" déclare le maire. De plus tous les participants sont contents - ils ont sauvés leur emploi (hôteliers, médecins, pharmaciens, restaurateurs etc...) - tout en sauvant leur ville de la mort économique, puis démographique... Si vous avez besoin d'une cure thermale... notamment pour des raisons rhumatismales... pensez à CHATEL-GUYON Ne serait-il pas bien de récompenser l'attitude citoyenne de cette population auvergnate ? D'encourager de telles réactions

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mardi 14 juillet 2009

eh oui cela est vrai, mêmes si s'est arranger

eh oui cela est vrai, mêmes si s'est une variante à ma façon arranger

Un système d’éducation organisé comme en France, mais des résultats inquiétants

Au berthes, le système scolaire est similaire au nôtre.
Les seules différences portent sur les épreuves supplémentaires en première, mais également sur le système du contrôle continu. Dans le domaine linguistique, le niveau est alarmant. Est-ce parce que, dès l’enfance, on apprend trois langues différentes aux élèves : le français, le dialecte local et le patoi ?
Pour une population des berthe de 70%, les berthophone représentent que 40% de la population du royaume.

L’illettrisme

Le taux d’analphabétisme atteint les 50%, ce qui est inquiétant, même s’il recule chaque année.
Pourtant, les anciens de l'auvergne profondes considèrent l’éducation comme fondamentale, les familles font tout pour envoyer leurs enfants à l’école, même si il arrive qu’on leur demande d’aider à la maison ou à la ferme.

Traditions et coutumes des berthes

Le lendemain nous entamons la visite du lieu dit.
Le guide nous parle de quelques traditions , il se marque par une fête pour les enfants et un carnaval pour tous.
C’est aussi un jour de partage et de charité. Ainsi, chaque année, les hommes du village grimpent aux bananier des berthes afin de couper leurs palmes qui seront ensuite tressées en petits paniers.
Ces derniers seront garnis plus tard avec un œuf dur et des morceaux de viandes grillés. Les enfants les reçoivent à leur réveil.
Puis, habillés de neuf, ils partent asperger les voisins, les amis, et les passants avec une eau traditionnellement purificatrice, c’est « Zem-Zem ».. On a pu voir des danses endiablées, portées par les chants auvergnats, entendre des poèmes rythmés au son de l'accordéon…

C’est une des fêtes de l’année.

Et puis, il y a cette montagne, lieu de pèlerinage pour les femmes seules.
Chaque vendredi, elles partent prier au pied de la montagne , en espérant qu’elles
rencontreront un mari.
Cette tradition n’est pas propre  au berhes, ce qui signifie qu’elles font des roulades sur un sol de cailloux. La distance qu’elles réussiront à effectuer indique si elles trouveront leur mari près, ou plus loin de leur lieu dit.

C’est lors de la préparation d’un déjeuner, au sein d’une famille des berthes que j’ai commencé à questionner les femmes à ce sujet. J’étais à l’affût de plus de détails, savoir si elles avaient elles-même suivi ces coutumes, et surtout si elles y croyaient.
C’est un sujet gênant, on sourit, on baisse les yeux… Et avec un peu d’insistance, elles finissent par me pointer du doigt une femme, assise sur une  pierre de Volvic au fond du jardin qui elle, voudrait bien me parler.

Un conseil pour la suite de mon périple? Toujours s’armer de patience… et de discrétion

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l'ane du pépé cacou

Au centre de la france, je découvre une terre auvergnate chargée de trésors.
"Gabriel” ! Non, ce n’est pas le commandant Afghan ressuscité qui vient nous tenir
compagnie, mais bien le nom que porte l’âne du pépé cacou.
Un poil soyeux, une robe grisonnante, il est l’attraction phare du jardin.
Les enfants le montent et tentent de maitriser l’animal. Seulement l’âne est avant tout un animal intelligent : il s’arrête si une partie de son paquetage tombe, ou encore si le groupe qui le suit s’éloigne (et dire qu’un cheval ne s’arrête même pas lorsqu’il perd son cavalier). Gabriel semble un animal têtu, mais nous dirons que son comportement traduit de la circonspection ?

“Psss, Psss”, le propriétaire émet ce son à plusieurs reprises, il semble chercher quelque chose : il a nommé ses six chats de la même façon. Même s’il ne conçoit pas l’utilité donner un nom propre à chacun d’entre eux, il se fait obéir.
Ici, nous ne sommes pas à Fort Boyard, il n’existe qu’un seul maître du temps : le soleil. Pas de montres aux poignets des habitants d'olby. Le temps passe et les journées sont rythmées par le soleil, et bientôt, la nuit pointe le bout de son nez… Une fois de plus, les langues se délient. Un jeune homme de dix-sept ans explique qu’il ne voit pas l’intérêt de rester vivre sur le territoire auvergnat; Il est persuadé que son avenir est ailleurs.
Il ne comprend pas pourquoi nous aimons ce pays, ce que nous y trouvons de beau…Gabriel concluera la discussion avec cette citation : “Le dromadaire ne voit jamais sa bosse”.

Marie-claude,

l_ane

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Little Big Horn

A la jonction de la Tongue et de la Rosebud, le 23 mai, Custer rejoint Terry et Gibbon sur le FarWest, un bateau fédéral. Le général Terry lui donne ses ordres : il devra rejoindre le général Crook au sud vers la rivière Little Big Horn tandis que lui et Gibbon arriveront par le nord et prendront le camp en tenaille. D'après le bureau des affaires indiennes de Washington, il y aurait cinq cent Indiens vers les Black Hills.

Mais pendant ce temps, les Sioux commandé par le sage Sitting Bull, ont reçu les renforts d'Indiens d'autres réserves, comme les Cheyennes, les Pieds Noirs , les Arikaras, les Hung Papas, les Santee et les Brûlés, avec des guerriers célèbres et valeureux comme Gall et Crazy Horse. Ces tribus se regroupent et s'apprêtent à recevoir les hommes blancs.Ils ne sont plus cinq cents, mais près de quinze mille avec trois à cinq mille guerriers.

Alors que Custer part du camp de Terry tout en ayant refusé des canons et des troupes en renfort, Sitting Bull fait la danse du soleil. Après s'être fait arracher 50 morceaux de chair, il reçoit une vision de soldats tombant du ciel et d'une voix qui lui dit : " il n'ont pas d'oreilles, je te les donne". Sitting Bull comprend qu'il y aura bataille entre les Lakotas et l'homme blanc et que la victoire sera pour eux.

Il engage les hostilités contre le général Crook et ses troupes alors que ceux-ci venaient de se remettre en route. C'est la bataille de la Rosebud. Surpris et souffrant de beaucoup de pertes, Crook se replie vers son camp. Il néglige d'informer Custer du caractère offensif et du nombre élevé d'Indiens. Mais à sa décharge, les informations avaient de la peine à circuler lors des campagnes indiennes. Custer, n'étant donc pas au courant de la retraite de son collègue, continue son chemin. Le 24 juin, il arrive à la Little Big Horn. Mitch Bouyer, le traducteur, ressent de la tension dans les paroles échangées entre les éclaireurs Indiens. Ils viennent de voir le site de la danse du soleil de Sitting Bull et comprennent la gravité de cette danse.

<>

Custer place le camp et veut attendre Gibbon qui arrivera le 27 juin, et Crook qui devait arriver le lendemain. A ce moment-là de la campagne, il ignore toujours combien d'Indiens il a devant lui. Mais un incident lui fait changer d'avis : la boîte de biscuits de la compagnie C, perdue durant le trajet, a été découverte par des Sioux et les fédéraux qui devaient aller la chercher ont échangé des coups de feu avec les hostiles. Custer décide alors d'attaquer le 25 juin, de peur que les Indiens s'enfuient et que la campagne se termine comme celle d'Hancock. Il ne sait pas qu'ils sont vingt fois supérieurs à eux.

Il divise ses troupes en trois colonnes :

La première colonne sera la sienne et sera composée de cinq compagnies E, B, F, C, et I progressera sur la rive droite.

La deuxième colonne, dirigée par le trop prudent Major Reno  avec les compagnies A, G, et M.

La troisième colonne, dirigée par le capitaine Beenten, qui hait jusqu'au font des tripes Custer, marchera "au son du canon" avec les compagnies D, H, et K.

Ainsi fut fait. Reno arriva bientôt près du camp et fut attaqué par des milliers d'Indiens dirigés par Crazy Horse et Red Cloud. Submergé, Reno donne l'ordre de former le hérisson quand il reçoit la cervelle d'un éclaireur indien, Bloody Knife, à la figure. Brusquement téméraire, le major Reno ordonne la retraite et repasse la Little Big Horn en amont. Les Indiens ne font pas de prisonniers. Ils massacrent un à un chaque soldat resté sur le champ de bataille, le scalpent vif puis le mutile au point que le cadavre soit nu. Avec 50% de pertes, Reno se replie sur une colline. Les éclaireurs Indiens abandonnent les soldats et rejoignent leurs frères. Les armes des cavaliers ne tirent qu'un coup de feu à la fois alors que les Indiens ont des fusils à sept coups. C'est un massacre, mais Reno tient bon.

Pendant ce temps, Custer est en vue de la face nord du village indien. Croyant être en face du plus gros du village ennemi (en fait, le village s'étalait sur cinq kilomètres et Custer n'en avait vu qu'une infime partie), il envoie un messager, Daniel Kanipe, pour avertir Benteen qu'il est en vue du village. En effet, de sa position, il peut voir les hommes de Reno se battre avec acharnement et les Indiens momentanément stoppés, alors que dans le village la panique règne. Tout le monde à ce moment-là est sûr de la victoire.  Dans le même temps, Custer envoie un deuxième messager, John Martin (de son vrai nom Giovanni Martini) avec le célèbre message rédigé par son adjudant Cooke :

Benteen, gros Village. Soyez rapide. Apportez les munitions W.W. Cooke.  P.S. Apportez les munitions

La retraite de Reno permet aux Indiens de réunir toutes leurs forces contre Custer. Ce dernier traverse la Medicine Tail et arrive en vue du village C'est le choc. Au lieu de quelques tipis, il en voit des milliers de tepees. . Jamais il n'avait pensé trouver un tel camp. A cet instant, des milliers d'Indiens débouchent de tous les côtés. C'est la panique. Custer fait retraite vers la colline qui s'appelle aujourd'hui Custer Hill, au nord-ouest du camp Indien. Poursuivis par les "hostiles Les Indiens se cachent dans les hautes herbes, les imperfections du sol et tirent à vue.

Kanipe avertit Benteen que les Indiens, comme il l'a constaté quand il était auprès de Custer, étaient en fuite. Puis Giorgio Martini arrive vers eux. Il ne parle que très peu d'anglais. Il dit à Beenten : "Indiens…décamper". Beenten comprend que les Indiens se sont enfuis et n'accélère pas l'allure de la colonne. Martini lui donne le message de Custer. La haine viscérale qu'a Beenten à l'égard de Custer est sûrement pour beaucoup dans sa décision : il n'accélère pas l'allure de la colonne. Sans arrière, Custer est d'ores et déjà définitivement perdu.

Le combat ne dure pas 45 minutes. Les Indiens font une ligne de feu qui touche tous les soldats encore vivants de Custer. Crazy Horse contourne les hommes du capitaine Koegh et les massacre alors que les troupes de Gall, Two Moon et Low Dog écrasent la garnison de Calhoun, le beau-frère de Custer, puis remontent sur les positions de Yates. C'est le coup de grâce pour la défense des Blancs. Puis chargent à pieds et commence leur sinistre besogne. Ils scalpent tous les soldats sauf Custer, et les mutilent. Puis s'engagent vers la colline qui domine la dernière colonne indemne de la bataille, celle de Beenten.

Mais ce dernier, tranquillement et sans se faire inquiéter, a rejoint Reno sur sa colline. Il  a les mules et les munitions que le major a besoin : 24000 cartouches. La colline où se trouvent "les blancs" est jonchée de cadavres et de blessés.  Sauf une tentative de Weir, rien n'est entrepris pour sauver Custer et ses hommes.

Le 26 juin, les Indiens se retirent après plus de 24 heures de combats. Ils font brûler toute la plaine pour couvrir leur retraite.

Les hommes de Reno sont bientôt relevés par Terry et Gibbon qui arrivent le 27 pour constater le désastre. La plupart des soldats ont le crâne ouvert, sont nus et si mutilés que l'on ne peut les reconnaître. Tom Custer et le lieutenant Cooke sont parmi ceux sur qui les Indiens se sont le plus acharnés. Custer est nu, mutilé et a deux impacts de balles au niveau du cœur et à la tempe.

Ainsi finit la sanglante bataille de Little Big Horn.

La pierre tombale noire indique l'endroit où est tombé George Custer

Sheridan et Sherman cherchèrent immédiatement un coupable : et comme un vivant peut se défendre, il ont cherchés les coupables chez les décédés : Custer, évidemment, mais aussi certains éclaireurs morts dès le début de la bataille.

Comme si accepter que les Indiens aient gagné était trop dur pour les bureaucrates.

Des représailles sont immédiatement entreprises : Crook et mille hommes déciment l'armée de Sitting Bull qui doit bientôt se réfugier au Canada, et attaquent un camp commandé par Crazy Horse. Ce dernier se rend avec ses derniers soldats, mais durant son incarcération, il se débat violemment et s'empale accidentellement sur la baïonette de son goelier.

Prenant Little Big Horn comme un prétexte, le gouvernement traque les Indiens sans merci. C'est un nouveau régiment du 7e de cavalerie qui charge les Pieds-Noirs à Wonded Knee..

La bataille est en fait un inutile massacre et la majorité des derniers braves Indiens sont tués.

Ainsi finit les tristement célèbres guerres indiennes…

PS:Ceci est un copié/coller,j-claude

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priere indienne

A ceux que j'aime et ceux qui m'aiment
Quand je ne serai plus là,
Relâchez-moi,
Laissez-moi partir,
J'ai tellement de choses à faire et à voir
Ne pleurez pas en pensant à moi,
Soyez reconnaissants pour les belles années,
Je vous ai donné mon amitié,
Vous pouvez seulement deviner
Le bonheur que vous m'avez apporté.
Je vous remercie de l'amour que chacun m'avez démontré,
Maintenant, il est temps de voyager seul.
Pour un court moment vous pouvez avoir de la peine.
La confiance vous apportera réconfort et consolation.
Nous serons séparés pour quelques temps.
Laissez les souvenirs apaiser votre douleur,
Je ne suis pas loin, et la vie continue...
Si vous avez besoin, appelez-moi et je viendrai,
Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là,
Et si vous écoutez votre coeur, vous éprouverez clairement
La douceur de l'amour que j'apporterai.
Et quand il sera temps pour vous de partir,
Je serai là pour vous accueillir.
Absent de mon corps, présent avec Dieu.
N'allez pas sur ma tombe pour pleurer,
je ne suis pas là, je ne dors pas,
Je suis les mille vents qui soufflent,
Je suis le scintillement
des cristaux de neige,
Je suis la lumière que traverse
les champs de blé,
Je suis la douce pluie d'automne,
Je suis l'éveil des oiseaux dans le calme du matin,
Je suis l'étoile qui brille dans la nuit,
N'allez pas sur ma tombe pour pleurer,
Je ne suis pas là,
Je ne suis pas mort.

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La Cithare du Bonheur

C'était un homme droit et sincère qui cherchait le chemin du bonheur et de la vérité.

Il alla un jour trouver un vénérable maître soufi dont on lui avait assuré qu'il pourrait
les lui indiquer. Celui-ci l'accueillit aimablement devant sa tente et, après lui avoir servi
le thé à la menthe, lui révéla l'itinéraire tant attendu :

« C'est loin d'ici, certes, mais tu ne peux te tromper, au cœur du village que je t'ai décrit, tu trouveras trois échoppes. Là te sera révélé le secret du bonheur et de la vérité. »

La route fut longue. Le chercheur d'absolu passa maints cols et rivières.
Jusqu'à ce qu'il arrive en vue du village dont son cœur lui dit très fort :
« C'est là le lieu ! Oui, c'est là ! »

Hélas ! Dans chacune des trois boutiques il ne trouva comme marchandises que rouleaux de fils de fer dans l'une, morceaux de bois dans l'autre et pièces éparses de métal dans le troisième. Fatigué et découragé, il sortit du village pour trouver quelque repos dans une clairière voisine.

La nuit venait de tomber. La lune remplissait la clairière d'une douce lumière.
Lorsque tout à coup se fit entendre une mélodie sublime.
De quel instrument provenait-elle donc ?
Il se dressa tout net et avança en direction du musicien.
Lorsque, stupéfait, il découvrit que l'instrument céleste était une cithare faite de morceaux de bois, des pièces de métal et des fils d'acier qu'il venait de voir en vente dans les trois échoppes du village.


A cet instant, il connut l'éveil.

Il comprit que le bonheur est fait de la synthèse

de tout ce qui nous est déjà donné,

et que notre tâche est d'assembler

tous ces éléments dans l'harmonie
.

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jeudi 9 juillet 2009

Demain, c'est sur je monte ce panier sur le nouveau vélo

Demain, c'est sur je monte ce panier sur le nouveau vélo de ma femme; comme ça, le glyglynou pourra monter à l'allé et courriras dérrière au retour...
Ce soir; le glyglynou, courrait devant nous, je l'ai controlé à 26.8 kmh.
nous avons parcourus tous les trois 09km60. en 48 mn 45 secondes.

DSCF0504

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tomate et pattate, bizzare,non!!!

Je crois bien qu'une "patatte" se cache derrière une tomate

DSCF0503

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mercredi 8 juillet 2009

gly-glynou à fond.

En fin d'aprés midi, j'ai acheté un vélo de femme en très bonne état 30 euro.

Notre chien nous a suivis dans les chemins de mozac et marsat.

Sur le plat, j'ai contrôlé ugly à 24 km/h.

Ma femme n'a pas compris que notre  ouaf, ouaf (croisé poubelle) voulait nous doubler.

Pourtant il faisait pendre sa langue à gauche pour doubler; il était bien placé sur la chaussée

Ses oreilles montaient et descendaient à vives allures, je pense aussi que cela pouvait lui servir de feux de détresse, ou alors de refroidissement mais dans ce cas le calorstat a dut être enlevé.

Photo_003

Pouvez me dire la tension et les pulsations pour un caniche de taille moyenne"croisé poubelle". minima et maxima.

Jean-Claude,

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QUE DU BONHEUR,

Bonne matinée, ce matin, avec mon vtt, j'ai rendus visite à ma marraine, 83 ans.

Elle est tombée jeudi soir, et n'as pas voulus appeller les secours,de peur de déranger, la zozo c'est un amour mais ce n'est pas prudent de sa part,s Elle à preférée souffrir et patienter jusqu'a la venue du facteur qui fut surpris de trouver la porte close.

zozo__moi

je remercis ce monsieur qui prevenus son fils.

Une visite suplementaire s'imposait dans ce village brayaud, jean-michel, pepette, juju et la donze.

Des viticulteurs professionels, ils cultivent un cépage "gamay", rouge à jus blanc. Ils travaillent plusieurs vignes dont une hectare dans secteur prénomé,"MARDARGUE" en appelation vin de qualité superieur "MADARGUE".

Ce sont des vrais brayauds, raisonnable, accueuillants, une mémoire époustouflante, un détour dans leur cave est inoubliable.

je suis resté manger avec eux. voir la photo de mes amis ci jointe.
Des viticulteurs , raisonnable, accueuillants, un franche poignée de main.

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Un boeuf braisé dans une cocotte en fonte; une viande délicieuse, des haricots frais; préparés d'une façon que je n'ai peut etre pas le droit de vous révélée.

Un plateau de fromage comme il se doit en auvergne.

La pepette était triste en fin de repas, son flan qu'elle n'avait pas réussie (soi-disant), je l'ai trouvé trés bon, bien meilleur qu'un plat de pomme de terre mis dans un four éteint.

Une visite dans la feme de titou (juju) s'imposait: des poules pondeuses à un endroit, des jolis lapins,  à coté, un petit endroit pour les poussins, un ancien baquet fesait office d'abris, juste derriere, à l'emplacement d'une chevre dévoreuse de géraniums il y a des volailles de viandes, des poulets et des canards; réservés pour les vendanges.

Je vous promets, chez eux, on se change les idées.

Des 10h00 comme ils n'existent plus; des repas de pur tradition brayaude, tripes, daubes, pieds de cochons etc...

Ma vie a changée, le jour de notre premiere rencontre.

Merci mes amis, si jamais la grande faucheuse pense à moi, je serai au dessus de votre tête, dans une grande bulle ou virvolteront tous ces mets, ce vin rouge "sang de taureau", ce rosé ennivrant, tous mes bons souvenirs passés en votre compagnie danseront autour de moi.

Merci encore une fois.

il y a 15km200 aller retour. 37mn. vitesse maxi 28,7 kmh. moyenne 12.5 kmh.
Pour un débutant en vtt, par les chemins, je pense que c'est bien.

Jean-claude,

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lundi 6 juillet 2009

Le directeur du tour de france

Le directeur du tour de france est tres gentil avec moi, il me fera partir 150 metres avant l'arrivée à paris, et juste à l'arrivée la coupe, les belles donzes et le chéque...

Cela sera rapide surtout si j'ai un clafoutis aux peches ou aux abricots qui refroidis sur ma fenetre. . je pense quil me garde pour le vent des globes en pédalo.

Et si il est amoureux de moi, je suis "tarzan et lui "jane"; si moi "jane", je m'en vais assis mon bécane, je ferai le tour du monde et si il me rattrape en italie, il lui couperons le zizi pour en faire des spaghettis.

Je ne pense pas qu'il me suivra en angleterre.

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samedi 4 juillet 2009

Veuillez avoir une pensée pour lui

Toi qui souffert de la pluie, du vent , de la grele et de la menace du maitre de la maison, rentre dans le bohneur eternel!!!
pauvre clafoutis priez pur lui

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quel parfum

quel parfum que dégage cet excellent clafoutis, je ne sais si je vais pouvoir le laisser refroidir tranquillement; je pense à se pauvre jambon que je n'ai pas laisser sécher.
A force de le voir me narguer pendu sur un clou!!!

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le sport a du bon

Je me régale en vtt.
Une jolie nature généreuse, au fil de mon circuit de vtt, j'ai découvert un verger abondonné.
Un verger dans un terrain enclavé, loin d'un chemin carrosable
dans ce terrain en friche, 8 abricotiers surchargés de fruit succulent.
Sur les arbres, j'ai pris 05 kilos de ses fruits riche en vitamine.
Au sol, il y a une bonne cinquantaine de kilo d'abricot bon pour la confiture.
merci, ma grande amie; dame nature

Jean-Claude,

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mercredi 24 juin 2009

je lance se message a toutes les personnes qui font du vtt ou du velo de course seul.

j'aimerai trouver des personnes sympatique pour decouvrir la region et ses chemins.

ceci en toutes camaraderie.

je reside a la limite riom/mozac

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samedi 21 mars 2009

pimprenelle

pimprenelle

La plante
Sanguisorba minor Scop.
Famille des rosacées

Petite vivace, commune des pelouse sèches, des bois clair…
Principalement réduite à une rosette, mais des tiges anguleuses et glabres montent de 15 à 60cm.
Les rosettes sont denses et régulière, formées de feuilles composées de 9 à 25 folioles ovales, arrondies et dentelées, d'un vert clair mat.
Les fleurs, petites et groupées en épis, quasiment une petite boule, sont vertes mêlé de rouge. Elles apparaissent d'avril à août. Puis donnent des capsules contenant de 2 à 3 graines anguleuses.

    Autres espèces :

  • Sanguisorba officinalis L. (Rosacées) - Grande pimprenelle. Goût moins fin et plus coriace, plutôt utilisé comme médicinale

Composition

  • acide cafffeique, acide p-coumarique, acide p-hydroxybenzoique, acide vanillique, acide gallique
  • 3% flavonoïdes dont isoquecitrin, avicularin, kaempferol-3-glucoside.
  • Triterpenes : acide ursolique, tormentoside, nigaichigoside,
  • 10% tanin
  • saponines (sanguisorbin),
  • vitamine C
  • pas d'information sur l'huile essentielle.

Vertus 

  • Astringent, hémostatiques (usage externe pour les coupures) et anti-diarrhéique (usage interne) grâce aux tanins.
  • Carminatif et favorise la digestion (Huile essentielle)

Croyances

" Elle vaut surtout pour cicatriser les plaies. […] Contre les fistules et les chancres, cette herbe sèche ou fraîche est efficace. Contre l'obscurcissement de la vue,[…] Contre le venin et les morsures de serpents, donner à boire du jus de pimprenelle. Pour savoir si un blessé vivra ou mourra : piler avec du sel une poignée de pimprenelle pour un exprimer le jus ; le délayer dans un petit verre de vin, donner à boire au malade à jeun et si l'on voit le breuvage sortie par la plaie, c'est qu'il n'en réchappera point. " Plaetarius, Livre des simples médecines, XIIe.

Historique 

" Csaba, roi des Huns, fils d'Attila et petit-fils, par sa mère, de l'empereur Honorius, était en lutte avec ses frères, Ellacus et Divicion, qui lui disputaient le trône paternel : Orderic, roi des Gépides, profita d'une occasion si propice pour jouer le rôle du quatrième larron : s'étant assuré le concours des Ostrogoths, il attaqua les trois frères et les écrasa à la suite d'une sanglante bataille : Csaba échappa seul au massacre avec 15 000 hommes plus ou moins blessés, mais tous guérirent grâce à l'application opportune d'une plante qui, depuis cette cure merveilleuse, reçut le surnom d'emplâtre de Csaba (emplastrum Chaboe). Cette plante était, nous apprend Panchovius, la pimprenelle " H.Leclerc, les Epices, 1929


Cette aromatique européenne n'apparaît bizarrement que dans les textes moyenâgeux, et même Sainte Hildegarde de Bingen n'en fait que peu de cas. Mais, au XVIIIe, on la trouve à Versailles en bonne place dans le potager du Roi.

Elle est introduite en Amérique du nord par les immigrants européens bien qu'il existe une espèce locale. jusqu'au début du XXe siècle, elle est courante dans les potagers au même titre que le persil actuellement. Ces vertus sont bien connue, et durant la première guerre mondiale, elle est fort utile comme antidiarrhéique (Note de H.Leclerc de 1919 dans Union pharmaceutique).

Elle est aussi longtemps entretenue comme plante fourragère car elle se contente de peu et peux même pousser en hiver ou sous l'ardent soleil estival (d'après P.Lieutaghi).

Etymologie :

  • Sanguisorba : du latin sanguis (sang) et sorbeo (absorber), allusion au propriétés hémostatiques de la pimprenelle.
  • Pimprenelle : du latin pimpinella qui est lui d'origine incertaine : de piper, via Pipernelle (XIIe, Plaetarius), ou de bipinella (feuilles rangées deux à deux le long de la tige comme celles du pin, Lémery), ou de peponella (plante à odeur de melon)…

Avant le persil ne perde sa mortelle réputation, la pimprenelle était utilisée dans nombre d'usages que le persil a pris depuis dans les salade, soupes, omelettes, sauces…
Sa saveur rappelle le concombre ou la noix verte, avec une agréable pointe d'amertume et d'astringence. Ce sont les jeunes feuilles, ou uniquement les folioles qui sont utilisées fraîches car le séchage et la cuisson, dans une moindre mesure, détruisent son goût délicat. Elle peut aussi être confite au vinaigre. C'est l'une des herbes de la sauce verte de Francfort avec la bourrache, le cerfeuil, la ciboulette, l'aneth, le cresson, l'oseille, la mélisse, la moutarde, le persil et l'estragon.

Trucs et astuces

  • pour avoir des feuilles très tendres, il faut bien arroser les pieds de pimprenelle
  • pour stimuler la pousse de nouvelles feuilles, il faut couper régulièrement les tiges pour l'empêcher de monter en fleurs
  • La pimprenelle qui n'existe pas en Asie, peut être servi avec des salades de viandes lao comme le lab (tartare de viande ou de poisson) en crudité d'accompagnement. Son goût convient parfaitement aux épices du tartare lao. Une découverte à transmettre ! (astuce de Vansy)

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vendredi 20 mars 2009

LE THYM

thym

Le thym (thymus vulgaris) est un arbrisseau de 07 à 30cm de hauteur.Les feuilles, de minuscules aiguilles d'un vert grisâtre, exhalent un parfum puissant quand on les froisse. Les nombreuses petites fleurs, roses pâles, éclosent en avril et mai. Les tiges de l'année forment du bois avant la fin de l'automne. Il protège ainsi la plante des rigueurs du gel. De fait, le thym reste disponible toute l'année tant dans la garrigue qu'au jardin. Dans ce dernier, il est recherché par les abeilles, excellentes pollinisatrices.

Cette plante aromatique possède de multiples propriétés. En tisane, elle est fortement antiseptique, antitussive, expectorante, mais aussi digestives. En bain de bouche, le thym assainit les gencives; en gargarisme il soulage les gorges malmenées par les quintes de toux. Et en lavement, il est vermifuge.

Le thym trouve son emploi privilégié en tisane. Verser une tasse d'eau bouillante sur une petite cuillère à café de feuilles de thym séchées ou sur trois brin de thym frais. Couvrez et laissez infuser 7 à 8 mi,. filtrez et sucrez au miel.

Jean-Claude,

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mardi 17 mars 2009

images

Petit pêcher

Mon petit pêcher téméraire

A son tuteur bien cramponné

En ces derniers jours de l'hiver

Présente ses boutons d'acné.

Je l'avais planté en brumaire

Comme on l'avait souhaité

Et déjà il n'est pas peu fier

D'exploser d'un tendre rosé.

Rejeton d'une brave mère

Qui avait eu la bonne idée

De rouler jusqu'à lisière

D'un carré de terre cultivée.

jean-claude,

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vendredi 19 décembre 2008

EN PLUMANT LE TILLEUL

Nous ne nous éloignons pas toujours des choses les plus simples, celles que nous procure la nature ses créations les plus essentiels. Certes, notre mode de vie orienté de plus en plus vers des actes parfois irréfléchis et plus encore vers l'indifférence, nous vaut de ne pas nous attarder prés des réalités naturelles. Et les saisons s'éveillent auprès de nous sans que nous en goûtions vraiment toutes les beautés et toute la manne.  pourtant, il est des personnes qui vivent toujours en accord avec les saisons et qui ne dédaignent pas les richesses offertes ça et là, dans la campagne. Et c'est ainsi qu'en de nombreux villages, en été, on plume le tilleul.
Oui, je sais, cet arbre a été la victime de la tronçonneuse en plusieurs endroits mais, et c'est réconfortant, on peut l'admirer en bien des cours de ferme, dans les allées de certains parcs, dans les haies qui courent encore au tours des prés et des champs et même sur la place de certains bourgs.

Arrêtez-vous prés du "tillau". Regardez-le. QuelleRegardez-le.QuelleRegardez-le.Quelle merveilleuse parure sur laquelle les abeilles moissonnent le pollen! Respirez fortement pour vous imprégner de cette odeur qui entre jusqu'aux poumons. Et quand vous en avez l'autorisation, coupez en quelques petites branches, sans oublier doit être taillé d'un coté diffèrent chaque années.

Depuis mon plus jeune âge, j'ai vus mes grands-parents et mes parents préparer soigneusement les fleurs de tilleul. J'ai souvent participer au plumage: c'est la perspective de bonnes tisanes pour les longs jours de l'hiver auvergnat.

Certes, à notre époque ou toute une pharmacopée prose ses produits pour soulager nos maux, il paraît quelque peu désuet d'évacuer les tisanes de nos aïeux. Pourtant, des personnes leur préferent des infusions ou des décoctions à base de plantes et de fleurs. Et le tilleul permet de calmer nombre d'ennuis: l'insomnie, la nervosité, les angoisses, les vertiges;  certains savants prétendent même qu'il est recommandé contre l'épilepsie et l'artériosclérose; une infusion prise à raison de quatre tasses par jour rendrait le sang plus fluide pour une meilleur circulation.

Et au delà des bienfaits thérapeutiques de ces fleurs, le tilleul nous conduit prés de la nature et sur le banc de la sagesse. A l'ombre d'un temps qui ne manque pas de charme et qui nous rend plus proches des présences humaines, en un royaume qui fut celui des gens riches de modestie, philosophie, de santé physique et morale.

C'est là, au coeur de la nature, dans la sérinité des heures de repos, que la vie lègues ses leçons les plus intéressantes, les plus bénéfiques. Non seulement on peut prendre conscience des sources vitales de notre quotidien mais l'on s'évade vers le bonheur, on atteint le bonheur.

Je soupçonne, en laissant courir mon crayon sur le papier, le sourire de certains lecteurs. il est difficile, parfois, de communiquer par des mots, par des phrases, tout ce que l'on ressent au plus profond de son être. Et je n'ai pas la prétention de vous apporter, en cette prose, le secret du mieux-être. A chacun sa recette pour le bonheur. Et à chacun de la composer. Le miracle n'existe que par la volonté de chacun de nous. Et il serait faux de prétendre qu'un mets, aussi bien préparer, aussi délicieux soit-il, convient à tous. Mais il semble que l'on doive tout d'abord approcher la nature pour parvenir en suite à l'étude de ses mouvement, de son énergie, de son influence sur notre corps physique et notre psychisme. C'est en effet dans la lumière de la compréhension que nous pouvons être tout à fait nous-mêmes. Et c'est dans la médiation que nous parvenons à extraire de notre "moi", la force indispensable à notre épanouissement.

Et que serions-nous, faibles êtres humains, s'il n'y avait pas la puissance de la nature? Quel serait notre avenir si nous continuions à la mettre en cage?

Mieux vaut admirez la végétation dans son domaine, en liberté, que dérrière des grilles, des barreaux, des pancartes.

Mieux vaut voir croître les arbres, les arbustes que de constater leur mort dans le ronflement des bulldozers.

Parmi ceux-ci, le tilleul qui assainit l'air par ses parfums, nous est indispensable. Car la nature,  est une pyramide ou la moindre des pièces détériorées engendre un déséquilibre qui peut être fatal à l'ensemble.

Mon grand-père, flirtait avec les saisons et à chacune d'elles, il cueillait la manne se généreusement offerte par la nature.

il appréciat plus particulièrement l'été: le soleil ne faisait pas fondre la neige qui argentait ses cheveux mais il réchauffait ses membres. Et il plumait le tilleul pour en avoir tout au long de l'année. Le tilleul séchait à l'étage tout en diffusant ses ses senteurs de miel. Ainsi, il était assuré de boire sa tisane du soir, chaque soir.

Un certain hiver, plus venteux, plus neigeux, plus froid et plus long que d'autres hivers, ayant eu la goutte au nez et des frissons dans le dos pour avoir trop passé dune cave à une autre, il se servir un grand bol de tisane de tilleul dans lequel il versa un bon coup de gnôle.

La boisson chaude en pâlit, quand au grand père, il en devint rouge, des pommettes et du nez. mis au lit par sa "bourgeoise" car trahi par ses jambes, il sombra dans un profond sommeil peuplé de ronflements jusqu'au matin, vers les neuf heures.

-Tu vois, dit-il à mémé, le tilleul, y a rien de mieux pour calmer et faire dormir!

Jean-Claude

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mardi 16 décembre 2008

UN COEUR A PRENDRE

Antoine, un habitant du lieu dit "les chirouses", situé entre le village d'anglards et celui de Compains, en avait assez de la solitude. Bien sur, l'été, avec les travaux des champs, de l'aube au crépuscule, le temps s'écoulait vite et la fatigue, l'emportait. Antoine n'avait même pas besoin de compter les moutons pour s'endormir dans la fièrté du travail accompli.

Mais l'hiver, c'était différent!

Il pouvait les compter dix fois sans parvenir à trouver le sommeil. Les véillées lui paraissaient interminables. De plus, la télévision était loin de le passionner en dehors des informations régionales et quelques documentaires.

Chaque nouvelle année venait lui en apporter la confirmation; ce qui manquer à son bonheur; c'était la présence d'une femme.

Pas une de ces femmes de la ville qui passent leur temps à se maquiller; à se pomponner, comme disait sa grand-mère; non, une femme active, courageuse qui tiendrait son intérieur, préparerait les repas; aiderait à penser le troupeau, apporterait un peu de chaleur dans sa vie et serrerait auprés de lui au creux du lit.

Antoine venait de  fêter ses quarante ans et se disait grand temps de réaliser ce rève un peu fou qui le tourmenter de plus en plus; "prendre femme!".

Mais qui pourrait accepter de le suivre dans ses montagnes sauvages ou on ne rencontrait pas âmes qui vivent, en dehors de quelques touristes égarés, l'été.

Il se confia au mère de besse qui après mûres réfexions le mît en contact avec une candidate au mariage dont il connaissait le sérieux.

Elle avait cinq années de moins que lui, l'âge idéal, lui sembla-t'il, pour se fixer enfin.

Son visage était joli-pointjoli-point trop, quand même, car selon Antoine, une femme trop belle représenterait un danger et son tour de taille plutôt important correspondait aux canons de la beauté pour cet éleveur de vaches salers.

Bref, à la suite de plusieurs rencontres, tout sembler aller merveilleusement bien et le projet en bonne voie de réalisation.

Ensuite, Germaine vint à la ferme, en explorant tous les recoins: s'extasia  sur la beauté du paysage, la pureté de l'air et la grandeur de la bâtisse.

Mais Antoine comprit aussitôt qu'un grain de sable allait faire grincer les rouages de leur belle entente; Germaine ne vint pas seule. Elle était accompagnée de sa mère et de sa grand-mère et déclarant en la désignant:

-Si vous voulez de moi pour compagne, il faudra les prendre aussi! Pas question que je les abandonne!

En un homme de la terre avisé, antoine souleva sa casquette pour se gratter le crâne avec insistance. Ce geste prouva que son cerveau était soumis à un bouillonnement intense dont il n'était plus le maître.

La future épouse comprit son embarras et ajouta pour le convaincre:

-Vous m'avez dit, la solitude vous pèse. Eh bien, d'un seul coup, vous aurez toute une famille sous votre toit, ce sera formidable,non!

-Pour être franc...commença t'il

elle le coupa:

-Réfléchissez. En plus, vous aurez tous les avantages: grand mère vous tricotera pull-over et chaussettes; maman vous fera la cuisine; elle est très experte dans les plats auvergnats et moi, je vous apporterai l'attention et la tendresse dont vous avez besoin. Idéal, non! Qu'en pensez-vous?

Antoine hésita longuement, géné, puis finit par déclarer d'une voie remplit de regrets:

-Je suis désolé, mais le problème, c'est que je désire épouser une seule femme. Trois à la fois, cela fait beaucoup pour un débutant.

Le regard si doux de la candidate au mariage s'obscurcit immédiatement, il devient rès dur et méprisant. Germaine poussât dehors mère et grand-mère, aussi décues qu'elle, et déclara d'un ton aigrelet:

-Surtout, ne cherchez pas à me revoir. Je sens bien que vous n'avez pas l'esprit de famille.

-Voyons, ne vous fâchez pas...

Il ne pût continuer:

-Et en plus, vous êtes un mufle, monsieur, oui, pour ce que vous avez déclaré, vous êtes un mufle.

Abasourdi, Antoine les regarda s'éloigner sans dire mot.

Aujourd'hui, il est encore célibataire et ne sait toujours pas ce que c'est un mufle...

Jean-Claude,

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mercredi 3 décembre 2008

LE MUGUET

La nature décide toujours quant à la part de bonheur léguée par "le lis de mai"; il faut que la douceur accorde la main au printemps pour l'épanouissement des petits grelôts blancs, trés odorants, du pédoncule floral.

La nature étant particulièrement capricieuse, le vent, les gelées, les giboulées caquant leurs gifles sur la campagne et retardant souvent la pousse et la floraison du muguet nommé aussi  "lis des vallées" et  "clochettes des bois".

Mais sait-on que cette plante possède des propriétés thérapeutiques qui servent aux amateurs de soins naturels et fidèles aux simple?

Nos ancêtres en rusaient déjà et préparaient une infusion de fleurs de muguet afin de "remettre d'aplomb des personnes patraquent du coeur".

Certains prétendent que cette infusion à été employée de tout temps par les russes contre l'hydropisie. Il convient pourtant d'être particulièrement prudent quant à l'usage du muguet car toute la plante, à fortes doses, est toxique. On  utilise surtout les fleurs qui ont moins d'actions secondaires: nausées, diarrhées.

Réduites en poudre, les fleurs séchées à l'ombre étaient " céphaliques" et guérissaient, si on croit les anciens les fluxions de la tête,  la paralysie du cerveau, les vertiges ou autres maladies provenant de l'intempérie froide et humide du cerveau.

Armes de mort...

On peut aussi utiliser le muguet, pour la fabrication d'armes biologiques; certaines de ces armes ont servi au Américains pour la guerre en indochine. Les éffets foudroyants du glucoside cité sont les mêmes que ceux de la toxine bucoliques; quelques grammes mis dans les réserves d'eau d'une ville de 500 000 habitants détruiraient, en quelques heures, 90% de la population.

Souhaitons que la folie guérrière de certains hommes de pouvoir ne les pousse pas à employer de nouveau cette arme biologique d'une puissance de destruction térrifiante.

A ce jeu mortel, préconisé par quelques esprits machiavélique, mieux vaut lui préférer celui qui animait Mornac, bandit auvergnat, né à Laqueuille, prés des monts de la chaîne du sancy.

...Et chants d'amour

En effet, ce constataire avant temps, ivre de liberté mais aussi parfois de justice, n'hésitait pas à braver la maréchaussée et écoutant l'appel de la passion de mai, il allait cueillir le muguet dans la belle forêt. Et il l'offrait, témoignage de son amour, à sa fiancée qui habitait à Aubière.

Que de courses mémorables n'infigeait-iln'infigeait-il pas aux pandores, à travers champs et bois, toujours à pied et si gaillard et rapide, qu'il échapppait à toutes les poursuites!

Marcheur infatigable, plus rusé que goupil, pétri dans le muscle, ce bandit de grand chemins, écoutait aussi le rythme de son coeur, la voix des sentiments et savait, en certaines  circonstances, être un galant homme, riche de savoir-vivre.

Lorsque vous vous évaderez dans les espaces campagnards, le moi de mai si joliment étoilé de fleurettes, sans doute n'apercevrez-vous pas Mornac, même pas son ombre, mais vous trouverez en certains endroits, des sous-bois, du muguet. Et vous en ferez quelques bouquets afin de couronner vos proches de bonheur.

Sans oublier de remercier la nature qui offre à chacun de nous, à condition que nous ne soyons ni indifférents, ni aveugles, des jardins de félicité.

Jean-Claude,

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dimanche 30 novembre 2008

L'HOMME QUI MANGEA DEUX VACHES

Cette anecdote véridique m'a été rapportée par un habitant de Collandres, petite bourgade nichée dans les alpages qui s'étendent sur les flancs démantelés de l'ancien volcan cantalien.

C'était une ou deux années avant le déclenchement de la grande guerre, Hubert, petit fermier besogneux, était descendu à Riom es Montagne pour la grande foire de la St Michel. Il voulait y vendre une paire de vaches "dondas" (domptées pour l'attelage) . Âpres de longues et bruyantes palabres entre un maquignon retors et un non moins rusé paysan, les deux hommes topèrent enfin. Le marché conclu s'élevait à 51 pistoles. Il est utile de savoir que cette unité monétaire avait encore cours dans le langage campagnard. Une pistole valait six francs or.

Vers midi, Hubert conduisit ses vaches au quai d'embarquement de la gare, récupéra le joug, tendit la main. Le maquignon sortit de la poche intérieure de son ample blouse bleue un volumineux portefeuille de cuir ventru à souhait, fermé par un lacet et ancré au torse de l'homme par une solide châinette propre à décourager le plus expérimenté des voleurs à la tire. Il compta à deux ou trois reprises, d'un pouce et d'un index mouillés de salive, cinq billets de cent francs, referma son coffre, l'enfouit dans sa cachette, puis tira de son porte monnaie une pièce de dix francs.

Hubert, étonné par ce pactole, glissa les billets dans la poche de sa veste et partit dare-dare au bistrot pour "casser" la pistole. Il éclusa un couple de chopine de vin et avant de reprendre le chemin de Collandres, il se paya une douceur pour agémenter le retour, en l'occurrence un petit pain blanc panifier à la belle farine de froment. En somme, une folie, mais un régal pour le palais de ce miséreux, contraint depuis toujours au noir seigle quotidien. La friandise fut serrée avec les billets.

L'air vif du prime automne, la marche et le vin avaient excité l'appétit du piéton. Son estomac criait famine. Le joug sur l'épaule, sans marquer l'arrêt, Hubert extirpa la gourmandise de sa poche et croqua à belles dents, bien que le pain ait eu une étrange saveur et une tendreté ne facilitant point la déglutition. Âpres quelques bouchées, Hubert renonça et remit le pain dans sa poche. Déja , la nuit tombait.

Arrivé au logis, Hubert se débarrassa du joug et, à la lueur de lampe à pétrole, retira de sa blouse un quignon, quelques miettes et... des lambeaux de billets de banque. Dans sa hâte, il avait dévoré l'argent!

De nos jours, on parle encore de cet exploit, qui valut à l'infortuné Hubert ce sobriqué flatteur: "l'ôme que mnjét doas vacas" (l'homme qui mangea deux vaches).

Jean-Claude,

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La meilleur façon de vivre des vacances

Quand vous arrivez dans une commune, pour vivre pleinement des vacances estivales, il ne faut pas hésiter à contacter les gens "du pays" et plus particulièrement, au début, les personnes qui peuvent vous fournir des renseignements utiles tout de suite; le maire, le personnel du secrétariat de mairie, le syndicat d'initiative, le correspondant de presse local, les animateurs des associations et autres clubs.

En certains villages, il est possible de partager des travaux saisonniers; les foins, la moisson, avec les paysans. Les enfants peuvent approcher aisément le bétail, la volaille, les chiens et les chats: mieux qu'au zoo ils sont tous en liberté. Bien entendu, , cette approche ne doit pas faire oublier la prudence et les conseils du propriétaire quand a l'humeur des bêtes. Vous pouvez aussi achetez à la ferme des produits alimentaires: lait, fromages, beurre, oeufs, lapins, volailles.

Auprés des personnes "du coin" vous pourrez recueillir des histoires, des légendes, entendre des mots du patois local, des expressions du cru, des dictons.

Si vous êtes intéressés par l'architecture des églises, des chapelles, il est bien rare que le curé de la paroisse ne vous donne pas des explications et en certaines communes, avec des visites commentées.

Ne manquez pas de saluer le libraire, non seulement il est au courant des livres concernant la région mais il peut vous faire apprécier certaines lectures qui n'ont pas toujours les faveurs des grands critiques littéraires et sait, vous faire connaître les écrivains de chez nous".

Une visite chez les artisans artistes du bois, du fer, de la ierre, de la paille s'impose. Vous y trouverez bon accueil, vous pourrez parler avec eux de leur passion et découvrir leur atelier, leur manière de tailler, de sculpter, de polir, de raffiner, de tresser, de parfaire leur ouvrage. En certains communes rurales, lors d'expositions, ces artistes font même des démonstrations publiques. C'est un peu de la vie rurale qu'ils vous proposent; nul doute que saurez l'apprécier, la partager.

Si vous vous installer sous une tente, dans un terrain de camping municipal, la personne chargée de la gestion vous donnera des renseignements quant au réglement et parfois sur les sites à visiter.Si, durant votre séjour, arrive une colonie de vacances, ne boudez pas dans votre coin. Sacher partager avec les enfants et les adolescents quelques jeux, quelques veillées. C'est encore la meilleur façon de ne pas être derangé dans votre sommeil et les "mettre de votre côtés". Vous le constaterez, ils savent s'imposer une auto- discipline quand on sait entrer dans leurs vacances!

Vous pouvez vivre les fêtes patronales et autres kermesse avec les autochtones. Pour les cavalcades entre autres ils vous accueilleront à bras ouverts. Vous pouvez aussi leurs proposer des fêtes à votre manière et y inviter les habitants de la commune. Rien ne remplace la vie en communauté quand on veut partager l'enthousiasme, la bonne humeur, la joie de vivre.

Dans tous les cas, les contacts sont toujours bénéfiques et tout échange, en un langage chaleureux, éveille des confidences et permet de se mieux connaître et d'être plus proches les uns des autres, parfois pour toute une existence.

Bien entendu, si vous désirez jouir de vos vacances en toute indépendance, ne vous en privez pas: le calme pastoral, la pais des champs, des bois, des forêts, vous attendent et vous procureront une saine détente. Et qui sait, peut-être connaîtrez-vous alors l'ataraxie en des escapades par monts et par vaux, face à des sites enchanteurs.

Jean-Claude,

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jeudi 27 novembre 2008

LA GROTTE DE CURE, PRES DE DURTOL

Quelques personnes, à Durtol, entre Clermont-FerrandClermont-Ferrand et la chaîne des puits, pourraient vous l'indiquer. Des guides en parlent. Excavation naturelle dans la lave descendue du Pariou, peut-être un petit peu emménagée, n'offrant pas une surface habitable de plus de 2 mètres carrés, elle abrita pendant les années difficiles de la révolution un prêtre réfractaire à qui les habitants venaient en aide.

Elle est bien visible à quelques centaines de mètres, a droite du sentier de petite randonnée, lorsque, ayant quitté Durtol et prit le chemin des combes, vous avez parcourus un peu plus d'un kilomètre.

Jean-Claude,

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lundi 24 novembre 2008

LE COLON DU COCHON

   Citadin de Chatel-Guyon, j'allais pour mes vacances de Noêl passer quelques jours au village d'Anglards chez mon grand-oncle René et ma grande tante Germaine, j'avais 15 ans.

   Le tonton"rené" a décider de tuer son cochon. Une équipe de solides gaillards traîna la bête criant tue-tête Les connaisseurs le soupesèrent d'un oeil avertit et estimèrent son poids à 160-180kg.

   Malgrés ses gris et sa résistance, le cochon fût proprement couché sur le coté et attaché à un pieu fiché en terre.

   Le tueur, un hercule prénommé "zorro" eût tôt fait de planter le couteau dans la gorge de la bête hurlante de plus belle.

   Le sang giclait fut recueilli dans une poêle tenue d'une main par une de mes cousines. De l'autre main, elle brassait le sang inlassablement et le versait de temps en temps dans une autre bassine pendant que le tueur oblitérait la plaie à la main.

   Le cochon finit par rendre son dernier souffle. Ce fut l'occasion pour boire "un canon" servit par les dames dans le calme revenu. Avec un crochet, le tueur récupéra quelques soies de porc.

   Ensuite tout le monde s'activa pour recouvrir le cochon d'un matelas de paille qui fût enflammé illico.

   La bête fut raclée avec de grandes lames puis soigneusement lavée à la brosse à chiendent et à l'eau chaude, âpres avoir été déposé sur une porte dégondée.

   Le tueur a genoux préparait ses outils et demanda à la ronde si quelqu'un pouvait lui prêter un couteau de poche.

   Tout fier de sortir mon "coursolle" 6 pièces au manche laiton rutilant et aux décors en relief de ma  poche, le détachait de sa chaînette et le tendit à "zorro" (mon arrière oncle me l'avais acheté à la foire de brion pour mes quinze ans). Ce dernier le brandit à l'assistance en déclarant qu'il était bien beau. J'étais tout fièr.

   Ensuite soulevant la queue du cochon, il lui introduisit mon canif, délicatement au ralenti dans le rectum bien profond.

   Surprit et déconfit, je me tint quoi devant l''hilaliraté générale. J'assistais au dépeçage fumant promptement mené, ne perdant pas de vue la solution finale pour mon couteau. Dernière chose à faire pour "zorro": extraire mon canif de ce boyau qui fait la si bonne andouille, d'âpres ses dires (étais-je visé). Je le pris moi-même et couru rapidement au lavoir, le laver avec soins. Tous les hommes attablés mangèrent de bon appétit les grillades et les tranches de foies que les femmes avaient cuisinées.

   Sans vergogne, j'utilisai mon canif.

   Bien sur, je fut l'objet de la rigolade.

   Zorro dit " j'aurai préféré que tu fusse plus la gueule comme l'institeur, l'autre jour qui a lancé son couteau au loin car ANSI, je pourrai enrichir ma collection".

   Ma tante Germaine me dit en consolation " tu n'es pas le premier et tu ne seras pas le dernier ".

   Dernièrement en fouillant dans un tiroir, j'ai retrouvé mon couteau qui ma ramené instantanément  30 années en arrière avec nostalgie.

jean-claude,

   

   

   

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dimanche 16 novembre 2008

LE BOUDIN DU PAYSAN

   Bien que certaines coutumes tendent de plus en plus à disparaître, certaines scènes campagnardes, en certains villages, nous apportent toujours leur originalité.

   Il est des paysans qui restent, malgré la poussée du modernisme, fidèle aux traditions ancestrales. La venue de la "mauvaise saison", avec son froid et sa neige, leur procure des moments de répit propices à la "saint cochon". Certes, les enfants ne boudent plus l'école pour cet évenement, ils n'ont plus " la maladie du renard " comme par le passé, pour fêter en famille ce jour de joie, mais les paysans se rassemblent, entre voisins, pour l'honorer.

   Si les hommes se chargent du cochon, pour que celui-ci passe de vie à tréspas, soit parfaitement lavé, dépecé, les femmes, elles sont les spécialistes des boyaux.

    Voyez-les dégraisser le gros intestin et l'intestin grêle. Quelle adresse, quel doigté pour ne pas les abîmer! Et pour les laver, observez-le. Elles les plongent dans un baquet d'eau tiède puis tenant le boyau par un bout, elles soufflent dans l'autre bout pour le gonfler. Cette opération permet de savoir si les " gogues" ont des trous ou sont trop fragiles pour l'emploi.

   Le gros intestin est reservé aux saucisses qu'on aligne sur un bâton de noisetier pour qu'elles sèchent naturellement. Quand à l'intestin grêle, il est employé pour la fabrication des boudins. Et des boudins de paysan, il faut en goûter au moins une fois dans sa vie pour en connaître et en apprécier la saveur.

   Comment les prépare-t-on? Le sang du porc est tourné à la main quand il est encore chaud," parce que gars, il à vite fait de cailler et du sang caillé, ça ne fait pas du bon boudin !" On y ajoute une soupe de lait avec du pain de miche et des oignons hachés trés fin (deux kilos pour pour six litres de sang), un verre de vin et des grillons qui sont les restes de la graisse fondue. On sale, on poivre et l'on goûte le tout en suçant le doigt. Et il faut une langue de spécialiste pour savoir si la sauce est à point.

   On met le tout dans les boyaux qui se lovent dans un plat creux puis on plonge les boudins dans une marmite remplie d'eau chaude qui ne doit pas bouillir. On les abandonne alors dans ce bain pendant une vingtaine de minutes. Quand ils sont cuits: un coup d'épingle, la graisse coule, c'est parfait ! on les pend aux poutres. Certains en mangent tout fumants, sur une tranche de pain bis ou avec de la moutarde; d'autres les dégustent grillés, à la poêle ou au au four, sur un lit de compote de pomme. Les gourmands les apprécient avec des noisettes récoltées à la St Michel. Un parfum de campagne pour un vrai régal !

   Tout en partageant ce plat délicieux, permettez que je vous conte une histoire authentique et du meilleur cru.

   Cette année là, la saint cochon avait lieu la veille de noël dans un hameau de l'auvergne, au coeur du pays du sancy, le copieux repas de midi, riche de choux pommés, de lard, arrosé abondamment, fut suivi d'un tout aussi lourd dîner. La bonne humeur irradiait les visage, étoilant de saine ivresse les yeux des hommes.

   Quand la nuit étendit son voile noir sur la campagne, les deux femmes partirent à la messe de minuit, dite et chanté par le curé et le sacristain, confiant la cuisson des boudins à leurs maris. "Soyez sans crainte, nous nous en chargerons!"

   Les femmes ayant quitté la chaumière, les deux bon hommes et le boucher fêterent le réveillon à larges rasades de " bon pinard ". Sans oublier  d'alimenter de bois sec le feu de cheminée à la crémaillière de laquelle pendait le chaudron. Et ils l'alimentèrent souvent, "avec des cosses, ça tient mieux ! " Il élurent même, ainsi le veut la tradition deux "bons cornards" afin d'assurer la réussite de la cuisson.

   "On les a bien fait cuire, bonsoir! Vouais, pour sûr, on les a bien fait cuire!" déclara t'il au retour des femmes. Plus! De l'eau portée à ébullition par des flammes gourmandes, on les retira seulement -ô! stupeur !, les ficelles qui maintenaient les boudins. les boyaux n'avaient pas résisté à cette longue cuisson si joyeusement arrosée!

Jean-Claude,

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LES PLUS BEAUX CADEAUX DE NOEL

   Le milieu rural n'échappe pas à la règle d'or; à moins que ce soit d'argent, qui confirme combien les adultes sont réceptifs et soumis aux échos propagés par la publicité quand aux jouets.

   A croire qu'ils achétèrent tout d'abord pour eux. La poupée qui parle, qui chante,  qui pleure,  qui réclame à manger, c'est pour les mamans. Le train électrique, le circuit automobile ou les jeux électroniques pour les papas. Pour certains parents, il faut bien combler un certain manque de jouets du temps de leur enfance...

   De ce fait, l'enfant n'as plus besoin de solliciter ses parents pour obtenir satisfaction. Ceux-ci anticipent sur ses désirs, pour leur plaisir tout autant que pour celui de leur "fifille" ou de leur "fiston". Et pour assurer leur rang social (on dit: "le standing", pour être dans le vent ), dans la société par ailleurs tant et tant tourmentée.

   Et on ne parle plus de jouets connus et appréciés autrefois. On évoque même plus ceux que l'on fabriquait manuellement, en compagnie des gosses et pas seulement pour les fêtes de noël et du jour de l'an: chapeaux de gendarme; pieds d'âne, colliers avec des joncs, toupies bien équilibrées, coupées, taillées dans une bobine de fil (elles étaient en bois dur et non en plastique), et qui ronflaient, et qui dansaient sur la table  ou dans l'assiette, fallait voir! ;  moulin taillé au couteau dans du saule, et que le courant du ruisseau faisait tourner à qui mieux mieux, char rustique fait d'une branche de noisetier "bannard" et à laquelle on ajoutait deux autres petites branches, en arceaux, pour figurer les roues et le râtelier, celui-ci pouvant contenir foin ou paille; pèterave avec un bout de sureau, pipes, boucles d'oreilles avec des glands, colliers bracelets grâce aux fruits de l'églantier.

   Quand à la pomme d'orange pliée dans du papier d'argent, au livre d'images, à la tablette de chocolat et bien d'autres petites choses, le tout déposé dans les sabots de bois placés vers l'ample cheminée, quelle valeur peuvent-ils avoir dans l'esprit des enfants auxquels on promet la lune et même plus? C'est de l'histoire ancienne... et sous peu, qui osera prétendre que cette histoire à bien existé,

   Portant, quand on écoute attentivement le le langage des enfants, quand on sait capter leurs propos, quand on leurs fait découvrir des jeux simples et sains, on constate qu'ils rêvent autant (peut-être plus), à des jouets sophistiqués qu'aux jouets modernes. On constate aussi qu'ils préfèrent souvent une planche pour y enfoncer des clous, un bout de papier pour en faire un oiseau, un chat, un chien. Eh, oui, ils débordent d'imagination pour inventer des jeux et y participer avec enthousiasme.

   Et qu'elle brillance dans leurs yeux, quand ils fabriquent des avions, des bateaux de papier et que ceux-ci s'envolent dans les airs ou dansent sur les vagues, emportant ainsi leurs rêve loin des murs de la classe, vers des horizons tout ensoleilles!

   Pour qu'ils s'expriment pleinement, encore faut il que les grand le leurs permettent et sachent s'évader avec eux vers un monde qui n''appartient qu'à l'enfance.

   Parfois, il est même des petits travaux qui deviennent des jeux et éveillent, dans la joie, le sens du partage et de la solidarité. Et quand les adultes n'hésitent pas à y participer, ces jeux permettent à tous de grandir en commun.

   Les vrais jouets, les plus beaux, sont ceux qui coûtent peu mais qui intéressent réellement les enfants, par leur plein épanouissement.

   Et sans doute n'existe-t-il pas de plus merveilleux cadeaux que ceux qui émanent du coeur; compréhension, tendresse, amitié, affection, amour, tout un soleil, bouquet resplendissant de sentiments essentiel au bonheur. Aucun jouet, fut-ce le plus cher du monde, ne remplace ces chaleureux cadeaux!

   Si l'on veut éveiller des sourires et des étoiles dans les yeux des enfants, il apparaît donc que la recette soit facile à réaliser. A chacun de nous choisir les présents, même s'ils ne proviennent pas de la hotte du père ¨noël. Et souvent, rès souvent, sans bourse délier!

                                               Jean-Claude,      

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samedi 15 novembre 2008

LES FETES DE "BAPTISTOU"

   Il n'avait pas les deux pieds dans le même sabot, des socques en bois creusées par le sabotier du village, le baptistou! Et quelle allonge!

   Qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige, il fêtait tours la fin de l'année. Et même si le givre fleurissait sa barbe, si le gel alimenté par la bise, faisait craquer les pierres, il allait à la conquête de la campagne.

   Lui, il aimait la marche. Et dans le royaume champêtre, il connaissait tout. Le houx qui rougit, donnant à l'hiver le plus rigoureux des lumignons, le chèvrefeuille et la ronce qui bourgeonnent malgrés le froid, l'églantier parés de cynorhodons si riche de vitamines mais aussi le gîte du lièvre.

   Eh oui, le capucin de noël et du jour de l'an; il le respirait à larges narines et aussi bien que le meilleur des chiens courants. Mais il ne le tuais pas pour le plaisir, le père Batiste. Un oreillard pour ses deux fêtes lui suffisait.

   Et il ne lui dire qu'il braconnait, Baptistou! Le gibier, vous comprenez, il le nourrissait toute l'année. Avec ses champs de blé, son trèfle, ses choux, ses choux rave, ses raves. Alors, l pouvait tuer un lièvre sans remords. Neige ou pas neige, garde ou pas garde, il en ajustait un.  Peut être y prenait il même plus de plaisir à cause du garde. Rien n'est si enivrant de braver l'interdit!

   Mais il respectait le gibier, ce paysans de la Combraille. Jamais d'excès dans ses parties de chasse, jamais de tirs superflus, de plombs perdus, de blessures inutiles. Il saluait le capucin à coup sûr. Proprement.

   Mais au delà de ce maître coup de fusil, la perspective d'un civet aux parfum de serpolet, de vin blanc, préparé par sa "bourgeoise", une talentueuse cuisinière, Baptistou reniflait l'air chargé de senteurs hivernales, les senteurs de la terre qui mijote le printemps.

   Et quand la neige habille la campagne, les bois, les sapins et les pins, les genévriers, les houx, léguèrent aux narines expérimentée des effluve plus subtils, plus pénétrants, plus sains.

   Baptistou avait certes besoins d'un lièvre mais il désirait surtout accorder son rythme de vie à celui de la nature esommeillée. Des bouffées de vent montagnard, soufflant et sifflant, des sifflements sur des scintillements poudreux, des boules de neige dont on se frotte les mains nues pour que le sang "ne caillent pas dans les veines", des bonhommes blancs bâtis avec "lulu" son petit fils: toute une passion d'être humain qui sait tout ce qu'il doit à l'univers pastoral!

   Il ne tirait pas d'oiseaux. Et même s'il revenait bredouille, il ne s'irritait pas contre les merles, les geais, les grives. La draine et la litorne (cette tia-tia bien connue des chasseurs), ne l'intéressait que pour les services qu'elles rendaient en gobant  de nombreux insectes et autres parasites. E quand il les voyait, il écoutait leurs chants et admirer leurs ballets aérien qui l'enthousiasmait.

  L comblait "son lièvre" et celui qu'il couchait d'un seul coup de son fameux 16, sur la neige. Pour les plaisirs de la marche, de la réussite tout autant pour ceux de la table.

   Il ne flirte plus avec la campagne enneigée, le père Batiste. Partis un soir de décembre, sur le chariot tout étoilé du pére noël, il fête d'autres promenades en un monde plus calme que le nôtre.

   Ah! j'oubliais de préciser que Baptistou, le chasseur qui doit toujours "braconner proprement" dans les nuages, renâit en la personne de "lulu"qui, lui aussi, reste proche de la nature, apprécie l'hiver et même par tourbillons neigeux, a l'allonge pour la marche, autant que son grand-père. Et il aime bien le civet de lièvre, son cadeau de noêl.

                                                                        Jean-Claude,

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vendredi 14 novembre 2008

DANGEREUSE INVASION

Les premiers échos concernant l'arrivée des doryphores en France datent des années 1920. C'est dans le bordelais qu'ils firent leur apparition et très vite, au fil des années, ils imposèrent leur dangereuse invasion sur tout le territoire national. De quoi paniquer dans tous les villages vus les dégats causés et l'impuissance des paysans , producteurs des pommes de terre !

Venus mérique, les doryphores débarquèrent à bordeaux, véhiculés par des pommes de terre en provenance d'outre-atlantiqued'outre-atlantique.

Pour lutter contre ces bestioles voraces, on mobilisa les enfants qui les ramassèrent et les firent brûler. Puis, on utilisa des produits chimiques a base d'arsenic de plomb et de chaux. Ensuite, apparemment des traitements aux organo-chlorésorgano-chlorés; l'indane et autres.

Et une fois de plus, a était pertubé le cycle naturel (disparition des perdreaux, stérilité des oiseaux), de même qu'ont était contractés des accidents graves provoqués par des réactions chimico-solaireschimico-solaires, suite au sulfatage des plants de pommes de terre.

Jean-Claude,

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lundi 3 novembre 2008

RENCONTRE A SALERS

Si la race bovine salers s'est particulièrement développé ces dernières années, attirant même l'attention de ceux qui ne s'intéressent pas aux troupeaux, cette ville mérite aussi tout mon intérêts.

Dans les ruelles ou sur la grande place, vous n'en croirez pas vos yeux, tant les maisons sont belles. Le plus souvent, elles sont agrementées de de tourelles, de hautes cheminées, de portes massives aux ferrures anciennes. Leur façades, ou la lave se mele aux vieilles pièrres, démontrent le talent des architectes de lépoque.

Nul doute, vous ne regretterez pas votre passage dans cette ville qui a une âme et ne peut laisser insensible.

Le jour ou je l'ai découverte en compagnie de mon épouse et nos enfants, un personnage incontournable en auvergne se trouvait la; le stylo fébrile à la main, prêt à dédicacer.

Ses livres étaient installés dehors, sur des tréteaux lui servant de table. Jean Anglade guetté notre approche. Nous lui avons serré la main et il s'est écrié:

-Mais je vous connais!

Effectivement, nous avions déjeuner ensemble à Aigueperse pour la fête du livre.

Un peu plus tard, nous l'avons quitté, à regréts, tant son humour et son érudition peuvent être étonnantes.

Le but de notre randonnée, ce jours la, était le Puy Mary, autre lieu de l'auvergne.

Mais nous n'oublierons pas Salers, ville toute de beauté et les quelques instants passés en compagnie d'un auteur profondément attaché à cette région qu'il sait bien décrire et chanter.

Jean-Claude,

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A PROPOS DU PAIN

   IL faut savoir que le pain est un aliment complet, indispensable à la bonne santé de chacun de nous,. A la condition expresse qu'il soit de qualité.

   Hélas! de plus en plus, des pains dits "fantaisie", sont proposés dans les boulangeries; qui ne sont souvent que des points de vente, pains à la mie plus que blanche.

   Préparé avec de la farine raffinée, ce pain blanc renferme de trois à cinq fois moins de fibres, de minéraux et de vitamines que le pain complet ou le pain bis. De plus, si certains prétendent qu'il est indigeste, il peut provoquer, selon les dires du Dr Larebeyrette de nombreuses indigestions, des douleurs stomacales, l'hyperviscositél'hyperviscositél'hyperviscositél'hyperviscosité sanguine, c'est à dire que plus la farine est blutée, donc blanche, plus elle est facteur d'hemogliase.

   Sachons aussi que le pain complet est préparé avec de la farine provenant de grains de blé entiers: l'amande riche en gluten, l'enveloppe riche en fibre et le germe, véritable source de sels minéraux et de vitamines. S'il a était préparé avec de la farine biologique, c'est sans doute le meilleur pain. Il est utile de savoir que tous les pesticides et les engrais chimiques se fixent dans l'enveloppe des céréales.

   Le pain de sèigle: il contient deux tiers de farine de blé(que certains nomment: froment); on dit qu'il est laxatif et moins digeste que le pain blanc et qu'il a plus de calories. Certains le mangent pour sa teneur en sucres lents.

  Le pain multicéréalemulticéréale: plus compact, a des qualités nutritionnelles accrues, en raison de la variété des céréales qui le composent: orge,avoine, seigle. Du fait de ses fibres, très éfficaces, il favorise favorise l'élimination du mauvais cholestérol.

   Le pain de son: il est pétri avec de la farine blanche à laquelle on a ajouté un bon tièr de son. On le recommande pour ammélioré le transit intestinal. Pourtant, en cas de carence en magnésium, en calcium, en fer, il est déconseillé. En effet, l'acide physique contenu dans le son, nuit a la bonne assimilation des dits minéraux. Bien entendu, il faut que se soit du pain d'origine biologique.

   Jean Paquet, alors qu'il était président de la chambre des métiers du puy de dôme, président national des artisans, boulanger lui mémé, déclarait lors du nitie salon des arts et traditions culinaires, à la maison des sports de Clermont-Ferrand du 5 au 10 avril 1989: "le combat entre fabrication artisanale et fabrication industielle n'est pas toujours à armes égales; dans le secteur de la boulangerie par exemple, les lobbies voudraient introduire la notion de pain avec conservateur.  Si avant l'été, le gouvernement français ne prends pas un décret pour réglementer la composition du pain et exiger qu'il soit fait uniquement avec des produits naturels, eh, bien dans les années a venir, il n'y aura plus d'artisans boulanger, les industriels aurant pris le pas.

   Il est important de veiller au ...grain; on sait en effet que les produits chimques sont toujours d'un emploi courant par des traitements de semences, des désherbages chimiques et autre engrais qui, selon certains physiciens et astrophysiciens du CNRS émettent des radiations atomiques et pertuberaient meme le spectre solaire...

                                                                       Jean-claude,

   

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dimanche 2 novembre 2008

ON M'EN REPARLERA DE L'APIS MELLIFICA!!!

Il était une fois une ruche abandonnée,

Avec un bel essaim camouflé,

Dans l'herbe et les broussailles,

Que je coupais à la cisaille,

Son ancien propriétaire me l'avais donnée,

Il me dit: "vas donc la chercher",

J'ai bouché les trous que la pic-vert avait fait,

Tu m'en débarrasses! s'il te plaît,

J'ai attendu la nuit,

Et je suis donc parti,

Seul avec ma voiture,

Et mon voile d'apiculture,

Bientôt les avettes,

Se mettent en vedettes,

Pour moi cela était un peu vache,

Dans les trous de la bouse de vache,

J'ai enveloppé la ruche dans une couverture,

Et transporté dans la voiture,

Je croyais que la partie était gagnée,

Quand j'ai rafistolé le plancher,

Des abeilles qui s'affolent,

Sur la planche de vol,

Mais pas beaucoup de débats,

Étant habitué à cela,

Je vais donc jusqu'au rucher,

Afin de l'installer,

Mais voila que la bouse n'a pas tenue,

Et les abeilles prises au dépourvu,

Se sont empresser de sortir,

Et m'agresser comme des vampires,

Il fallait le prendre pour dérision,

Pour que j'arrive à destination,

Je na faisais pas de bruit,

bien qu'il faisait nuit,

J'arrivais avec une grosse tète,

Piqué par ces petites bêtes,

Je m'en suis vite libéré,

En arrivant à mon rucher,

Une drôle de mésaventure,

Que l'on voit souvent dans l'apiculture,

On m'en reparlera,

De l'apis mellifica.

Jean-Claude,

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jeudi 30 octobre 2008

MON ENFANCE

Je me souviens lorsque j'étais enfant, nous étions sept à la maison. Ma mère, toujours élégante,était sans histoire. Elle faisait son devoir de femme au foyer d'une façon admirable. Elle avait le soucis de notre éducation et de notre bonne tenue vestimentaire; d'une table bien mise et d'un ménage bien fait. Mon père jeune et beau me prenait toujours dans ses bras. Je me rappelle, lorsquil montait dans la chambre, une marche de l'escalier grinçait. Je le suivais et essayais de la faire grincer. Je passais à plusieurs reprise mais la marche ne grincer pas, poids était trop léger, je sautais plusieurs fois mais la marche ne grinçait toujours pas. Je garde un bon souvenir de mon père quand il me prenait dans ses bras, me faisait monter en l'air, ma tête touchait parfois le plafond, nous rions tous les deux, nous étions heureux. Les années ont passées, mon travail m'avaient obligé de partir en saison d'hiver. A mon retour, ma mère était vêtue de noir, mon père que j'adorai tant était mort. Une page était tournée. Un jour, je suis allé dans la chambre ou tant de choses étaient restées en place. Je ne pensais plus à la marche qui grinçait; mais, lorsque je l'ai franchise celle ci s'est manifestée. Je passais plusieurs fois dessus et la faisais grincer de nouveau. Je montais en haut de l'escalier et m'asseyais; là, une larme coulais le long de ma joue. Je me rendais compte que j'avais grandi et vieilli, j'étais assez lourd pour faire grincer la marche. Tant de souvenirs se déroulaient dans ma tête. Mon père était parti, les années avaient passées, il ne me restait plus que des souvenirs. Je continuais jusqu'à la chambre, là aussi, la nostalgie, la tristesse, le coeur brisé, les yeux en larmes, je regardais mes jouets, les uns cassés les autres presques neufs. Je les prenais dans les mains avec délicatesse et me revoyais petit enfant. Les larmes étaient plus denses. je revoyais mon père me tenir dans ses bras avec les rires et les joies.

jean-claude,,

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MES GRANDS PARENTS PATERNELS

Mon grand-père de souche agricole, était un homme robuste, avec une belle barbe et de grandes moustaches, il les portait avec une grande fierté. Il était facteur sur une commune que j'affectionne beaucoup. Je voulais parler de St Bonnet pres Riom; un beau village qui compte 1215 âmes environ. Il aimait ce village ou il était né et connaissait bien sur les boites au lettres des habitants, les maisons et les caves de ce pays brayaud, fait de paysans et de vignerons. Je suis trés fier lorsque les anciens du pays me racontent des anecdotes de sa vie et m'appelle par son surnom " cassis". Ma grand mère quand a elle, c'était une femme d'une bravoure exceptionnelle. Elle venait d'un petit village planté sur une colline "Prompsat". Son enfance a était bercé par le son des cloches que portaient le troupeau de brebis de ses parents. Elle accompagnait fièrement le troupeau lorsque sa mère partais mettre ses bêtes à l'abris dans sa ferme natale "au berthes". Eh oui, cela faisait une bonne quinzaine de kilomètre à parcourir à pieds et par tous les temps. Elle était issue d'une famille de cultivateur mais je suis trés fier d'arborer le surnom de "godillot"; les villageois l'avaient surnommé ainsi, ils étaient les premiers à avoir des chaussures dans le village. Ma grand mère confectionnait une grande pompe aux pomme pour les vendanges; elle la mettait sur sa tête et partait chez le boulanger pour là faire cuire et lorsqu'elle là ramenait toute tiède sur sa coiffe tous les gosses du quartier la suivaient jusqu'à la maison en espérant qu'un morceau puisse en tombait.


Jean-Claude,,

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SOUVENIR DE MA PREMIERE VEILLEE A ANGLARDS

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Doucement, le crépuscule s'empara de la terre, glissa sans bruit, entraînant le village dans la nuit. Devant les maisons, des groupes se formaient. Les habitants profitaient de la douceur pour bavardaient un peu. Ils s'installaient sur des bancs de pierre centenaires et levaient les yeux vers le le ciel serein. Chacun connaissait la valeur des regards jetés aux étoiles qui scintillaient là-haut. Moi, Jean-Claude, douze ans, pour cette première journée de vacances chez mon grand-oncle rené et ma grande tante germaine, en montagne bessarde, je m'assis près d'eux. La lune, parfaitement ronde, paraissait plus proche. On devinait les taches sombres. Des hommes avaient marchés à sa surface, mais vaincue, elle n'avait rien perdu de sa grandeur et de sa poésie. Sa lueur blanchâtre éclairait mystérieusement les êtres et les choses. Tout semblait attendre un événement. Soudain, de vallée proche, monta un chant de veillée; prenant, tenace, envoûtant. Le village entier guéttait ce chant, cette caresse qui emplissait les coeurs d'une joie trés douce. Moi, jeune garçon fut emporté par cette musique dans un univer ou je me complut. Étroitement mêlé à la nature, il devint arbre, rocher; il devint herbe et odeur; il devint souffle imperceptible et oiseau serré dans la douceur du nid. Il devint musique, montant à l'assaut de la colline ou se trouvait le village. Les villageois recevait leur juste part de la poésie aussi utile que la nourriture quotidienne. Le musicien enchaîna aussitôt avec un air trés gai, une joie plus terre à terre qui appelait celle d'un joyeux repas de noces, lorsque la famille est réunie autour de la grande table et que tous réclament: "une chanson! une chanson!". Une joie de bon vivant, lorsque les vins des côtes d'auvergne coulent dans les verres pour accompagner les mets de choix presentés aux convives. Mais, déja, le musicien était passé à un nouvelle air, plus doux, plus lent, plus nostalgique aussi. _Ce sera le dernier, annonça ma grante , à voix basse, comme-ci elle craignait de rompre le charme. L'instrument se tut bientôt. Moi j'espérai que le vielleux ferait une entorse à son programme habituel, bien connu, semblait il de la famille. J'attendis, l'oreille tendue, guettant un son dans le silence de la nuit; en vain.Pendant quelques minutes, les habitants se turent, pensif, puis ils regagnèrent leurs maison dont le signal semblait avoir été donné par la vielle.Et là, je questionna: -Pouvait me dire qui jouait? -C'est jean de la fabrie, il est connu à dix lieux à la ronde. -Il joue souvent? -Tous les soirs. En été, plus longuement, bien sur. Mais au plus fort de l'hiver, il sort quelques minutes pour nous faire écouter sa musique. -C'est extraordinaire, j'aimerai le connaître, pourquoi cette habitude? La vielle s'est toute sa vie, Lui prendre son instrument, ce serai lui arracher son coeur. Avant les orchestres actuels, sais tu que les bals étaient animés par le son de la vielle? -J'avoue ne pas y avoir songé. Dns la commune, peu de bals se fesait sans jean de la fabrie. D'ailleurs, c'était le champion de tout le canton. Quand il prenait sa vielle, aucune frontière n'existait entre le jour et la nuit. Ah! il en a fait des amoureux, un bal avec jean, c'était un raz de marée, un dechainement, une fete inoubliable. -il faut que je le rencontre -il est assez bourru, m'avertit ma tante qui était resté silencieuse pendant le récit de mon oncle. En attendant, il est peut etre temps de se mettre au lit et de dormir. Apres de rapides embrassades, je me retrouva dans la grande chambre qui m'était réservé. Les draps rugueux et frais sentaient la lavande. Je me pelota au creux du lit et éteignit la lumière. Quand je m'endormi un air de vielle me trottait dans ma tête...

jean-claude,,

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MONTURE A CRU

Le père chocolat, bien connu à Chatel-GuyonChatel-Guyon, habitait route de la prugne. Il était chiffonnier de son état et, pour sur, il ne crachait pas sur un verre de vin.
   Les visites qu'il effectuait ou ses rencontres avec les voisins étaient l'occasion de boire chopine.
   Un jour, son petit fils et ses copains ont observés deux bicyclettes devant le bistrot de "chez Toppino". Aussitôt, ils ont délibéré, vite fait, pour organiser une petite farce.
   Comme la nuit était venu, ce qu'ils les dissimulaient à tous regards, ils se sont mis à dévisser et à démonter les deux selles des bicyclettes qu'ils sont aller fixer aux volets du père Chocolat. Puis ils se sont postés bien à l'écart de tous les regards indiscrets pour observer, le moment venu, les réactions des deux intéressés.
   Les deux propriétaires des vélos, à l'issu de leur beuverie, se mirent en colère, en poussant des grands jurons, mais impuissants et finalements résignés.
   Les bicyclettes pouvaient toujours êtres conduites par le guidon, mais il n'y avait plus rien pour s'asseoir. Seul solution; ou monter en danseuse, ou rentrer à pied en menant le vélo par la bride.
   Le grand père rentra chez lui sans problème car il habitait tous prés. mais son copain avait huit kilomètres à faire sans selle et l'histoire ne dit pas comment ils ont étaient franchis.
   Le lendemain matin, au lever, le vieux chocolat était allé ouvrir ses volets et ils fut bien surpris d'y trouver deux selles pendues à l'intérieur de la crémone. Et le brave homme, après réflection, se mit en devoir rapporter la selle de son ami chez lui. Ce qu'il fit sur le champ.
   Aprés avoir quelques peu arrosé la réparation de l'outrage, notre héros s'en revint chez lui avec son habituelle compagne "la cuite".
   De retour à la maison, il dut entendre une toute autre chanson, celle de la mère Anna, sa femme. Et aussi, le grand mère de l'un des auteurs de cette farce qui n'était autre que son petit garçon...

Jean-Claude,

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MON BEAU CHEVAL

Je l'ai vus dans le prés qui mangeait de l'herbe verte,
Ce petit et beau cheval blond à reflets roux,
Il s'approchait de moi sa gueule ouverte,
Pour me parler et me dire des mots doux.

Il me dit: Je suis heureux dans ce bocage,
En bon compagnon vers moi tu peux venir,
Nous aurons de beaux et merveilleux langages,
Assis sur l'herbe je te dirais ton avenir.

Nous pourrons partir ensemble dans de grandes aventures,
Parcourir à travers les chemins et les champs,
Juché sur mon dos, serai-je une bonne monture?,
Je te conduirai dans des pays charmants.

Voici le secret de ton brillant destin,
Puisque je te parle, je peux aussi faire l'oracle,
Tu viendras avec moi sur de grands chemins,
Pour découvrir le fond de ton tabernacle.

Mon cheval, fidèle ami de toujours,
Sur tes sentiers, ne t'attarde point,
Je te suivrai dans de milles détours,
Conduit moi dans de nouveaux chemins.

Partir de bon matin,
Avec mes animaux,
Mon cheval et mon chien,
Voici ce qu'il me faut.

jean-claude,

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UN BEAU METIER, UNE BELLE VIE.

Eh bien oui, mon bon monsieur, je suis heureux de vivre ici! La campagne, voyez-vous, c'est une immense propriété, un peu comme un royaume. Regardez bien ces espaces verts, ces moissons qui se dorent au soleil. Regardez plus, regardez mieux encore.  Osez la métamorphose des végétaux. Admirez les fleurs des champs, des fossés, des sous bois, des chemins creux. Et si vous avez la volonté d'être patient, guettez les oiseaux et les animaux. Ils vous apprendrons de sages leçons, de ces leçons qui ne se trouvent pas dans les livres et qui, pourtant, contribuent à enrichir la connaissance des hommes.

Comment? Ah oui,  vous prétendez que la ville offre plus de facilités de confort, de distractions. Vous dites que la vie y prend une plus grande dimension? Je le consens à la ville, on bénéficie de nombreux débouchés (encore que le chômage y sévisse et que les exigences quotidiènnes terrassent beaucoup de gens); a la ville, on est prés du modernisme, du progrés, de toute "ces choses qui enfièvrent le cerveau"; on peut allez au spectacle et admirer les superbes vedettes.

Mais que reste il de tout ça, quand vous courez dans les couloirs du métro, que vous succombez aux bousculades du métro, de l'autobus, et que vous devez subir les cadences imposés par le travail à la chaîne?

Non mille fois non, Mon bon monsieur, je ne vous envie pas. Ici, c'est le grand calme, reposant. Le travail est dur (il est dur partout), mais nous le fait à l'air pur et sans contrainte.  Vous comprenez ça, sans contrainte! Mon métier? Ma vocation devrais je écrire, est un tour d'art, d'amour, de passion. Les labours, les semailles, les moissons me chantent des leçons de sagesse, et m'offrent de douces satisfactions.

Regardez germer le blé, je le vois grandir, mûrir, c'est une page lumineuse de la vie préparée par la nature. Vous ne trouverez pas l'équivalent dans vos cinéma, dans vos théâtre et même sur les Champs Elisées.

Préparer le jardin, l'entretenir avec soin, surveiller la pousse des légumes, les repiquer, les sarcler, quel merveilleux travail! Et même quand on mouille la chemise, quand on a plein les épaules, plein le dos, plein les bras, on est heureux. Ainsi on l'apprend et l'on comprend la valeur de la terre, la beauté de la terre.

On sait que de la connaissance des choses et avec l'aide de la nature créatrice, naîtra une fortune. Une fortune que les hommes les plus riches, ne pourront pas acquérir.

Les fruits de la terre sont une offrande naturelle que les gens de la terre sont seuls à apprécier vraiment. Les seuls parce qu'ils ont travaillés leur plein corps et parfois au dela du possible. Heureux!

Pour la monotonie de la campagne, si je suis bien votre raisonnement.., elle ne doit pas vous éffrayer outre mesure. Si vous acceptiez de vivre quelques mois prés de nous, vous apprendriez chaque saison, vous finiriez par écouter, par entendre les chants de la terre, des sillons, vous sauriez goûter à la paix pastorale, à l'heure du crépuscule. Quand au matins gorgés de rosée, ils auraient vite fait de vous enivrer car ils baignent dans l'éther.

Vous comprendriez que chaque saison apporte des découvertes et des émois. Vous sauriez que la terre est le berceau de tous nos espoirs. Quand aux bêtes, dans leurs ébats quotidiens, elles vous lègueraient les plus belles et vivantes images champêtres. Et en plus, elle n'ont aucun point commun avec les scènes que vous admirez au zoo.

Et si veniez, nous partagerions non seulement quelques moments de médiations mais aussi la tranche de pain bis (eh! oui, je pétris la pâte et je la fais cuire; que de délicieuses tourtes à croûte dorée)!,

Et je vous le redis, ici, dans mon patelin, je ne suis pas isolé, pas "au bout du monde" et loin de toute civilisation. Au contraire, je vis en accord avec la nature et je suis satisfait de mon sort. Et libre!

Comprenez-vous maintenant que je suis comblé et riche de félicité?

Jean-Claude,

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LE "PINARD"

Le mot "pinard" n'est pas comme on le croit souvent un terme d'argot pour designer le vin.

Dés le XVIIè siècle, on rencontre le nom de Jean Pinard dans un livre édité en 1607 sous le titre: "Discours joyeux en façon de sermon par Maître Jean Pinard en l'église d'Auxerre sur les climats et les vignes du dit lieu.

Il s'agissait dans cet ouvrage d'encourager sans modération la culture de la vigne, et de rendre hommage aux vignerons de Bourgogne. Ce louable objectif a été parfaitement atteint, ce qui a permis au "pinard" de passer a la postérité avec l'appui eficace des militaires. Tout le monde connaît le rôle important joué par le pinard dans nos victoires, et même dans nos défaites, pour remonter le moral des troupes.

Jean-Claude,

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LE SERMON INTERROMPU

Dimanche, dans l'Église paroissiale; l'abbé Palmier en a fini avec le prône. Il grimpe les degrés de la chaire, se signe, entame son sermon. Il parle avec facilité. Les ouailles sont attentives.

Soudain, la porte grince sur ses gonds rouillés. Instinctivement, chacun tourne la tète pour découvrir la personne retardataire. C'est la "Potiace", toute vièille et ridée, petite, menue, quasi transparente. Elle est coutumière su fait et on la pardonnerai si elle faisait preuve de discrétion.

Pas du tout! Elle dérange plusieurs rangée d'hommes pour accéder au bénitier, n'en finit pas de se signer en grommelant, heurte les bancs de son bâton ferré, se faufile, furète, trouve une place libre, s'assied, se relève, repart, renverse au passage un prie-Dieu, fait tomber un missel, va, vient, revient.

Inconsciente du désordre qu'elle provoque, la perturbatrice continue son manège pendant de longs instants tandis que le curé prèche en vain, au milieu de l'inentation générale. Justement excédé, l'abbé Palmier retrouve tout à coup sa langue maternel et lance à plein poumons.

- "Quaou sap ound s'anara ajucat, aquela viela galhuza?"

(Qui sait ou elle ira se percher, cette vieille poule bréhaigne?)

Un rire komérique secouement l'assemblée des fidèles.

Jean-Claude,

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mercredi 29 octobre 2008

LA TIRETAINE; LE RUISSEAU DE CLERMONT-FERRANT

Peu de Clermontois se souviennent de la Tiretaine, tellement on a voulu la cacher au regard du citadin. La Tiretaine, seul ruisseau de Clermont-Ferrand a presque disparu de la cité Arvenne. Elle naît au pied du Puy de Dôme et dévale les pentes des volcans. Elle grossit en arrivant à Royat.  Longtemps elle alimentera les dizaines de moulins à farine, à Chamalières, ou on la voit encore entre quelques immeubles, elle reçoit l'eau d'égouts des maisons d'habitation. 

C'est entre autre, ce qui a causé sa perte.  En arrivant à Clermont, les habitants et les usines l'ont peu à peu transformée en cloaque nauséabond.  Ne supportant plus son odeur, on l'a alors peu à peu recouverte de béton pour ne plus ni la voir ni la sentir.

Il faut aller au cimetière de la ville pour la retrouver pendant quelques centaines de mètres, avant qu'elle ne disparaisse à nouveau en passant à Montferrand. 

Jean-Claude, 

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LA PIERRE DE BOUZENTES "LA COUSINE DE VOLVIC"

Pour trouver Bouzentes, il faut une carte détaillée. Car le village est discret. Installé tous près de St Flour, sur la commune de Villedieu dans le Cantal, on n'y travaille la pierre depuis toujours. Un basalte noir et dur comme le fer.  Une pièrre qu'on pourrait confondre avec la pièrre de Volvic, beaucoup plus connue.  Depuis des génération les gens taillent la pierre. Ce sont ses ancêtres qui ont participé a la construction de la cathédrale de St Flour, à  l'érection des ponts de pièrre lorsque le chemin de fer a traversé le département au début du siècle dernier.

Aujourd'hui ils sont reconvertis dans les monuments funéraires, le mobilier urbain, les fontaines, les revètement de sol et la fabrication de cheminées.

Jean-Claude,

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LE NOUVEAU-NE

La Marinette attendait une naissance pour la fin de l'année dernière, mais avec la tempête et l'hiver, en ces mois ci courts, la Mariette, la voisine de sa mère, n'as pas eu l'idée, maintenant qu'elle se fait vieillotte,  de céder au respect des usage au point de rendre visite au bébé. Elle s'est contentée de lui acheter un couvert en acier inoxydable, en ville et de lui faire porter par sa fille, à la grand mère seulement.

Mais avec des jours qui s'allongent et le soleil de ce mois de février qui nous grillent cette année, pour sur, nous le paierons au mois d'avril par du mauvais temps!, la Marinette a renoncée a sa sieste pour aller voir la Lea qui la garde pour 2 ou 3 jours de ses petites fille.

La plus agée qui vas sur ses trois ans ressemble à la famille du père de l'enfant. Mais la nouvelle remsemblait à sa mère "tète coupée"!.

-Ma fois Lea, c'est bien la votre celle-là! on croire voir votre propre fille Marinou quand elle était petite!

Vous pouvez imaginer si Léa était fière d'une pareille progéniture. Entre la grand mère d'un petit bout de femme dont on ne risque pas d'accuser les génitrices de l'avoir volée, cela lui convenait au plus haut point.

Du coup, Léa offrit à sa visiteuse un café si fort que celle ci n'en dormit pas de la nuit.

Jean-Claude,

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LE PONT DE DALLET

   

120px_Dallet_pont_0803A_1_Dernier vestige de toute une architecture de ponts métalliques dans notre région, le pont de Dallet vient d'avoir cent ans puis son inauguration a eu lieu le 30 juillet 1899.

Longtemps les Dalletois (en langue d'oc): lu Daletons, en français local; à Dallet tous étaient étaient astreints, pour aller dans les champs et les vignes, à prendre le bateau, ou le bac, pour les véhicules attelés. Sinon, il fallait "aller chercher" un pont à Pont du Château, donc faire une bonne quinzaine de kilomètres de chemins.

C'est un pont métallique ainsi que le garde-corps, bâti sur des piles de maçonnerie en pierre. Il avait coûté à l'époque 70 000 francs au conseil municipal et 200 000 francs au conseil général. La population avait été consultées par réferendum en 1893. Résultat: 304 oui pour un seul non, sur 305 votant. A cette époque, seul les hommes votaient.

Emplacement choisi en 1896, le conseil municipal souscrivait un emprunt et lors de l'inauguration, il eut 300 couverts sur les berges de l'allier.

Il servait à toutes communes des environs allant à Lempdes ou a Clermont-FerrantClermont-Ferrant.

Un dernier pont a été réalisé dans le dernier quart deux XXème siècle et permet la voit routière pour éviter Pont du Château, toujours très encombré sur la R.N 89, et gagner l'échangeur autoroutier de Lempdes.

Mais les Dalletois ont tenus a le conserver pour les usages, plus "domestique" et ont demandé l'aide du conseil général; pour le remettre en état, qui a pris tous les frais a sa charge cette fois-ci.

C'est a dire 1 260 000 francs estimés (des nouveaux francs!). L'inauguration en pleine hiver ( le 14 février 1998), pour la restauration.

Il a éte "sablé" et décapé, traité à l'antirouille, repeint. Les reprise de certains éléments de maçonnerie, spécialement la voûte, et des rambardes métalliques défectueuses, ont complété la réfection du pont, pas très large, mais très pratique pour les habitants de Dallet ou leurs voisins et en marge du flot de circulation du nouveau pont.

Longue vie encore, au pont métallique de Dallier sur L'allier!

Jean-Claude,

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FAITE-VOUS ENCORE "QUATRE HEURES" ?

Des gauffres sucrées, c'est très bon, à la confiture aussi, mais lorsque j'étais enfant, ma mère me les tartinait de beurre frais, alors qu'elles étaient encores toutes chaudes...et ce beurre fondant était un délice.

L'hiver pour "quatre heures", elle nous les faisait tremper dans du "vin chaud", en réalité une tisane de fleurs de sureau avec un peu de vin et du sucre.

Nos goûts étaient simples, un autre souvenir de "quatres heures", c'était de partir dans les chemins avec un morceau de bon pain et de chercher des mures ou des noix pour manger avec.

Jean-Claude,

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LES VINS D'HURIEL

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   Huriel vit à l'ombre de Montluçon, une des trois villes industriel du département de l'allier. Quelque part au nord ouest du département, dans le pays de bocages et de haies verts, les habitants d'Huriel ont longtemps cultivés la vigne, plusieurs dizaines d'hectares au début du siècle. De quoi faire un vin rouge et rosé tout à fait acceptable disent les inconditionnels. Mais voila, l'industrie montluçonnaise a attiré la main d'oeuvre des campagnes. Faute de bras, les vignes ont étaient abandonnées. A l'exception de quelques unes qui ont résistées grâce à l'entêtement de leurs propriétaires.

   A l'aube de l'an 2000, Huriel rêve de ressusciter son vignoble. Yves Adrian, un industriel local a d'ailleurs tenté d'installé une cave coopérative. Mais la mobilisation ne s'est pas faite autour de cette idée généreuse. Le projet a capoté. Partie remise peut être, car on reparle aujourd'hui d'installer quelques jeunes producteurs sur les vignes encore exploitées.

                                                                        Jean-Claude,

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Compère l'Ours et le Renard Roux

Compère l'Ours et le Renard Roux

Num_riser0011De tous temps les renards ont été fourbes et paresseux, mais jamais on n'en vit de plus paresseux et plus fourbe que le Grand Renard Roux. C'était un rusé coquin, capable des plus mauvais tours. Compère l'Ours en fit la triste expérience.
Depuis quelques semaines déjà le Renard faisait maigre chère, quand il rencontra un beau matin compère l'Ours.
"Ah ! bonjour, mon cousin, lui cria-t-il d'un air d'autant plus joyeux qu'il lui savait en réserve un gros fromage et un pot de miel. Comment allez-vous ?
-Pas trop mal, répondit en grognant compère l'Ours, quoique ma vue baisse un peu. En outre, je vis bien seul, je m'ennuie..."
De trouver l'Ours ainsi disposé, le Renard suffoquait de joie, et sans plus tarder il lui proposa son amitié. Il lui fit valoir que son imagination fertile en ruses de toutes sortes compenserait largement le partage d'un pot de miel et d'un fromage, et qu'à s'associer, c'est encore lui, compère l'Ours, qui ferait une bonne affaire.
L'Ours n'y trouva rien à redire, et ce fut marché conclu. Quant au pot de miel et au fromage, il fut entendu qu'on les réserverait en vue de quelque fête. Pour l'instant, c'est à l'imagination du Renard qu'il fallait avoir recours.
"Fort bien, dit le Renard, cherchons donc une idée.
"Compère l'Ours, dit-il au bout d'un moment, en posant sa patte sur son front, je ne me sens pas à mon aise, tout d'un coup. Je crois que je ferais bien d'aller voir le docteur. Qu'en pensez-vous ?
- Je pense, répondit l'Ours, que c'est en effet prudent."
Et le Renard partit chez le médecin. Mais le cabinet du médecin, dans sa pensée, n'était autre chose que le garde-manger où compère l'Ours avait serré ses provisions. Le Grand Renard Roux y dévorât une partie du miel, puis dormit au soleil dans une pièce de foin. Il revint ensuite à la maison.
"Eh bien, demanda l'Ours, comment vous sentez-vous ?
-Beaucoup mieux, je vous remercie, dit le Renard.
- Et la médecine était-elle amère ?
- Au contraire. C'était même assez bon.
- Et le docteur vous en a-t-il donné une forte dose ?
- Mais oui. A peu près la valeur d'un demi-pot de miel.
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- N'importe, gémit compère l'Ours, c'est toujours un bien grand ennui que d'avoir affaire au médecin.
Quelques jours se passèrent, et le Grand Renard Roux, un beau matin, ayant brossé son chapeau et peigné les poils de sa tête, dit qu'il allait à un baptême chez son beau-frère ; mais l'église n'était pas bien loin, car, cette fois encore, il ne dépassa pas le garde-manger où il dévora tout ce qui restait du miel, en léchant le pot par-dessus le marché.
"Et tout s'est-il bien passé au baptême ? demanda compère l'Ours quand le Renard fut rentré.
- Mais oui, assez bien.
- Et qu'y avait-il pour le dîner ?
- A peu près la moitié d'un pot de miel.
- Eh bien ! on a dû avoir faim à ce baptême," observa compère l'Ours pour répondre quelque chose.
Or un beau dimanche que les oiseaux chantaient dans les arbres et les criquets dans les roseaux, compère l'Ours dit, en prenant une prise :
"C'est fête aujourd'hui, nous allons manger le pot de miel et le fromage, et nous demanderons à grand-père le Bouc de venir dîner avec nous.
Le Renard se gratta l'oreille et regarda compère l'Ours du coin de l'oeil.
"Fort bien, répondit-il.
"Allez-vous-enAllez-vous-en inviter grand-père le Bouc tandis que j'irai au garde-manger chercher les provisions.
"Voyons, se dit le Renard, une fois arrivé, le calcul est simple : le fromage et le pot de miel appartiennent à tous deux, à lui et à moi, ils m'appartiennent donc à moi."
Et sans plus de façon, il s'installa et, ayant déjà mangé le miel, il dévora tout le fromage.
Quand il revint à la maison, il trouva grand-père le Bouc se chauffant les pattes au coin du feu, tandis que compère l'Ours aiguisait le couteau à pain sur le seuil de la porte de la cour.
"Ah ! bonsoir, grand-père le Bouc, quelle bonne nouvelle ?
- Mais aucune, si ce n'est que nous allons faire un bon dîner.
- Et que fait compère l'Ours ?
- Il aiguise le couteau à pain.
Num_riser0013- Ah ! oui, je sais, et quand il l'aura aiguisé, il vous coupera les deux oreilles qu'il fera rôtir pour le dîner. Ah ! ah ! ah !"
A ces mots, grand-père le Bouc fut saisi d'une grande frayeur et prit ses jambes à son cou.
Le Grand Renard Roux s'en fut alors trouver compère l'Ours dans la cour.
"Eh bien, vous avez fait là une jolie besogne en invitant grand-père le Bouc, lui dit-il. Il vient de se sauver avec le pot de miel et le fromage, et il ne nous reste plus qu'à serrer notre ceinture d'un cran."
A cette nouvelle le sang de compère l'Ours ne fit qu'un tour. Il se précipité à la poursuite de grand-père le Bouc en criant :
"Arrêtez, arrêtez ! N'emportez pas les deux ; laissez-m'en au moins la moitié !"
Il parlait des gourmandises du dîner, mais le Bouc, croyant qu'il s'agissait de ses oreilles, trottait si vite que le gravier volait sous ses pas.
"Eh bien ! fit le Renard, quand l'Ours, suant et soufflant, eut renoncé à poursuivre le Bouc, je me demande ce que vous feriez maintenant si vous n'aviez pas la ressource de mon intelligence.
-Il faut en effet que vous nous sortiez de là, dit compère l'Ours avec un gros soupir.
- Attendez ! répondit le Grand Renard Roux. Auprès de la maison du fermier Jean, à une lieue d'ici, se trouve un garde-manger tout plein de saucisses, d'andouilles et de galettes. Je crois que nous pourrions aller voir de ce côté-là."
Et ils partirent, bras dessus bras dessous. Les deux chenapans eurent vite fait de trouver le garde-manger. Malheureusement la porte était fermée.
Le Renard avisa une lucarne assez haut placée.
"Voyons, dit-il à compère l'Ours, aidez-moi à atteindre cette fenêtre, j'entrerai par là et je vous passerai les friandises à mesure."
Compère l'Ours donna le pied au Grand Renard Roux et, hop ! celui-ci glissa dans la salle des provisions comme une carpe dans l'eau.
Naturellement il commença par dévorer tout ce qu'il trouva. Entre temps il criait à compère l'Ours.
"Hé ! compère, que voulez-vous que je vous passe d'abord, les saucisses ou les galettes ?
- Chut ! chut ! répondit l'Ours ; parlez moins haut.
- Oui, oui, hurla le Renard, les saucisses ou les galettes ?
- Mais taisez-vous donc, reprit l'Ours. Vous allez ameuter toute la ferme. Prenez ce que vous avez sous la main, et surtout faites vite.
- Oui, oui ! disait le Renard, si fort que son gosier était sur le point d'éclater ; puisque je vous dit que j'ai tout sous la main. Décidez-vous !"
Mais compère l'Ours n'eut pas à se décider, car le fermier arrivait avec ses gens et trois gros chiens.
"Ah ! ah ! dit le fermier. Voilà compère l'Ours qui vient me voler mes saucisses et mes andouilles ! Je ne vais pas le manquer."
Et l'on poursuivit le pauvre Ours jusque sur la colline, où il reçug la plus belle volée de bois vert de toute sa vie.
"Tandis qu'on poursuit compère l'Ours par ici, se disait pendant ce temps le Renard, je vais filer par la fenêtre qui donne derrière la ferme !"
Or on avait mis sur cette fenêtre une trappe pour prendre les rats : le Grand Renard Roux n'en savait rien. Il va pour sauter et clic ! la trappe se referme, le prend par la queue, et il reste suspendu !
Et pour comble de malheur, voilà le fermier Jean qui revient, car il avait entendu le Renard pousser un cri, et il fut vite là avec tout son monde et ses trois gros chiens.
"Fermier Jean, supplia le Renard, ne me faites pas de mal. Ce n'est pas moi le voleur ; c'est compère l'Ours.
- Oui, oui, répondit le fermier ; compère l'Ours a été corrigé comme il méritait ; chacun son tour !"
Alors le Grand Renard Roux fit des efforts désespérés pour retirer sa queue. Crac ! la queue se rompit et, criant et hurlant, il décampa aussi vite qu'il put avec le fermier Jean, les hommes et les chiens à ses trousses.
Le Grand Renard Roux mit de longs mois à se guérir des coups de bâton et des morsures de chien que lui avait valus sa fourberie.
En outre, privé de sa queue, ornement sans lequel les renards n'osent pas se montre, il dut se retirer du monde et, nourri de racines et d'eau, il termina misérablemant sa vie au fond d'un terrier.
Quant à l'Ours, il avait juré qu'à l'avenir il ne s'associerait plus jamais avec un coquin de l'espèce des renards.

                                                                    repris par jean-claude

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mardi 28 octobre 2008

L'ANE DE LA MILLETTE

La millette est allée au marché à Lezoux un samedi matin .Elle a attaché son âne au Pilori, devant une auberge. En ce temps là, tous les murs avaient une boucle pour attacher le bétail.

Il y avait beaucoup d'étalage par terre au Pilori. Pas mal de marchands de vaisselle.

Pendant qu'elle fesait ses emplettes, l'âne s'est détaché et a fait pas mal de dégâts dans les étalages de vaisselle. Il fit de la casse; c'est certain!

- A qui donc est cette âne? A qui est cette bête?

- Mais c'est l'âne de la millete, pardi!

On cherche la millette. Au bout d'un moment on finit par la trouver. Le marchand veut faire payer sa vaisselle écrasée. La millet refusait, refusait toujours!

Et cela se termina devant le tribunal. La millette ne s'inquiétait pas de payer les débats.

Elle dit au juge de paix:

- Eh! monsieur le juge de paix! Si vous étiez pas un âne, vous! et que la mouche "tartarinette" vous pique sous la soufflette! qui sait; si vous feriez pas "piautinou, piautinette"? !!!(*)

Et tout le monde se mit a rire.

Comme ça, la millette n'eut pas besoin d'avocat! Elle plaida si bien les malheurs de son ane que le petit marchand en fut pour une vaisselle en moins et personne n'osa condamner l'ane.

C'est ainsi que la millette fut surnommées; "piautinette"!

Jean-Claude,

* pietinou, pietinette ( action de mettre les pieds partout, de façon familière)

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LA NOIRAUDE ET LES BOUCLES D'OREILLES

La noiraude n'en croyait pas ses yeux, ni ses oreilles; désormais, elle pouvait jouer les grandes dames dans les étables les plus chaudes, les plus chics! Et elle rêvait à toutes les sorties qu'elle effectuée des la venue des bals champêtres. Pensez, au printemps, elle pourrait assurer une marche altière dans les chemins du village et être admirée par les touristes quand elle paraderait dans les salons riches de verdure et de fleurs.

Eh oui, son maître lui a offert une paire de boucle d'oreille qui, sur fond rouge ( jaune ou orange), portent des numéros; un numéro de travail a trois chiffres à l'oreille gauche; à la droite, un numéro à dix chiffres. Étonnant, bien sur, ce cadeau, en coups de trique que de présent! Mais après avoir prêté l'oreille aux propos échangés par le maître et les "bijoutiers" des temps modernes, elle avait compris, la Noiraude, que ce geste n'avait pas était spontanés.

On parlait de l'effet de l'IPG 'identification permanente et généralisée), des bovins du Puy de dôme. Et en plus, celle-ci devrait être réalisée avant le 15 octobre 1982. Alors, bien sur, le batistou, bon gré, mal gré, il avait accepter de payer. Cette séance de bouclage avait faillie mal tourner. La noiraude, trop souvent victime de piqûre à tout moment, à l'approche des deux gaillards qui venaient chatouiller ses oreilles, avait fait savoir qu'elle possédait de solides sabots, un fouet magistral et des cornes solides et pointues. Et ce ne fut pas les "doucements ma belle" puis les menaces "la carne, c'est qu'elle nous frapperait" qui la calmerons. Non mais, elle n'allait pas se laissait faire sans regimber, sans foutre la frousse à ses messieurs!

   Son manège terminée, la noiraude devint "plus raisonnable". Depuis, elle portait des boucles en couleurs. Contrairement aux corsaires, aux fibustiers, sa vue ne s'en trouvas pas meilleure, mais elle n'était pas mécontente de sa parure très originale. Elle déchanta vite. Ses compagnes en avaient aussi. Même les veaux. Et ceux-ci n'appréciaient pas du tout le cadeaux. La jeunesse bouillonnait dans leurs veines et certains voyaient rouge.  Être ainsi numérotés, fichés des leur arrivée dans le monde bovin, quel supplice!

La noiraude essaya de leur bramer quelques conseils, quelque réconfort. En vain. Ah! ces enfants, quels ingrats! Toujours en rébellion contre les parents...

La révolution entra dans l'étable et troubla le comportement social des bêtes. Un vent de colère acide aux odeurs de naseaux fumants et de coups de sabots. Certaines génisses et d'autre taurillons viennent donner maints et maints coups de tètes aux plus jeunes. Pour les aider. Par solidarité.Parsolidarité.Parsolidarité.Parsolidarité.Par jeu. Puis par conviction. Et la noiraude et les autres vaches finirent par épouser les beuglements révolutionnaire du troupeau.

Le père Batiste s'affola. Toutes les bêtes qui paraissaient tout a coup si intelligentes et si unies dans leur action, ça lui faisait peur! Et il réfléchissait. D'abord dépensé pour le bouclage (cotisation annuelle par animal, présent à l'inventaire; un franc, boucle grand modèle; 2.05 francs; boucle petit modèle; 1,45 francs plus la TVA, et il possédait soixantes bêtes), puis sur sa propre vie.

N'était-il pas lui aussi, inscrit sous un numéro à la MSA après avoir été un numéro matricule lors de son régiment et de la guerre? Et ne l'obligeait-on pas à codifier le nom de son département? Et n'avait on pas aussi glissé dans ses papiers sa carte de crédit agricole avec la liste impressionnante de chiffres ? Et et tant d'autres choses qui tourbillonnaient dans son esprit: la comptabilité, la paperasse administrative, les traites à honorer, le vétérinaire à payer, le tracteur qui toussotait de plus en plus en ce début de printemps, les bâtiments qu'il fallait chapeauter, les veaux qui se vendaient mal, le lait moins cher que le pinard et même la bourgeoise qui devait consulter un radiesthésiste parce que les docteurs ne parvenaient pas à diagnostiquer les douleurs qui lui tordaient souvent les entrailles. De quoi prendre la clefs des champs.

La noireaude comprit seulement plus tard, beaucoup plus tard quand l'équarrisseur vint chercher l'une de ses compagnes, la douceur avec laquelle son maître lui parlait soudain. Et quand il la libéra de ses chaînes pour lui donner de "la décampe", ainsi qu'aux veaux, aux génisses, aux vaches, aux taurillons, elle sut ainsi que Batistou, lui aussi, était devenu allergique à toutes ses fantaisies inventées par les spécialistes de tous ordres,  les ceux qui vivent sur le dos des paysans, se gardent bien d'avoir des vaches et qui ne savent pas ce que qu'est la bouse, ce qu'est la terre, ce qu'est l'amour des bêtes..."

Et à sont tour, la noiraude fit tomber ses boucles d'oreilles, imitée par ses compagnes, des boucles qui, dans son rêve, se métamorphosent en papillons puis en fleurettes. pour un bouquet aux parfums de liberté!

Jean-Claude,

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LE SAVIEZ-VOUS ?

IL Y A VINAIGRE ET VINAIGRE

Mais les vins destinés a la cette fabrication, en direction de Paris notamment, devaient au XVIIIèmeXVIIIème siècle contenir du piment afin que l'on ne puisse confondre cette marchandise avec du vin normal.

En effet, le vin payait des droits d'entrée aux octroi beaucoup plus élevé que le vinaigre considéré comme une marchandise secondaire.

Et pourtant le vinaigre était utilisé comme médicament dans beaucoup d'affections. La tentation était grande pour les faussaire de faire passer du vin pour du vinaigre, au moins jusqu'au cabaret!

Jean-Claude,

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BOUMERANG !!!

Un monsieur est attablé au restaurant.

Rentre un jeune homme qui oubli de refermer sa porte.

-Jeune homme, vous êtes sans doute né dans une grange pour laisser ainsi la porte ouverte !

Le jeune homme vient justement s'asseoir à une table, face au monsieur, en pleurant.

-Voyons, jeune homme, je n'ai pas voulu vous faire de la peine, pauvre diable.

-oui, c'est vrai. Je suis né dans une grange. Et quand j'entends braire un âne, c'est plus fort que moi, j'ai la nostalgie du passé!

Le monsieur qui n'était pas l'innocent du village mit cela dans sa poche et son mouchoir  dessus. Mais il poudre d'escampette, vite fait.

              Jean-Claude,

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VITESSE GRAND V

  Tous les ornithologues sont unanimes; en migration, le vol des oiseaux est plus rapide qu'en temps normal. En effet, il faut qu'ils se hâtent pour atteindre les régions à température plus favorable.

   Les petits oiseaux volent à 30/35 km/h, les corbeaux à 50/60 km/h, les rapaces entre 45 et 60 km/h, les oiseaux de rivage et les canards entre 75 et 90km/h.

   L'étape diurne ou nocturne peut être de 500 kilomètres et les oiseaux qui accomplissent la traversée du golfe du mexique, effectuent des vols de 800 kilomètres. Bagués en Allemagne, un tourne-pierre a couvert 825 km en 25 heures.

                                                      Jean-Claude,

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MA MOTO, UNE HONDA CX 500 C

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   Voici ma moto; une honda cx 500c année 1981.

   je l'ai achetée il y a un plus d'un an, le 04 août 2007.

   Elle n'était pas dans cette état, elle était restée plus d'une année dehors, imaginez l'état.

   Du temps; oui il en faut, une bonne révision général, pas mal de temps dans les casses motos de la région afin de trouver divers pièces, bien sur des chiffons et un bon bidon de produit pour les chromes.

   Voila le résultat, elle tourne très bien; tous les jours lorque le temps le permet.

                        Jean-Claude,

 

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LA LESSIVE AVANT 1914

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  La lessive, dans les fermes importantes, était une grande affaire, et avait lieu deux fois dans l’année. Il fallait posséder des armoires entières de linge. Toutefois on se changeait moins fréquemment qu’à présent.

Pendant des mois, on avait récupéré les cendres de bois dans l’âtre. Le moment venu, on les faisait bouillir dans des chaudrons : la potasse, les phosphates se dissolvaient. L’eau, filtrée, servait à la lessive. Le linge était mis à bouillir, très longtemps. Ensuite, des " femmes de journée " le lavaient à la brosse et au battoir, en économisant le savon, soit dans le lavoir lorsqu’il y en avait un au village, soit sur un banc à laver dans la cour, et là il fallait tirer l’eau au puits ! La lessive pouvait durer deux jours.

Pour les pauvres, la lessive était, bien sûr, plus vite lavée. Au bord du ruisseau ou de la rivière, certaines laveuses utilisaient le " guéyeux ". C’était une construction de bois comportant un plancher, sur lequel la femme s’installait à genoux dans la boîte à laver en pente touchant la surface de l’eau, et deux pieds posant sur le fond. On le plaçait sur une rive en pente douce, une petite plage, et le linge était rincé dans l’eau courante bien claire sans toucher les bords souvent boueux.

   Parfois des imprécations éclataient à l’adresse du pêcheur inconscient qui troublait l’eau en amont, ou la ménagère distraite qui vidait et rinçait innocemment son seau de toilette. à Arcis, des maisons sans jardin où l’on aurait pu avoir la " petite cabane " et le tas de fumier, ne possédaient pas de latrines, pas de fosse étanche, pas de tout-à-l’égout.

   Dur travail. Penchée vers l’eau, remuant les lourds draps mouillés, le linge attiré par le courant, la colonne vertébrale douloureuse à force d’efforts, l’hiver les mains engourdies, gercées, alors que la glace se formait sur la rive, la laveuse connaissait le pire de travaux ménagers. L’arrivée du lave-linge fut une bénédiction sauf pour celles dont c’était le métier. On ne verra plus en hiver la silhouette emmitouflée usant de la brosse et du battoir dans l’eau glacée. Tant mieux !

                                                                jean-claude,

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SACREE PATATE

166639_b_1_   Antoine Augustin Parmentier qui a vécut de 1737 à 1813, agronome de son état, est à l'origine du développement de la culture de la pomme de terre.

   Cultivée initialement pour nourrir l'homme et l'animal, elle est devenue aussi une plante industrielle, utilisée pour la fabrication de l'amidon, de la fécule, du glucose et aussi de l'alcool.

   Les zones de production sont le Nord, le Pas de calais, l'Alsace, la Bretagne et le Massif Central.

   La pomme de terre a mis des années pour convaincre les préjugés; il y a au moins 200 ans, certains disaient qu'elle était toxique et même, qu'elle avait le pouvoir de donner la lêpre.

   Méfiant de nature, l'auvergnat a mis longtemps pour l'adopter avant de la mettre à toutes les sauces!

                                                                                     Jean-Claude,

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LE MYSTERE DU LAC PAVIN

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    Au coeur de la chaîne des monts dore, lac de cratère disent les géographes, le lac de pavin offre des eaux qui ont des reflets violet et noir. Inutile d'en sonder le fond; ce lac auvergnat n'en a pas! Des recherches faites au début du XIX siècle furent vaines... Au moins 100 mètres, disent certains. Par contre, on sait que dans ses eaux si mystérieuses, nagent les plus vieux et les plus gros ombles chevaliers de France.

   Une légende et toutes les légendes sont nées de certains faits authentiques, relève qu'il ne faut pas jeter des pierres dans les eaux du lac Pavin, au risque d'engendrer des oranges d'une violence inouïe sur toute l'Auvergne, dans la journée ou dans la nuit qui suivent.

   Et d'autres prétendent que si l'on frappe la terre sur les bords de ce lac la terre s'enflamme...

DSCF0065ps; Je m'excuse d'insérer cette deuxième photo prise avec mes enfants au point de vue ce lac.

                                 la beauté de ce lac est tellement touchante                              

                            Jean-Claude,

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lundi 27 octobre 2008

la vache salers

La Salers est une vache attachante et intelligente... Cette vache au poil acajou et frisé, aux cornes en Lyre, n'a acquis ses lettres de noblesse que vers le milieu du XIXe siècle. On vante sa rusticité, sa fécondité ( dans le Cantal, on parle volontiers d'une vache qui en 28 ans a eu 25 veaux sans assistance vétérinaire !), son instinct maternel et sa longévité ; elle est résistante et docile. Avec ses ongles noirs et son aplomb, elle peut marcher longtemps sur n'importe quel terrain caillouteux  ou humide et sans boiterie. Son poil frisé poussant très bien en hiver, lui permet de supporter les grands froids et lui évite les gerçures aux pis. Grâce à son bassin incliné, la Salers ne connaît aucune difficulté de vêlage. La traite des vaches Salers est unique et spécifique, car la présence du petit veau est indispensable ; après avoir absorber les premiers jets de lait, il est attaché à la patte avant de sa mère et le vacher peut entreprendre la traite des trois trayons ; en effet le dernier et quatrième trayon n'est pas trait pour satisfaire les besoins de croissance du jeune. Cette technique donne un lait aux qualités fromagères exceptionnelles pour la fabrication du Salers et du Cantal. A noter que la vache Salers peut être noire ! Sur
210 000 bovins de race Salers, seulement quelques centaines ont une robe noire. Ceci uniquement parce que Tyssandier d'Escous a privilégié la Rouge. Un proverbe dit que : "Chaque cent ans, la vache noire revient à l'étable."

                                                                                                                                  jean-claude,

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mardi 21 octobre 2008

fernand raynaud

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                       Fernand Raynaud

     Dis, tonton, pourquoi tu tousses ?  Son air buté, son accent et son comique de répétition servent aujourd’hui de référence.  L’une des figures du rire de la France des années 50-60.  Fils d'un père ouvrier chez Michelin, il trouvera la mort au tournant en 1973, sur la route de Gannat.

    Fernand Raynaud est né le 19 mai 1926 près de Clermont-Ferrand où son père était contremaître de l'usine Michelin.  Sa soeur Yolande avait treize ans et deviendra un personnage important de ses sketches.

     Il abandonne les études à 15 ans, après son certificat d'études.  Il joue dans un théâtre amateur et exerce les métiers de bobineur, commis d'architecte, projectionniste de cinéma, terrassier.

     Il monte à Paris à 17 ans, pendant la guerre, où il va voir tous les soirs les comiques de l'époque aux Folies Bergère.

     C'est la rencontre avec Jean Nohain au début des années cinquante qui va décider de sa carrière. Il participe à l'émission télé " 36 chandelles " où il rencontre Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, Darry Cowl et Raymond Devos.

      Il habite Gennevilliers pendant plusieurs années et plusieurs de ses sketches porteront la trace des personnages qu'il croisait :  Asnières et son 22 ne sont que de l'autre côté du boulevard.

     Beaucoup de ses sketches sont des plaidoyers, dont rien ne permet de mettre en cause la sincérité, le plus souvent loufoques mais parfois pathétiques en même temps que drôles, en faveur des moins bien lotis.

     Dans l'émission qui lui a été consacrée au moment de sa disparition, Jean Nohain a raconté que Fernand Raynaud fréquentait assidûment les galas de bienfaisance et qu'il laissait de très généreux chèques. Parfois, il lui arrivait alors de lancer quelques paroles inutilement acerbes, à la personne qui recevait le don.

     Il se tue prématurément en voiture en 1973.

                                                                   Jean-claude,

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les fougats

                   Les fougats 

   Le dimanche après le mardi gras, on fête la coutume des «Brandons ». C'est-à-dire les feux de joie (célébration du carême ou retour éternel du printemps).

   Toujours est il qu’il était de tradition, en cette période de fin d’hiver, de faire un grand « fougat » sur les places des villages, aux croisements des chemins principaux, ou, plus, dans un près avoisinant un hameau, pour éviter toute gêne a la circulation et les risques d’accidents.

   Dans l’après midi du dimanche, ou la veille, les jeunes avaient rassemblé les fagots, buissons, genets, ou même simplement de la « bronde » (c'est-à-dire la ramure des arbres abattus durant l’hiver). Généralement, on dresse au milieu du feu un mat de pin ou sapin vert en laissant les branches du haut, écorcé et rendu lisse, sur lequel on suspendait autrefois, outre un bannière ou couronne de verdure, des saucissons un jésus, ou autres bonnes victuailles.

   Les femmes et jeunes filles avaient préparés des beignets qu’on nomme « des guenilles », bignones ou des bugnes selon la région. Et les hommes, un tonneau de bon vin.

   Le soir des brandons, à la tombée de la nuit, un cortège se forme, dans la montagne de Thiers, a partir du couple de « novies » (les mariés de l’année), suivi de tous les jeunes gens en couple, entre le domicile de la mariée et le fougat. C’est cette dernière, qui allume le feu. Après, quand le bois est grillé et réduit à l’état de tisons ou presque,les garçons font sauter le « fougard » ou « figot » à la mariée et toutes les jeunes filles ou même femmes avancées en age, mais encore alertes, entraînées par de vigoureux garçons de chaque coté.  Les enfants sautent les braises encore rougeoyantes, voire en flammes. Gare à la chute dans le feu.

   Puis on chante, on danse, au son de la musique avec un musicien du secteur.

   Dans la montagne Thiernoise, on déguste guenilles et vin des côtes de Limagne, puis on coupe le haut du mas à coup de fusil. Dans le Livradois, on va veiller chez les mariés pour y fêter dignement l’événement. Dans la plaine, les gamins grimpaient au mas lisse pour y décrocher les saucissons.

   La nuit venue, on voyait des lueurs de fougats partout, dans la montagne. On a vu jusqu'à trois dans le bourg d’Orléat, en même temps, sur trois carrefours. Mais c’était il y a au moins clinquantes ans.

                                    Jean-claude,

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lundi 20 octobre 2008

la croix de valciviere

             A la croix de Valcivière

Quand elle était jeune, on lui faisait garder les vaches comme tous les petits de la campagne.  Elle se levait à sept heures et se dépêchait de boire son lait pour aller détacher les vaches.  Elle partait ensuite avec son cabas, un morceau de pain et de fromage pour le casse croûte.  Et aussi ses broches (aiguilles à tricoter) et une pelote de laine pour tricoter des chaussettes.

Mais elle n’en faisait pas beaucoup par jour parce que, une fois arrivée là haut, il y avait pas mal de monde qui gardait les vaches.  Ils pensaient plus à s’amuser qu’à travailler.  Et la plupart du temps, elle surveillait sa montre pour redescendre à l’heure du repas de

midi.

Après, il fallait de nouveau y retourner l’après midi jusqu’a sept heure du soir.  Même s’il faisait chaud, il fallait y rester et même par temps d’orage.  Elle a souvent était dévorée par les moucherons matin et soir.

Quasiment toute la vie se passait la haut.  Que voulez vous ? Les vaches passaient avant tout le monde.  Le bétail doit manger !  Il en ait de même pour la nourriture des cochons. Il fallait les panser avant de s’occuper du repas des gens. Toutes les bêtes passaient avant les personnes.

Et trois fois par jour, il fallait traire matin et soir et même à midi quand le vêlage était récent, raison pour laquelle elle redescendait à midi.

Tous se réunissaient à la croix de Valcivière en ce moment là. C’étaient les communaux de la ville de Besse. Et comme ce n’était pas boisé et cela ne l’est toujours pas aujourd’hui, les ayant droit monté faire paître leur troupeau afin de profiter de leur droit. Et c’est ainsi la que jeunesse se réunissait auprès de la croix. Autrefois la croix était en bois, mais elle était imputrescible, c’est pourquoi elle fut remplacée par une crois en fer forgé et le socle en pierre de granit.

D’ailleurs, plus récemment, on y monta pour la réparer avec du sable et du ciment car elle se disloquait un peu, les pierres et la croix mal sellée  se seraient dispersés et toute l’histoire et le passé de la croix de Valcivière seraient disparus à jamais.

                                      

                                                          Jean-claude,

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lundi 24 avril 2006

L'or de Labessette

     Il y a de l'or en Auvergne, dans l'ouest du puy de dôme, je voulais dire dans le sous sol. Il y a un terrain aurifère de Labessette à Singles, un autre autour de Pont Vieux, village situé dans la vallée de la burande, là ou la R D 922 franchit la rivière. Et la Burande, fort belle rivière descendue du Roc de Courlande près de la Tour d'Auvergne, a charrié des paillèttes d'or.

     Prétendre que l'exploitation du precieux métal ici serait rentable, compétitive avec celles d'afrique du sud, ce serait certainement trop s'aventurer.

     Cet or fut pourtant exploité dans l'antiquité, au temps des gaulois, puis des gallo-romains. Dix-sept filons furent trouvés et suivis. Mais avec les grandes invasions, l'exploitation cessa. Il existe, près de Labessette, à un endroit appelée inéxactement " le camp de césar", il  reste des vestiges de galerie et déblais qui ne se visite pas vus l'insecurité du site.

     Au XIXè siècle, a partir de 1847, l'or fut de nouveau recherché et exploité à Pont Vieux. Et en 1950 encore, la société Exa-mines détenait un permis de recherches exclusif. C'est en 1992 seulement que tout à était abandonné.

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mercredi 19 avril 2006

Le Marechal Ferrant

   marechal_1_ 

   Le monde rural du début de XXème siècle est encore largement dominé par l'agriculture qui permet à une foule de petits artisans de vivre. S'il n'y a pas de statistiques précises pour cette époque, il est possible d'affirmer sans amblages qu'il y avait autant d'artisans que de communes, sinon plus. Chaque village comptait ainsi, un charron, un bourrelier,  un forgeron et un maréchal ferrant, autant de professionx qui ont disparu en totalité dans les années 1950 à 1960. Consequence logique de mécanisation et surtout de la motorisation de l'agriculture, ces derniers ont suivi la destinée du cheval de trait marginalisé, puis définitivement exclu des champs puis le tracteur. Ces métiers n'existaient que par et que pour le cheval.

     Le charron par exemple, était en charge de la fabrication des véhicules en bois et des charrues, herses auquels s'ajoutaient une foule d'outils manuels, allant du fameux rateau à foin à la plus simple brouette en passant par tous les manches de pioche, de haches, possible et inimaginables. Le charron était l'auxilliaire indispensable de la vie quetidienne. Mais la tache qui nécssitait le plus  d'application au charron restait  la fabrication des tombreaux et autres "grandes voitures", dont les roues exigeaient le plus de minutie. Le ferrage d'une roue , moment délicat, imposait l'aide d'u forgeron quand le charron n'exerçait pas lui même cette profession.

     Autre personnage incontournable et tres respecté au plan social, du village, le maréchal férrant sans qui le labour des terres n'était pas chose possible. Le disciple de vulcain s'affairait en premier lieu au ferrage des cheveaux de trait, mais sa maitrises du métal lui perméttait de façonner et de réparer tous les instruments aratoires qu'il s'agisse du soc de charrue, des dents herses ou des lames de faucheuse. Apte à intervenir rapidement, il était frequement en déplacement dans les grosses exploitations du bourg ou le ferrage des chevaux pouvait lui prendre plusieurs de ses journnée. Avec la mécanisation progressive de l'outillage agricole, les paysans du cru recourent moins aux talents de fabricant du forgeron, mais il reste toujours l'unique réparateur auquel on puisse faire appel pour une "casse" au beau millieu des moissons ou des semailles d'automme. Au fur et à mesure que la mécanisation se démocratise, la forge se transforme ici et là en magasin d'outillageagricole acheté aux industriels et revendus sur place. Quand viendra la motorisation, tracteurs at voitures, notre maréchal férrant se fera garagiste et peu à peu les forges s'eindront.

     Les coups de marteau sur l'enclume qui retentissaient dans la fraicheur matinale, les heinnissement des chevaux ponctué des rires et des conversations de leurs propriétaires, les voluptes de fumée qui s'échapaient de leur forge, et de forte odeur animale mêlée à celle plus âcre de la corne brûlée, telle était l'ambiance qui régnait chez le maréchal ferrant au temps ou il était un des centres de vie des bourgs ruraux.

     Le ferrage des vaches et des chevaux occupait un homme à temps complet jusqu'a dans les années 40, puisque la taction animale était la seule utilisée pour le travail de la terre.

     Les paysans, selon leur opulence possédaient une paire de beaufs ou simplement des vaches habituées au même joug. Les chevaux étaient plus rarares car ils demandaient soins et nourriture supplémentaires, seul les plus aisés en étaient pourvus.

     Un "tramail" en bois (travail en français) pour entraver les animaux était dressé devant l'atelier. la vache à ferrer entrait dans le tramail qu'on en fermait. Là, elle était mise en joug comme sur pour le labour et des sangles de cuir étaient passées autour d'elle. Alors, le marechal, par un système de poulie la soulevait légèrement de terre ne prenant pas garde aux meuglements desespérées de la bête desespérée. Il pouvait alors couper la corne sous le pied, ajuster le fer qu'il fixait à grands coups de marteau.

      Pour les chevaux, le système différait légérement. Entravés dans le travail par le licol, ou simplement attachés à une boucle au mur, la patte tenue par le propriétaire ou prise dans une sangle, les animaux, une fois habitués à l'opération étaient plus dociles. Le maréchal posait un fer chaud qui dégageait une forte odeur de corne brûlée et adhérait parfaitement au sabot.

     Le maréchal apportait aussi des soins particuliers aux chevaux. Certains propriétaires desiraient faire couper la queue de leurs animaux par souci esthétique. Le marechal appliquait alors un fer rouge sur la plaie pour empecher de saigner, opération qui fesait ruer le cheval des quatres fers.

     Durant la période hivernal, les animaux aux repos ne necéssitaient pas de ferrage et le marechal devenait forgeron. Il réparait les outils, affutait les socs de charrue. Le brasier de charbon activé par l'énorme soufflet rougeoyait. Vétu d'un épays tablier de cuir et armé de grosses pinces, l'homme maintenait la pièce à forger dans les braises. Chauffée à rouge, la férraille était posée sur l'enclume et à violents coup de marteau, le forgeron commençait à modeler la matière. Parfois, un frémissement indiquait qu'il avait jetée dans l'eau froide. Le phénomène de diltation des métaux était mis à rudes épreuves.

      Lorsqu'il s'agissait de travailler les taillants (serpes, haches...), la technique était plus délicate. le forgeron utilisait un acier spécial, l'acier à taillant. Lorsque l'outils était prêt, il fallait le faire rougir puis le tremper dans l'eau savonneuse ou le il devait refroidir.. Ensuite, l'homme nettoyait le taillant et réchauffait légèrement l'acier jusqu'a ce il atteigne une teinte gorge de pigeon. L'outil était alors, disposé dans les cendres, assuré d'avoir un fil irréprochable.

     Parfois les ménagères devenaient clientes à leur tour, apportant à réparait une marmitte qui avait perdu une patte. Une plaque à l'extérieur, un boulon,, et l'ustensile reprenait du service, pendu à la crémaillère de la cheminée.

     Quand l'ère de la machine agricole est arrivée, le maréchal est aussi devenu revendeur et les prospectus maculés de graisse ou de cambouis ont trainé ici et là pour tenter le client.  Les machines " hirondelles" avaient un gros succés et quel événement lorsque l'engin était livré et mis en route pour la première fois...

                                                                               jean-claude,

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lundi 17 avril 2006

LE GARDE CHAMPËTRE DE NOS VILLAGES

AVIS A LA POPULATION

     En ce temps-là, pas si lointain d'ailleurs, point de haut parleur, point de radio locale et point de téléphone portable...Il fallait bien pourtant faire passer les messages, les informations concernant cette entité sociale, si vivante et si importante alors, qu'était le village.

     C'était le garde champêtre qui passait dans les rues, s'arrêtait sur les places pour annoncer les nouvelles, bonnes ou mauvaises. Un roulement de tambour, plus ou moins réussi selon le talent de son auteur, et les habitants, toute curiosité dehors, sortaient sur le pas de leur portes.

     "Avis à la population!..."Après avoir délicatement déplié la feuille, comme pour faire durer le plaisir, le tambour de ville lisait la missive municipale qu'ont s'empressait d'aller répéter à l'aïeule, un peu sourde, généralement restée à l'intérieur de la maison. Le père tambour officiait dans un petit village, beaucoup devaient, à cette époque, avoir droit à se surnom pas franchement original.

     Il portait fièrement le bicorne et arborait une moustache digne des plus belles cartes postales. La nature l'avait en outre doté d'une voie de stentor bien utile à sa fonction. Si je vous parle de lui, c'est qu'il est devenu célèbre à quelques kilomètres à la ronde même si, aujourd'hui, ne se souviennent vraiment que les anciens. Voici;

     C'était l'été 1954, et il faisait vraiment très chaud., tout le monde s'apprêtait à déjeuner sous la tonnelle, lorsqu'ils ont entendus le roulement de tambour. "Avises à la population!... Mais le père tambour ne sortis aucun papier de sa poche.

      "Attendu que le citoyen père tambour s'est fait voler son vélo..." C'est vrai et personne ne l'avait remarqué, le père tambour était à pied. "Attendu que sa jambe droite a toujours mal d'un obus de guerre...Le père tambour reprendra sa tournée lorsque l'on lui ont aura rendus son vélo!"

      On lui a rendu le soir même. Enfin disons plutôt qu'il la retrouvé...

      "Alors père tambour, ça va mieux?..." Roulement de tambour: "Avises à la population!... la salle du café a éclaté de rire. La veille au soir, le père tambour était allé, comme tous les soirs, boire son, ses, apéros. "Ben mon cochon, t'en tenais une bonne, mais quand même!..."

      Tellement bonne qu'il n'avait pas put monter sur son vélo et était rentré chez lui à pied, la veille!

      Très peu aujourd'hui, on connut un père tambour, celui qui annonçait aussi bien l'élection de la rosière, que la déclaration de la guerre...

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Histoire d'un nouveau né introuvable

     Un jour, une jeune fille mon village n'était pas bien décidée à aller gardé les vaches, il y avait du brouillard. Ses parents ont insistés;

-il faut que tu aille les garder, nous avons du travail à faire, tu les mettras dans les pacages ou il y a des genets..

     Partie avec la pluie et le sac pleind de matériel à tricoter ou à lire (c'etait son derivatif). Elle pris le sentier au bout d'une demi heure. Une fois arrivée dans les pacages indiqués un petit grain de pluie arriva, elle trouve un coin derriere les rochers ou s'abriter avec son parapluie. Elle n'a pas vu le temps passé, occupée à son ouvrage, les heures défilaient.

      Quand elle a voulut regrouper les betes au moment de repartir, il lui manquait une vache; elle s'est mise en devoir de la retrouvée. Elle a cherchée, cherchée, cherchée encore, à travers pres, fougères, bosquets et genets. Elle était trempée la pauvre.                                                                   

      La nuit venant, elle à dut se resoudre à remonter le troupeau avec une manquante. Inutile de vous l'accueil à la maison. Son père a alerté les voisins pour aller a la recherche de la vache. Elle était sur le point de mettre bas, donc tous les soupçons allaient sur le vellage comme cause de la disparition. Tout l'équipe s'est mise en recherche jusqu'a tard dans la nuit, ils sont rentrés sans rien trouvé.

      Au petit jour, de nouveau partis à la recherche, ce n'est que sur le coup de 09h00, tres à l'écart du chemin habituel, plus bas et plus éloignié que l'un des villageois aperçut la vache et son veau pres du ruisseau. Un homme, à tour de rôle, hissait le nouveau né sur ses épaules, a la façon d'une écharpe, apres qu'on ait eu soin de lui lier les quatres pieds, il fait chacun une bonne centaine de metres puis le posait arrassé.Un autre homme en prenait le veau de la meme façon et la petite fille carressait la vache qui néamoins ne demandait pas mieux que de suivre son veau. la pauvre fille n'était assurement pas fière de son exploit.

      Par la suite, c'était un sujet qu'elle n'aimait pas mais alors pas du tout que l'on aborde la question.

      Toujours est il que les hommes avaient loupés leur foire et ronchonnaient un peu, ce n'est bien qu'a onze heure quand ils sont parvenus. Mais encore possibilité, de boire quelques canons ce qui portait un peu d'inlugence à l'égard  de la petite fille.

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MONTURE A CRU

      Le père chocolat, bien connus chez nous était chiffonnier de son état et pour sur, il ne crachait pas sur la chopine.Les visites qu'il effectuait ou ses rencontres avec ses voisins était une occasion pour aller boire chopine.

     Un jour, son petit fils avec ses copains ont observés deux vélos devant le café de la place. Aussitôt, ils ont  délibéré, vite fait pour organiser une petite farce.

     Comme la nuit était venue, ce qui les dissimulait à tous les regards, ils se sont mis à dévisser et enlever les deux selles des bicyclettes qu'ils sont allés fixer aux volets du père chocolat. Puis, ils  se sont postés bien à l'écart de tous les regards indiscrets pour observer, le moment venues réactions des deux intéréssés.

     Les deux propriétaires des vélos, à l'issu de leur beuverie, se mirent très en colère en poussant de grand jurons, mais impuissants et finalement résignés. Les bicyclettes pouvaient toujours êtres reconduites par le guidon, mais il n'y avait plus rien pour s'asseoir. Seul solution; ou monter en danseuse, ou rentrer à pied en tenant le vélo par la bride.

      Le grand père rentra chez lui sans problème, il habitait tout près, son copain avait huit kilomètres à faire sans selle et l'histoire ne dit pas comment ils ont été franchis.

     Le lendemain matin, au lever du jour, grand-père était allé ouvrir ses volets et il fut bien surpris d'y trouver les selles accrochés. Le brave homme, après réflection, se mit en devoir d'aller rapporter la selle à son ami, ce qu'il fit sur le champs. Après avoir un peu arrosé la réparation de l'outrage, notre héros s'en revint chez lui avec son habituelle compagne "la cuite".

     De retour à la maison, il dut attendre une toute autre chanson, celle de la mère anna, sa femme. Et aussi celle de de l'un des auteurs de la farce qui n'était autre que son petit fils....

    

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LE LAVOIR EST A LA FEMME CE QUE LE BISTROT EST A L'HOMME

     La lessive était bouillie à domicile, un dernier frottement et le rinçage se passait au lavoir. C'étaient un lieu exclusivement féminin; c'était avant la libération de la femme.

     C'était au temps ou les machines à laver, essorer, à sécher n'existaient pas. Du temps ou ne naissait une nouvelle poudre à laver qui de bien entendu lave plus blanc que blanc que la précédente. La lessive appelée "buie ou bujade"... suivant les terroirs, était un grand événement dans les fermes françaises. Elle occupait une grande partie des femmes. Il était même, dans certains cas, nécéssaire d'embaucher des laveuses. Il y avait des draps et du linge amassé depuis plusieurs semaines.

     Il fallait faire tremper le linge sale dans l'eau pendant une nuit, afin de pouvoir ensuite le laver a la brosse sur la planche à laver, à moins d'avoir à proximité un point d'eau ou un lavoir, qui permettait aux laveuse de s'installer au bord de l'eau, à genoux et de faire leur ouvrage avec une brosse à chiendent et un battoir.

    Pour faire la lessive, on utilisait comme poudre à laver "la charré", sorte de poudre préparée avec la cendre fine de ronce ou de javelles, un peu de cristaux de soude et l'eau. Le tout étant mis à bouillir. La bouillie, ainsi obtenue était placée dans un sac de toile appelée "le charrier".

     On placé ensuite le linge lavé à la brosse ou au battoir dans une cuve en bois dont la base était percée d'un trou, et dont on avait garnis le fond de quelques ceps de vigne (ceux-ci aprés plusieurs utilisation devenaient blanc comme neige); afin d'isoler le linge du fond de la cuve et permettre l'écoulement du jus de lessive, appelée "lessu" (très souvent utilisés ensuite pour laver les sols de la maison). Après en avoir entasser une certaine quantité, les plus sales en dessous, on posait la charrée et souvent aussi, on posait un sac de rhizomes d'iris sechés et coupés en morceaux (la soupline d'autrefois). On disait chez nous que la lessive était "accoutré".

      A l'aide d'un récipient cylindrique en tôle, muni d'un manche en bois, on arrosait, sans arrêt, la lessive, avec de l'eau bouillante. l'eau passait tout doucement à travers le linge, le débarrasant ainsi au passage des souillures.

      Après, le soir venu, on s'arrêtait, la lessive était alors dîte"coulée".

      Le lendemain matin, on rinçait les draps et le linge à l'eau claire et froide. Il ne restait alors qu'a les étaler sur le prés ou sur un champs de luzerne. On pouvait aussi étendre sir plusieurs fils tendues dans la cour de la ferme.

       Il était quasiment interdit de faire sa lessive les jours ou l'on chante " ténèbre" (office des mercredi, jeudi et vendredi de la semaine sainte). il en allait de même pour la période des quatres temps (les trois jours mercredi, jeudi, vendredi samedi precedent le début de chaque saison).

      Tout se savait dans cet endroit commun. Les ragôts, les jugements allaient bon trains dans ce lieu de rivalités sociales. Les comparaisons sur la beauté, l'importance du linge, les qualités de la ménagère, son aptitude à repriser parfaitement ses vetements tout était  examiné et testés. Cela pouvait même aller jusqu'a l'absence de trace de rêgle sur la culotte d'une fille du village. Absence nominatrice d'un engrossement prematurée...

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REGLE D'AMENAGEMENT DES LAVOIRS

     Le lavoir doit toujours se situer aprés la source de la rivière ou du cours d'eau, de façon à ce que l'eau savonneuse ne puisse contaminer l'eau potable en amont de la source.

     On trouvait plusieurs principes d'aménagement; un barrage en aval qui peut être un simple radier pour maintenir le niveau d'eau; ou un système de vannage plus ou moins complexe, compatible uniquement avec les petites rivières. Pour les grandes, deux astuces; on monte le plancher en bois du lavoir suivant le niveau de l'eau avec un système de poulies, ou bien le lavoir est conçu avec des gradins qui permettent de de laver à différents paliers suivant le niveau de la rivière.

     Il existait un autre type de lavoir public; le bateau lavoir. On en trouvait un peu partout dans les régions françaises.

     Les lavoirs n'étaient pas forcement publics. Certaines femmes possédaient leur propre lavoir; celui-ci pouvait être privé comme en témoigne cette histoire.

     Une épouse harcelait son mari pour qu'il construise son lavoir. Celui de la commune se trouvait à trente mètres de la maison, au fond du jardin. Le mari céda malgrés l'inulité de la la chose et la femme comblée put inviterses amies à venir laver leur linge sale en famille.

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dimanche 9 avril 2006

LA PETITE HISTOIRE DES LAVOIRS ET DE LEUR UTILITE.

lavoir_01nb       Créer pour lutter contre le manque d'hygiène dans le milieu du XIXe siècle, le la voir était un lieu de travail, bien sur, mais auss, et peut être surtout un lieu de bavardage et de convivialité.C'était là que les potins circulaient, que les rumeurs naissaient et que les nouvelles se transméttaient. C'étaient aussi un endroit de concurrence sociale. A cette époque, on pouvait juger de la richesse ou de la pauvreté sur le nombre de draps ou sur la qualité du linge.

       L'aménagement des lavois publics s'est fait apres le vote de la loi de février 1851. A la suite des nombreuses épidémies de choléra, en 1830 et 1850, il fut fait obligation de construire des lavors ouverts à tous pour améliorer une hygiene défaillante.

       On ne compte pas le nombre d'oeuvres d'art ou de constructions exeptionnelles au niveau de l'arcgitecture des lavoirs. L'eau ne manquait pas dans notre pays et les travaux de construction n'était pas tres importants. Cependant ces petites bâtisses rustiques ont eu, et retrouvent grace aux rénovations entreprises, un charme certain.

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L'ERMITE DE CHATEL-GUYON

A Chatel-guyon, en 1890 il y avait un homme qui vivait seul dans une vieille cabane de la vallée de Sans Souci.

Lorsqu’on prend en amont, le ruisseau qui traverse Chatel-Guyon, Le Sardon, on remonte la vallée Sans Souci. On peut découvrir une réserve d’eau qui servait jadis à l’alimentation en eau des trains à vapeur qui venaient en gare de Chatel, l’ancien moulin de Romeuf puis les petits villages.

C’est donc de cette vallée que l’ermite de Chatel avait construit une cabane en planches récupérées chez les habitants du village de Rochepradière.  A cette époque, il n’y avait ni moulin, ni réserve d’eau. Cet endroit était boisé et désertique; il était donc facile de s’y cacher pour vivre isolé.

Le matin, notre ermite descendait la vallée pour se faire un brin de toilette dans l’eau glacée du ruisseau qui bondissait sur les cailloux. Il se nourrissait de peu de choses. Il allait jusqu’au marché chercher les quelques fruits ou un talon de jambon invendu que le forains lui offraient.

Le village de « Chanteloup », situé entre Loubeyrat et Charbonnières les vieilles, a peut être été baptisé ainsi en raison de cet ermite qui avait la particularité de parler au loups. Il les appelait pour leur donner les restes de son repas ; il les fait aboyer et les faisait taire à son gré.  Un jour au bas du village ; au pied d’un talus, il était assis à l’abri d’un rocher qui formait une cavité, comme une petite grotte. Plusieurs loups sont venus vers lui, se sont couchés à se pieds pour le regarder, l’ermite était en admiration devant ces bêtes sauvages, il leur parlait, les caressait, les fait chanter et danser.

Les paysans du coin s’étaient rendus compte que certains moutons de leur troupeau avaient disparu. Ils accusèrent leurs voisins, des discussions se sont engagées, puis de graves conflits se sont instaurés entre eux. Des gardes de nuit on été organisées pour la surveillance de leur cheptel. Des fourches, des faux, des bêches que chacun avait choisies comme armes et partaient à la rencontre d’un éventuel prédateur. Ceci dura plusieurs semaines, voir des mois, quelques moutons disparaissaient de temps à autres. Quelques fois, on en retrouvé un égorgés et laissé, là, sur place. Les paysans étaient toujours en colère, et continuaient leur rondes nocturnes jusqu’au jour ou un homme aperçu un grand chien blanc qui disparaissait derrière les troupeaux apeurés. Les nuits suivantes, chacun se cachait derrières les haies et attendait le grand chien blanc. Mais ce fut la surprise, cette nuit là, il y en avait plusieurs. Comme les gens du village ne connaissait pas les loups, ils pensés avoir affaires à des chiens inconnus venant d’ailleurs. Mais ceci, les surprenaient tout de même un peu car ils avaient tous la même couleur, la même couleur, la même tête, le pelage gris est luisant sur le dos et le reste du corps était d’un blanc lumineux.  Tout le monde était subjugué à la vue de ces prédateurs inconnus qui menaient une course folle vers leurs proies innocentes. La peur envahit tout le village, on rentrait les moutons chaque soir, les portes étaient fermées et coincés en butée avec des bêches.

Quelques jours plus tard, on, entendit encore les hurlements des loups ; l’ermite de chatel-guyon était de retour, il entendit les coups de fusils et continuait sa route en direction de charbonnières les vieilles.

Sur la côte du gour de Tazenat, la pleine lune illuminait cette partie giboyeuse.   Les lapins avec leur derrière blanc était une cible choisie, les prédateurs avaient trouvé de quoi faire un bon festin. Notre ermite choisissait les meilleurs morceaux que les loups lui laissaient. Apres s’être dispersés, les loups sont allés se cacher dans les bois de Chalard près de Manzat et notre ermite est redescendus dans sa cabane de Chatel. Il avait pour habitude de partir quelques jours dans les champs et les bois en quête de nourriture. Il était proche de la nature, il admirait toute présence des alentours et gardait en lui la joie et la paix qui s’affichait sur son visage épanoui.

Un jour, il vit une jolie et grande dame très élégante qui croisait son chemin. Une accueillante conversation s’engagea.

Le soleil printanier inondait l’horizon de ses rayons encore pâle. Le bleu du ciel annonçait une belle journée. Les rossignoles chantaient dans les fourrés, l’aubépine et les églantiers fleurissaient les haies en bordure des chemins, au loin un laboureur encourageait ses bœufs pour tracer des sillons ligneux avec sa charrue. Cet univers paradisiaque apportait au dialogue des deux interlocuteurs des rêves chimériques. Cette dame, après une conversation prolongée, faisait demi tour pour aller dans la même direction que l’ermite.  Ils marchaient lentement sur le chemin creux, avec un regard angélique et le sourire aux lèvres. Notre ermite ne pensait plus à son pouvoir magique et laissait courir les loups dans les vallées et les bois avec des risques de se faire tuer.

Adieu les loups, la cabane ; la grande dame avait enveloppé l’ermite d’un grand voile blanc, le voile des amours pour l’entraîner dans un long parcours sur le chemin de la vie. C’est ainsi qu’il disparut de la région pour toujours car il savait bien qu’au bout du chemin, il y avait une étoile….

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samedi 8 avril 2006

LE LAC DE TAZENAT ET SES LEGENDES

      Pour ceux qui connaissent le lac de tazenat, je tiens à mettre en valeur sa beauté, ses environs, ses avantages et ses légendes.

LA BEAUTE DU LAC:

      Le lac est un ancien volcan éteint par la montée des eaux. Il a la forme d'un cercle d'environ 600 mètres de diamètre, d'une surface de 33 hectares et d'une profondeur de 85 à 90 mètres.

      Si vous restez assis quelques instants sur l'herbe verte de la cote, vous pouvez admirez l'eau aux ondes frémissantes dont le reflet des bois sur l'autre rives qui forme des ombres ephémères. La splendeur du soleil fait miroiter ses derniers rayons jaunes paille sur l'eau sombre et profonde. Vous pouvez aussi admirer les canards qui glissent paisiblement, les poissons qui sautent, forment des ondes nouvelles qui modifient le décor. En dessous, deux énormes rochers surplomblent le lac, appelés la roche Servière.

SES ENVIRONS:

       Dans ce cadre théatral, chacun peut prendre des loisirs qui lui conviennent, la pêche à la ligne, a fait des heureux, car le poisson pullule dans les profondeurs des eaux froides. Les chasseurs y trouvent leur compte sur le pourtour du lac, toute la cote est envahie par des lapins de garenne. Les promenades sur le lac en barque ou pedalo, permettent d'en faire le tour. Les ballades à pied dans se site merveilleux, font rêver beaucoup de poêtes. Guy de Maupassant venant faire sa cure thermale à Chatel-Guyon, allait cultiver dans ce cadre naturel.

       Tout pres, il y a le moulin des desniers qui se vite actuellement. Autrefois, il y avait plusieurs moulins dans la région qui sont malheureusement abandonnés de nos jours. Par exemple, celui des palles, de tazenat et du pont de pery.

LES LEGENDES:

       A l'emplacement du lac, il y avait autrefois un petit village, appelés "laisle" avec ses belles maisons en toit de chaumes et ses rues étroites. Au centre de ce village, une place ou était édifiée une magnifique chapelle avec son clocher pointu qui reposait les voussures intérieures. Toutes les familles vivaient heureuses dans ce paisible hameau, elles  ne savaient pas que sous leurs pieds, un énorme cratère remplit d'eau s'ouvrait.

       Aujourd'hui encore on les entend sonner lorsque quelqu'un se jette à l'eau et si il ne remonte pas , ce sont les paysans de ce vieux village qui l'on retenu.

       Une autre légende prétend qu'a l'emplacement du lac, était une ville au coeur si dur qu'ils refuserent du pain à un pauvre. Seule une femme en partageat un morceau et fut prevenue par cet homme l'engloutissement prochain de la ville; mais dans sa fuite et devant le fracas de la catastrophe, elle ne plut s'empecher de regarder en arriere et fut changer en pierre.

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A PROPOS DE MORNAC

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Si il est en auvergne, un bandit de grand chemin entré dans la légende, c'est bien Mornac. Le personnage a inspiré des récits, un roman, une pièce de théatre"les exploits de Mornac", récit dû à un journaliste de la fin du siècle précedent qui signe J.Champeix, récement réedité aux éditions du Miroir, semble un témoignage sur ce contre héros de légende, disons nous, presque autant que l'histoire.

                        Pendant un quart de siècle, hormis dix ans de bagne accomplis à Toulon, de 1825 à 1850 à peu pres, Victor Mornac a hanté les chemins qui, par divers itinéraires, menaient de Bourg Lastic ou Herment à Clermont-Ferrand. La Moréno, Ville-jacques, Rochefort, St Sauves, autant de lieux,et il en fut bien d'autres, ou il a fait parler de lui.

                          Habitant de Laqueuille ou il était né dans une famille honorable, pourvu de quelques intructions, il aurait été maitre, d'abord clerc d'avoué puis maitre d'école, mais prédestiné à tourné mal.

                            Enfant et adolescent rebelle, pervers peut être, violent et béligueux à coup sûr, par ailleur robuste et de haute taille, grand marcheur, il devient hors la loi à la suite d'un premier meurtre qui précède d'un reglement de compte et non d'un besoin de voler.

                            Une première pèriode de brigandage, le bagne, retour en Auvergne. Il est la terreur des habitants des villages, des voituriers, des aubergistes et surtout des marchands et propriétaires ou fermiers qui reviennent de la foire dans la journée ou à la nuit tombée. Mais il ne détrousse pas tous ceux qu'il rencontre. Apres avoir fait un bout de chemin avec certains voyageurs et conversé les plus cordialement, il se contente de se séparer, et de rire sous cape de la frayeur qui des ce moment saisit son compagnon de route.

                            Des témoignages et des indices tendirent alors à le faire apparaitre coupable de deux crimes. mais, on osait pas trop parler contre lui: il courait toujours, menaçait, se vengeait de diverses manieres, ridiculisant les gendarmes et leurs echapait. A Briffons, toutefois, il reçut une raclée memorable des habitants organisés et se résolut à ne plus être victime de ses mauvais tours.

                           Enfin arrété, jugé à Riom, il est condammé au bagne ou cette fois il mourra.

                           Est-il coupable de tous les meurtres et les mauvais coups dont on l'accusé!!! Etait-il aussi satannique qu'on l'a pretendu!!! A t'il toujours eu tous les tords dans les mauvaises affaires ou il a était mélé!!!

                           Ce n'est pas 150 ans plus tard que la chose sera tirée au clair.

                           Mornac semble bien l'auteur de plusieurs meurtes. Mais il doit être remarqué que la grande délinquance dans le monde rural du XIXe siècle était un fait répandu. C'est sous la troisième république qu'elle disparait: gendarmerie plus efficace, meilleures conditions matériel et morales de vie!

                            Je ne veux pas chercher à tout expliquer; longtemps apres Mornac, il y a eu des bandits de grand chemin, et de cette insecurité des chemins ruraux, je vous laisse juge arbitre à mon récit...j-claude   

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