"Poilu" parmi les "poilus", son mari est au front.

Hellène Brémond prend un amant!!!

Mais l'ancienne reine de beauté le tue lors d'une violente dispute. Le 24 décembre 1919, à Riom 63200, la cour d'assisses la condamne à trois ans de prison.

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C'était un "planqué". Pendant que des centaines de milliers de soldats comptaient en première ligne, d'autres échappaient à la boucherie des tranchées. Certains par piston; d'autres en raison de leur affectation militaire. C'est le cas d'Alfred Bashevillier. Soldat du 13emes escadron du train, il est basé à l'arsenal des gravanches à Clermont-Ferrand. C'est la, en mai 1917, qu'il fait la connaissance d'hellène Brémond. Élue reine de la beauté  avant la guerre, elle est encore très séduisante. Son mari, lui, n'est pas un planqué. monté du front depuis le début des hostilités, Fernand Brémond est rapidement envoyé en Orient, les dardannelles, salonique ...autant de destinations meurtrières.

 

Loin des yeux, loin du coeur: la belle hellène devient la maîtresse d'Alfred. Le coup de foudre pour Fernand, leur mariage, l'enfant qu'il ont eu ensemble (hellène la confié à un oncle au début de la guerre),  semblent que de brumeux souvenir. L'ancienne reine de beauté tient à profiter le plus possible de son amant..Elle persuade ainsi sa mère, qui est veuve, de lui louer un chambre dans la maison qu'occupent les deux femmes, rue du Port.

 

Jaloux et colérique.

Un an plus tard, en juin 1918, le mari bénéficie de sa première permission. Il découvre la situation, finit par ce faire une raison, demande le divorce. Puis il repart à la guerre. A son retour, une fois l'armistice signé, les deux amants vivent toujours ensemble. La mère d'hellène tente de persuadé sa fille de reprendre la vie conjugale. Mais son insistance n'a pour l'instant que d'énerver l'amant. Décrit comme jaloux et colérique, ce  dernier peut être également très violent. Malheureusement, Hellène en fait trop souvent les frais, mais semble s'en accommoder.

Leur liaison tant tumultueuse se prolonge jusq'au 06 juin 2019. e soir là, une nouvelle dispute éclate; la mère d'hellène en est une nouvelle fois la cause.Alfred injurie et menace sa quasi belle-mère. D'après les deux femmes, il vas jusqu'a exhiber un revolver sorti d'une malle. Effrayée, Mme veuve clermont vas se réfugier dans sa chambre. Mais à l'heure du dîner, la dispute reprend avec une violence accrue, le militaire se lève, Hellène panique et s'empare d'un autre revolvers appartenant à son frère et tire. Atteint en pleine tête, Alfred Baschevillier s'effondre.Il expire quelques heures plus tard; Hellène, elle, s'est déjà constituée prisonnière.

 

La bague manquante.

Moins d'un an plus tard, le 24 octobre 1919, elle comparait devant la cour d'assise du puy de dôme. La plupart des témoignage sont favorable à l'accusée. La violence de l'accusée, son caractère emporté, les sévices exercés sur hellène, les menaces contre sa mère, tout est confirmé. Un quasi cas de légitime défense ! Mais la déposition d'un camarade du régiment de la victime jeter un trouble. D'après lui, début juin, Alfred Baschevillier était en possession de 900 francs en pièces d'or. Il portait également une chevalière, d'une valeur de 2 000 francs. Or, juste après son décès, il n'avait qu'une centaine de francs en poche, et pas de bague au doigt. De là a penser que le vol puisse être le mobile du crime... L'avocat d'hellène ne s'en laisse pas compter, il rappelle que le soldat avait emprunter une bicyclette au défunt, qu'il avait omis de rendre après le décès. Et qu'il avait fallu un courrier pressant des héritiers renseignés par hellène, pour qu'il consente à la restituer trois mois plus tard. De là à penser que l'or disparu ait été inventé de toutes pièces pour nuire à l'accusée... Les réquisitions, plutôt modérées. de l'avocat général font le reste. Après un bref délibéré, la sanction tombe,  tout aussi pondéré... Trois ans de prison.  Pas tout a fait, l'aquittement réclamé par la défense, mais peu de chose au regard de la vie d'un homme, aussi désagréable eût il pu paraître.

 

                                                                                             jean-claude,